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ISBN : 2081316692
Éditeur : Flammarion (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.79/5 (sur 2289 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Bien entendu, lorsque Grégoire aperçoit son corps recouvert d'une carapace et constate que des pattes lui ont poussé dans la nuit, il croit à un mauvais rêve et ne s'inquiète pas outre mesure. Pourtant, la métamorphose est bien réelle. Elle est également évolutive. Éton... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Nastasia-B, le 19 août 2012

    Nastasia-B
    La métamorphose est un recueil de 16 nouvelles de longueurs inégales (allant de 3 phrases à 85 pages) dont la plus étoffée est la nouvelle titre, "La métamorphose".
    Que dire après les centaines de critiques qui ont élevé Kafka à des hauteurs inaccessibles et les millions de gens qui l'ont lu et relu et re-relu ? Juste donner un avis sincère et humble de l'impression produite par ce recueil sur un sujet lambda.
    L'écriture est fluide, mais très vite les incohérences avec la réalité s'érigent en maîtresses. Pourtant on reconnaît la réalité mais les altérations perturbent la vision, un peu comme un tableau de Bacon. Pour être franche, je n'aime pas toujours spécialement, mais cela a un caractère de curiosité indéniable.
    L'impression que j'en retire est celle d'un auteur qui aurait eu la faculté de se remémorer ses propres rêves (ou cauchemars, c'est selon) et qui les aurait couchés sur le papier. En rêve, j'ai souvent vécu des situations qui ressemblent à de la vérité mais où quelque chose cloche inexpugnablement, et où l'on se heurte mille fois au même obstacle ou à la même idée fixe sans que l'on y puisse rien changer, où l'on pédale dans une mélasse inqualifiable sans qu'il y ait moyen de nous en extraire.
    Franz Kafka nous relate donc ces sortes de rêves et du coup, on peut prendre ça pour une écriture métaphorique, une écriture allégorique, agrémentée de force philosophie alors qu'il n'y a peut-être qu'une écriture onirique, du moins c'est le parti que je prends pour ce recueil-ci. (Je ne vais pas me faire des amis ! mais j'assume complètement.)
    Ce n'est pas inintéressant, il fallait bien qu'un auteur le fasse, dire que j'en mangerais à tous les repas, peut-être pas.
    Concernant la nouvelle intitulée "La métamorphose", on peut probablement y lire (entre autre) une allégorie de la maladie, de la solitude, de la réclusion, de la dépendance ou du vieillissement. L'intéressant étant alors le récit du déclin dans la considération de l'autre, et pour avoir un peu vécu ce genre de situation, je comprends aisément ce qu'a pu vouloir exprimer l'auteur. On y lit aussi l'emprise de l'inertie sociale du personnage principal, enfermé au propre dans sa gangue de coléoptère, au figuré dans sa gangue familiale, et dont on ne saurait préciser laquelle de ces gangues lui interdit le plus de bouger.
    Pour conclure, si vous êtes à l'aise avec vos cauchemars, alors vous serez à l'aise avec ce Kafka-là, mais je le répète une énième fois, tout cela n'est que mon avis, un parmi tant d'autres, c'est-à-dire, pas grand chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 16 décembre 2012

