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Alexandre Vialatte (Traducteur)
ISBN : 2070378403
Éditeur : Gallimard (1987)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 1910 notes)
Résumé :
Le jour de son arrestation, K. ouvre la porte de sa chambre pour s'informer de son petit-déjeuner et amorce ainsi une dynamique du questionnement qui s'appuie, tout au long du roman, sur cette métaphore de la porte. Accusé d'une faute qu'il ignore par des juges qu'il ne voit jamais et conformément à des lois que personne ne peut lui enseigner, il va pousser un nombre ahurissant de portes pour tenter de démêler la situation. À mesure que le procès prend de l'ampleur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
13 octobre 2014
  • 5/ 5
Le Procès est une sorte de farce douce-amère à visée philosophique. Franz Kafka n'est pas si loin, avec son Procès, de l'esprit de Voltaire et cette farce pince-sans-rire nous pose, avec beaucoup de gravité, les deux questions suivantes :
Qu'est-ce que la culpabilité ?
Qu'est-ce que la loi ?
De mon point de vue, on s'inscrit pleinement dans une démarche philosophique, même si le versant de satire sociale ne peut être exclu.
Le Procès met mal à l'aise. C'est voulu. Il nous oblige à prendre position. C'est voulu également.
Nul ne peut prétendre avoir tout compris, tout vu, tout senti de cette oeuvre tellement particulière. Sur cent lecteurs du Procès, vous aurez cent (voire plus) interprétations fort différentes des mêmes passages.
Cela vient pour une part de l'écriture même de Kafka, une sorte d'écriture onirique, qui s'apparente à la réalité, sans jamais en être, exactement comme dans le processus mystérieux de nos rêves ou de nos cauchemars. Des situations occlusives, obstruées, sans issue, loufoques, où l'on est tombé en croyant dur comme fer avoir gardé de contrôle de bout en bout et d'où l'on sort, sans davantage savoir pourquoi ni comment.
Cela provient aussi de l'histoire propre et de la genèse de l'oeuvre, non achevée, non destinée à être publiée en l'état et d'ailleurs publiée contre l'avis même de l'auteur qui, mourant, s'était opposé à la publication de ses travaux en cours. Certains liens peuvent donc sembler manquer, mais ce n'est absolument pas dommageable pour la lecture car l'un des effets d'écriture de Kafka est justement de distiller adroitement des informations incohérentes ou non corrélées qui sèment le trouble à dessein.
Nous voici donc aux prises avec un homme, Joseph K., fondé de pouvoir dans une banque, qui, un beau matin, voit arriver chez lui deux gaillards, qui lui stipulent qu'il est arrêté. Lui est innocent, du moins, c'est ce qu'il dit. Mais l'est-il vraiment ? Pour quel motif est-il arrêté ? Nul ne le dit, mais " La Loi ", le sait, et ses voies sont impénétrables, elles aussi. Son procès commence mais nul ne sait où, pourquoi ni comment, ni sur quels documents ni qui en sont les acteurs judiciaires.
Franz Kafka décrit le lent processus d'aliénation mentale que crée cette situation d'incertitude, de non-dits, d'annonces contradictoires, d'attentes interminables confrontées aux démons de la solitude.
On a, après la mort de Kafka et à la lueur des événements survenus dans les grandes dictatures communistes, interprété le Procès comme prémonitoire à ce genre d'excès. Ce n'est pas le parti que je prends, et je crois qu'on a beaucoup surinterprété certains aspects du roman en en occultant d'autres, même si je comprends le parti pris politique et le trouve défendable.
Je crois surtout qu'on néglige beaucoup l'humour contenu dans cette oeuvre bien que, de prime abord, elle ne viennent pas tout de suite à l'esprit comme un livre drôle, et pourtant. de même, on n'interprète pas ou peu, ou dans un sens bien obscur, le rôle et le comportement des femmes dans le Procès.
Pourquoi quasiment toutes les femmes plus ou moins désirables s'amourachent-elles toutes de K. lorsqu'il est accusé et ne semblaient-elles pas le faire avant ? L'une d'elle, Leni, fournit une explication peu plausible qui nous questionne furieusement : " Lorsqu'un homme est arrêté et accusé, il devient plus beau. " Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Que cherche à nous dire Kafka ? Peu loquace sont les commentateurs sur ce point...
Non, ce qui a retenu l'attention c'est surtout le questionnement d'ordre métaphysique que propose Kafka, et c'est vrai que là, c'est du lourd. Dans l'une des scènes, K., pour assurer sa défense, s'ingénie à rechercher toutes les actions qu'il a commises avant son arrestation.
Ce passage en particulier me paraît très intéressant car qui, parmi les innocents que nous sommes ou que nous croyons être, peut regarder l'ensemble de ce qu'il a fait et se dire qu'il n'a jamais été coupable de quoi que ce soit envers qui que ce soit ?
