> Ludmila Savitzky (Traducteur)
> Jacques Aubert (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070385698
Éditeur : Gallimard (1992)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
C'est le premier succès achevé de Joyce, terminé vers 1914. Roman autobiographique, l'auteur y raconte son enfance et sa jeunesse à Dublin, son éducation chez les jésuites, ses révoltes contre ces mondes clos, sa libération par la vocation artistique (d'où le titre). Le... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par zohar, le 09 mai 2011

    zohar
    Le « Portrait de l'artiste en jeune homme » se propose de peindre un être hors du commun évoluant dans un réalisme quotidien.
    Ce roman à caractère autobiographique met en scène, Stephen Dedalus, qui n'est d'autre que l'alter-ego de James Joyce lui-même. le processus qui y est décrit montre notre héros dans la continuité de sa vie : de l'époque de son enfance jusqu'à l'aube de sa vie adulte à travers des événements cruciaux de son existence.
    L'œuvre évoque les tentatives de son père pour se décharger sur lui de ses responsabilités, les efforts des jésuites pour le convertir à leur idéologie, ou encore les pressions des nationalistes qui entendent le convaincre de la validité de leurs solutions politiques et artistiques, etc.
    Mais cet itinéraire est porteur d'une leçon : il convient, pour se réaliser (atteindre la pleine maturité et la conscience de soi),de ne pas céder aux conventions, et d'opposer la résistance à la soumission.
    Et pour Dedalus (Joyce), cette résistance se trouve dans le langage : le livre est le portrait d'un homme angoissé et renfermé dont le seul moyen de communiquer avec les autres passe par la littérature, les mots. Plus précisément, Joyce nous montre comment l'identité profonde du créateur se trouve dans les mots, dans les souvenirs verbaux issus de l'enfance.
    Ainsi, la place qu'il accorde à l'inconscient est très importante. Les rêves et désirs sont, également, des thèmes essentiels dans le roman. Par extension, cette dimension du langage va s'affirmer, plus amplement et largement, dans Ulysse.
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    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 03 juin 2008

    Sarah_DD
    En matière d'auto-biographie, c'est très différent des Mots de Sartre par exemple. Ici le récit donne un impression de désordre. Il respecte la chronologie habituelle, mais les idées s'enchaînent par rapport à des détails. Il y a très peu de découpage du texte à travers les chapitres, ce qui accentue l'impression d'un rêve raconté. Il y a beaucoup de noms, de souvenirs non-développés, comme si le lecteur n'était pas concerné. La dimension poétique n'est pas absente, même si le texte est en prose, par exemple par les parallèles non-fonctionnels, il nous ballade dans sa rêverie. L'auteur est aussi plus modeste que Sartre, ou en donne l'impression. Ici on pourrait presque parfois le comparer à un roman d'apprentissage. Alors que Sartre voyait tout, depuis le départ, avec un regard d'adulte. Il disserte parfois sur des thèmes abstraits, mais ce n'est pas de l'érudition-massue. très bien.
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    • Livres 4.00/5
    Par marcbordier, le 21 avril 2011

    marcbordier
    Critique disponible sur mon blog www.marcbordier.com.
    J'ai achevé hier Portrait de l'artiste en jeune homme, le roman autobiographique dans lequel James Joyce raconte son enfance à Dublin et la naissance de sa vocation littéraire. Par souci d'honnêteté, je dois admettre que ce fut une lecture poussive et laborieuse. Je n'ai pas réussi à "entrer" vraiment dans ce récit tant il est complexe, déroutant et chargé de symboles. le seul passage qui ait véritablement éveillé mon intérêt au moment de sa lecture est celui consacré à l'enfer (pp. 636 à 675 dans l'édition de la Pléiade), dans lequel le jeune James Joyce, assailli par la culpabilité après avoir goûté aux amours tarifées dans les bordels de Dublin, écoute avec terreur un prédicateur décrire les flammes de l'enfer et, rongé par le poids du péché, finit par entrer dans une église se confesser. Quoique la vision de l'enfer soit finalement conforme à l'imagerie chrétienne la plus classique, elle est ici théâtralisée par une rhétorique jésuite d'une logique et d'une clarté implacables, et le lecteur occidental (sans doute lui-même pécheur et imprégné de culture chrétienne...), pris à la gorge, ne peut qu'éprouver en la découvrant une terreur semblable à celle du jeune Stephen Dedalus.
    le reste du récit m'est apparu trop énigmatique pour que je parvienne à en comprendre véritablement la signification au moment où je le lisais. Ce n'est qu'après avoir refermé le livre et consulté quelques sources érudites que je suis parvenu à en saisir - de manière partielle et très imparfaite- le sens et la richesse symbolique : derrière ces errements et ces dialogues en apparence décousus se cache le récit initiatique par lequel le jeune Stephen Dedalus, perdu dans un monde obscur et illisible, progresse dans le labyrinthe de la vie, s'accrochant en vain aux repères qu'il rencontre en chemin - la religion, la politique, la vie sociale - avant d'en trouver l'issue dans l'exil et la littérature.

    Lien : http://www.marcbordier.com
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    • Livres 2.00/5
    Par JPB, le 18 septembre 2010

    JPB
    Je n'avais jamais lu Joyce, et je m'étais dit que ce livre autobiographique pouvait être des plus accessibles, car la 4ème de couverture mentionnait "ce sont les deux ouvrages ultérieurs (...) qui passent pour obscurs", sous-entendant que de facto celui-ci était clair. Je l'ai lu avec difficulté et j'en conclus que ce livre ne peut plaire qu'à des intellectuels éclairés, un groupe mal défini, dont je ne fais décidément pas partie. A l'exception de quelques passges intéressants sur l'éducation chez les Jésuites et d'une fameuse (vraiment) description des affres de l'enfer, je n'ai jamais pris plaisir à lire ce livre, qui ne raconte rien et ne ressemble à rien.
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Citations et extraits

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  • Par zohar, le 05 février 2011

    La libre pensée n'existe pas. Etant donné que toute pensée est soumise nécessairement à ses propres lois.
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