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ISBN : 2746731444
Éditeur : Autrement (2012)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 95 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Avec Sophie, j’ai tout reçu, et tout perdu. Je me suis cru invincible. Je nous ai crus invincibles. Jamais je n’ai été aussi désarmé qu’aujourd’hui, ni plus serein peut-être. »

François Vallier, jeune pianiste célèbre, découvre un jour que Sophie, qu’il... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par isabelleisapure, le 24 juin 2014

    isabelleisapure
    142 pages pour une telle histoire, est-ce assez ou trop peu ?
    Assez si l'on considère que les plus belles choses sont celle que l'on ne dit pas, celles qui sont seulement suggérées.
    Trop peu, si l'on est comme moi envoutée, emportée par la douceur et la poésie d'une écriture, bercée par une musique de Schumann qui rend à la fois heureux mais fait remonter tellement d'émotion que l'on se surprend à avoir envie d'écraser une petite larme.
    Je parlerai volontairement très peu de l'histoire.
    François, célèbre pianiste apprend par hasard que Sophie la femme qu'il a passionnément aimée et quittée en plein désarroi est en traitement dans un hôpital psychiatrique. Il met alors sa carrière entre parenthèses pour tenter de réparer les erreurs du passé.
    Une lecture qui fut pour moi profondément bouleversante.
    Je termine ainsi car il me vient une folle envie de m'isoler pendant deux heures pour recommencer ce livre en écoutant cette fois-ci cette merveilleuse pièce pour piano de Robert Schuman « Papillon » que tout comme moi Sophie aimait tant.
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    • Livres 4.00/5
    Par Myiuki, le 30 décembre 2012

