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ISBN : 2070439712
Éditeur : Gallimard (2013)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 194 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'action d'Ulysse se passe en un jour, à Dublin, en 1904. Le personnage d'Ulysse est un petit employé juif, Leopold Bloom ; Stephen Dedalus, jeune Irlandais poète, est Télémaque ; Marion, femme de Bloom et qui le trompe, est Pénélope. Rien n'arrive d'extraordinaire au... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Nastasia-B, le 29 septembre 2012

    Nastasia-B
    S'il est certain que ce livre a un caractère unique et très novateur pour son temps, il est néanmoins difficile de prétexter qu'Ulysse est un livre agréable à lire.
    Comment vous dire ? C'est une manière d'immense marché aux puces où l'on doit fouiner pour trouver son bonheur, et encore, pas garanti : des monologues ou l'on saute du coq à l'âne en permanence, aucune longueur épargnée, des jeux de mots ou de sonorités parfois indéchiffrables, des liens quasi infaisables.
    Bref, c'est éprouvant et sur un livre comme Le bruit et la fureur de Faulkner, on peut encore tenir le coup, par contre quand le pavé dure plus de 1150 pages, il faut avoir l'estomac solide et une sérieuse envie d'aller au bout pour ne pas décrocher.
    Il y a pourtant des tonnes de trouvailles dans toute cette mélasse où nous englue Joyce (manifestement avec plaisir), et l'on devine l'influence sur des auteurs majeurs comme Céline ou Kerouac, mais qui eux ont su rendre leur œuvre un tant soit peu digeste.
    Bien sûr, c'est plus vendeur, mieux vu et mieux en phase avec l'intelligentsia bobo prout-prout de dire que face à un tel OVNI, on est pantois d'admiration, que ces plus de 1000 pages ont été un bonheur, qu'on en aurait voulu 3000, 5000, que sais-je, 10000 tellement c'est bien écrit, tellement c'est jouissif, tellement c'est hors tout et, sincèrement, j'aimerais le dire, mais c'est un pur mensonge.
    Combien de fois me suis-je accrochée, combien de fois ai-je voulu tout abandonner, tout plaquer de cette lecture parfois imbuvable, indigeste et sans queue ni tête ?
    Pourtant, je ne peux pas non plus dire que tout a été négatif dans mon ressenti de l'ouvrage. Des chapitres comme "Nausicaa", "Eumée", "Eole" ou même "Hadès" m'ont bien plu, mais il y eut aussi (et malheureusement surtout) les bouillies inqualifiables comme "Les Sirènes", "les Lestrygons", "les Lotophages", "Charybde et Scylla", "Circé" etc. dont la lecture n'est à souhaiter à personne, sauf si c'est un véritable ennemi.
    Si je puis juste me permettre un conseil aux personnes désireuses de le lire malgré tout (et je conçois parfaitement que le piment de la curiosité vous y amène), ne prenez pas ce livre trop au sérieux (comme Joyce lui-même semblait le faire), amusez-vous des exercices de styles (Joyce explore un nouveau style à chaque chapitre), oubliez la glose multilingue incompréhensible, bref, prenez ce qu'il y a à prendre et ne vous encombrez surtout pas du reste.
    À noter que la nouvelle traduction est vraiment excellente et l'on imagine bien les arrachages de cheveux que cela a dû être pour traduire des bredouillis de mots comme Joyce en emploie souvent. Mais tout ceci, vous le savez, n'est que mon misérable avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par petch, le 21 mars 2013

    petch
    Mon prof de philo m'avait dit à la fin d'un cours : « Ulysse de Joyce, ça se mérite ». Je n'ai jamais aimé cette notion de mérite, récompense de ceux qui ont bien transpiré, pour moi antinomique du plaisir de la lecture. Je m'y suis mis à vingt ans par esprit bravache, calant aux deux tiers, nauséeux sur certains passages extrêmement difficiles à lire, mais déjà fasciné par l'exercice de style (L'Odyssée d'Homère condensée sur une seule journée et racontée sur plus de mille pages) et les flamboyances époustouflantes de certains passages. Je m'y suis replongé calmement une quinzaine d'années plus tard, prenant mon temps, sautant des passages (Merci monsieur Pennac pour ce conseil avisé), les relisant ultérieurement, les relisant encore (je conseille à haute voix !). Je n'ai pas hésité une seule seconde à utiliser des « décodeurs » intellectuels, à lire en parallèle des explications de textes, des résumés, des analyses de certains passages. Ce livre est devenu pour moi une brique indispensable à mon petit édifice personnel.
    Alors, Ulysse, non cela ne se mérite pas mais tant mieux pour ceux qui sont rentrés dedans et y ont puisé des ressources personnelles et du plaisir. Cela dépend de chacun, de l'effort qu'on est prêt à y mettre, de son état d'esprit au moment de la lecture. Au même titre que beaucoup d'autres romans « cultes » (encore un mot bien réducteur), mais pas toujours faciles à lire, avouons-le, comme, sans être exhaustif, Belle du Seigneur et les monologues sans fin d'Ariane, Cent ans de solitude au style souvent abscons, les descriptions pointilleuses et névrotiques de La vie mode d'emploi, pour ne citer que des ouvrages que j'ai beaucoup aimé par ailleurs ! le monologue intérieur de Molly Bloom, Pénélope de cette épopée, point d'orgue final du roman, range indiscutablement Ulysse dans la même catégorie que ces œuvres littéraires majeures.
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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 25 juin 2010

