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> Éric Chédaille (Traducteur)

ISBN : 2267021153
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2010)


Note moyenne : 3.66/5 (sur 261 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Lorsque Jiselle, hôtesse de l’air, rencontre le beau pilote Mark Dorn, veuf et père de trois enfants, cela ressemble au début d’un conte de fées. Le passé compliqué de Jiselle, ses sentiments confus envers son père... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Aela, le 24 avril 2012

    Aela
    « In a perfect world », c'est un roman difficilement classable. Roman de science-fiction, roman psychologique, roman écologique?
    Jiselle, l'héroïne, est trentenaire, hôtesse de l'air et toujours célibataire.
    Elle accepte rapidement la proposition de Mark Dorn, pilote de ligne, veuf et père de trois enfants, de l'épouser.
    Elle croit mener ainsi une vie de famille tranquille mais c'est sans compter le caractère difficile de sa belle-fille Sara qui a juré de lui transformer sa vie en enfer, et les absences répétées de son mari, dues à son métier de pilote.
    Nous sommes aux Etats-Unis dans un futur proche, une mystérieuse épidémie ravage les Etats-Unis, épidémie appelée la grippe de Phénix, l'Etat de l'Arizona étant le plus touché.
    Jiselle va descendre progressivement en enfer, devant affronter l'hostilité de sa belle-fille et l'hostilité de l'environnement. Tout l'éco système est bouleversé, les rats se promènent partout, les coupures d'électricité se multiplient et le mari va être retenu en quarantaine en Allemagne pour une durée indéterminée.
    Un roman sombre, curieux, qui nous laisse une impression continue de malaise.
    Une interpellation sur le sort qui nous attend si nous ne protégeons pas mieux la planète.
    Encore une fois, Laura Kasischke nous montre tout son talent ; elle manie ici la terreur d'une main de maître et son style nous fait penser à celui de Joyce Carol Oates.
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    • Livres 3.00/5
    Par pyrouette, le 29 décembre 2013

    pyrouette
    Jiselle est forte et endurante mais elle ne le sait pas. Toujours rabaissée par sa mère, même après son mariage, elle continue pourtant à la fréquenter supportant ses critiques acerbes. Son mari bel homme séduisant est toujours parti, son métier étant l'excuse la plus vraisemblable. Les enfants de son mari, véritables petits tyrans ne lui épargnent rien. C'est le quotidien de Jiselle à l'intérieur du cercle familial. Dans le pays, en quarantaine une épidémie de grippe sévit. Elle va se retrouver seule, marâtre au milieu de trois enfants haineux ou indifférents puisque Mark est bloqué dans un pays étranger. C'est là, à ce moment-là, qu'une femme normale, indépendante, avec un réflexe de survie normal aurait fui. Jiselle va, comme un jeu de lego, faire de la reconstruction familiale, alors que tout s'écroule, tout meurt autour d'eux. Plus les conditions de vie vont devenir surhumaines, plus elle met un point d'honneur, vital, à organiser les journées des enfants comme si tout allait bien. La fin du monde vu par les yeux de Jiselle. L'histoire est forte, lente, bien détaillée et j'attendais la surprise qui explose, qui fait monter l'angoisse d'un cran. Elle n'est pas arrivée cette surprise, j'ai lu l'histoire de cette femme comme une lente agonie d'une survivante.

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2013/12/29/28778323.html#com..
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 16 juin 2011

    canel
    Jusqu'alors désespérément célibataire mais résolument indépendante, Jiselle, jolie hôtesse de l'air, épouse à trente-trois ans le séduisant pilote Mark. Celui-ci est veuf, il a deux filles adolescentes (Sara et Camilla) et un petit garçon de dix ans, Sam. Jiselle vient vivre chez eux, dans un contexte apocalyptique : la "grippe de Phoenix" fait des ravages, le climat est déréglé, les Etats-Unis sont en guerre au Moyen-Orient et haïs par le reste du monde, ses habitants sont devenus persona non grata un peu partout, les rongeurs commencent à envahir la ville et les habitations, les coupures d'électricité se font de plus en plus fréquentes... Au milieu de ce chaos, Jiselle est confrontée dans son nouveau foyer à l'hostilité de l'odieuse Sara, à l'indifférence feinte de l'aînée Camilla, mais se réjouit de la tendresse partagée avec le jeune Sam. Son quotidien est profondément ennuyeux, sans Mark, éloigné par sa profession de pilote long courrier.
    Un roman étrange, minutieux et lent, sur les difficultés d'une trentenaire devenue soudain épouse, belle-mère, et femme au foyer. Il émane du récit une sensation de malaise avec cette ambiance de fin du monde, et la patience inébranlable dont fait preuve Jiselle ne cesse de surprendre. La tension monte pour le lecteur, la paranoïa de la population et le dénuement rendent l'atmosphère de plus en plus oppressante... La force de Laura Kasischke dans ses meilleurs ouvrages est de remplacer peu à peu le calme et la normalité apparents par une tension qui aboutit inéluctablement à un drame, qu'on pressent sans le deviner. C'est partiellement le cas dans ce thriller psychologique plaisant à lire... Pourquoi "partiellement" ? à vous de le découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par jeandubus, le 14 octobre 2013

