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ISBN : 2070406385
Éditeur : Gallimard (1998)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 242 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un corps massacré est découvert dans un immeuble délabré. Non identifiable. On peut juste constater que c'est une jeune fille. Détail macabre, la main droite a été coupée. Le travail est propre, le tueur s'y connaissait. L'équipe de l'inspecteur divisionnaire Rovère est... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 19 juin 2012

    Sharon
    Excellent !!!!!
    Thierry Jonquet est un auteur génial, et son décès n'y change rien : son oeuvre doit absolument être connue.
    Je lis parfois : attention, âme sensible ! La mienne ne doit pas l'être, je n'ai pas trouvé que la découverte du cadavre ou les détails qui sont donnés ensuite étaient insurmontables. Même les autopsies restent sobres, sans complaisance et Pluvinage est un légiste haut en couleur. Ce qui était particulièrement poignant était les origines de ce crime, et le dénouement, bouleversant.
    Bien sûr, les personnages ont donné naissance à la série Boulevard du palais, mais ils n'ont pas dans la série la complexité que Thierry Jonquet leur a donné initialement, dans ce tome ou dans Moloch, un des tout premiers livres que j'ai chroniqué sur le forum Partage-Lecture. Rovère est loin de ces policiers-qui-cachent-une-blessure-secrète. La plaie béante à son côté, tous la connaissent, certains tolèrent donc beaucoup à cause d'elle, parce qu'il est un enquêteur hors pair, parce que son insolence n'est pas gratuite mais va contre un chef prompt à joindre les sentiers battus, parce que chaque flic a droit à une vie privée, même si elle est privée de tout. Diméglio, Dansel, et même le petit Choukroun, un bleu, tous suivent ses ordres aveuglément.
    Les rapports avec le Palais sont plutôt froid, jusqu'à ce qu'une nouvelle juge soit chargée de l'affaire. Elle s'appelle Nadia Lintz, vient tout juste d'être mutée à Paris après avoir été juge pour enfant à Tours pendant plusieurs années. Elle a choisi cette affectation pour tirer un trait sur son passé - tout son passé - et cette décision marque son courage et sa tenacité. Ses deux qualités lui permettent de tenir face aux pressions qui pèseront sur elle tout au long de l'enquête, et des autres affaires. En effet, la vie d'un juge n'est pas limité à un seul dossier, ce serait trop beau. Les meurtres se suivent, le sordide semble ne pas avoir de limite, l'inespoir non plus. Nous ne sommes plus dans les enquêtes d'Agatha Christie, où la société est foncièrement bonne, et le meurtrier foncièrement mauvais. Nous sommes dans une société où rien ne va (plus), où la famille n'est pas en mesure de protéger les siens. Les orpailleurs sont aussi une histoire d'enfants perdus.
    Les enfants grandissent, et deviennent des vieillards qui n'ont pas fondé de famille à leur tour. Ici, un frère et une soeur s'accrochent l'un à l'autre, se détestent, se querellent, et ne peuvent à l'heure de la retraite et de la maladie, vivre l'un sans l'autre. Là, un médecin sexagénaire tarde à prendre sa retraite, parce qu'il aime se dévouer aux autres, dans ce quartier à deux doigts de la démolition. Puis, il y a Izy. le moindre commentaire sur lui me paraît réducteur. Il a traversé tant d'événements que la sobriété est de rigueur pour parler de ce sexagénaire charismatique. Son parcours même à travers ce roman est exemplaire, et donne véritablement son sens au mot amitié, même s'il doit refaire un chemin qu'il s'était juré de ne plus jamais parcourir, même s'il ne pensait pas revenir là. Arbeit macht frei.
    Les orpailleurs est un de mes coups de coeur du mois de juin.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-les-orpailleurs-10704..
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    • Livres 5.00/5
    Par Darkcook, le 16 avril 2013

    Darkcook
    Diantre, je n'avais pas fait ma critique Babelio des Orpailleurs! Ma distraction me fait peur...
    Mon Thierry Jonquet préféré avec Mygale. Et avec Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte, aussi. J'avais lu Moloch avant, et même si j'avais beaucoup aimé, certains points me faisaient grimacer, et j'ai eu la joie de découvrir Les orpailleurs, meilleur à tous points de vue, peut-être moins sombre et plus classique, mais la claque est assurée.
    Un tueur en série sévit dans Paris, assassinant de jeunes femmes qu'il laisse avec une main coupée. En même temps, on apprend à connaître les personnages, dont Nadia, qui se lie avec certains anciens déportés juifs... On se doute que l'enquête va nous amener sur ce terrain mais sans doute pas de sa conclusion (avec une fausse piste assez bien vue, là où Moloch était prévisible) grandiose, qui nous exile de Paris pour Birkenau lui-même. Un roman policier savoureux, en même temps témoignage très réussi sur la Shoah, avec un tueur pathétique à souhait. Lisez-le!!
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    • Livres 4.00/5
    Par Cylhis, le 10 avril 2012

