ISBN : 2846361002
Éditeur : L'Esprit des Péninsules (2006)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
«Toute magie en avait radicalement disparu.» C'est le monde.

«Je fréquentais cinq jours par semaine une dalle de béton pisseux qui donnait accès aux amphis. Pourquoi la médecine ? Je ne sais plus. Ç'aurait pu être le droit. Je ne me sentais aucune vocatio... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 2.00/5
    Par DamienR, le 10 octobre 2011

    DamienR
    Pour un voyage introspectif, j'ai été très surpris par l'ironie, la causticité de son auteur.
    Les personnages sont des "bobos", dans le sens le plus caricatural, qui vivent dans leurs songes, dans des représentations personnelles du terroir. le ton est très critique à l'égard du monde rural : les ruraux sont perdus dans le "terroir impalpable de leurs songes", ils ont l'esprit retors et naïf. Leurs maisons, leurs meubles sont fades, la campagne boursouflée de laideur neuve. Les paysages : "Cotés de rien, plus proches d'aspect de assiettée de nouilles froides que des vallons bucoliques où des oiselets volètent parmi les fleurs."
    L'auteur tente de tenir un discours sur le temps, comme un leitmotiv, où l'histoire serait là comme une illustration. On en vient à penser que c'est plutôt une justification : parler, écrire pour passer le temps. Qu'est-ce qu'il passe lentement !
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  • Par liliba, le 11 avril 2009

    liliba
    Très difficile de résumer ce roman, dont l'histoire est un peu compliquée, imbriquée dans d'autres histoires, d'autres vies, des souvenirs, des rencontres... Je ne peux que vous conseiller de le lire, et de vous laisser porter par l'écriture fine, délicate et poétique de Pierre Jourde. Je me suis laissée envoûter, et j'ai complètement accroché à cette ronde des personnages, perdus ou retrouvés au gré des souvenirs du narrateur. Une très belle lecture !

    Lien : http://liliba.canalblog.com
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Citations et extraits

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  • Par Musikant, le 15 octobre 2008

    J'ai compris que je n'y arriverais jamais : la littérature est incompatible avec l'insignifiance.Or, il faudrait représenter l'insignifiance, la fadeur de la vie. Tout le reste ment. Celui qui parviendra à écrire le roman bureaucratique parfait sera le plus grand génie du siècle. A condition que ce ne soit ni symbolique, ni burlesque, ni fantastique, juste morne, ennuyeux et insignifiant. C'est-à-dire illisible.
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  • Par Musikant, le 15 octobre 2008

    Il n'y a plus de temps.L'humanité a vécu des siècles dans l''épaisseur du temps. Le passé creusait partout des puits obscurs, dont on n'apercevait pas le fond. C'est fini à présent? Pour la première fois dans l'histoire, c'est fini. Le passé est récuré pour décorer le présent. On en a fait un passé d'agrément, aménagé pour des excursions pédagogiques. Il sert de décor à des films et à des romans. Mais son ombre ne nous suit plus, ne se penche plus, le soir, sur notre sommeil.
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  • Par Musikant, le 15 octobre 2008

    Au début j'ai essayé de résister un peu, de publier des articles d'investigation. Je me prenais pour un Américain. Ils m'ont très vite fait comprendre que si je voulais rester dans ce métier, il fallait que je me calme. Un journal local, c'est quasiment un journal officiel. Pourquoi chercher les complications? Surtout, on n'embête personne. Pas de politiciens du cru, bien sûr encore moins les autres journaux.C'est le tabou suprême, dans le métier, les autres journaux. Autocensure absolue. On agite rituellement la marotte liberté de la presse, mais on sait très bien se mettre en prison tout seul.
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  • Par Musikant, le 15 octobre 2008

    D'ailleurs, j'ai compris assez vite qu'il était trop tard pour la littérature. Elle n'a rien à faire dans ce monde. Au mieux, une survivance culturelle, une marque de standing, mais personne n'y croit plus, à part quelques cinglés, quelques maniaques. On fait semblant d'y croire. Pour le reste, elle distrait les vieux, et elle permet à quelques individualités sans intérêt de soigner leur narcissisme. Poète! Dis-moi franchement, tu vois quelque chose de plus ridicule, de plus obsolète que d'être poète? Romancier, bientôt, ce sera pareil.
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  • Par Musikant, le 15 octobre 2008

    Tiens, la grève des transports d'hier, tu sais ce que ça va donner, comme information? Je te parie que dans 95% des cas, on va évoquer la grogne des salariés. La grogne! Ils ne peuvent s'en empêcher, c'est plus fort qu'eux. Et puis on aura droit aux usagers, pris en otage, comme d'habitude. La seule fois de ma vie où j'ai compris les causes réelles d'une grève en écoutant la radio, c'est à l'occasion d'une grève des journalistes. Là, je te jure que personne ne pouvait ignorer leurs problèmes, ils en faisait tout un foin.
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Pierre Jourde - La présence .
A l'occasion du Salon du Livre de Paris qui s'est déroulé du 18 au 21 mars 2011, Pierre Jourde vous présente son ouvrage "La présence" aux éditions Les Allusifs.http://www.mollat.com/livres/pierre-jourde-presence-9782923682198.html








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