    Myiuki
    J'avais découvert cette auteure avec "Les heures silencieuses" que j'avais bien aimé sans pour autant être subjuguée autrement que par la plume. Quand j'ai vu ce livre sur les étagère de la librairie, je n'ai pas pu résister à son appel. Il faut dire que la couverture, toute simple, me donnait déjà envie d'approfondir ma connaissance de l'ouvrage par son côté fragile empreint d'une légèreté qui me paraissait feinte. Je dois dire que je ne regrette pas d'avoir pu lire ce livre ... bouleversant.
    Ce livre c'est une mélodie. Il nous raconte l'histoire d'un pianiste de talent, mondialement reconnu, François Vallier, qui est aussi le narrateur. Ce je, nous parle de sa vie, de ses erreurs et de ses errances surtout. On le cueille au moment où son existence va basculer, vers le passé, vers des souvenirs à la fois heureux et douloureux. On peut comprendre que cela déstabilise un peu le lecteur car cette histoire d'avant prend le pas sur tout le reste alors qu'elle n'avais pas été évoquée, pourtant, on la sent puissante, empreinte d'une force dévastatrice qui se met de nouveau en œuvre à la suite d'un simple mail. Ou comment vouloir à tout prix une seconde chance. Ce roman ce n'est pas seulement l'histoire de François, de sa musique qui nous porte tout au long de la lecture - d'ailleurs, pour le lecteur non averti en termes de musique classique, ça peut devenir rébarbatif ou totalement détaché -, c'est aussi l'histoire d'un amour perdu, immense, douloureux autant que passionnel et que François va nous dévoiler par bribes tout au long du texte. Ce que j'ai aimé de cette histoire, c'est son côté absolu. J'ai eu du mal avec l'égoïsme, la faiblesse, la lâcheté du personnage principal, malgré tout, je n'ai pas pu vraiment les lui reprocher. C'est un effet étrange sur le lecteur que de suivre ce récit, il vous plaît autant qu'il vous déplaît. J'ai été subjuguée par certains aspects très forts du texte, par tous ces non-dits, ces incertitudes qui prenaient beaucoup de place dans le jeu des sentiments, pourtant, à d'autres instants, je me suis sentie lasse de cette histoire, je l'ai trouvée pauvre, sans intérêt ... C'est un contraste saisissant qui ne m'a pas lâchée d'une semelle tout au long de ma lecture. J'ai aimé la douceur, la souffrance, la douleur, la poésie qui en découle, ces tortures que l'on s'inflige, ces mots que l'on ne dit pas et qui ont pourtant tant à dire, à côté de ça, je n'ai pas aimé les comportements futiles, les tirades inutiles. Ce texte est à la fois percutant et antipathique. Comment arriver alors à nous donner envie d'aller jusqu'au bout ? Parce que l'histoire de François n'est pas une mais multiple, elle cache en son sein une douleur commune à tous, celle de la perte, de l'abandon, qui se reflète dans de nombreux personnages du texte d'ailleurs, dans leurs histoires troublées, mais aussi dans la musique qui transperce les mots pour atteindre notre cœur douloureux. On est touché par ce texte, par sa sensibilité, parce qu'il nous parle, qu'il nous joue une musique que l'on ne peut ignorer. Je pense que l'histoire de François m'a touchée plus que lui-même. Comme si l'accent était mis sur la puissance émotionnelle de ce qui l'entoure plus que sur lui, d'où cette impression de distanciation avec ce "je" qui aurait du me transporter dans son monde avec plus de facilités.
    Quel est son monde ? Celui de la musique tout d'abord. Elle est imprégnée dans chaque parcelle du texte, autant parce qu'on nous cite certains titres de morceaux choisis, autant parce qu'on les entend être interprétés, autant parce qu'on imagine facilement François au piano égrenant les touches noires et blanches de son Steinway. Oui, les notes mélodieuses de la musique classique nous emportent tout au long de cette histoire, elles sont omniprésentes et nous racontent une histoire autant que les mots employés. Mélomane de nature, j'aime ce côté mélodieux que j'ai retrouvé aussi dans le style de l'auteur, la douleur autant que la joie, la force autant que la faiblesse, tout y est pour que l'on se retrouve calé sur un rythme éphémère, allant du clair à l'obscur en moins de deux mesures. Ce roman se lit dans un souffle, ou plutôt il se livre. Non seulement on assiste à une parcelle de la vie de François, mais on assiste aussi en parallèle à l'une de celles des personnages qui l'entourent. Peut-être est-ce justement là ce qui pêche dans ce roman. Quand on y regarde de plus près, tout n'y est que façade et souffrance pour tous ces personnages, tristes, au bonheur fugace et si fragile. Il y a Sandro, le violoniste dont les ancêtres ont été déportés dans un bagne, Zev, victime des rafles juives à Odessa, et Sophie, sa Sophie, sa muse, dont je ne dirai pas les secrets mais qui eux aussi, renvoient l'image d'une cassure, d'une fêlure incommensurable dans ce petit être qui paraît si fort et qui pourtant révèle toute sa fragilité sans préavis. Tous ces personnages cassés par la vie hantent les pages de ce roman. Il est clair qu'il ne faut pas s'attendre à une histoire heureuse quand on lit ce livre, il est triste, poignant, touchant, il vous fera peut-être verser une larme ou deux mais vous n'allez pas rire entre ses lignes, c'est une évidence. L'auteur va au plus profond du malheur et du mal-être dans ce roman, tortueux. Rien n'est simple, rien n'est facile, rien n'est acquis. Pourtant, la douceur qui en découle contraste terriblement avec l'horreur qu'il porte en lui. C'est incroyable comment la plume de l'auteur arrive à nous faire ressentir avec bonheur des émotions si terribles. J'ai trouvé d'ailleurs dommage que, par moments, celles-ci soient banalisées par des phrases, des situations, "moins bien", qui m'ont parues plus parasitaires qu'autre chose. Cependant, dans l'ensemble, j'ai eu l'impression de lire un poème, de suivre la mélodie des vers et des rimes sur fond de Schumann. Magique ! Il faut dire aussi que, ce qui sauve un peu le livre à mon avis, c'est que François n'est pas le seul à se raconter ...
