ISBN : 2266152556
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Cinq d'entre eux viennent du Champ d'Edmond : Rand, Mat, Perrin, Egwene et Nynaeve. Trois sont des étrangers : la Dame Moiraine, le guerrier Lan et le ménestrel Thom. Ils sont huit compagnons qui cherchent Tar Valon, la cité forte. Le Seigneur de l'Ombre a jadis voulu c... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Dionysos89, le 04 mai 2012

    Dionysos89
    L'Oeil du Monde, le tome 2 de La roue du temps, est un tome de pérégrinations. Plus lent, plus psychologique, avec moins d'action et moins d'intérêts, ce tome 2 pâtit certainement de la division toute française des tomes originaux : alors qu'il aurait dû constituer une partie du premier tome, L'Oeil du Monde tente de se suffire à lui-même, mais il n'a pas été rédigé pour cela, et ça se sent.
    Malgré tout, ce tome a le mérite de poser, bien plus que le premier, toutes les bases fondatrices de l'univers de La roue du temps. le Seigneur de l'Ombre et les Réprouvés, les Aes Sedai et le Dragon Réincarné, le Pouvoir unique, les Trollocs : on sait que le monde est dense devant nous, mais qu'il suit à peu près des canons classiques, sauf sûrement pour la société en partie matriarcale, qui innove un peu. D'un autre côté, on ne peut s'empêcher de voir encore de grosses ressemblances avec la premier volet du Seigneur des Anneaux : le grand méchant et ceux qu'il a corrompus, la "communauté" qui part en quête d'un lieu sûr, la dispersion nécessaire face aux périls, etc.
    Du côté du style, tout se développe avec plaisir sous nos yeux : la psychologie se fait surtout plus fine, mais la question du rapport entre hommes et femmes commence déjà à paraître comme fondatrice dans l'esprit de notre troupe de héros et héroïnes. J'aurais du mal à caractériser davantage le style de Robert Jordan, tant il y a beaucoup de passages très différents dans cette saga, mais il est clair qu'à chaque scène, il prépare le lecteur à se mettre en condition pour un long et rude voyage dans le monde de La roue du temps.
    Une étape laborieuse donc, mais nécessaire.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Lefso, le 13 mars 2011

    Lefso
    Comme la première fois, j'ai beaucoup aimé ce livre, encore plus du fait que c'est une relecture et donc je parviens à discerner les indices que l'auteur sème sur son passage pour faire progresser l'histoire.
    Les personnages sont toujours attachants, sauf peut-être Mat qui ne se montre franchement pas sous son meilleur jour. Rand se montre toujours aussi bêta avec les filles, Perrin se découvre un don caché qui me séduit beaucoup. On en apprend un peu plus sur Moiraine et Lan. Je trouve que chaque personnage est vraiment soigné, que ce soit au niveau caractère, manie ou physique. de nouveaux personnages font leur apparition et je pense déjà commencer à faire une espèce de graphique, histoire de ne pas oublier qui est qui et qui fait quoi. (et oui, je suis une cervelle de iop, comprendra qui pourra)
    Quant à l'histoire, je la trouve toujours aussi prenante. le groupe initial se retrouve séparé et on suit chacun des groupes au fil de ses aventures. J'ai beaucoup aimé la rencontre de Rand et Élayne, mais aussi celle de Perrin et Elyas. L'action est très présente même si j'aime aussi les périodes de calme ou je prends mon temps avec Robert Jordan pour découvrir son monde et ses personnages. Je suis une adepte du style de cet auteur, même si je trouve que l'édition française aurait pu être meilleure, que ce soit au niveau de la traduction, du découpage ou des coquilles qui parsèment ce livre. Je suis heureuse que les éditions Bragelonne ressortent à partir de 2012 cette série avec une toute nouvelle traduction et aussi en respectant le découpage original.

    Lien : http://lefso.blogspot.com/2011/03/la-roue-du-temps-tome-02-loeil-du-..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par lael8, le 19 septembre 2011

    lael8
    j'ai critiqué les quatre premiers tomes dans un même article (assez long), ma conclusion :
    Un cycle avec ses qualités et ses défauts, sa principale qualité étant de varier les points de vues et de ne pas se contenter d'un blanc ou noir classique (c'est aussi blanc contre blanc et noir contre noir suivant les objectifs de chacun !). Il semble s'améliorer avec le temps, le troisième tome étant de loin celui qui m'a le plus accroché (vu qu'en plus il commence comme un nouveau départ, nous redonnant les éléments importants du 1, je pense même que l'on peut commencer par ce tome là. Presque je vous le conseille d'ailleurs, les deux premiers tomes ayant été une torture pour moi -ou pas loin).
    Je crois que cela vaut la peine de creuser un peu plus loin, histoire de voir si le Dragon va bel et bien sauver le monde ou le détruire... et comprendre un peu mieux cette grande toile d'araignée emmelée. Sans parler que c'est une lecture rapide et plutot distrayante, alors pourquoi se priver ?


