Par Joyce Carol Oates

Note moyenne : 4.67/5 (sur 9 notes)
Stock 2009
ISBN : 223406046X  
Ajouter à mes livres

  > Lire > Modifier > Historique

A Mont-Ephraim, petite ville de l'Etat de New York, tout le monde connaît les Mulvaney, leur bonheur et leur réussite.
Michael, le père, d'origine modeste, a su à force de travail se faire accepter par la bonne société de la ville. Grâce à sa femme qu'il adore, la ferme qu'ils habitent est un coin de paradis, une maison de contes de fées où, au milieu d'une nature splendide, entourés de chiens, de chats, d'oiseaux, de chevaux - et immensément d'amour -, leurs trois fils et leur fille Marianne vivent une enfance inoubliable.
Jusqu'au drame de la Saint-Valentin 1976, qui vient mettre un terme à cette existence idyllique, fait voler la famille en éclats et marque à jamais chacun de ses membres.

> voir plus

> voir toutes (4)

Critiques et avis sur Nous étions les Mulvaney


Ajouter une critique

    • Livres 0.00/5
    Par keisha, 2009-08-29 14:56:01

    bibliothèque

    Les Mulvaney de High Point Farm, tout le monde les connaissait, à Mont-Ephraïm... Une grande ferme remplie d'animaux, le père, Michael Mulvaney, propriétaire d'une entreprise, la mère, Corinne, très croyante, qui adore acheter des antiquités et les entreposer dans la grange pour une vente éventuelle, et les quatre enfants, Mike le sportif, Patrick l'étudiant doué, la douce Marianne et Judd le petit dernier qui s'intronise comme le narrateur.



    Une chaude ambiance affective, du succès social, bref tout va bien pour les Mulvaney.



    Jusqu'à la Saint Valentin 1976, où Marianne est agressée par un des jeunes gens présents au bal. Drame dévoilé au quart du livre, mais que l'on pressent et devine bien avant...

    Les conséquences seront tragiques pour tous les membres de la famille, qui finira par éclater. On suivra aussi la descente sociale et financière du père, qui mènera à la vente de la ferme.

    L'épilogue montrera la famille enfin apaisée et réunie.



    Un gros pavé où on entre très facilement, un panorama très complet de la vie dans ce petit coin d'Amérique, des personnages bien fouillés, une bonne histoire, un style classique et entrainant.

    Pourtant je me suis un peu ennuyée (pas taper!) à la lecture de certains détails qui freinaient l'avancée de l'intrigue ou la compréhension des personnages, laquelle est laissée à la sagacité et à la sensibilité du lecteur.



    Le narrateur est Judd, qui n'a bien sûr pas été le témoin direct d'une bonne partie de l'histoire, mais explique comment il a réuni ses renseignements, quitte à broder un peu. Né le dernier, par le biais des souvenirs des autres et les photos, il avait l'impression d'avoir vécu des faits survenus avant sa naissance... Cette façon de recomposer des événements est très réussie.



    "En entreprenant cette histoire des Mulvaney, dont je suis le plus jeune membre et malgré tout, je l'espère, un observateur neutre, ou du moins un observateur dont le temps a purifié et exorcisé les émotions, je veux mettre par écrit ce qui est vrai. Tout ce qui est relaté ici est arrivé, et c'est à moi qu'il appartient de suggérer comment, et pourquoi. Pourquoi ce qui peut sembler peu vraisemblable ou inexplicable vu de loin - un enfant chéri chassé par un père aimant comme dans un conte de Grimm - n'est ni l'un ni l'autre vu de l'intérieur. Je noterai autant de "faits" que j'en puis réunir; le reste est conjecture, imaginé mais non inventé, et repose en grande partie sur des souvenirs et sur des conversations que j'ai eues avec ma famille à propos d'événements que je n'avais pas vécus et ne pouvais connaître, sinon par le coeur."



    "On dit que le benjamin d'une famille n'a pas un souvenir très net de lui-même parce qu'il a appris à se reposer sur les souvenirs des autres, qui sont plus âgés et détiennent donc l'autorité. Quand ses souvenirs diffèrent des leurs, il leur accorde peu de valeur. Ce qu'il prend pour sa mémoire serait plutôt un bric-à-brac des souvenirs d'autrui, leurs témoignages entrecroisés sur des événements survenus avant sa naissance, mêlés à des événements survenus après sa naissance, lui compris."



