Un très bon ouvrage -à lire!
Où il s'agit d'humanité (en son humanisation) et de liberté…
Recouvrant les notions de réciprocité et de responsabilité au regard d'une éthique à fonds universel…
Une éthique humaniste articulant la communauté humaine aux singularités.
Et l'auteur de réfléchir au "Principe Responsabilité" (au nom de l'espèce, des générations futurs et des futurs individus –et vis-à-vis d'autrui) : «Puisque Homo sapiens se revendique libre et appréhende l'unicité de son être (…) [il est] responsable de ce qu'il accomplit librement (..). Cette notion de responsabilité est centrale car elle constitue le moyen (…), de refonder un humanisme non essentialiste dans une perspective agnostique (…). / Il existe une asymétrie fondamentale (…) entre ceux qui ont la responsabilité de s'imposer un devoir, et les autres. Il s'agit, en particulier, de prendre en compte la souffrance animale, de respecter la diversité biologique et, plus généralement, de préserver la planète que nous léguerons à nos descendants.», HceRP, 25-27.
Et de pointer un élément essentiel et tenant à la néoténie biologique et à l'incomplétude des déterminants. Tenant à la vulnérabilité du petit d'homme et à l'ouverture du sujet : tourné vers l'autre, en vibrant, en projetant/introjetant les émotions: «Pour qu'un Homo génétiquement humanisable soit humanisé, il lui faut interagir avec au moins un autre semblable. Si je ne peux accéder à la plénitude de mes capacités mentales que de ce dialogue avec cet autre qui m'est proche, ne suis-je pas amené à lui conférer une valeur singulière ? Cette évidence de la valeur conférée à celui grâce auquel je suis humanisé - et que je contribue à édifier – est sans doute la base ethnocentriste de la morale altruiste.», HceRP, 21-22.
Et de tenir compte de la réalité du monde et des êtres en relation au monde et aux (autres) êtres autant qu'à eux-mêmes. Il en ressort que nous vivons par notre corps qui nous attache au monde, au temps, aux autres. Que nous vivons par le monde qui nous touche, nous arrime et nous définit. Que nous vivons par autrui qui nous accueille et qui nous fonde (contre la contingence) –qui nous élève à l'humanité inscrite en possible au cœur de l'être. Ou encore, dans les termes de Kahn, «Pour qu'un Homo génétiquement humanisable soit humanisé, il lui faut interagir avec au moins un autre semblable. Si je ne peux accéder à la plénitude de mes capacités mentales que de ce dialogue avec cet autre qui m'est proche, ne suis-je pas amené à lui conférer une valeur singulière ? Cette évidence de la valeur conférée à celui grâce auquel je suis humanisé - et que je contribue à édifier – est sans doute la base ethnocentriste de la morale altruiste.», HceRP, 21-22.
Et de répéter : «Affirmer que l'homme seul n'existe pas implique que (…) [le respect] de l'Autre est ainsi une valeur absolue, et non relative. Elle est même ontologique puisque j'ai besoin de l'Autre pour être moi-même, et qu'il a besoin de moi pour être lui», BetL, 31-38.
Et encore : «(...) nous ne vivons que par les autres et pour les autres (…). Aussi, le sentiment d'absence de réciprocité, la sensation de son insignifiance au regard d'autrui (…) constituent une agression psychologique d'une incroyable violence (…). le mépris rend fous ceux qui en sont l'objet, puisqu'on leur conteste par ce bais la possibilité d'exister en tant qu'êtres raisonnables en échange permanent avec leur entourage.», HceRP, 57-58.
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