    Gwen21
    Challenge ABC 2012 - 2013
    11/26
    Jamais je n'ai lu un récit comme celui-ci !
    Court, totalement prégnant, il m'a complètement siphonnée !
    Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre en l'ouvrant mais dès la première phrase j'ai fait la connaissance de Gregor, un jeune représentant de commerce itinérant, qui se réveille seul dans sa chambre et n'est plus du tout un jeune homme mais un monstrueux insecte, une sorte de cafard gigantesque !
    Dès les premières pages, je me suis sentie oppressée comme si c'était moi qui avait été transformée. Je comprenais avec une acuité extraordinaire à quelles pressions Gregor était soumis de la part de sa famille, de son employeur et de lui-même. Jamais encore un récit fantastique ne m'avait donné autant d'émotion en si peu de pages. Car nous parlons bien ici d'un récit fantastique. Personne, ni Gregor, ni le lecteur et peut-être encore moins le narrateur ne sait pourquoi et comment ce jeune homme qui fait de son mieux pour entretenir sa famille se transforme du jour au lendemain en monstre et est ainsi exclu de la société, même de celle de sa famille.
    Le malaise que j'ai ressenti pour Gregor s'est matérialisé physiquement dès les premiers chapitres ; je n'ai pu tenir plus longtemps entre mes mains l'édition Librio à la couverture cauchemardesque, j'ai compris que je ne pourrais pas continuer sans couvrir le livre, ce que je fis le plus vite possible pour pouvoir me replonger dans ma lecture (ceux qui connaissent ladite couverture me comprendront).
    En deux heures de lecture, jamais aucun sentiment de pitié ou de compassion ne m'a habitée, au contraire. Je me suis effrayée moi-même en pensant exactement comme les parents et la soeur de Gregor, c'est à peine si je pouvais soutenir les passages qui le décrivent ; moi aussi, comme eux, j'ai eu envie d'en finir avec lui et j'ai été soulagée quand...
    Au-delà de sa forme, ce roman, proche de la nouvelle par son style, ouvre plusieurs portes de réflexion sur des sujets de premier ordre comme la dépendance, le travail, les rapports sociaux et la famille. Bien des questions sont soulevées mais le lecteur est seul pour trouver les réponses, pour trouver ses réponses.
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    • Livres 4.00/5
    Par Alcapone, le 30 janvier 2013

    Alcapone
    " En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte." p.9, telle est la première phrase de La métamorphose qu'il n'est nul besoin de présenter. Publié pour la première fois en 1915, ce texte a alimenté toutes sortes d'analyses : de l'histoire de Gregor qui, du jour au lendemain, se transforme en insecte pour le plus grand malheur de sa famille, il n'est pas une interprétation mais mille. En effet, ce récit bien que court, a stimulé toutes les imaginations et nourri bien de thèses : certains assimilent La métamorphose à un réquisitoire dénonçant la relation conflictuelle père/fils de Kafka. D'autres encore y trouvent des allégories de l'isolement, de l'enfermement, de la peur de la différence, du drame familial... Pour toutes ces raisons, La métamorphose ne laisse d'intriguer des générations de lecteurs...
    Cette singulière histoire est marquée par son caractère factuel : peu importe les causes de sa métamorphose, Gregor est devenu un cancrelat. D'abord dévoués et horrifiés, puis résignés et enfin exaspérés, les membres de la famille Samsa (père, mère et fille) acceptent l'incident et réorganisent leur vie en fonction de ce fils/frère soudain devenu un poids. Les situations frisent l'absurde ou le grotesque (étapes de l'appropriation par Gregor de son nouveau corps d'insecte, les tentatives du père pour écraser son fils à coups de pommes, les rituels liés au ménage de la chambre de Gregor par la soeur...). Malgré un contexte inapproprié, le comique prend parfois le dessus dans certaines scènes... Les réactions des personnages sont pour certaines cocasses (cf. l'étrange manège de la femme de ménage) et le texte ne manque pas de décontenancer le lecteur...
    Ce récit surréaliste célèbre une écriture simple mais efficace qui a inspiré entre autres, des textes de la littérature japonaise comme par exemple, La dernière métamorphose de Keiichirô Hirano. Dans cet hommage rendu au monument littéraire de Kafka, Hirano raconte l'histoire d'un cadre japonais souffrant de hikikomori. A l'instar de cet ouvrage de Hirano, qui en passant n'est pas inoubliable, La métamorphose a durablement influencé la création littéraire. On notera d'ailleurs que les multiples thèmes abordés dans la nouvelle sont brillament exploités par Kafka. Je partage notamment la thèse de William Schnabel (Masques dans le miroir) selon laquelle le double métamorphique témoigne de la fascination et la répulsion pour cette forme monstrueuse. Chez Kafka, cette mutation qui mène inéluctablement à une fin misérable, traduirait selon Schnabel, un " rappel insolent de notre impermanence ". Il est évidemment bien d'autres sens à cette fiction mais finalement, quelles que soient les intentions prêtées au célèbre auteur tchèque, la magie opère. Et en dépit d'une traduction quelquefois maladroite pour la présente édition, La métamorphose, manifestation d'un esprit torturé, fait partie de ces lectures à ne manquer sous aucun prétexte.
    La colonie pénitentiaire
    Un officier zélé présente à un expert, juge des procédures judiciaires, la machine dédiée aux exécutions dans son pénitencier. Dernier défendeur de l'immonde instrument de torture, l'officier se désole de l'abandon progressif des pratiques imposée par l'ancien commandant. Cet engin conçu pour faire durer l'agonie du supplicié pendant 12 heures avant la mort effective, serait une création géniale. Dans une ultime tentative pour sauver l'hideuse machine, l'officier finalement vaincu par la décision de l'expert, décide de prendre la place du condamné... Ce texte dénote encore une fois l'esprit tortueux et cynique de Kafka. Voilà donc une nouvelle qui mérite d'être portée à la connaissance des lecteurs...

