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ISBN : 2070406385
Éditeur : Gallimard (1998)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 229 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un corps massacré est découvert dans un immeuble délabré. Non identifiable. On peut juste constater que c'est une jeune fille. Détail macabre, la main droite a été coupée. Le travail est propre, le tueur s'y connaissait. L'équipe de l'inspecteur divisionnaire Rovère est... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 19 juin 2012

    Sharon
    Excellent !!!!!
    Thierry Jonquet est un auteur génial, et son décès n'y change rien : son oeuvre doit absolument être connue.
    Je lis parfois : attention, âme sensible ! La mienne ne doit pas l'être, je n'ai pas trouvé que la découverte du cadavre ou les détails qui sont donnés ensuite étaient insurmontables. Même les autopsies restent sobres, sans complaisance et Pluvinage est un légiste haut en couleur. Ce qui était particulièrement poignant était les origines de ce crime, et le dénouement, bouleversant.
    Bien sûr, les personnages ont donné naissance à la série Boulevard du palais, mais ils n'ont pas dans la série la complexité que Thierry Jonquet leur a donné initialement, dans ce tome ou dans Moloch, un des tout premiers livres que j'ai chroniqué sur le forum Partage-Lecture. Rovère est loin de ces policiers-qui-cachent-une-blessure-secrète. La plaie béante à son côté, tous la connaissent, certains tolèrent donc beaucoup à cause d'elle, parce qu'il est un enquêteur hors pair, parce que son insolence n'est pas gratuite mais va contre un chef prompt à joindre les sentiers battus, parce que chaque flic a droit à une vie privée, même si elle est privée de tout. Diméglio, Dansel, et même le petit Choukroun, un bleu, tous suivent ses ordres aveuglément.
    Les rapports avec le Palais sont plutôt froid, jusqu'à ce qu'une nouvelle juge soit chargée de l'affaire. Elle s'appelle Nadia Lintz, vient tout juste d'être mutée à Paris après avoir été juge pour enfant à Tours pendant plusieurs années. Elle a choisi cette affectation pour tirer un trait sur son passé - tout son passé - et cette décision marque son courage et sa tenacité. Ses deux qualités lui permettent de tenir face aux pressions qui pèseront sur elle tout au long de l'enquête, et des autres affaires. En effet, la vie d'un juge n'est pas limité à un seul dossier, ce serait trop beau. Les meurtres se suivent, le sordide semble ne pas avoir de limite, l'inespoir non plus. Nous ne sommes plus dans les enquêtes d'Agatha Christie, où la société est foncièrement bonne, et le meurtrier foncièrement mauvais. Nous sommes dans une société où rien ne va (plus), où la famille n'est pas en mesure de protéger les siens. Les orpailleurs sont aussi une histoire d'enfants perdus.
    Les enfants grandissent, et deviennent des vieillards qui n'ont pas fondé de famille à leur tour. Ici, un frère et une soeur s'accrochent l'un à l'autre, se détestent, se querellent, et ne peuvent à l'heure de la retraite et de la maladie, vivre l'un sans l'autre. Là, un médecin sexagénaire tarde à prendre sa retraite, parce qu'il aime se dévouer aux autres, dans ce quartier à deux doigts de la démolition. Puis, il y a Izy. le moindre commentaire sur lui me paraît réducteur. Il a traversé tant d'événements que la sobriété est de rigueur pour parler de ce sexagénaire charismatique. Son parcours même à travers ce roman est exemplaire, et donne véritablement son sens au mot amitié, même s'il doit refaire un chemin qu'il s'était juré de ne plus jamais parcourir, même s'il ne pensait pas revenir là. Arbeit macht frei.
    Les orpailleurs est un de mes coups de coeur du mois de juin.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-les-orpailleurs-10704..
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    • Livres 5.00/5
    Par Darkcook, le 16 avril 2013