L'autre axe fort du roman, notamment au travers du seul chapitre publié du vivant de l'auteur, Dans La Cathédrale, qui met en scène la parabole du gardien et de la forteresse Loi, nous interpelle sur ce qu'est la loi. La loi dit-elle toujours la vérité ? Prend-elle toujours le parti du juste ? Qui fait la loi ? Pour qui ? Qui connaît la loi ? etc. Autant de questions qu'il est troublant de se poser et que le Procès nous oblige à nous poser.
Je ne peux pas dire que la lecture m'ait toujours enthousiasmée mais il est indubitable que ce livre nous questionne jusques aux tréfonds de nous-même avec une force suffisamment rare pour être qualifiée d'exceptionnelle. Si vous ne vous sentez pas le courage de lire tout ce livre, les deux chapitres vraiment très forts, que je vous conseille absolument, pour des raisons différentes, sont celui intitulé Début de L'Instruction et celui intitulé Dans La Cathédrale.
En somme, tout ceci concourt à faire de ce livre bizarre, dérangeant, iconoclaste un incontournable, mais tel n'est là que mon avis, ne m'en faites pas procès car il ne signifie sans doute pas grand-chose.
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fredho
19 juillet 2013
  • 4/ 5
« le procès » à sa lecture provoque un sentiment de malaise, une même sensation indicible que l'on éprouve lorsque l'on fait ce fameux cauchemar de courir sur place sans jamais avancer.
Un beau matin Joseph K., employé de banque est arrêté et accusé pour des faits non évoqués. Resté libre, M.K., ignorant les lois et dépassé par la situation, va chercher à s'innocenter tout en ne sachant pas de quoi il est accusé.
En même temps que le personnage, le lecteur se voit plonger dans une sorte de quatrième dimension, la situation devient complètement irrationnelle et pour le coup, angoissante et inquiétante. Au début frustré de ne pas connaître les accusations, nous finissons par oublier le pourquoi de l'arrestation et suivons l'enquête que mène Joseph pour se faire acquitter. A chaque porte qu'il franchit, il se voit confronter constamment au tribunal, chaque personne qu'il rencontre fait partie du tribunal, au fur et à mesure tout devient imperceptible et incompréhensif, et la fin tragique nous procure étrangement un assez lâche soulagement.
J'avoue ne pas avoir tout saisi de cette histoire de procès, mais c'est un livre marquant que je ne suis pas prête d'oublier.
J'ai visionné le film « le procès » d'Orson Welles pour en comprendre davantage le sens, l'adaptation est assez conforme au livre et j'ai été éclairée sur certains points mais je n'ai pas ressenti ce malaise constant que j'ai ressenti pendant la lecture « le procès ».
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cricri2025
20 mars 2013
  • 5/ 5
Voilà un monument auquel je ne m'étais jamais attaqué. C'est désormais chose faite, et ce, en une après-midi...
Que dire ?? IL FAUT LIRE CE LIVRE !! Les mots me manquent tellement j'ai été surpris par ce roman, qui est à la hauteur de sa réputation !
C'est l'histoire d'un homme que l'on vient arrêter chez lui, mais qui ignore totalement, et qui ignorera tout au long du roman, les raisons de son arrestation !!
Ce roman est une satire criante de notre société, son fonctionnement, sa justice, les rapports avec ses magistrats, ses policiers, toute cette bureaucratie jugée lourde par le commun des mortels... dont Joseph K., le personnage principal fait partie.
"Dans ces conditions, la défense est naturellement dans une position très défavorable et délicate. Mais c'est à dessein, là encore. Il faut vous dire que la défense n'est pas à proprement parler autorisée par la loi, mais seulement tolérée ; encore tout le monde n'est-il pas d'accord sur l'interprétation des textes législatifs qu'invoquent les partisans de cette tolérance."
C'est le premier livre de F. Kafka que je lis et franchement j'adore. Je me suis totalement retrouvé dans sa façon d'écrire et même sa logique (je ressentais l'état d'esprit exact que l'auteur décrivait dans certaines situations)
Bref, Kafka est un maître dans l'art de coucher sur papier les sentiments humains ! Ce livre en est le parfait exemple.
Certaines situations sont, il est vrai, totalement absurdes, loufoques, "kafkaïennes", mais elles sont parfaitement intégrées au roman et amènent la touche symbolique parfaite que l'auteur veut bien leur donner (la composition du tribunal, le bien? le mal?, le prêtre moralisateur, les bureaux de greffe, mais aussi la méthode...étrange? de l'avocat).
"- Ne te soucie de personne, dit l'avocat, et fais ce qui te semble juste.
- Certainement, dit Block.