    Lien : http://chezlaventurierdesreves.over-blog.com/article-la-roue-du-temp..
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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 13 mars 2011

    Une gorge s'éclaircit derrière lui et il s'avisa soudain qu'il n'était pas seul. Prêt à s'excuser de son impolitesse, il se retourna. Il avait l'habitude d'être plus grand que tous les gens qu'il rencontrait mais, cette fois-ci, ses yeux montèrent, montèrent, montèrent et sa bouche s'ouvrit de stupeur. Alors il en arriva à la tête qui effleurait quasiment le plafond haut de trois mètres. Un nez aussi large que la figure, si vaste que c'était plutôt un mufle qu'un nez. Des sourcils qui pendaient comme des queues, encadrant des yeux clairs aussi larges que des soucoupes. Des oreilles qui s'amincissait en fer de lance et pointaient à la façon d'une huppe à travers une crinière noire ébouriffée. Trolloc ! Un cri strident lui échappa et il essaya de reculer en dégainant son épée. Ses pieds s'emmêlèrent et, en fait, il se retrouva donc assis rudement sur son séant.
    "J'aimerai assez que vous autres humains ne réagissiez pas de cette façon", prononça une voix de basse avec des résonances de grosse caisse. Les oreilles huppées s'agitèrent violemment et la voix devint triste. "Combien peu vous êtes à vous souvenir de nous. C'est notre faute, je suppose. Les nôtres ne sont pas allés en foule parmi les hommes depuis que l'Ombre est tombée sur les Voies. Il y a bien ... oh, six générations maintenant. Juste après les Guerres trolloques, c'était." La tête hirsute se secoua et lâcha un soupir qui aurait fait honneur à un taureau. "Trop long, trop long, et un nombre si restreint pour voyager et voir, autant dire personne."
    Rand resta assis une minute, bouche bée, à contempler l'apparition en bottes montant au genou, larges du bout, portant une tunique bleu foncé boutonnée du cou à la taille, d'où elle s'évasait jusqu'au sommet de ces bottes comme un kilt, par dessus un pantalon bouffant. Dans une main était un livre, minuscule par comparaison, avec un doigt trois fois plus gros qu'un doigt ordinaire marquant la page.
    "Je croyait que vous étiez...", commença-t-il, puis il se reprit. "Qu'est-ce que..." Cela ne valait pas mieux. Il se leva et tendit une main pas rassurée. "Mon nom est Rand al'Thor."
    Sa main disparut dans une main de la taille d'un jambon ; ce qui fut accompagné d'une révérence cérémonieuse. "Loial, fils d'Arent fils de Halan. Votre nom chante dans mes oreilles, Rand al'Thor".
    Rand eut l'impression que c'était une salutation rituelle. Il s'inclina à ton tour dans une révérence. "Votre nom chante dans mes oreilles, Loial, fils d'Arent... euh... fils de Halan."
    Tout cela était un peu irréel. Il ne savait toujours pas ce qu'était Loial. L'étreinte des énormes doigts fut d'une surprenante douceur, mais il éprouva néanmoins du soulagement quand il récupéra sa main intacte.
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  • Par Lefso, le 13 mars 2011

    Une gorge s'éclaircit derrière lui et il s'avisa soudain qu'il n'était pas seul. Prêt à s'excuser de son impolitesse, il se retourna. Il avait l'habitude d'être plus grand que tous les gens qu'il rencontrait mais, cette fois-ci, ses yeux montèrent, montèrent, montèrent et sa bouche s'ouvrit de stupeur. Alors il en arriva à la tête qui effleurait quasiment le plafond haut de trois mètres. Un nez aussi large que la figure, si vaste que c'était plutôt un mufle qu'un nez. Des sourcils qui pendaient comme des queues, encadrant des yeux clairs aussi larges que des soucoupes. Des oreilles qui s'amincissait en fer de lance et pointaient à la façon d'une huppe à travers une crinière noire ébouriffée. Trolloc ! Un cri strident lui échappa et il essaya de reculer en dégainant son épée. Ses pieds s'emmêlèrent et, en fait, il se retrouva donc assis rudement sur son séant.
    "J'aimerai assez que vous autres humains ne réagissiez pas de cette façon", prononça une voix de basse avec des résonances de grosse caisse. Les oreilles huppées s'agitèrent violemment et la voix devint triste. "Combien peu vous êtes à vous souvenir de nous. C'est notre faute, je suppose. Les nôtres ne sont pas allés en foule parmi les hommes depuis que l'Ombre est tombée sur les Voies. Il y a bien ... oh, six générations maintenant. Juste après les Guerres trolloques, c'était." La tête hirsute se secoua et lâcha un soupir qui aurait fait honneur à un taureau. "Trop long, trop long, et un nombre si restreint pour voyager et voir, autant dire personne."
    Rand resta assis une minute, bouche bée, à contempler l'apparition en bottes montant au genou, larges du bout, portant une tunique bleu foncé boutonnée du cou à la taille, d'où elle s'évasait jusqu'au sommet de ces bottes comme un kilt, par dessus un pantalon bouffant. Dans une main était un livre, minuscule par comparaison, avec un doigt trois fois plus gros qu'un doigt ordinaire marquant la page.
    "Je croyait que vous étiez...", commença-t-il, puis il se reprit. "Qu'est-ce que..." Cela ne valait pas mieux. Il se leva et tendit une main pas rassurée. "Mon nom est Rand al'Thor."
    Sa main disparut dans une main de la taille d'un jambon ; ce qui fut accompagné d'une révérence cérémonieuse. "Loial, fils d'Arent fils de Halan. Votre nom chante dans mes oreilles, Rand al'Thor".
    Rand eut l'impression que c'était une salutation rituelle. Il s'inclina à ton tour dans une révérence. "Votre nom chante dans mes oreilles, Loial, fils d'Arent... euh... fils de Halan."
    Tout cela était un peu irréel. Il ne savait toujours pas ce qu'était Loial. L'étreinte des énormes doigts fut d'une surprenante douceur, mais il éprouva néanmoins du soulagement quand il récupéra sa main intacte.
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