    Darkcook
    Diantre, je n'avais pas fait ma critique Babelio des Orpailleurs! Ma distraction me fait peur...
    Mon Thierry Jonquet préféré avec Mygale. Et avec Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte, aussi. J'avais lu Moloch avant, et même si j'avais beaucoup aimé, certains points me faisaient grimacer, et j'ai eu la joie de découvrir Les orpailleurs, meilleur à tous points de vue, peut-être moins sombre et plus classique, mais la claque est assurée.
    Un tueur en série sévit dans Paris, assassinant de jeunes femmes qu'il laisse avec une main coupée. En même temps, on apprend à connaître les personnages, dont Nadia, qui se lie avec certains anciens déportés juifs... On se doute que l'enquête va nous amener sur ce terrain mais sans doute pas de sa conclusion (avec une fausse piste assez bien vue, là où Moloch était prévisible) grandiose, qui nous exile de Paris pour Birkenau lui-même. Un roman policier savoureux, en même temps témoignage très réussi sur la Shoah, avec un tueur pathétique à souhait. Lisez-le!!
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    • Livres 4.00/5
    Par Cylhis, le 10 avril 2012

    Cylhis
    Il s'agit d'un polar. le cadavre d'une femme est retrouvé en pleine phase de putréfaction dans un appartement délabré de Paris. Particularité : il lui manque une main, sectionnée net et avec dextérité (si je puis m'exprimer ainsi). Une enquête s'ouvre alors, l'équipe d'inspecteurs de Rovère entre en scène et nous voilà plongé dans leur quotidien, propre à tout polar : une vie privée difficile, beaucoup de boisson, un légiste à l'humour grinçant, un supérieur incompétent, et des cadavres qui s'empilent, tous des femmes, tous avec une main en moins… À côté de ça, on suit également la vie de la procureur chargée du dossier. Elle vient d'emménager dans un appartement dont le propriétaire est un quinquagénaire, ami du médecin résidant dans l'appartement du dessus, un peu séducteur, mais finalement attachant. Son passé trouble touche Nadia, et la touchera bien plus qu'elle ne pensait.
    Je n'en dirai pas plus sur l'histoire. J'ai bien aimé. L'histoire ne m'a pas surprise, mais je me suis par contre surprise à aimer ce polar français, aux thèmes si communs et aux clichés si rabattus, et qui finalement se laisse lire avec beaucoup de plaisir. Comme quoi, cela rejoint ma théorie : un auteur qui écrit bien peut faire lire à son lecteur n'importe quelle histoire. le contraire n'est pas valable.
    À découvrir donc.
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    • Livres 4.00/5
    Par MissAlfie, le 02 juin 2012

    MissAlfie
    Dans ce roman policier qui nous fait découvrir les arcanes de la justice française et les liens étroits entre la police et la justice, Thierry Jonquet réussit à nous embarquer dans une intrigue extrêmement bien ficelée dans laquelle les enquêteurs dérouleront une pelote d'indices au même rythme que le lecteur, échafaudant différentes hypothèses avant de relier le tout à la grande Histoire.
    Publié en 1993, Les orpailleurs est marqué par son époque. Les petites frappes de banlieue y parlent en verlan, on entend encore les machines à écrire cliqueter dans les couloirs du Palais de Justice de Paris, l'Europe de l'Est se relève tout juste de la chute du communisme... Il est aussi marqué par la plume de Thierry Jonquet, un auteur au style excellent. Les phrases s'enchainent avec les dialogues sans que l'on butte sur aucun mot. Il maîtrise sa narration à la perfection, embarquant le lecteur à la découverte de personnages à la vie privée parfois éprouvante. Il fait de ses enquêteurs des êtres humains qui s'investissent coûte que coûte dans une enquête sordide...

    Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2012/05/25/24002743.html
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    • Livres 4.00/5
    Par le-mange-livres, le 11 avril 2012