    jeandubus
    Evidemment, Laura Kasichke a vu « Birds » d'Hitchcock, du reste elle le cite dans son roman. Sans doute a-t-elle lu aussi la modeste nouvelle de Daphné du Maurier qui inspira le grand maître. Mais imaginons ce qu'aurait pu donner une version filmée d' « En un monde parfait » avec Tippi Hedren dans le rôle de Jiselle et Jessica Tandy dans le rôle de sa mère…
    On a la sensation d'une compression de l'angoisse et d‘un lent refoulement de celle-ci dans l'esprit à la manière d'une irrigation terrible et venimeuse. Au-delà des oiseaux qui finissent en ellipse, ce récit est un incroyable et génial mélodrame qui venge superbement ce genre-là, tellement gâché par la paresse.
    Le propos est nourri, la progression est incroyablement maîtrisée. Les personnages justes et le verbe brillant et percutant. Ce roman brillantissime annonce « Esprit d'hiver ». Autant ne pas lire la 4eme de couverture qui dévoile un peu de l'intrigue. le mieux est d'ouvrir à la première page et de se laisser prendre en otage.
    Décidemment cette romancière qui sait parler et séduire les hommes tout en révélant leurs pires travers, me passionne et je gravis son œuvre par étapes.
    Si La couronne verte m'a déçu, ça n'était sans doute que pour mieux me complaire dans « En un monde parfait », dans cette découverte sans chronologie d'une femme décidée et pugnace qui a trouvé le chemin, si rare, du talent.
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    • Livres 4.00/5
    Par benjamin2010, le 22 septembre 2012

    benjamin2010
    Je poursuis ma découverte de Laura Kasischke par ce livre et suis une nouvelle fois très agréablement surprise par le style de l'auteur.
    L'histoire commence de manière très "sage", un brin gentillet : Jiselle, jolie trentenaire hôtesse de l'air et toujours célibataire, mène une vie plutôt rangée. Jusqu'au jour où elle se voit courtisée par Mark Dorn, le beau pilote d'avion que toutes les femmes rêveraient d'épouser. Flatée, Jiselle accepte de se marier avec Mark, mettre de côté sa vie professionnelle et s'occuper de ses 3 "beaux-enfants", qu'elle ne connait même pas.
    Alors dis comme ça, on pourrait penser que l'on se retrouve plongé dans un roman à la "Danielle Steel". Sauf que les personnages sont drôlement bien décris, leur psychologie très travaillée. Et surtout, l'histoire a pour toile de fond le MidWest américain, théâtre d'une mystérieuse pandémie.

    Je n'en dirais pas plus car ce roman est réellement "inclassable". Lors de ma lecture, j'ai plusieurs fois cru me plonger dans de la science fiction (or ce genre ne m'attire pas du tout), alors qu'après réflexion, ce n'est pas du tout le cas ce livre. J'en ai tourné les pages sans pouvoir m'arrêter, avide de connaître le sort de Jiselle et sa famille.

    Une très belle découverte encore que ce livre. Je l'ai terminé il y a maintenant quelques jours et j'y repense encore, il a soulevé chez moi plusieurs interrogations sur ce monde qui n'a rien de parfait.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Augustin Trapenard pour le Magazine Littéraire

    Pour son septième roman, l'Américaine Laura Kasischke publie un conte sur la fin du monde. Située dans un futur proche aux Etats-Unis, cette parodie de romance met en scène le d&eac... > lire la suite

    Critique de qualité ? (4 l'ont appréciée)

Critiques presse (1)


  • Telerama , le 12 octobre 2011
    Laura Kasischke réunit ses thèmes favoris dans ce roman déroutant et superbe […]. Elle parvient à faire peur et rire en même temps, avec ce personnage de femme qui rêve d'un monde parfait au moment où tout s'effondre.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par nameless, le 31 octobre 2014

    "Au temps de la peste noire, expliqua Paul Temple, les Anglais appelaient cela le mal français, les Français parlaient du mal italien, et ainsi de suite. Imputer les fléaux à autrui n 'est pas chose nouvelle."

    Page 205 - Christian Bourgois Editeur

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  • Par nameless, le 31 octobre 2014

    Au cours de cette période aussi brève qu'étrange, on avait entrevu la possibilité d'un mode de vie entièrement différent. Il s'agissait d'un bienfait collatéral à l'effondrement de l'économie, à la dévastation causée par la grippe de Phoenix. Les règles présidant aux comportements de toute nature changèrent du jour au lendemain.

    Page 204 - Christian Bourgois Editeur
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  • Par nameless, le 31 octobre 2014

    Il expliqua qu'il avait grandi dans une maison en gazon au coeur du Nebraska. Il était préparé pour l'inéluctable. Il avait toujours su que l'électricité serait la première chose à faire défaut. Ensuite, ç'allait être l'essence, puis la nourriture, puis l'eau.

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  • Par nameless, le 29 octobre 2014

    Jiselle ne voyait pas en quoi St. Sophia avait pu changer.
    Il s'en dégageait l'impression que le temps s'y était arrêté à un moment idéal : soleil immobilisé au zénith, saisons figées entre printemps et été, population équilibrée entre trop et pas assez. Les heures les plus heureuses carillonnées en haut d'un clocher. La plus douce période de l'histoire américaine reflétée par la variante la plus romantique de l'architecture du pays. La paix faisant suite à la guerre. Une politique des plus amènes. Une ère de prospérité, mais non pas de matérialisme. Une ère pendant laquelle les gens croyaient en certaines choses sans toutefois verser dans le fanatisme.

    Page 82 - Editions Christian Bourgois Editeur
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  • Par nameless, le 29 octobre 2014

    Il descendit dans le sud de l'Etat et passa en Illinois pour aller la chercher à bord de sa voiture bleu métallique. ("Une Mazda RX-8. La seule voiture pour crise de la quarantaine dans laquelle il était possible d'entasser trois gosses")

    Page 78 - Editions Christian Bourgois Editeur

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