ISBN : 2812602635
Éditeur : Editions du Rouergue (2011)


Note moyenne : 4.43/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Aux portes de l’automne, un homme entreprend un lent voyage vers sa mère.
Elle a 84 ans, vit depuis quarante ans au huitième étage d’une cité de Grenoble dont elle va devoir partir. La barre est sur le point d’être détruite, mais elle ne se résout pas à abandonne... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 17 mai 2012

    caro64
    Seras-tu là ? Voilà le titre qu'aurait pu donner Ahmed Kalouaz a ce très beau texte. Car c'est bien la question que se pose le fils, Ahmed, lorsque, de Bretagne où il est installé, il voyage sur sa vieille mobylette jusqu'à Grenoble et ses environs pour retrouver sa mère. Au fil du voyage, de rencontre en rencontre se dessine un subtil portrait de la mère algérienne, dans toute sa splendeur, ses misères et ses contradictions. Mère courage, mère mystère, dure et aimante à la fois, illettrée et curieuse. de son pays natal à la France des années 1950, la vie ne l'a pas épargnée.
    Ce texte retrace tout cela. Un soliloque, parole libre, sans retenue, sans fausse pudeur, au plus juste, au plus près du coeur pour dire celle qui a enfanté, pour dire les interrogations, les incompréhensions parfois. Et puis au-delà d'Ahmed et de sa mère, on entend la voix de cette génération d'immigrés qui a fait la France et s'est battue avec courage et pugnacité pour y vivre. Il faut une sacrée dose d'amour pour écrire de la sorte, pour être aussi vrai et aussi juste. Un amour les yeux grand ouverts. Un magnifique hommage, émouvant et bouleversant.
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    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 05 décembre 2011

    claracambry

    Un homme part de Brignogan en Bretagne sur la vieille mobylette de son père pour rejoindre le sud de la France. Un fils qui part revoir sa mère âgée de quatre-vingt quatre ans. Ce voyage est l'occasion de revenir sur ses souvenirs d'enfance brunie par les tâches du racisme, du poids de la différence de ses parents venus d'Algérie.
    Dans "Avec tes mains", Ahmed Kalouaz nous parlait de son père. Ici, tout en pudeur et en délicatesse, il revient sur celle qui lui a donné la vie. Si les odeurs de miel nous chatouillent les narines, elles n'occultent en rien les difficultés d'intégration de ses parents dans la France des années 1950.
    la suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2011/12/ahmed-kalouaz-une-etoile-aux-cheveux.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/12/ahmed-kalouaz-une-etoile-aux-..
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    • Livres 5.00/5
    Par mireille.lefustec, le 23 janvier 2012

    mireille.lefustec
    Depuis que j'ai découvert Ahmed Kalouaz, j'aime,j'aime....
    Ce livre de souvenirs sur sa mère,alors qu'il traverse la France en diagonale, à toute petite vitesse, pour aller vers elle,est émouvant,pudique,poétique.
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    • Livres 5.00/5
    Par soazcongar, le 22 février 2012

    soazcongar
    Un homme, la soixantaine, entreprend un pèlerinage original: un retour aux sources de son enfance.
    Chevauchant la vieille mobylette bleue de son père il trace une ligne entre le Nord Finistère, où il réside, et les montagnes de l'Isère où vit sa maman.
    Laissant derrière lui les lueurs sécurisantes du phare de l'île Vierge il roule vers la lumière de l'étoile aux cheveux noirs. Cette étoile a aujourd'hui 84 ans et est confrontée aux soucis d'un nouveau déménagement: l'immeuble qui renferme quarante années de sa vie de mère, d'épouse, de femme va être démoli et rasé. (...)

    Lien : http://bevanhalennebzh.over-blog.com/article-une-etoile-aux-cheveux-..
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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 17 mai 2012

    Tu n'aimes plus ce pays je crois. Est-ce l'idée de la mort qui approche ? Dans ta tête s'est établie une frontière que je refuse pourtant d'admettre, même si, comme en tapisserie, tu tisses des regrets, tu caches des colères trop longtemps contenues. Tu me parles souvent des invectives, du racisme que nous avons subi. Ma mémoire a fait le tri. Toi tu penses aux couvre-feux des années soixante, aux humiliations qui ont été infligées à ton mari, à ce temps qu'il a passé auprès de toi, étranger partout, traité comme un moins que rien, avant de finir sur une dernière vexation, un outrage à la hauteur du manque de considération dont il a souffert toute sa vie. Une vie de labeur, pour une retraite aux allures d'insulte.
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  • Par caro64, le 17 mai 2012

    Depuis ces premiers frimas, frêles souvenirs, le soleil a passé sa langue chaude dans ton cou, pris quelques secrets au passage, un parfum d’enfance, emporté ton coeur vers l’automne. Tu as vieilli et ton visage est un miroir pour moi. Fleur fragile, précieuse, tu es devenue au fil du temps ce souvenir fatigué qui savait jadis calmer une angoisse, une faim inassouvie. la nuit venue nous appelions pour trois gouttes de lait, affamés ou perclus de peur, chacun à sa manière. Peur de l’abandon, de la place prise par un autre plus jeune que nous. Le soleil s’est posé tant de fois sur ton épaule, ainsi la vie va, la nôtre après la tienne.
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  • Par caro64, le 17 mai 2012

    Aujourd’hui, il est impossible de suspendre le temps, mais je vais tenter de le ralentir, prenant la route à vitesse lente, pour mieux te retrouver, traverser tout un pays, pour rejoindre le tien, là où les rides sont devenues une certitude, comme un viatique pour la contée des craintes, que tu atténues sans doute par des prières quotidiennes.
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  • Par caro64, le 17 mai 2012

    On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en partant.
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  • Par claracambry, le 05 décembre 2011

    Tu as fait longtemps partie de cette communauté de femmes affublées de leur tablier blanc et qui ont enduré les lessives, debout devant les bassins d’eau froide, pour rincer encore et encore, subir cette litanie du linge, renoncer à votre beauté, à peine le temps de passer une main humide sur vos cheveux, un doigt mouillé sous vos yeux. Au labeur, comme si vous aviez été élevées pour remplir votre temps de tâches ingrates, toujours à la recherche d’une occupation, d’un coup de balai machinal, d’un coup de chiffon sur la poussière imaginaire.
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