    vincentf
    Tout et n'importe quoi ? Tout est n'importe quoi. le roman de Joyce incarne à merveille ce qu'est la littérature moderne. Il est d'abord une reprise, une réécriture, pas n'importe laquelle, celle de L'Odyssée, revisitée de mille manières, en lui ôtant toute (toute ? Non, sans doute en subsiste-t-il encore quelque chose, beaucoup même, comme il subsistait en Gaule au temps de Jules César un petit village...) portée épique, Eole devenant des papiers journalistiques volants, les marins transformés en cochons allant tout bêtement aux putes, et Pénélope se réappropriant sa plus fameuse rime dans l'époustouflant monologue final. La reprise joycienne n'est pas réservée au seul contenu, heureusement pour l'indigne lecteur que je suis et qui, avouons-le et remédions-y au plus vite, se rend compte de n'avoir pas vraiment lu L'Odyssée de bout en bout. Elle est aussi et surtout une reprise et une recréation stylistique. Tous les genres littéraires (tous ? quelques uns résistent sans doute encore et toujours à l'envahisseur) sont repris, tritouillés, réinventés. D'un chapitre à l'autre, brusquement, on passe d'une prose ampoulée au roman populaire, d'un théâtre de l'absurde avant la lettre à une liste de questions saugrenues, d'un roman à l'eau de rose à du vieux français (quel regret de ne pas pouvoir lire l'original! Quel handicap affligeant!) de vieux bouquins poussiéreux, d'un discours scientifique à un monologue intérieur dont on ne voit des exemples qu'après Joyce, qui se trouve, à force de reprendre tout ce qui a déjà été fait, à la source de tout ce qui se fera, le monologue de Molly Bloom se retrouvant par exemple presque plagié dans Belle du Seigneur. Coup de force supplémentaire de Joyce, cette impression qu'a le lecteur (j'espère ne pas être le seul dans ce cas) de lire des auteurs qui n'arrivent que bien plus tard. Un passage notamment ressemble à s'y méprendre à du Céline. Je soupçonne les traducteurs d'avoir fait le lien avant moi... Toute L'Odyssée, tous les styles (ceux d'avant et ceux d'après), ça ne suffisait pas à la créativité de Joyce, qui n'est pas sans me rappeler celle d'un autre immense auteur de langue anglaise, bien avant lui, l'inénarrable Laurence Sterne et sa palpitante Vie et opinions de tristram shandy. Il lui fallait en plus inventer des mots, créer du langage et insérer un peu partout les mêmes petits trucs : "Fou. Tu. Foutu", un peu partout, par exemple. Tout et n'importe quoi, disais-je. Tout est n'importe quoi, rajoutais-je. Il n'empêche qu'Ulysse est une grande épopée, celle de la langue et de la littérature, qui prend enfin sa revanche sur le monde, bouffe toute la place, réinvente tout, fait tout revivre à ses façons, refaçonne à l'infini, relit tout à la légère pour tout remettre à plat et stimule merveilleusement l'imagination encore si peu fertile des humains dont le langage bien trop souvent n'est qu'une monnaie foutue. Fou. Tu.
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    • Livres 2.00/5
    Par Blacksad, le 15 mars 2013