    Cylhis
    Il s'agit d'un polar. le cadavre d'une femme est retrouvé en pleine phase de putréfaction dans un appartement délabré de Paris. Particularité : il lui manque une main, sectionnée net et avec dextérité (si je puis m'exprimer ainsi). Une enquête s'ouvre alors, l'équipe d'inspecteurs de Rovère entre en scène et nous voilà plongé dans leur quotidien, propre à tout polar : une vie privée difficile, beaucoup de boisson, un légiste à l'humour grinçant, un supérieur incompétent, et des cadavres qui s'empilent, tous des femmes, tous avec une main en moins… À côté de ça, on suit également la vie de la procureur chargée du dossier. Elle vient d'emménager dans un appartement dont le propriétaire est un quinquagénaire, ami du médecin résidant dans l'appartement du dessus, un peu séducteur, mais finalement attachant. Son passé trouble touche Nadia, et la touchera bien plus qu'elle ne pensait.
    Je n'en dirai pas plus sur l'histoire. J'ai bien aimé. L'histoire ne m'a pas surprise, mais je me suis par contre surprise à aimer ce polar français, aux thèmes si communs et aux clichés si rabattus, et qui finalement se laisse lire avec beaucoup de plaisir. Comme quoi, cela rejoint ma théorie : un auteur qui écrit bien peut faire lire à son lecteur n'importe quelle histoire. le contraire n'est pas valable.
    À découvrir donc.
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    • Livres 4.00/5
    Par MissAlfie, le 02 juin 2012

    MissAlfie
    Dans ce roman policier qui nous fait découvrir les arcanes de la justice française et les liens étroits entre la police et la justice, Thierry Jonquet réussit à nous embarquer dans une intrigue extrêmement bien ficelée dans laquelle les enquêteurs dérouleront une pelote d'indices au même rythme que le lecteur, échafaudant différentes hypothèses avant de relier le tout à la grande Histoire.
    Publié en 1993, Les orpailleurs est marqué par son époque. Les petites frappes de banlieue y parlent en verlan, on entend encore les machines à écrire cliqueter dans les couloirs du Palais de Justice de Paris, l'Europe de l'Est se relève tout juste de la chute du communisme... Il est aussi marqué par la plume de Thierry Jonquet, un auteur au style excellent. Les phrases s'enchainent avec les dialogues sans que l'on butte sur aucun mot. Il maîtrise sa narration à la perfection, embarquant le lecteur à la découverte de personnages à la vie privée parfois éprouvante. Il fait de ses enquêteurs des êtres humains qui s'investissent coûte que coûte dans une enquête sordide...

    Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2012/05/25/24002743.html
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    • Livres 4.00/5
    Par le-mange-livres, le 11 avril 2012

    le-mange-livres
    Le défi de lecture Printemps du polar progresse gentiment au rythme de mes insomnies successives - mais c'est normal que je prenne un peu d'avance, après tout, aurais-je vraiment beaucoup le temps de lire ces prochaines semaines ? Rien n'est moins sûr.
    Nous voilà dans un polar français "classique", qui n'est pas vraiment un thriller comme l'affirme la couverture (d'ailleurs assez laide), mais plutôt un policier type enquête, un peu à la manière d'un Fred Vargas (voir par exemple Un lieu incertain).
    C'est la bonne découverte du week-end ! J'avais déjà lu La Belle et la Bête, il y a un moment déjà, qui relevait davantage du style de Japrisot.
    De quoi est-il question ? le cadavre d'une jeune femme est retrouvé dans un squat sordide ; sa main droite est tranchée au niveau du poignet. L'enquête ne donne pas grand chose, jusqu'à ce que la police découvre un second corps, celui d'une peintre d'origine polonaise, auquel manque encore la main droite. L'enquête découvre peu à peu le lien unissant les deux affaires, tandis que l'assassin court toujours ...
    Les personnages - depuis Rovère, le commissaire un peu déglingué (et il y a de quoi), au surprenant Dimeglio, plus slavophone qu'on ne le pense, en passant par les deux jeunes magistrates (Maryse et son bodybuilder, Nadia et son piano), sont très attachants et profonds, pleins de failles ; je ne sais pas s'ils font partie d'une série, mais je les retrouverais avec plaisir (après une rapide recherche, je constate qu'ils sont réunis dans Moloch, un autre roman de Jonquet).
    Jonquet a un vrai talent de conteur, qui rappelle d'autres auteurs de "rompols" français (toujours Vargas), un style bien agréable. L'intrigue policière est plutôt bonne, menée à son terme avec un suspense maîtrisé.
    Je vous le recommande plutôt chaudement !

