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ISBN : 2746731444
Éditeur : Autrement (2012)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 140 notes)
Résumé :
"Avec Sophie, j’ai tout reçu, et tout perdu. Je me suis cru invincible. Je nous ai crus invincibles. Jamais je n’ai été aussi désarmé qu’aujourd’hui, ni plus serein peut-être."

François Vallier, jeune pianiste célèbre, découvre un jour que Sophie, qu’il a aimée passionnément puis abandonnée dans des circonstances dramatiques, est internée depuis plusieurs années. Il quitte tout pour la retrouver.
Confronté à un univers inconnu, il va devoir se ... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
marina53
marina5321 décembre 2014
  • Livres 4.00/5
François Vallier est un pianiste de renom. de Paris à Moscou, en passant par Carnegie Hall, il voyage au gré des notes de musique. Sur son site internet créé par son agent, il reçoit foule de petits mots gentils. Lorsqu'un jour il tombe sur celui de Philippe, il est abasourdi et étonné. Celui-ci mentionne qu'il l'a connu grâce à l'une de ses patientes de l'hôpital psychiatrique qui l'écoute à longueur de journée interprétant Schumann. Voilà comment il a retrouvé Sophie. Sa douce. Sa Scarlett. Son indéchiffrable amour. Trois ans qu'il attendait de savoir. Dès le lendemain, il quitte Paris et Cristina. Sans un mot. Annule ses concerts. 900 kilomètres plus tard, il est à Valmezan, dans les Pyrénées. Il recherche l'infirmier et lui explique la raison de sa venue. Il veut revoir Sophie à tout prix. Mais, elle ne parle plus et s'est s'enfermée à l'intérieur d'elle-même. Même si une rencontre est possible, comment va-t-elle réagir?

François se livre, se raconte, raconte sa musique et Sophie. Petit à petit, l'on apprend les causes de cette séparation dont François peine à se remettre. Il y a bien eu les concerts et Cristina, la jeune femme reste son orient et son occident. Les personnages prennent de l'ampleur au fil des pages et sont terriblement touchants dans leurs vies tourmentées. Gaëlle Josse joue et nous entraîne dans cette romance qui va crescendo. On se laisse porter par la musique des mots, les vibrations et par cette cadence.
Nos vies désaccordées... un bel accord...
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Eve-Yeshe
Eve-Yeshe15 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
François, pianiste de renommée internationale, est toujours dans un avion entre deux concerts. Sur son site internet, les gens qui l'aiment et apprécie son talent lui envoient des messages pour le remercier, ou le féliciter.
Un jour, c'est un infirmier qui lui laisse un message curieux, expliquant qu'il a découvert sa musique grâce à « une de nos jeunes patientes qui écoute les CD à longueur de journée, ceux de Schumann en particulier ».
C'est ainsi que Sophie, le premier amour de François refait surface et entre dans sa vie par effraction une nouvelle fois après trois ans de silence durant lesquels il n'a jamais pu reprendre contact avec elle.
C'est ainsi que tout l'univers qu'il s'était construit va se trouver chamboulé.
Ce que j'en pense :
Ce roman est très court (123 pages pour être précise), mais très dense. Il secoue en profondeur, l'air de rien, l'auteure assenant des phases choc, brèves mais qui percutent.
On passe par tous les états en voyant évoluer François, avec parfois l'envie de lui donner une gifle pour qu'il se secoue et cesse de se regarder le nombril, regarde un peu plus loin que sa vie dorée qu'il subit. Puis, il s'anime, et devient plus adulte, admet tacitement qu'il ne connait rien, et doit tout apprendre de la vie, la sienne et celle des autres.