    Blacksad
    J'aurais au moins essayé de m'attaquer à ce monstre inqualifiable qu'est Ulysse.
    Je n'ai su résister et ai stoppé cette lecture franchement éprouvante au bout de 300 pages. Je ne sais trop si c'est le fait de ne comprendre que la moitié de ce que Joyce a écrit, ou bien un manque de motivation, ou peut être de maturité, qui m'a fait perdre le fil et l'envie de continuer.
    Ce n'est que partie remise, j'irai sans doute ressortir ce cher Ulysse de ma bibliothèque un de ces jours...
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 03 septembre 2012

    brigittelascombe
    "Espère que ça n'est pas trop gros, ça déclencherait les hémorroïdes"
    Caméra cachée, tour à tour, dans le conscient et l'inconscient de plusieurs personnages du terre à terre Léopold Bloom annonceur publicitaire (véritable héros d'Ulysse qui comme ci dessus s'inquiète d'une possible constipation alors qu'il avait également "des rognons en tête" pour petit déjeuner) à l'intellectuel Stephen Dedalus "sérieux et narcissique"encore englué dans son complexe d'Oedipe, le lecteur, lâché en plein Dublin effectue un parcours qui s'avère initiatique entre balade basique et échappée psychanalytique.
    16 juin 1904. Date devenue culte (le Bloomsday) pour les fans de James Joyce et visiteurs assoiffés qui parcourent chaque année Dublin à pied comme le Monsieur Bloom- tout le monde du roman de 8 heures du matin à 3 heures du matin. Car on marche beaucoup dans ce gros pavé intello-philosopho-historico-mystico-politico-mythique, d'un pas rendu difficile par la diversité des styles employés et des techniques narratives. On y marche et on s'y perd de maison en cimetière,plage,bureau,maternité,café...
    Cette parodie ironique,cruelle,mordante de l'Ulysse d'Homère comprend trois parties.
    Télémachie aborde le thème de Télémaque alias Stephen Dedalus ou Joyce lui-même.
    L'Odyssée suit pas à pas Léopold Bloom qui va rencontrer Stephen (son opposé) dans lequel il voit Rudy, le fils qu'il a perdu. La caméra cachée pénètre dans la boite noire, celle des fantasmes du voyeur et de l'exhibitionniste qui se cache sous une façade proprette d'homme marié nostalgique et discret, d'homme plein de compassion pour l'aveugle en déroute.
    La partie trois:Nostros fait revenir Bloom chez lui par une fenêtre (il a oublié ses clefs) avec Stephen ivre puis dessaoulé qui comprend que leurs mondes sont trop différents et repart, abandonnant sa recherche de père pour se tourner définitivement vers un autre langage, celui de l'art.
    Joyce introduit enfin la parole d'une femme, celle dont on parle beaucoup mais qu'on ne voit jamais, la femme de Bloom qui le trompe avec un organisateur de concerts, revit sa journée dans les bras de son amant mais pense aussi en un long et célèbre monologue sans ponctuation,parsemé de oui,oui,oui, à la demande de mariage dans le passé de Bloom.
    On retrouve dans Ulysse des thèmes de vie,mort (la pensée du petit Rudy mort revient souvent),de sexe (masturbation,érotisme qui ont fait étiqueter ce roman de scandaleux),d'histoire( Joyce, l'Irlandais était contre la domination anglaise), de religion (avec mise en parallèle des peuples Juif et Irlandais, comparaison de l'Irlande, avec la guerre des catholiques et des protestants d'où Bloom le Juif se sent exclus et d'Israël, terre promise envahie).
    Ulysse (chef d'oeuvre de James Joyce), avec sa technique "du flux de conscience" m'a évoqué Mrs Dalloway de Virginia Woolf (avec son désordre de pensées,d'atmosphères,de sensations,de souvenirs,d'émotions).
    Trop ardu et intellectuel à mon goût!
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Citations et extraits

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  • Par Lorelay, le 07 juin 2012

    O cet effrayant torrent tout au fond O et la mer la mer écarlate quelquefois comme du feu et les glorieux couchers de soleil et les figuriers dans les jardins de l'Alameda et toutes les ruelles bizarres et les maisons roses et bleues et jaunes et les roseraies et les jasmins et les géraniums et les cactus de Gibraltar quand j'étais jeune fille et une Fleur de la montagne oui quand j'ai mis la rose dans mes cheveux comme les filles Andalouses ou en mettrai-je une rouge oui et comme il m'a embrassée sous le mur mauresque je me suis dit après tout aussi bien lui qu'un autre et alors je lui ai demandé avec les yeux de demander encore oui et alors il m'a demandé si je voulais oui dire oui ma fleur de la montagne et d'abord je lui ai mis mes bras autour de lui oui et je l'ai attiré sur moi pour qu'il sente mes seins tout parfumés oui et son coeur battait comme fou et oui j'ai dit oui je veux bien oui.
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  • Par Nastasia-B, le 02 septembre 2012