    Voilà quelque chose qui m'a plu énormément ! A chaque fin de chapitre, se glisse un interlude en italique, qui nous parle d'autres gens, avec une autre voix, plus douce, plus fine encore que celle de François, moins, brute, si l'on peut dire. J'ai tout simplement succombé à l'extrême poésie de ces passages. Que représentent-ils ? A la fin, je me pose encore la question. Sont-ils écrit de la main de Sophie, la femme que François aime et dont il a été séparé, ou sont-ce des extraits de lettres écrites par Clara, la femme de Robert Schumann lors de son internement, couple pour lequel Sophie nourrissait un intérêt tout particulier ? le mystère reste entier pour moi. Mais ce que je retiens de ces passages, c'est que je pourrais les lire et les relire sans me lasser. Bien sûr, ils tranchent net avec le reste du texte, ils sont plus, beaucoup plus, que tout ce qui nous est proposé en dehors, ce qui peut affadir les propos tenus par François, ça a sans doute été le cas pour moi. Cependant, ils sont d'une telle beauté qu'on ne peut pas ne pas en sentir toute la sensibilité à fleur de peau, toute la finesse qui en découle. Ils sont magnifiques ces passages ! Pour preuve, j'en ai même noté la plupart dans un calepin pour pouvoir les revoir quand bon me semblera ! J'ai aimé ce concept de deux voix entremêlées qui rappelle celui de la romance qu'ont vécu François et Sophie, ces deux âmes solitaires, malmenées, qui cherchent à se retrouver, comme Clara et Robert. Ces deux histoires similaires que l'on suit en surimpression ajoutent encore à la profondeur du texte, à son côté tendre et douloureux aussi. Ce que j'ai apprécié, c'est cette sorte de mise à nu, sans fards, sans tabous, on sait tout de François et de Sophie, de leur vie ensemble, du pourquoi de leur séparation, on sait leurs joies comme leurs peines, on partage tout avec eux. Ce côté lucide, réaliste, fait qu'on se rapproche fatalement d'eux, qu'on s'identifie facilement et qu'on s'approprie une part de leurs émotions, le tout n'en est que plus intense. On se dépouille de nos souvenirs, de nos erreurs, on espère la renaissance, le renouveau. Oui, c'est une quête sans doute insensée que celle d'un amour perdu que l'on veut reconquérir, pourtant, pas un instant on ne doute de la sincérité de ce sentiment qui est présent, immuable, dans les cœurs de nos deux héros. Même s'il n'était pas suggéré, qu'il semble avoir été oublié, on sait à la fin qu'il n'en est rien, qu'il a toujours été là, en filigrane, comme une portée, en retrait, dans l'ombre de ses notes qui continuaient à être jouées pour continuer à vivre malgré tout. Cet amour qui transporte le texte m'a bouleversée de bien des manières tout comme il m'est restée indifférent, c'est tout le paradoxe du texte qui vous touche et vous repousse à la fois. Arrivée à la dernière page, je ne savais toujours pas ce que j'espérais comme issue ni si j'en avais jamais visualisé une ...
    En fait, j'ai eu le sentiment de lire un opéra, tant les changements de rythmes, de styles, les histoires éperdues des personnages m'y ont fait penser. L'auteur arrive à nous faire basculer dans un monde en noir et blanc où tout est dans la nuance autant que dans les extrêmes. J'ai aimé m'imaginer les voix autant que les notes des personnages, m'imprégner de leurs jeux, de leurs danses, ils ont beaucoup à offrir au lecteur malgré le fait que cela puisse paraître peu pour certains. Et c'est vrai que tout ne m'a pas été apporté par ce roman, que j'en ai encore des manques maintenant que je l'ai refermé. Je n'aime d'ailleurs pas les fins ouvertes, je préfère quand tout est dit, ici, tout reste en suspens comme le doigt du pianiste au-dessus de la dernière touche. Cette idée de suspension dans le temps, dans une vie, ne m'a pas lâchée lors de ma lecture, ce roman c'est comme une bulle intemporelle, un moment de vie fait d'éclats de vie parallèles qui s'entrecroisent jusqu'à ne former qu'un tout harmonieux, rassemblé dans la même douleur. Oui, l'auteur nous plonge dans une histoire triste, difficile, et en même temps, cette histoire nous fait du bien, elle nous fait réfléchir, nous amène sur des chemins non encore empruntés, j'aime ce côté innovant mais classique. La poésie du style de l'auteur est ce qui m'a le plus charmée dans ce texte, c'est indéniable, Gaëlle Josse a un talent incroyable pour faire passer de l'émotion. Son roman se lit vite, il est fait de phrases courtes, percutantes, qui vous laisse souvent à bout de souffle, et, en fin de course, il vous offre des moments de répit, ou tout devient plus lent, plus doux. Tout n'est qu'opposition dans ce texte. C'est ce qui m'a plu aussi, car cela permet de maintenir un équilibre cohérent tout du long, un équilibre qui tend à faire penser à deux âmes sœurs qui se sont égarées sur le chemin de la vie pour mieux se retrouver. C'est une histoire d'amour, belle mais amère, c'est une histoire au passé, au présent et au futur incertain. L'auteur nous transporte dans un cocon duveteux, fait de passion, qu'elle soit humaine ou musicale, fait d'extrêmes, de jalousie, de peur, en tout cas, elle nous marque à sa manière. Je pense que ce roman est comme l'histoire qu'il décrit, il n'est pas parfait, loin s'en faut, mais la perfection existe-t-elle ? Pour un musicien comme François Vallier qui n'a de cesse de courir après depuis des années, j'ai trouvé le parallèle évident. Non, la vie n'est pas parfaite, il faut faire avec ce qu'on a et espérer que cela suffise à notre bonheur. Je pense que c'est une réelle leçon philosophique que nous procure ici l'auteur, elle nous ouvre de nouvelles portes, un nouveau regard, sur l'amour, sur le vie et sur la mort aussi. Aucun doute que ses mots vous atteindront par-delà la barrière de papier qui les emprisonnent.
    Pour conclure, je dirais que ce court roman me conforte dans l'idée que cette auteur-là à une style d'une beauté, d'une pureté, incomparable qui me donne envie de la suivre encore lointain dans ses aventures littéraires ! Elle arrive à donner une force sensible magistrale à ses mots et à former une histoire qui sait maintenir le lecteur dans ses filets. Une œuvre à découvrir !