Il est parti pour une tournée au Japon laissant Sophie désorientée fragilisée. Il le savait intimement, mais il a préféré la fuite car il ne semblait pas y avoir de solution. Et, à ce moment-là Sophie a implosé et son frère l'a fait admettre en hôpital psychiatrique, dans un endroit tenu secret pour éloigner François qu'il jugeait irresponsable…
François comprend brutalement ce qu'est la solitude, la perte de l'être cher. « Je n'avais pas imaginé, non plus, que l'être dont on partage la vie puisse vous être enlevé ainsi. Il me restait beaucoup à apprendre ». P 37
Il apprend que les actes ont des conséquences tout autant que le fait de ne rien faire pour regarder la réalité en face. « J'ai réalisé ensuite qu'on entend uniquement ce qui nous convient ou nous rassure ». P 38
Que dire de ce frère peu sympathique qui m'a fait penser à Claudel faisant interner sa soeur Camille qui lui faisait de l'ombre. La folie, on la cache, ainsi elle n'existe pas.
Sophie n'a plus prononcé une parole depuis le jour de son internement, elle écoute les CD de Schumann en boucle et « peint une toile de deux mètre sur deux, installée dans sa chambre. Elle la peint en blanc et quand elle a fini, elle la recouvre de noir. Puis, de blanc. »
Sophie, on se l'imagine dans le regard que lui porte François, jeune femme fragile, hypersensible, artiste (elle travaille dans l'atelier d'un luthier lors de leur rencontre, elle est peintre), on perçoit ses fêlures, ses chagrins…
Les personnages sont bien étudiés, la démarche de François pour revoir Sophie, en quittant tout brutalement (sa compagne, ses engagements professionnels…), essayant de convaincre le psychiatre de sa bonne foi, de son désir de faire passer l'autre avant lui, même si ce n'est pas toujours très réaliste… toute l'histoire est belle.
Gaëlle Josse fait une place importante à la musique, le rythme de l'écriture, la tristesse… on se laisse porter, on sent les touches du piano, sous les doigts, les notes qui s'égrènent, rendant un hommage à Schumann qui est omniprésent… les touches noires et blanches comme ce que Sophie peint sur sa toile, comme la mélancolie ; les couleurs ont-elles disparu avec la vie ?
Une lecture émouvante, dans laquelle j'aime replonger pour en sortir des petites phrases que je cite plus bas… j'ai bien aimé. Gaëlle Josse a su me convaincre par sa sensibilité, sans mièvrerie, car elle ne dilue jamais l'émotion, elle la laisse nous pénétrer et me donne envie de continuer à explorer sons univers.
Note : 8,2/10

Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2015/09/1..
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Annette55
Annette5523 septembre 2014
  • Livres 4.00/5
le célèbre pianiste François Vallier découvre que son ex compagne, Sophie,artiste peintre,abandonnée dans des circonstances tragiques est internée depuis plusieurs années,à Valmeran, dans les Hautes Pyrénées,à 900kms de Paris.
Assommé, abasourdi,il prend la route, il quitte tout brutalement pour la retrouver.
Dans ce livre,lu d'une traite tellement il nous touche, il nous pénétre,il nous saisit, l'expression est simple, on se laisse happer, les phrases courtes, percutantes nous prennent de plein fouet.
François se met à nu,se regarde en face enfin!revit son histoire avec Sophie,il se reconnaît séquentiel,monotâche, binaire, des images désordonnées,les interstices de ses souvenirs,se faufilent dans sa mémoire, telles des immenses zones grises dont il préférerait qu'elles restent dans l'ombre.
Il fait un état des lieux: avant Sophie, ses liaisons successives duraient peu....."j'avais le goût des étreintes rapides",tout change avec Sophie, il se découvre jaloux:" la jalousie, ce monstre aux yeux verts qui se nourrit de poison"
Possessif, " j'étais ignoble, amoureux angoissé et ignoble ""elle m'aimait d'un amour absolu et j'étais le seul à en douter".
Il a aimé Sophie d'un amour exclusif et étouffant, elle même peint, elle est fragile et imprévisible, deux sensibilités artistiques en harmonie mais quand celle- ci a eu besoin de lui il s'est échappé....