    J'étais là, peinard, en train de tuer le temps avec le vieux Troy de la Police Métropolitaine de Dublin au coin d'Arbour Hill quand voilà-t' y pas qu'un connard de ramoneur est arrivé et qu'il m'a pratiquement foutu son attirail dans l’œil. J'ai fait demi tour pour lui montrer de quel bois je me chauffe quand qui c'est que je vois qui traînasse le long de Stony Batter, Joe Hynes himself.
    - Ho, Joe, je dis. La forme ? T'as vu ce connard de ramoneur qui a failli m'éborgner avec sa foutue brosse.
    - La suie, ça porte bonheur, fait Joe. Et c'est qui ce vieux couillon avec qui tu parlais ?
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  • Par polko, le 11 mai 2012

    (Propos visant M. Bloom)

    MME YELVERTON BARRY
    (En robe de bal décolletée opale avec longs gants ivoire, portant une pelisse matelassée bique garnie de zibeline, un peigne de brillants et une aigrette de plumes dans les cheveux) Arrêtez-le, monsieur l’agent. Il m’a écrit une lettre anonyme en lettres maladroitement renversées alors que mon époux était dans le District Nord de Tipperary pour la session de Munster, signée Aimé Laverge. Il disait que du poulailler il avait vu mes globes hors pair alors que j’étais assise dans une loge du Theatre Royal lors d’une représentation de gala de La Cigale. Je l’avais profondément enflammé, disait-il. Il m’a fait des propositions inconvenantes, me demandant de commettre l’adultère à quatre heures et demie de l’après-midi le jeudi suivant, heure de Dunsink. Il me proposait de m’envoyer par la poste une œuvre de fiction de Monsieur Paul de Kock, intitulée La Demoiselle aux trois corsets.
    MME BELLINGHAM
    (En toque et pèlerine de lapin imitationphoque, emmitouflée jusqu’au nez, descend de son brougham et scrute à travers un face-à-main cerclé d’écaille qu’elle sort de son immense manchon d’opossum.) À moi également. Oui, je crois qu’il s’agit de la même personne détestable. Parce qu’il a refermé la portière de ma voiture devant la porte de sir Thornley Stoker un jour de neige mouillée pendant la période de froid de février quatrevingttreize quand même la grille du tuyau de décharge et la soupape à flotteur de la citerne de ma salle de bain étaient gelées. Subséquemment il m’a adressé sous enveloppe une fleur d’edelweiss cueillie dans les hauteurs, comme il disait, pour me rendre hommage. Je l’ai fait examiner par un expert en botanique et on m’a informé que c’était une fleur de pomme de terre indigène soustraite dans une des forceries de la ferme modèle.
    MME YELVERTON BARRY
    Honte à lui !
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  • Par polko, le 11 mai 2012

    J.J.O'MOLLOY
    (Parlant de Bloom)
    (En perruque grise d'avocat et robe d'avocat, parlant d’un ton de protestation chagrinée.) Ce n'est pas ici le lieu d'une légèreté indécente aux dépens d'un mortel égaré épris de boisson. Nous ne sommes ni dans une pétaudière ni à un bizutage d'Oxford et ceci n'est pas non plus une parodie de justice. Mon client est un nouveau-né, un pauvre immigrant étranger qui a commencé au plus bas comme passager clandestin et tente aujourd'hui de gagner honnêtement sa vie. Le délit forgé a été causé par une aberration temporaire de l'hérédité, due à une hallucination, des familiarités telles que l'événement dont il est apparemment coupable étant généralement autorisées dans le pays natal de mon client, la terre des Pharaons. Prima facie, j'attire votre attention sur le fait qu'il n'y a pas eu tentative de connaissance charnelle. Il n’y a pas eu intimité et l’agression dont se plaint Driscoll, à savoir que sa vertu aurait été sollicitée, n’a pas été répétée. J’insisterai tout particulièrement sur l’atavisme. Il y a eu des cas de naufrages et de somnambulisme dans la famille de mon client. Si l’accusé était capable de parler il aurait tout loisir de narrer une histoire – une des plus étrange qui aient jamais été racontée dans les pages d’un livre. Lui-même, votre honneur, est physiquement une épave du fait de la faiblesse de poitrine que connaissent les savetiers. Sa défense se fonde sur son origine mongolienne et sur l’irresponsabilité de ses actes. Un peu débile, en réalité.
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  • Par Grapheus, le 04 février 2009


    Majestueux et dodu, Buck Mulligan parut en haut des marches, porteur d'un bol mousseux sur lequel reposaient en croix rasoir et glace à main. L'air suave du matin gonflait doucement derrière lui sa robe de chambre jaune, sans ceinture. Il éleva le bol et psalmodia :
    — Introïbo ad altare Dei.

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