Il faut revenir sur ce curieux déroulement politique et en tirer des leçons. Ce livre analyse un fourvoiement. Il engage une réflexion pour sortir de l'impasse et opérer un retour vers une exigence fondamentale : faire ensemble de la politique.
Lionel Jospin, retiré de la vie politique en 2002, suite à sa cuisante défaite électorale qui priva le Ps de second tour à l'élection présidentielle tente un vague retour en publiant un brûlot qui n'est en fait rien d'autre qu'une attaque en règle contre Ségolène Royal et sa campagne à l'élection présidentielle de 2007, dont on connaît l'issue…
Un avis d'expert, me direz-vous …
En fait, le message subliminal de « L'Impasse » semble plutôt destiné au PS et à ses militants : ne pas récidiver en confiant à Ségolène Royal la direction du Parti lors du prochain congrès du PS ; encore moins de lui fournir un deuxième visa de candidate à Élysée.
Longtemps, je me suis exprimé avec retenue. Je dirigeais un parti, je gouvernais, je devais rassembler la gauche. J'agissais.
Après avril 2002 j'ai assumé ma responsabilité et décidé de passer la main. Il ne me revenait pas de multiplier les jugements.
Aujourd'hui, je suis libre. Le rendez-vous électoral de 2007 est passé. ET je suis inquiet pour les socialistes. J'ai le devoir de dire franchement ce que je pense.
Les raisons des échecs des Verts sont assez claires. Faibles en troupes, riches de chefs de moyenne grandeur occupés à se déchirer, doté de statuts absurdes et paralysants, miné par des comportements moins démocratiques qu'anarchiques, aussi influencé par le gauchisme que tenté par le centrisme, ce mouvement a donné en permanence à l'opinion le spectacle de ses divisions et de son impuissance.
“[Ségolène Royal] n’a pas les qualités humaines ni les capacités politiques” nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et “espérer gagner la prochaine présidentielle.
Le succès de Ségolène Royal dans les sondages et dans la primaire a tenu sans doute d'abord à sa qualité de femme. Elle a d'ailleurs joué de ce qu'elle a appelé sa différence "visible".
Cette élection a été étrange : les socialistes se sont laissé persuader de choisir comme candidate, sur une promesse de victoire, celle qui était la moins capable de gagner.