Etait - ce de la lâcheté ou de l'inconscience? de l'égoïsme..s'est t- il cru invincible,tout puissant?" Allons nous seulement nous reconnaître mon amour?"
La puissance et la magie de la musique nous enveloppent et nous bercent...c'est une réflexion sur l'abandon, le poids du remords d'un homme, un souffle d'amour
rythmé par Schumann, Schubert et Beethoven,la culpabilité amoureuse, une volonté absolue de rédemption et d'humilité, la vanité de la célébrité, des hommages vains, creux, superficiels ,évanescents,la mémoire affective pour retrouver le sens de la vie...
Sophie pour qui la musique était essentielle, d'une façon charnelle, intuitive sensible est devenue mutique, muette,enfouie dans une sorte d'absence dont rien hormis Schumann qu'elle écoute en boucle,ne peut la déloger. Confronté à cet univers hermétique inconnu, François ose se dépouiller pour tenter de sortir de la nuit celle qu'il n'a jamais oubliée...
L'écriture est fluide, émouvante,ciselée, fouillée, poétique,aérée,sans effet de style,sans pathos,rythmée, une mise à nu salutaire....on retient son souffle...jusqu'au bout...un vrai coup de coeur, une fin que je ne révélerai pas..
Je ne connais pas Gaëlle Josse.
Un magnifique roman d'amour bref et saisissant,une symphonie ...inachevée!
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isabelleisapure
isabelleisapure24 juin 2014
  • Livres 4.00/5
142 pages pour une telle histoire, est-ce assez ou trop peu ?
Assez si l'on considère que les plus belles choses sont celle que l'on ne dit pas, celles qui sont seulement suggérées.
Trop peu, si l'on est comme moi envoutée, emportée par la douceur et la poésie d'une écriture, bercée par une musique de Schumann qui rend à la fois heureux mais fait remonter tellement d'émotion que l'on se surprend à avoir envie d'écraser une petite larme.
Je parlerai volontairement très peu de l'histoire.
François, célèbre pianiste apprend par hasard que Sophie la femme qu'il a passionnément aimée et quittée en plein désarroi est en traitement dans un hôpital psychiatrique. Il met alors sa carrière entre parenthèses pour tenter de réparer les erreurs du passé.
Une lecture qui fut pour moi profondément bouleversante.
Je termine ainsi car il me vient une folle envie de m'isoler pendant deux heures pour recommencer ce livre en écoutant cette fois-ci cette merveilleuse pièce pour piano de Robert Schuman « Papillon » que tout comme moi Sophie aimait tant.
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lauredanse
lauredanse08 mai 2013
  • Livres 4.00/5
Lorsque François, le narrateur, apprend par hasard où se trouve Sophie, il décide de tout plaquer, d'annuler un concert très important, pour aller la rejoindre en laissant derrière lui sa nouvelle compagne, Cristina. « Je me suis enfermé dans un silence compact, infranchissable, assommé par la déflagration qui venait de se produire. La nuit fut brève, confuse, assiégé par trop d'images. J'ai pris la route avant le jour. » Il ne savait pas jusqu'à maintenant où elle se trouvait, l'ayant abandonnée. Elle se trouve dans un endroit qu'il n'aurait pu imaginer, surtout pendant tout ce temps-là. C'est alors qu'en chemin et avant de tenter de la voir, il se remémore leur histoire, en analysant sa vie, son travail de pianiste, son comportement… C'est une complète introspection que l'auteur nous dévoile sur cet homme blessé, angoissé et amoureux.