    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-32908524.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 0.00/5
    Par Ori, 2009-07-31 12:06:12

    bibliothèque

    Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates, Stock

    Ils étaient les Mulvaney, une famille heureuse de 4 enfants, trois garçons et une fille Marianne, des parents aimants... Ils vivaient heureux dans leur ferme, leur paradis... Mais un jour, le soir de la Saint Valentin, un drame s'abat sur la famille, et plus rien ne sera jamais comme avant!

    Que c'est dur pour moi de lire une histoire qui conte une ascension et une chute, j'ai toujours envie d'empêcher la chute, de sauver les personnages, même si je sais que c'est impossible... Comment ne pas vouloir aider Marianne dans cette histoire, une jeune fille innocente qui se retrouve brisée à cause d'un monstre?

    Ce roman m'a bouleversée car il a provoqué en moi des sentiments forts. L'histoire nous est ainsi racontée par le plus jeune des frères, Judd, mais on se retrouve parfois plongé dans les pensées des autres personnages. Au début par exemple, on revit le cauchemar de Marianne, mais ses souvenirs étant flous, confus, même si on comprend très vite ce qui lui est arrivée, je n'ai cessé de m'interroger, d'espérer me tromper.

    Au delà de mon empathie envers Mariane, j'ai ressenti de la colère, colère envers Mariane qui refuse de porter plainte parce qu'elle porte le poids de la culpabilité, et colère contre les parents qui rejettent Mariane et l'envoient en exil pour ne plus souffrir! On s'attend d'ailleurs après le drame à une vendetta, mais il n'en est rien, le temps rattrape les Mulvaney (sauf peut-être Patrick) et le temps s'écoule, les conduisant inlassablement vers une déchéance de plus en plus grande...

    Nous étions les Mulvaney est donc un roman sur la vie qui montre comment le destin peut s'avérer terriblement cruel si on décide de ne pas se battre. Une histoire bouleversante que je n'oublierai pas de sitôt, avec une pointe d'espoir à la fin pour relever la tête et quitter les Mulvaney une larme au coin des yeux et un sourire fantomatique sur les lèvres!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par joelle, 2009-07-14 09:17:52

    bibliothèque

    Une saga familiale poignante qui nous montre les travers d'une Amérique bien pensante...

    Lien : http://armande22.over-blog.com
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 0.00/5
    Par Cleanthe, 2009-06-30 18:42:33

    bibliothèque

    Le milieu des années 1970, dans une petite ville du nord de l'Etat de New-York. Les Mulvaney sont une famille bien tranquille: Mike, entrepreneur reconnu et Corinne, les parents, deux fils, une fille, un fils, Mike junior, Patrick, Marianne et Judd. Autour d'eux des animaux, auxquels on donne des noms, comme s'ils étaient des membres de la famille, et tous ces objets d'antiquité que maman réunit. Un potager. Le travail de la ferme. Des amis sans cesse à la maison. Une image du bonheur américain. La nuit de la Saint-Valentin 1976, à l'issue d'une soirée arrosée, tout bascule. Emportant avec elle, comme la robe de bal déchirée que Marianne remise dans son placard, les membres de ce qui jadis fut un clan, lambeaux qui s'éloignent et se rapprochent au gré d'aventures, d'histoires désormais individuelles...

    Lien : http://danslabibliothequedecleanthe.over-blog.com/article-33287575.h..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits de Nous étions les Mulvaney


Ajouter une citation

  • Par Sand94, 2009-07-16 08:10:01

    bibliothèque

    Mais ce document n’est pas une confession. Absolument pas. J’y verrais plutôt un album de famille. Comme maman n’en a jamais tenu, totalement véridique. Comme la mère de personne n’en tient. Mais, si vous avez été enfant dans une famille, quelle qu’elle soit, vous en tenez un, fait de souvenirs, de conjectures, de nostalgie, et c’est l’oeuvre d’une vie, peut-être la grande et la seule oeuvre de votre vie. (pp.18-19)
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

Faire découvrir Nous étions les Mulvaney par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs de Nous étions les Mulvaney (33)

  • Ils veulent le lire (1)

Acheter Nous étions les Mulvaney avec :