On avait le sentiment qu'il cherchait à se donner courage. Avec un bref coup d'oeil de côté, il s'agenouilla tout près du lit et dit :
- Me voici à genoux, mon Avocat.
Mais l'avocat se taisait. D'une main, le négociant caressait prudemment l'édredon.."
Le "must" de l'absurde réside dans la scène de flagellation des gardiens dans le placard !! Un bijou !!
Parfois on se demande, qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ? (notamment la métaphore de la loi et son gardien ... où j'ai repris la lecture maintes fois je l'avoue)
Bref, les dialogues sont exquis et je l'ai déjà dis, retranscrivent parfaitement les états d'esprits à un temps T. Je comprends pourquoi M. Kundera est un amateur de Kafka.
"- C'est la Justice, dit enfin Titorelli.
- Maintenant je la vois, dit K. ; voici le bandeau sur les yeux, et voici la balance. Mais est-ce qu'elle n'a pas des ailes aux pieds, est-ce qu'elle n'est pas en train de courir ?
- Oui, dit le peintre, cela faisait partie de la commande : une Justice qui fût en même temps déesse de la Victoire.
- Cela se combine mal, dit K. en souriant. La Justice doit être immobile, sinon sa balance vacille et il ne peut plus y avoir de jugement équitable."
"- Avez-vous entendu parler d'acquittements prononcés dans le passé ?
- On dit, répondit le peintre, qu'il y en aurait eu. Mais il est très difficile de s'en assurer. Les décisions définitives du tribunal ne sont pas rendues publiques, les juges eux-mêmes n'y ont pas accès, si bien que sur les affaires anciennes il ne court que des légendes."
La version poche que j'ai, fait que l'on commence par le dernier acte donc la fin !! Je redoutais un peu cela, mais au final cela déclenche une certaine curiosité qui n'est pas retombée, même si l'on sait la fin de l'histoire.
Bref, au sortir de ce livre, une conclusion : les voies légales sont impénétrables !!
"On veut exclure la défense, autant que faire se peut ; tout doit reposer sur l'accusé. C'est un point de vue qui n'est pas mauvais, au fond ; mais ce serait une grave erreur d'en conclure que devant ce tribunal un accusé n'a pas besoin d'avocats. Au contraire, aucun autre tribunal ne rend leur présence aussi nécessaire. C'est qu'en général la procédure y reste secrète non seulement pour le public, mais aussi pour l'accusé."
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gouelan
24 mars 2015
  • 3/ 5
le Procès nous raconte la grande solitude d'un homme que l'on accuse, sans que l'on sache ce qui lui est reproché. Il est innocent, il n'a commis aucun crime. Pourtant on le poursuit, on le harcèle. Aucune aide ne lui est apportée. Il en ressort une atmosphère oppressante dans cette société où la bureaucratie est étouffante. K suffoque dans le palais de justice, chez le peintre, chez l'avocat, dans son bureau. L'étau de la justice se resserre sur lui. Chaque personnage qui semble lui apporter de l'aide ne fait que l'anéantir un peu plus.
Tout cela parait absurde. Il est accusé mais libre. On lui intente un procès mais il est innocent. Image d'une société totalitaire, où l'individu est oppressé, où il ne peut échapper à une loi dont il ne connait le code. Loi absurde, justice et bureaucratie insensées, inhumanité, peur, contrainte. Qui est le marionnettiste de cette justice qui semble folle? Il semble n'y avoir aucune issue à ce procès, aucun espoir.
Tout ceci fait de ce roman étrange une histoire cauchemardesque. Peut-être une vision d'une société sans pitié, qui accuse sans raison et dont les victimes devraient se justifier, alors qu'elles sont innocentes. Peut-être une allusion à l'antisémitisme. Vision aussi prémonitoire des dictatures communistes, du procès de Prague...
Mais dans ce roman, chacun est libre d'y trouver l'interprétation qui lui convient. C'est frustrant car on aimerait plus d'explications, on aimerait être guidé dans ce labyrinthe cauchemardesque.
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jwpack
05 décembre 2010
  • 4/ 5
La fine limite du réel
Un matin, Joseph K. est arrêté. Qui l'accuse ? de quoi ? Quand aura lieu son procès ? À ces questions, une réponse implacable: "C'est la loi." L'erreur est donc impossible. Ainsi, lentement, au rythme de l'administration, la vie de K. tourne au cauchemar. Avocats désabusés, juges peu scrupuleux, tribunal déserté... la justice n'est plus qu'absurdité, simulacre d'une liberté déjà perdue.
En lisant ce résumé, nous sommes tout de suite portés à penser qu'il s'agit d'un roman policier. Ce classique chef-d'oeuvre n'en est pas un. Nous pourrions même le classer comme roman psychologique puisqu'il nous met constamment en réflexion face à nous-mêmes. Il s'agit donc d'introspection grâce à un bouquin qui tend vers le fantastique.