Peu à peu dans le récit de son histoire François se rend compte à quel point il a pu avoir une réaction nombriliste, égocentrique de par sa jalousie dans leur relation »J'aurai voulu la soustraire aux yeux du monde, la condamner à vivre et à peindre pour moi seul. La nourrir de mes mains, de ma parole et de mon seul souffle. Je lui imposais des scènes désolantes dont le souvenir m'obsède aujourd'hui (…) », ainsi qu'une attitude totalement lamentable en fuyant après un événement tragique qui bouleversa leurs vies. D'ailleurs que fuyait-il exactement ? La peine et les difficultés de Sophie ou bien alors sa propre peine ? Ou peut-être encore bien les deux ? Pourtant leur amour était absolu, un amour pur, sincère. « Ce départ précipité fut un choix simplement désastreux. (…) J'ai réalisé ensuite qu'on entend uniquement ce qui nous convient ou nous rassure. » Deux âmes solitaires, deux âmes blessées, deux sensibilités qui se rencontrent.
Mais dès lors qu'il pourra enfin toucher l'espoir de la rencontrer et de pouvoir changer ce qu'il avait laissé derrière lui, c'est-à-dire l'abandon, il s'engagera à ne plus jamais la laisser quoiqu'elle décide. Il sera proche, sera là pour elle, fera tout pour lui redonner la confiance qu'elle n'avait plus : c'est sa volonté. Cette femme qui l'avait tant attiré lors de leur première rencontre, cette femme qui lui avait donné le vrai goût de l'amour, cette femme avec qui il partageait la musique avec Schumann, cette femme artiste qui dégageait une telle sincérité, une telle fraîcheur… « Sophie. Mon vertige. Mon ivresse. » « Elle m'avait apprivoisé sans rien exiger, décuplant sans le savoir un insatiable désir d'elle. Sophie. Ma danse. »
On rencontre aussi Sandro, musicien qui fit connaître Sophie à François et Zev, le luthier. Des personnages qui ont un passé commun en tant que victime de l'histoire et qui par leurs sensibilités, leursblessures seront les personnes les plus proches de Sophie. Des âmes blessées, tout comme François lui-même, c'est aussi ce qu'il apprendra d'eux dans son histoire avec Sophie et de lui-même dans son introspection.
Ce roman musical nous parle des peurs, du passé, des épreuves mais aussi de l'amour et de la musique donc ! Une histoire tout en émotion, d'une grande sensibilité et d'un espoir infini. Cet homme qu'on pourrait presque détester au départ (je dois dire que je l'ai détesté d'ailleurs tant il puait l'égocentrisme), on le voit se transformer, de sa carapace se fendiller et découvrir un homme fragile, seul, seul face à lui-même, seul face à son enfance, seul face à ses erreurs et qui n'attend qu'à aimer et être aimé. Un homme qui pouvait paraître égoïste et lâche dans ses relations passées et avec Sophie mais qui en réalité voulait se protéger. Je crois que souvent quand on se protège on peut faire du mal malgré nous… Un homme qui a parfaitement réussi sa vie professionnelle grâce à sa passion et son don pour la musique mais qui n'avait pas su accorder l'instrument principal de la vie qu'est son coeur, avec ses blessures, ses trous béants. La trace de Sophie retrouvée il déposera le manteau de ses peurs pour être à ses côtés et l'aider.
Je n'avais pas accroché tout de suite, car cet homme je le trouvais très antipathique. La poursuite de ma lecture a été bien meilleure et au final j'ai beaucoup aimé ce roman. Etrangement ce que j'ai préféré dans le style d'écriture à proprement parlé, ce sont toutes les parenthèses en italiques en fin de chapitres, qui sont à mon goût bien plus poétiques. Si tout le livre avait été écrit de cette façon, surement cela aurait été un coup de coeur, mais là non, il me manque le petit truc. Cependant je vous le conseille !
Lien : http://madansedumonde.wordpress.com/2013/05/08/g..
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Les critiques presse (1)
Lexpress25 juillet 2012
Fiction aussi brève que saisissante, Nos vies désaccordées explore avec délicatesse les remords d'un homme, rongé par son passé, et sa volonté de rédemption.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5322 décembre 2014
Je haïssais la campagne, et cette longue traversée autoroutière avait eu tout le temps de me le rappeler. La vraie campagne, j'entends, pas celle que tout le monde aime, la Toscane ou le Lubéron, entre piscines, chianti, cigales et huile d'olive. Je parle de la campagne sinistre d'octobre à mai, plate et nue, ombreuse et détrempée, là où les arbres déplient leurs capillaires sur des ciels blancs, de la campagne grise avec des vaches boueuses et ses bâtiments d'élevage, de ces lieux où l'on attend le printemps comme une délivrance, et un miracle dont on doute, chaque année, le retour.