    Lien : http://coeurdelibraire.over-blog.com/article-gaelle-josse-nos-vies-d..
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    • Livres 4.00/5
    Par lauredanse, le 08 mai 2013

    lauredanse
    Lorsque François, le narrateur, apprend par hasard où se trouve Sophie, il décide de tout plaquer, d'annuler un concert très important, pour aller la rejoindre en laissant derrière lui sa nouvelle compagne, Cristina. « Je me suis enfermé dans un silence compact, infranchissable, assommé par la déflagration qui venait de se produire. La nuit fut brève, confuse, assiégé par trop d'images. J'ai pris la route avant le jour. » Il ne savait pas jusqu'à maintenant où elle se trouvait, l'ayant abandonnée. Elle se trouve dans un endroit qu'il n'aurait pu imaginer, surtout pendant tout ce temps-là. C'est alors qu'en chemin et avant de tenter de la voir, il se remémore leur histoire, en analysant sa vie, son travail de pianiste, son comportement… C'est une complète introspection que l'auteur nous dévoile sur cet homme blessé, angoissé et amoureux.
    Peu à peu dans le récit de son histoire François se rend compte à quel point il a pu avoir une réaction nombriliste, égocentrique de par sa jalousie dans leur relation »J'aurai voulu la soustraire aux yeux du monde, la condamner à vivre et à peindre pour moi seul. La nourrir de mes mains, de ma parole et de mon seul souffle. Je lui imposais des scènes désolantes dont le souvenir m'obsède aujourd'hui (…) », ainsi qu'une attitude totalement lamentable en fuyant après un événement tragique qui bouleversa leurs vies. D'ailleurs que fuyait-il exactement ? La peine et les difficultés de Sophie ou bien alors sa propre peine ? Ou peut-être encore bien les deux ? Pourtant leur amour était absolu, un amour pur, sincère. « Ce départ précipité fut un choix simplement désastreux. (…) J'ai réalisé ensuite qu'on entend uniquement ce qui nous convient ou nous rassure. » Deux âmes solitaires, deux âmes blessées, deux sensibilités qui se rencontrent.
    Mais dès lors qu'il pourra enfin toucher l'espoir de la rencontrer et de pouvoir changer ce qu'il avait laissé derrière lui, c'est-à-dire l'abandon, il s'engagera à ne plus jamais la laisser quoiqu'elle décide. Il sera proche, sera là pour elle, fera tout pour lui redonner la confiance qu'elle n'avait plus : c'est sa volonté. Cette femme qui l'avait tant attiré lors de leur première rencontre, cette femme qui lui avait donné le vrai goût de l'amour, cette femme avec qui il partageait la musique avec Schumann, cette femme artiste qui dégageait une telle sincérité, une telle fraîcheur… « Sophie. Mon vertige. Mon ivresse. » « Elle m'avait apprivoisé sans rien exiger, décuplant sans le savoir un insatiable désir d'elle. Sophie. Ma danse. »
    On rencontre aussi Sandro, musicien qui fit connaître Sophie à François et Zev, le luthier. Des personnages qui ont un passé commun en tant que victime de l'histoire et qui par leurs sensibilités, leursblessures seront les personnes les plus proches de Sophie. Des âmes blessées, tout comme François lui-même, c'est aussi ce qu'il apprendra d'eux dans son histoire avec Sophie et de lui-même dans son introspection.
    Ce roman musical nous parle des peurs, du passé, des épreuves mais aussi de l'amour et de la musique donc ! Une histoire tout en émotion, d'une grande sensibilité et d'un espoir infini. Cet homme qu'on pourrait presque détester au départ (je dois dire que je l'ai détesté d'ailleurs tant il puait l'égocentrisme), on le voit se transformer, de sa carapace se fendiller et découvrir un homme fragile, seul, seul face à lui-même, seul face à son enfance, seul face à ses erreurs et qui n'attend qu'à aimer et être aimé. Un homme qui pouvait paraître égoïste et lâche dans ses relations passées et avec Sophie mais qui en réalité voulait se protéger. Je crois que souvent quand on se protège on peut faire du mal malgré nous… Un homme qui a parfaitement réussi sa vie professionnelle grâce à sa passion et son don pour la musique mais qui n'avait pas su accorder l'instrument principal de la vie qu'est son coeur, avec ses blessures, ses trous béants. La trace de Sophie retrouvée il déposera le manteau de ses peurs pour être à ses côtés et l'aider.
    Je n'avais pas accroché tout de suite, car cet homme je le trouvais très antipathique. La poursuite de ma lecture a été bien meilleure et au final j'ai beaucoup aimé ce roman. Etrangement ce que j'ai préféré dans le style d'écriture à proprement parlé, ce sont toutes les parenthèses en italiques en fin de chapitres, qui sont à mon goût bien plus poétiques. Si tout le livre avait été écrit de cette façon, surement cela aurait été un coup de coeur, mais là non, il me manque le petit truc. Cependant je vous le conseille !