    Lien : http://embuscades-alcapone.blogspot.fr/2013/02/la-metamorphose-franz..
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    • Livres 4.00/5
    Par Philippe67, le 11 novembre 2012

    Philippe67
    Lire Kafka c'est toujours une avanture dans l'étrange, le non sens, le bizarre.. et pourtant on en sort toujours en se disant que tout ça c'est du réel.
    Un pauvre homme se voit évoluer et se métamorphoser au fur et à mesure qu'il se découvre il prend conscience qu'il est autre.
    de l'humour, du désespoir, une belle écriture avec plein d'imagination.
    Si vous n'avez jamais lu du Kafka commencez donc par la métamorphose!
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  • Par PiertyM, le 07 avril 2014

    PiertyM
    Une triste histoire, une terrible intrique qui nous pousse inévitablement à se demander sous quel sort l'auteur a-t-il écrit ce livre, et même quel a été son état d'esprit ? Dans quel chaos il se retrouvait lui-même pour pouvoir le transcrire inéluctablement dans la vie de Gregor? Un chaos sans cause, ni cheminement peut facilement faire penser à un simple caprice d'auteur.
    En effet, Kafka place son héros dans un labyrinthe, et moi lecteur je me demande pourquoi cette pénitence et à quel fin, pourquoi le cercle doit-il rester fermer pour cet homme qui n'avait qu'un but travailler intensément et subvenir aux besoins de sa famille. C'est vraiment sans raison et presqu'injuste de la part de l'auteur, et même on se dit il joue bien son jeu, l'auteur, il se fait simplement passé pour un comédien qui a mal porté son costume...
    Un homme qui se réveille un bon matin, et comme par coup de baguette magique se trouve métamorphosé en un insecte. ça commence trop fort, le livre! On ne peut s’empêcher de suivre Grégor dans son martyr, on s'attache à lui, on se voit à sa place puis on a l'impression de voir autrement le monde...
    Evidemment, animée d'entrée de jeu d'une curieuse soif d'en savoir plus, on ne peut lâcher le vivre une fois qu'on l'a entamé. Chaque phrase, chaque pensée de Gregor, chaque détail de sa déplorable condition ressemble à une armée de poux qui trémousse sur votre tête...
    Bien que j'aimé le livre, je l'avoue, mais je l'ai trouvé peu convaincant ou peut-être insuffisant!

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Citations et extraits

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  • Par Booknapping, le 21 novembre 2014

    « Qu’est-ce qui m’est arrivé ? » pensa-t-il. Ce n’était pas un rêve.