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Eve-YesheEve-Yeshe15 septembre 2015
Aujourd’hui encore, je réalise combien ces terres ingrates me sont pénibles à traverser. Ce sont des terres où pendant des siècles les hommes se sont pendus de désespoir dans des granges sombres comme des ventres, et où les femmes, vaincues par l’épuisement, les grosses sans fin et l’absence d’amour, ont un jour préféré le creux d’un puits ou d’un étang.
Du jour où j’ai pu vivre ailleurs, j’ai choisi des lieux où la vie ne s’arrête jamais, rassuré par la disponibilité, l’abondance des êtres et des choses, par l’illusion des innombrables possibles à portée de main, et par l’irremplaçable liberté de l’anonymat. P 16
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spleenspleen09 juin 2015
Dire que la vie avec Sophie fut facile ce serait excessif .Elle fut parfois d'une simplicité déroutante. Un cristal aveuglant . Nous étions accordés au quart ou au huitième de ton, peut-être même aux ultrasons comme les dauphins. Elle ressemblait à un voyage , ou plus précisément à ce moment du voyage où, encore loin de la destination envisagée, tous les repères familiers et les habitudes sont effacés, dilués à un tel point que l'on doute de leur existence. C'est un temps de flottement, d'incertitude mais aussi de ravissement, de curiosité et de totale disponibilité. Nous habitions une poignée de mots. Nos océans .
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TheomaTheoma22 juin 2012
Et jamais, je crois, je ne l'ai autant aimée que dans ces moments où je la surprenais immergée dans cet univers, intensément attentive, vulnérable. Je réalisais alors combien la musique lui était essentielle, d'une façon charnelle, intuitive, sensible.
Elle avait des rejets, des emballements, des colères, des émerveillements, capable de chercher pendant des heures, parmi les multiples interprétations d'une même pièce, celle qui répondrait enfin à sa perception intérieure.
Quant à moi, la musique de Schumann m'oppressait, je ne pourrais dire autrement. Elle m'était comme une route sans repères, un paysage qui se transforme et s'efface à chaque pas, un pont qui s'effondre sitôt qu'on l'a traversé. D'insoutenables silences, de soudaines dissonances, déchirantes, des répits dont on sait qu'ils précèdent les gouffres. Des explosions de joie naïve et des moments d'une poignante douceur. Je ne pénétrais qu'avec réticence dans ces espaces hantés, incertains, dangereux et sans retour possible. Je demeurais à la lisière de ces lieux dont je devinais la menace, et m'émerveillais de leur beauté. À la différence de Sophie, je voulais rester intact en y pénétrant.
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myriampelemyriampele29 septembre 2014
En dépit de sa magnificence, le paysage me laissait indifférent. Le temps s'étirait en un ruban pâle, poisseux. La douceur du soir, la fraîcheur à l'ombre des marronniers, rien ne me touchait. J'aurais voulu Sophie à mes côtés, poser ma veste sur ses épaules et aller dîner avec elle en terrasse, glisser ma main dans la sienne et lui murmurer "on y va"? sitôt le dessert avalé, impatient du clos d'une chambre et des scènes ardentes qui allaient s'y jouer.
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Videos de Gaëlle Josse (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gaëlle Josse
http://www.librairiedialogues.fr/ Adeline de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon littérature : L'arbre du pays Toraya de Philippe Claudel (Stock), Roman de Linda Lê (Christian Bourgois) et le dernier gardien d'Ellis Island de Gaëlle Josse (J'ai lu). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Marion le Goascoz.
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