    Lien : http://madansedumonde.wordpress.com/2013/05/08/gaelle-josse-nos-vies..
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    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 12 juin 2012

    Cath36
    Merci à Babelio et aux éditions Autrement pour avoir pu découvrir dans le cadre de Masse Critique ce livre poétique qui est un bel hommage à la musique et à l'amour. Construit un peu comme un opéra, avec ses récitatifs (les parties narratives introduites par le "je" du narrateur) et ses arias (les parties poétiques où on plonge à l'intérieur même des pensées du narrateur), ce court récit nous entraîne dans le cheminement d'une vie à travers lequel on voit un grand pianiste renoncer à sa carrière par amour pour une femme menacée par la folie. A travers les peurs et les échecs que le narrateur va finir par devoir affronter malgré lui, on relit en filigrane inversé l'histoire de Robert et de Clara Schumann. François Vallier va être amené à un changement radical de vie pour tenter de sauver la femme qu'il aime. Mais le pourra-t-il ? La fin reste ouverte.
    J'ai beaucoup aimé la construction de ce livre, qui par ailleurs ne m'a pas convaincue. L'écriture à la fois sobre jusqu'à l'épure, légère comme un délicat phrasé musical et précise dans sa volonté de réalisme introduit une sorte de rêverie de la mémoire qui se lit avec facilité. (C'est du reste une écriture qui me fait penser beaucoup plus à la musique de Ravel qu'à celle de Schumann.) Mais peut-être est-ce trop épuré justement, et j'ai eu à maintes reprises l'impression de glisser à la surface des sentiments du personnage, sans parvenir à rentrer dans son histoire. Loin du "Sturm et Drang" propre à Schumann et aux romantiques allemands, ce livre m'a paru bien léger, et pour tout dire, un peu superficiel.
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    • Livres 3.00/5
    Par paroles, le 07 mai 2014

