Note moyenne : 4.19/5 (sur 37 notes)
Couleur de peau : miel, Tome 2 :8Ajouter à mes livres
À 14 ans, Jung aborde la difficile période de l’adolescence, l’âge où certains rejettent leur famille pour mieux trouver leur personnalité. Comme Jung est du genre radical, son rejet sera intense ! Ce sera toutefois pour mieux découvrir les autres : les amis, dont certa... > voir plus
Après avoir partagé les bêtises du turbulent petit Jung, nous le retrouvons en proie aux affres de l'adolescence : l'attirance pour les filles mais la peur de se lancer, les problèmes familiaux et identitaires de cet âge, accrus par son statut d'adopté et son origine coréenne dans ce pays d'Europe.
Le ton est beaucoup moins drôle que dans le premier volet, même si l'auteur a un regard acéré et sans complaisance sur ses états d'âme, et pratique pas mal l'auto-dérision. Certaines pages sur l'adoption sont poignantes, voire glaçantes, et le graphisme des étreintes mère/jeune enfant reste aussi bouleversant que dans le précédent opus.
Bizarre, bien que le 1er tome ait été un coup de coeur, j'ai laissé passer deux semaines avant d'avoir envie d'ouvrir celui-ci. Je n'ai plus qu'à redécouvrir les deux albums à la suite, pour en avoir une vision globale. La fin peut laisser espérer un troisième opus ?
Si le premier tome ne m'avait pas complètement convaincu, pour une raison que j'ignore toujours, ce deuxième tome vient de le faire. le petit Jung n'était pas parvenu à me toucher mais le Jung adolescent l'a fait très rapidement. Au bout de quelques pages seulement, j'étais complètement embarquée dans son histoire, dans sa vie. Il la raconte magnifiquement bien. On sent, derrières ces pages, tout le travail de réflexion que l'auteur a dû fait pour nous transmettre les bonnes émotions au bon moment. Une belle sensibilité ressort de son personnage. Adolescents, la vie nous semble déjà difficile car nous sommes tous à la recherche de notre identité. J'ai du mal à m'imaginer ce que ça peut être lorsque qu'en plus on ne connait pas ses racines. J'étais vraiment désolée de découvrir le destin des autres jeunes coréens adoptés de son école. C'est un passage qui m'a bouleversé. Cependant, n'ayez pas peur, l'histoire de Jung, elle, est porteuse d'espoir et plusieurs passages sont moins lourds alors que Jung vit, entres autres, ses premiers émois amoureux. J'espérais que Jung retourne en Corée dans ce deuxième tome mais je comprends son choix. Je le remercie encore de nous offrir son histoire comme ça, sans censure. Ce sont des livres à offrir à tous les enfants adoptés et à leurs parents.
Des images et des mots sans concession, exprimant les questionnements d'un enfant grandissant (ou d'un adulte régressant si on se place du point de vue de l'auteur et non plus du personnage ^^) sur son adoption, son identité, ses racines, son rapport aux autres, que ce soit les Belges ou les Coréens de Belgique et d'ailleurs et par extension l'Orient mi inconnu, mi refoulé.
Suite de l'histoire de Jung, enfant coréen adopté par une famille belge. le voici qui entre dans l'adolescence en traînant ses mêmes blessures, ses mêmes complexes quant à son origine inconnue. Il voue un culte au Japon mais nie la culture coréenne. Entre humiliations, rêves, incompréhensions, Jung peine parfois à se définir en s'affranchissant de son apparence physique qui le ramène inévitablement à une culture à laquelle il ne se sent pas appartenir.
Ce deuxième tome est cependant un peu décevant par rapport au premier : le style semble un peu plus scolaire, plat. Et puis il n'est point question du retour en Corée qui me semblait annoncé déjà dans la préface du tome 1. Et pas de 3e tome en perspective. Alors il y a de quoi rester sur sa faim.
Aujourd'hui à 42 ans, ma valise est déjà bien pleine...Je suis l'enfant, je suis l'adolescent, je suis l'adulte, je suis toutes ces personnes que j'ai appris à aimer, à accepter...