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  • Par raynald66, le 07 décembre 2013

    Était-il une bête, pour être à ce point ému par la musique ? Il avait le sentiment d’apercevoir le chemin conduisant à la nourriture inconnue dont il avait le désir. Il était résolu à s’avancer jusqu’à sa sœur, à tirer sur sa jupe et à lui suggérer par là de bien vouloir venir dans sa chambre avec son violon, car personne ici ne méritait qu’elle jouât comme lui entendait le mériter. Il ne la laisserait plus sortir de sa chambre, du moins tant qu’il vivrait ; son apparence effrayante le servirait, pour la première fois ; il serait en même temps à toutes les portes de sa chambre, crachant comme un chat à la figure des agresseurs ; mais il ne faudrait pas que sa sœur restât par contrainte, elle demeurerait de son plein gré auprès de lui
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  • Par wissal-88, le 29 octobre 2014

    La grave blessure de Gregor, dont il souffrit pendant plus d'un mois, sembla - car la pomme demeura fichée dans la chair comme un souvenir tangible, personne n'osant l'enlever - avoir rappelé même au père que Gregor, malgré sa forme actuelle, triste et répugnante, était un membre de la famille que l'on n'avait pas le droit de traiter en ennemi, mais envers qui la famille avait le devoir absolu de ravaler son dégoût et de supporter, rien que supporter.
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  • Par coca, le 15 mai 2014

    "Mes chers parents, déclara la soeur en frappant de la main sur la table par manière d'introduction, cette situation ne peut pas durer. Si vous ne vous en rendez pas compte, moi je le sens. Je ne veux pas prononcer le nom de mon frère en parlant du monstre qu'il y a ici, je vous dirai donc simplement : il faut chercher à nous débarrasser de ça.
    Nous avons fait tout ce qui était humainement possible pour le soigner et le supporter ; je crois que personne ne pourra nous adresser le moindre reproche."
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  • Par melouka, le 07 juin 2013

    Un matin, au sortir d'un rêve agité, Grégoire Samsa s'éveilla transformé dans son lit en une véritable vermine. Il était couché sur le dos, un dos dur comme une cuirasse, et, en levant un peu la tête, il s'aperçut qu'il avait un ventre brun en forme de voûte divisé par des nervures arquées. La couverture, à peine retenue par le sommet de l'édifice, était près de tomber complètement, et les pattes de Grégoire, pitoyablement minces pour son gros corps, papillotaient devant ses yeux.

    " Que m' est-il arrivé ? " pensa-t-il. Ce n'était pourtant pas un rêve : sa chambre, sa vraie chambre d'homme, quoique un peu petite à vrai dire, se tenait bien sage entre ses quatre murs habituels. Au-dessus de la table où s'étalait sa collection d'échantillons de tissus -- Grégoire était voyageur de commerce -- on pouvait toujours voir la gravure qu'il avait découpée récemment dans un magazine et entourée d'un joli cadre doré. Cette image représentait une dame assise bien droit, avec une toque et un tour de cou en fourrure : elle offrait aux regards des amateurs un lourd manchon dans lequel son bras s'engouffrait jusqu'au coude.

    Grégoire regarda par la fenêtre ; on entendait des gouttes de pluie sur le zinc ; ce temps brouillé le rendit tout mélancolique : " si je me rendormais encore un peu pour oublier toute ces bêtises ", pensa-t-il, mais c'était absolument impossible : il avait l'habitude de dormir sur le côté droit et ne pouvait parvenir dans sa situation présente à adopter la position voulue. Il avait beau essayer de se jeter violemment sur le flanc, il revenait toujours sur le dos avec un petit mouvement de balançoire. Il essaya bien cent fois, en fermant les yeux pour ne pas voir les vibrations de ses jambes, et n'abandonna la partie qu'en ressentant au côté une sorte de douleur sourde qu'il n'avait jamais éprouvée.

    " Quel métier, pensa-t-il, quel métier suis-je allé choisir ! Tous les jours en voyage ! Des ennuis pires que dans le commerce de mes parents ! et par-dessus le marché cette plaie des voyages : les changements de trains, les correspondances qu'on rate, les mauvais repas qu'il faut prendre n'importe quand ! à chaque instant des têtes nouvelles, des gens qu'on ne reverra jamais, avec lesquels il n'y a pas moyen d'être camarade ! Que le diable emporte la boîte.
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Une adaptation de "Devant la Loi". Auto-production réalisée en 2012 avec Denis Llorca et Antoine Reyes, musique de Stephane Bourquin.











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