Qu'est-ce que la liberté et la loi? Qui sont véritablement les juges de notre société ? Ne sont-ils pas partout ? Ne sont-ils pas nos voisins et amis ? Car, un jugement est définitif. Nous sommes tous juges ainsi que victimes.
Franz Kafka écrit d'une plume très accessible et navigue entre le réel et l'imaginaire d'une façon de maître. L'acteur principal ouvre une porte située dans une chambre, il est immédiatement dans les bureaux d'administration de la justice. Ne voilà t-il pas une forte image que la justice est partout ? Peut-elle être oppressante et omniprésente à ce point ?
Nous sentons dans ces lignes une angoisse profonde, une douleur interne par l'écrivain. Un cercle qui gravite infiniment. Plus l'action avance, plus nous nous retrouvons au point de départ. Ce sentiment est figé dans le livre. Plus K. (le héros) tente de se sortir du pétrin, plus il s'engouffre.
Ce bouquin est inachevé. Il n'aurait même pas dû être publié, selon les désirs de Kafka. Par chance, Max Brod, son ami, ne l'a pas écouté. Un pur délice pour l'intellect.
Point négatif ? Il vous faudra mettre de côté les notions de romans ayant une structure intro-intrigue-dénouement. Ici, c'est tout autre chose. Pas accessible à qui veut, mais vaut la peine que vous tentiez l'expérience.
Ma note: 4 étoiles sur 5
James W. Pack 
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Les critiques presse (2)
BulledEncre20 avril 2016
Une BD à vous faire bouillonner le cerveau (et ça fait du bien).
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Sceneario16 février 2016
Le dessin de Clod, très ligne claire, est très réussi. Pas besoin d'en faire trop, pour nous faire comprendre les situations.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations & extraits (109) Voir plus Ajouter une citation
fragolettefragolette23 novembre 2016
D'abord l'homme libre est supérieur à l'homme lié. Or, l'homme qui est venu est libre, il peut aller où il lui plaît ; il n'y a que l'entrée de la Loi qui lui soit défendue, et encore par une seule personne, celle du gardien. S'il s'assied à côté de la porte et passe sa vie à cet endroit, il le fait volontairement ; l'histoire ne mentionne pas qu'il y ait jamais été contraint. Le gardien, par contre, est lié à son poste par son devoir ; il n'a pas le droit de s'éloigner à l'extérieur, ni non plus, selon toute apparence, de pénétrer à l'intérieur, même s'il le veut. De plus, s'il est au service de la Loi, il ne la sert qu'en ce qui concerne cette entrée ; il ne sert donc effectivement que pour cet homme auquel l'entrée est destinée, et c'est encore une raison de voir en lui son subalterne.
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fragolettefragolette23 novembre 2016
- Tu touches ici à la thèse opposée, lui dit l'abbé. Certains commentateurs déclarent en effet que l'histoire ne donne à personne le droit de juger le portier. Quel qu'il nous apparaisse, il n'en reste pas moins un serviteur de la Loi ; il appartient donc à la Loi ; il échappe donc au jugement humain. Et dans ce cas on doit cesser aussi de le croire inférieur à l'homme. Car le seul fait d'être lié par son service à une entrée - fût-ce une seule - de la Loi, le place incomparablement plus haut que l'homme qui vit dans le monde si librement que ce soit.
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fragolettefragolette23 novembre 2016
J'ai oublié de vous demander le mode d'acquittement que vous préférez. Trois possibilités se présentent : l'acquittement réel, l'acquittement apparent et l'atermoiement illimité. L'acquittement réel est évidemment le meilleur, mais je n'ai pas la moindre influence en ce qui concerne cette solution. (...) C'est l'innocence de l'accusé qui doit seule le provoquer. (...) j'ai suivi, autant qu'on le peut, un nombre infini de procès, et, je dois l'avouer, je n'ai jamais vu un acquittement réel.
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fragolettefragolette23 novembre 2016
Parlons d'abord, si vous voulez, de l'acquittement apparent. Si c'est lui que vous désirez, je vais vous écrire sur un papier une attestation d'innocence. (...) Le juge a sur l'attestation la garantie d'un certain nombre d'autres juges, il peut vous acquitter sans crainte (...). Quant à vous, vous dites adieu au tribunal et vous êtes libre.
- Et alors je suis libre ? dit K. avec hésitation.
- Oui, dit le peintre, mais seulement en apparence ou, pour mieux dire, provisoirement.
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fragolettefragolette23 novembre 2016
L'atermoiement illimité..., dit-il, s'arrêtant un instant pour regarder devant lui comme s'il cherchait une explication pertinente, l'atermoiement illimité maintient indéfiniment le procès dans sa première phase.
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