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2011/04/les-orpailleurs-thierry-j..
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 13 octobre 2014

    Indifférent à leur attente, Dimeglio reprit lentement son souffle. Son regard croisa celui d’un vieillard très raide, qui semblait surveiller la place comme un général le champ de bataille. Malgré la douceur du temps, il portait un curieux manteau de cuir à martingale, dont la coupe évoquait une quelconque origine militaire. Appuyé sur une canne, goguenard, sa casquette vissée sur le front, il toisait les flics d’un air supérieur, mécontent de leur précipitation et en même temps amusé par le spectacle de leur apparente incompétence. Un troisième car de police en tenue – Dimeglio disait « le prétoriens » - se faufila sur la petite place et les hommes en descendirent pour se déployer en renfort face aux badauds. Alignés sur le trottoir, ils interdirent l’accès des immeubles proches de celui où l’on avait trouvé le corps. Une camionnette de pompier occupait déjà le terre-plein de la place, garée au beau milieu d’un quadrilatère formé par des platanes rabougris.
    - Le commissaire a pensé que c’était mieux d’envoyer des renforts. C’est un quartier sensible, ici ! expliqua le brigadier en s’avançant vers Dimeglio.
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  • Par Aproposdelivres, le 13 octobre 2014

    Dimeglio, entraîné par ses cent kilos, poursuivit sa descente tout schuss, atteignit le premier étage, faillit glisser sur le palier de l’entresol, se rattrapa tant bien que mal, et jaillit au-dehors, sous le regard épouvanté de la concierge, une Mme Duvalier, sans aucun rapport avec le dictateur, évidemment. Ladite dame s’était munie d’un de ces masques que portent les maçons afin de se protéger de la poussière, lorsqu’ils poncent les murs, ou dans d’autres circonstances analogues. Bravache, elle se tenait devant sa loge, les deux poings sur les hanches, le bigoudi en bataille. Une nature, la Duvalier ! songea Dimeglio, en serrant les dents.
    Il sortit dans la rue, avala quelques goulées d’air frais, puis dévisagea un à un les badauds qui l’observaient, effarés. Ils étaient nombreux malgré l’heure matinale et l’interrogeaient du regard, attentifs, comme s’ils s’attendaient à ce qu’il prononce une allocution.
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  • Par Aproposdelivres, le 13 octobre 2014

    Une délégation de petites vieilles du quartier, accourues à l’annonce de la nouvelle, portant toutes un cabas vide mais déjà prêt à recevoir les trésors qu’elles iraient glaner sur le marché du boulevard de Belleville, plus tard, à la fin de la matinée, quand les commerçants abandonnent sur le macadam les légumes invendables.
    Puis les menuisiers d’un atelier voisin, aux cheveux couverts de sciure, graves et vaguement condescendants ; ils s’étaient résolus, après mille réticences, à abandonner varlope et trusquin pour venir voir œuvrer la flicaille.
    Et encore, massés au carrefour, craintifs, prêts à déguerpir au moindre signe hostile, quelques manutentionnaires tamouls employés dans les ateliers de confection du quartier, et qui ne lâchaient pas pour autant leurs diables chargés de ballots de tissus bariolés.
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  • Par coca, le 05 août 2012

    Vous voyez ces champs, ces vergers ? C'est rassurant, n'est-ce pas ? Eh bien chassez cette image de votre tête, mon vieux ! Vous vous trouvez dans le plus grand cimetière du monde ! Il n'y a pas une seule motte de terre, pas une seule, vous entendez, qui ne renferme des cendres humaines ! Des millions, des millions de cadavres... brulés, enterrés sous cette herbe si tendre ! On apercevait les flammes des crématoires à plus de vingt kilomètres à la ronde !
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  • Par mgeffroy, le 28 janvier 2008

    - Je vous préviens, c'est un véritable poème... murmura Dimeglio.
    Il tenait sa main plaquée sur le bas de son visage. Son teint, d'ordinaire rubicond, était livide.
    - Faites attention en montant, c'est pourri ! ajouta-t-il d'une voix étouffée.
    Rovère haussa les épaules et continua seul l'ascension. À partir du troisième, l'escalier était à claire-voie. Penché sur les marches gluantes de crasse humide, il constata que certaines d'entre elles avaient été sciées en leur milieu et laissées ainsi, dans l'espoir évident de piéger les intrus suffisamment imprudents pour se risquer jusque-là (...).
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Bande annonce de La Piel que Habito, un film de Pedro Almodóvar avec Antonio Banderas. Adaptation de Mygale, le roman de Thierry Jonquet








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