    paroles
    Je ne suis pas restée insensible à cette lecture, mais j'ai bien peur qu'il ne m'en reste pas grand chose dans quelques temps. Sans doute est-ce dû à la brièveté de celle-ci. Pourtant l'écriture est douce et facile, et certains passages sont emplis de poésie.
    François, pianiste virtuose, aime Sophie. Quant à elle, elle peint. Deux sensibilités artistiques en harmonie, deux êtres qui s'aiment passionnément. Mais quand celle-ci a eu besoin de lui, il s'est échappé en prenant pour excuse ses obligations professionnelles, ses concerts.
    Sophie a sombré dans le désespoir et son frère l'a placée en hôpital psychiatrique.
    Trois ans se sont écoulés sans que François ait de ses nouvelles et puis un jour...
    François, le narrateur, nous interpelle juste à ce moment là. Il nous parle de cette rupture et de son amour intense pour Sophie, de son comportement passé et de ce qu'il va faire maintenant pour la retrouver.
    " Allons-nous seulement nous reconnaître, mon amour ?"
    À travers ses mots, on sent toutes les émotions s'épanouir : l'amour, la jalousie, l'égoïsme, la douleur, le remords. Ses mots sont puissants, sincères. Les images sont belles et la musique est partout. Ils sont le reflet de l'histoire de Schumann et de Clara et nous invitent à en découvrir la musique. Mais, un petit quelque chose, que je ne sais identifier, m'empêche d'en apprécier toute la saveur.
    À vous de voir...
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 25 juillet 2012
    Fiction aussi brève que saisissante, Nos vies désaccordées explore avec délicatesse les remords d'un homme, rongé par son passé, et sa volonté de rédemption.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par LooUnepauseLivre, le 13 juillet 2014

    "Dire que la vie avec Sophie fut facile serait excessif. Elle fut parfois d'une simplicité déroutante. Un cristal aveuglant. Nous étions accordés au quart ou au huitième de ton, peut-être même au ultrasons, comme les dauphins".

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  • Par LooUnepauseLivre, le 13 juillet 2014

    "Donner un récital, c'est aller chercher chacun, sur chaque note, au fond de son fauteuil. Sinon, à quoi bon tout ce cérémonial compassé ?"

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  • Par jackycaudron, le 07 septembre 2012

    "Aimer s’écrit avec du temps...
    du temps infini...
    avec des couleurs comme du rouge, de l’orange, du brun...
    avec des traces d’or et infiniment d’amour.
    On l’écrit pour se souvenir d’un amour plus fort que le poids des jours...
    plus fort que ces fragments de mosaïque que nous tentons de rassembler afin que nos vies rencontrent un jour leur visage.
    Il s’y mêle toutes les larmes et le souvenir des musiques oubliées...
    On l'écrit en écoutant le silence, le vent , les feuilles et en oubliant la rumeur...
    en interrogeant un regard grave qui murmure de croire encore alors que la nuit avance.
    On l'écrit en se souvenant de la trace des pas minuscules
    de ceux qui nous ont précédés dans la poursuite d'un rêve qui s'envole...
    les laissant désolés autant qu'éblouis..."
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  • Par FRANGA, le 11 mai 2012

    Je commence à comprendre pourquoi les hommes s'agitent tant au cours de leur passage sur terre. L'air chasse les pensées, les souvenirs. Votre cerveau pense que ce message est indésirable. Le souvenir de Sophie avait été indésirable et j'avais tenté de l'éloigner de mon champ de conscience. Je l'avais cherchée, éperdument, en revenant de cette tournée qui m'avait permis de me comporter en parfait déserteur. Peine perdue. Nos amis communs ne savaient rien, elle semblait s'être évaporée de la surface de la terre, comme une goutte de pluie séchée par le vent.
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  • Par Theoma, le 22 juin 2012

    Et jamais, je crois, je ne l'ai autant aimée que dans ces moments où je la surprenais immergée dans cet univers, intensément attentive, vulnérable. Je réalisais alors combien la musique lui était essentielle, d'une façon charnelle, intuitive, sensible.
    Elle avait des rejets, des emballements, des colères, des émerveillements, capable de chercher pendant des heures, parmi les multiples interprétations d'une même pièce, celle qui répondrait enfin à sa perception intérieure.
    Quant à moi, la musique de Schumann m'oppressait, je ne pourrais dire autrement. Elle m'était comme une route sans repères, un paysage qui se transforme et s'efface à chaque pas, un pont qui s'effondre sitôt qu'on l'a traversé. D'insoutenables silences, de soudaines dissonances, déchirantes, des répits dont on sait qu'ils précèdent les gouffres. Des explosions de joie naïve et des moments d'une poignante douceur. Je ne pénétrais qu'avec réticence dans ces espaces hantés, incertains, dangereux et sans retour possible. Je demeurais à la lisière de ces lieux dont je devinais la menace, et m'émerveillais de leur beauté. À la différence de Sophie, je voulais rester intact en y pénétrant.
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