> Alexandre Vialatte (Traducteur)

ISBN : 2070368033
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Lorsque, à seize ans, le jeune Karl Rossmann, que ses pauvres parents envoyaient en exil parce qu'une bonne l'avait séduit et rendu père, entra dans le port de New York sur le bateau déjà plus lent, la statue de la Liberté, qu'il observait depuis longtemps, lui apparut ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par peto, le 08 avril 2012

    peto
    L'Amérique est le premier roman de Franz Kafka.
    S'il est plus léger que ses autres romans, on y retrouve les thèmes habituels de Kafka: l'inaccomplissement, l'écrasement de l'individu; ainsi que son goût pour les situations improbables et ubuesques.
    On suit l'initiation du jeune héros, Karl, de turpitude en péripétie dans un pays trop grand pour lui.
    La "fin" de ce roman inachevé est assez ouverte et donne théoriquement une note optimiste pour notre héros. A moi, elle me laisse une impression plutôt inquiétante...
    Comme commenté par Max Brod, il y a du Chaplin là-dedans.
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    • Livres 4.00/5
    Par laurentgui, le 29 avril 2012

    laurentgui
    Un autre roman inachevé de Kafka, dans la même veine que le procès ou Le château. Toujours cette ambiance plombée, le danger et le sort qui s'acharnent, entrecoupés et habités par des scènes et des personnages déconcertants. Cette fois, le personnage principal est un adolescent fraîchement exilé en Amérique, chassé par ses parents allemands. À lire pour les amateurs de Kafka.
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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 04 août 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    Lorsque, à seize ans, le jeune Karl Rossmann, que ses pauvres parents envoyaient en exil parce qu'une bonne l'avait séduit et rendu père, entra dans le port de New York sur le bateau déjà plus lent, la statue de la Liberté, qu'il observait depuis longtemps, lui apparut dans un sursaut de lumière. On eût dit que le bras qui brandissait l'épée s'était levé à l'instant même, et l'air libre soufflait autour de ce grand corps.
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  • Par peto, le 08 avril 2012

    D'autre part, il était déconcerté par le fait qu'il devait faire face à deux ennemis et qu'il ne pourrait dire un mot sans que l'un ou l'autre y trouvât à blâmer ou à interpréter en mal; aussi se tut-il pour jouir provisoirement du calme qui régnait dans la pièce, car le gérant continuait à lire le journal, et le portier en chef s'était mis à classer les feuilles volantes que l'autre avait éparpillées sur la table, ce qui lui donnait beaucoup de peine vu son évidente myopie.
    Le gérant reposa enfin le journal en bâillant, s'assura d'un regard de la présence de Karl et pressa le bouton du téléphone sur la table. Il cria "allô" à plusieurs reprises mais personne ne répondit.
    "Personne ne répond", dit-il au portier en chef.
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