ISBN : 2268070328
Éditeur : Les Editions du Rocher (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
C'est à Shanghaï, la ville mythique, interlope et fascinante, que débarque en 1938 Walter Neumann, un jeune journaliste autrichien rescapé de Dachau. Plus de vingt mille autres Juifs européens, traqués par les nazis, trouveront ainsi ref... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 06 mars 2011

    annie
    Histoire des Juifs en Chine
    Des Juifs étaient déjà présents depuis plusieurs siècles avant que n'en arrivent d'autres au XXe, c'est notamment le cas des Juifs de Kaifeng. Marchands et voyageurs perses, juifs et arabes, Marco Polo lui-même, attestent d'une présence juive en Chine depuis au moins le viie siècle. Tribus perdues d'Israël, émissaires du Roi Salomon en quête de matériaux précieux pour la construction du Temple de Jérusalem. Les légendes abondent à propos de leurs origines. La plus mystérieuse et paradoxalement la plus connue de ces communautés est sans conteste celle de Kaifeng, sans doute parce que c'est celle qui a duré le plus dans l'Histoire, et ce malgré son isolement.
    La théorie généralement admise est que les Juifs de Kaifeng seraient arrivés en Chine au ixe siècle par la route de la soie, en venant de Perse ou d'Inde en passant par l'Afghanistan. Ils se seraient alors installés à Kaifeng, capitale de la dynastie Song (907-1279) qui régnait alors sur l'Empire du milieu.
    Ils vécurent dans l'isolement le plus total, cultivant un judaïsme particulier car écarté de l'influence des Rabbins d'Occident et fortement empreint de Confucianisme, jusqu'au xvie siècle, où l'un d'eux, n'ayant jamais entendu parler du christianisme, entra en contact avec le père jésuite Matteo Ricci, venu évangéliser la Chine, qu'il prenait pour un coreligionnaire, ayant cru que la Vierge à l'enfant représentait Rebecca portant Jacob. C'est la redécouverte des Juifs de Chine par l'Occident.
    Après la destruction de la dernière synagogue, vers 1850, la communauté juive chinoise a progressivement perdu toute cohésion, et est considérée comme ayant disparu au début du xxe siècle en tant que communauté religieuse organisée.
    Aujourd'hui, il ne resterait plus qu'environ 600 de ces Juifs à travers la Chine Populaire, habitant encore principalement la ville de Kaifeng. le statut de minorité ne leur ayant pas été reconnu, ils sont plus que jamais à la recherche de leur identité, alors même que le gouvernement leur demande de se déclarer Hui (chinois musulmans) ou Han (chinois «chinois»). Sans textes religieux juifs d'origine chinoise ni vraie connaissance du judaïsme, ils s'appuient sur des traditions familiales et sur l'aide de Juifs étrangers pour essayer de retrouver leurs racines religieuses.
    Quelques un ont entrepris d'émigrer vers Israël, dans le cadre de leur entreprise de retour au judaïsme1.
    Parmi les commerçants et entrepreneurs occidentaux qui se sont installés dans les ports de Chine ouverts au commerce international dès les années 1840, il y avait des Juifs. le nom symbolique de cette démarche est celui des Sassoon installés à Shanghai avec Elias David Sassoon (1818-1896) dès 1844, et Victor Sassoon (1881-1961), qui construisit l'actuel Peace Hotel (en) sur le Bund. Ils ont joué un rôle majeur dans le développement économique de Shanghai. Leur nombre était évalué à 10 000 environ en 1930.
    Ces communautés ont disparu au moment du départ de tous les étrangers des anciennes concessions en 1949 et 1950. le sort de la communauté juive de Tianjin est illustré par la grande synagogue de Nanjing Lu, dans la concession britannique. Cette synagogue inaugurée en 1938, fermée en 1950, a été restaurée, mais pas rouverte, en 2008.
    En 1906, des Juifs russes quI fuyaient les troubles intérieurs de la Russie se sont installés à Harbin en Mandchourie. La plupart sont partis à Shanghai à l'arrivée des Japonais.
    À la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, quand les Juifs fuyaient l'Europe à la recherche d'une terre hospitalière, la Chine les accueillit sans rechigner. Une vingtaine de milliers de réfugiés d'Autriche, de Pologne, de Russie s'installèrent ainsi dans le district de Hongkou, près de Shanghai. Hongkou était pauvre mais accueillit les Juifs. le plus paradoxal est que les visas accordés aux Juifs le furent par des officiers consulaires japonais, qui ne tinrent pas compte des ordres de leur ministère. Les réfugiés arrivèrent donc à Kōbe, au Japon. Quand les Japonais entreprirent l'attaque de Pearl Harbor, ils déportèrent ces réfugiés dans des territoires alors sous contrôle japonais, tels que Hongkou.
    wikipédia

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 06 mars 2011

    annie
    En 1937 près de 20 000 Juifs allemands et autrichiens, fuyant la montée du nazisme, trouvèrent refuge à Shanghai. Ils furent rejoint dès 1939 par près de 4 000 autres réfugiés Juifs venant de Russie, Lithuanie et Pologne.
    Des associations d'entraides américaines ainsi que de grande familles Juives Shanghaiennes, comme les Sassoon, aidèrent ces gens en offrant des repas ou en proposant du travail. Mais malgré ces aides, les conditions de vies étaient difficiles en raison notamment du manque de logements.
    En février 1942, alors que Shanghai est sous occupation japonaise, Shibota, le vice-consul du japon, alerte secrètement la communauté juive qu'un projet de création d'un ghetto sur une île de Yangzi était à l'étude.
    Un accord fut trouvé entre les représentants de la communauté Juive et Tokyo pour maintenir ce ghetto à Shanghai, et en février 1943, les japonais à la demande des allemands, délimitèrent un secteur de 2,5km2 dans le quartier de Hongkou, réservé aux juifs apatrides.
    A la fin de la guerre, les réfugiés repartirent pour les Etats-Unis ou l'Australie et découvrirent l'horreur à laquelle ils avaient echappés.
    http://www.aschkel.info/article-dispora--37971205.html

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 06 mars 2011

    annie
    On croit tout savoir ou presque sur la Shoah... mais combien d'entre nous savent que l'émigration a eu lieu également vers la Chine ? Très peu sans doute... C'est donc ce fait que Michèle Kahn nous conte avec son talent habituel...
    Nous suivons les pérégrinations de Walter Neumann, juif autrichien de Vienne à Shanghaï, puis à Hong-Kong.
    Un roman très agréable à lire, malgré quelques longueurs sur la fin.

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Michèle Kahn est un pilier du très sélect Club des Croqueurs de Chocolat. Non seulement elle ne rate aucune des dégustations des cent-cinquante chocolatomanes ( pas un de plus) de France et de Navarre, mais elle a écrit une superbe saga de la divine fève, qui se dévore aussi vite qu'une boîte de truffes par grand froid. Ce palpitant et savoureux « Cacao » , que vous pourrez sûrement acheter sur Internet en attendant qu'un éditeur avisé nous le réédite dare-dare, relate l'épopée dune dynastie de marchands juifs réfugiés du côté de Bayonne pour fuir lInquisition. Les premiers, ils comprennent tous les bienfaits que lâme, aussi bien que le corps, peut retirer dune bonne tasse de chocolat fumant. Puis, en dépit de toutes les embûches, ils réussissent à acclimater en France le mystérieux tchocolatl dont Mayas et Aztèques avaient fait leur boisson fétiche. Devant les Champs-E lysées en habits de fête, un vrai cadeau que d'écouter Michèle nous emporter dans cette histoire, les papilles encore en extase de notre dégustation de Noël








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