Après 4h48 je ne parlerai plus.
Je suis arrivée à la fin de cette effrayante de cette répugnante histoire d'une consciente internée dans une carcasse étrangère et crétinisée par l'esprit malveillant de la majorité morale.
Sarah Kane, dramaturge anglaise, née en 1971 et suicidée en 1999, fut à la fois adulée et dénigrée. Soutenue par des auteurs aussi importants qu'Harold Pinter et Edward Bond, ses pièces furent jouées dès 1995 (elle avait alors 24 ans) et firent scandale par leur violence, au point d'être menacées de censure. Pourtant, un critique du Daily Mail, Jack Tinker, affirma que son œuvre était celle d'une « ado suicidaire et frustrée ».
Pour ma part, je découvre son œuvre par la fin, «4.48 psychose » étant sa dernière pièce écrite, juste avant son suicide et je trouve l'expression de Tinker à la fois très méprisante et pas totalement infondée. Je comprends en effet aisément que des jeunes filles mal dans leur peau puisse aimer Sarah Kane et se reconnaître dans ses mots pleins de colère et de désespoir mais il me semble que cela n'entache en rien la qualité de son œuvre. La suite sur mon blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2011/08/448-psychose-de-sarah-kane-larche.html