    le-mange-livres
    Le défi de lecture Printemps du polar progresse gentiment au rythme de mes insomnies successives - mais c'est normal que je prenne un peu d'avance, après tout, aurais-je vraiment beaucoup le temps de lire ces prochaines semaines ? Rien n'est moins sûr.
    Nous voilà dans un polar français "classique", qui n'est pas vraiment un thriller comme l'affirme la couverture (d'ailleurs assez laide), mais plutôt un policier type enquête, un peu à la manière d'un Fred Vargas (voir par exemple Un lieu incertain).
    C'est la bonne découverte du week-end ! J'avais déjà lu La Belle et la Bête, il y a un moment déjà, qui relevait davantage du style de Japrisot.
    De quoi est-il question ? le cadavre d'une jeune femme est retrouvé dans un squat sordide ; sa main droite est tranchée au niveau du poignet. L'enquête ne donne pas grand chose, jusqu'à ce que la police découvre un second corps, celui d'une peintre d'origine polonaise, auquel manque encore la main droite. L'enquête découvre peu à peu le lien unissant les deux affaires, tandis que l'assassin court toujours ...
    Les personnages - depuis Rovère, le commissaire un peu déglingué (et il y a de quoi), au surprenant Dimeglio, plus slavophone qu'on ne le pense, en passant par les deux jeunes magistrates (Maryse et son bodybuilder, Nadia et son piano), sont très attachants et profonds, pleins de failles ; je ne sais pas s'ils font partie d'une série, mais je les retrouverais avec plaisir (après une rapide recherche, je constate qu'ils sont réunis dans Moloch, un autre roman de Jonquet).
    Jonquet a un vrai talent de conteur, qui rappelle d'autres auteurs de "rompols" français (toujours Vargas), un style bien agréable. L'intrigue policière est plutôt bonne, menée à son terme avec un suspense maîtrisé.
    Je vous le recommande plutôt chaudement !

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2011/04/les-orpailleurs-thierry-j..
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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 28 janvier 2008

    - Je vous préviens, c'est un véritable poème... murmura Dimeglio.
    Il tenait sa main plaquée sur le bas de son visage. Son teint, d'ordinaire rubicond, était livide.
    - Faites attention en montant, c'est pourri ! ajouta-t-il d'une voix étouffée.
    Rovère haussa les épaules et continua seul l'ascension. À partir du troisième, l'escalier était à claire-voie. Penché sur les marches gluantes de crasse humide, il constata que certaines d'entre elles avaient été sciées en leur milieu et laissées ainsi, dans l'espoir évident de piéger les intrus suffisamment imprudents pour se risquer jusque-là (...).
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  • Par coca, le 05 août 2012

    Vous voyez ces champs, ces vergers ? C'est rassurant, n'est-ce pas ? Eh bien chassez cette image de votre tête, mon vieux ! Vous vous trouvez dans le plus grand cimetière du monde ! Il n'y a pas une seule motte de terre, pas une seule, vous entendez, qui ne renferme des cendres humaines ! Des millions, des millions de cadavres... brulés, enterrés sous cette herbe si tendre ! On apercevait les flammes des crématoires à plus de vingt kilomètres à la ronde !
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  • Par Eowyn85, le 26 juin 2014

    Les employés de la poissonnerie voisine cassaient la croûte, avec leur tablier tâché de sang et d'écailles, en compagnie d'autres habitués des lieux, parmi lesquels un quarteron de poissardes à la mine farouche, équipées de caddies rafistolés, et qui se remontaient le moral à coup de blanc-cassis avant d'aller affronter la foule du marché du boulevard de Belleville. Avec leur tignasse en bataille et leur trogne couperosée, elles ressemblaient à des gorgones en perdition, échappées du tournage d'un peplum au budget étriqué.
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  • Par Eowyn85, le 20 juin 2014

    - Et les marches sciées, qu'est-ce que ça veut dire? demanda Rovère.
    - Sais pas, la bignole m'a parlé d'une histoire de squatters, parait que c'est le proprio qui a voulu les dissuader.
    -Ah oui? Pourquoi pas de l'huile bouillante?On est en plein Moyen Age?

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  • Par Eowyn85, le 20 juin 2014

    - Une viande froide, entre le boulevard de la Villette et la rue Saint-Maur, annonça-t-il sans plus de fioritures.
    - La semaine commence bien. C'est crapoteux? marmonna Rovère, à l'autre bout du fil.
    - Heu...Je crois surtout que ça date, d'après ce que disent les gars du secteur!
    - La DPJ est déjà sur place? demanda Rovère, en bâillant.
    - Heu, oui...soupira Dimiglio.
    -Tu as mis Sandoval au courant?
    - Il nous attend sur place. Il dit qu'il faut se grouiller.
    - Evidemment qu'il faut se grouiller!ricana Rovère. Il en a de bonnes. Ma voiture est en carafe, je viens en taxi!
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Vidéo de Thierry Jonquet

Bande annonce de La Piel que Habito, un film de Pedro Almodóvar avec Antonio Banderas. Adaptation de Mygale, le roman de Thierry Jonquet








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