> Céline Leroy (Traducteur)

ISBN : 2253123641
Éditeur : LGF (2009)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 69 notes) Ajouter à mes livres
A la fin des années 1970, trois pom-pom girls quittent leur camp de vacances à bord d'une Mustang décapotable dans l'espoir de se baigner dans le mystérieux Lac des Amants. Dans leur insouciance, elles sourient à deux garçons croisés en chemin. Mauvais choix au mauvais ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 30 juin 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Elles sont trois. Elles sont belles, elles sont populaires. Mais lassées de leur camp, elles décident de s'éclipser quelques heures pour aller se baigner dans un lac non loin de leur camp de cheerleaders. En chemin, elles vont croiser deux jeunes garçons à bord d'une voiture toute rouillée. Détail très important pour elles qui roulent dans une très jolie décapotable. Alors évidemment, l'effet campagnard c'est « craignos » pour ces demoiselles.
    Sur cette route, il va se passer un évènement. Pas tout à fait anodin mais pas tout à fait important non plus. Pourtant, c'est cet évènement qui va chambouler le reste du séjour.
    Ces garçons sont-ils aussi innocents qu'ils en avaient l'air ? Pourquoi l'une des trois pense les avoir vu à l'intérieur de leur camp alors qu'une autre est persuadée que c'est impossible?
    Ce qui est intéressant dans ce roman, c'est que tout au long de l'histoire, on se met à avoir des doutes. Sur ces garçons tout d'abord mais également sur d'autres personnages. Chaque fille du camp, sous ses airs de petite fille modèle, semble cacher une face sombre.
    Et la fin nous surprend totalement ! Tout ce que l'on avait imaginé était à côté de ce qu'il se passe véritablement.
    Ce que l'on a imaginé de pire ne se passe pas mais à la lecture des dernières pages, on en vient à se demander si cette réalité n'est pas encore plus atroce.
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    • Livres 4.00/5
    Par Beatrice64, le 27 février 2011

    Beatrice64
    Elles sont jeunes, elles sont belles, elles sont insouciantes. A la fin des années soixante-dix, trois jeunes filles quittent leur camp pour une escapade à bord d'une décapotable, les cheveux au vent. Mais mais mais… En chemin elles rencontrent deux garçons à qui elles sourient imprudemment… Sous des airs de film d'horreur, une histoire tendue par l'imminence de la catastrophe, au coeur de l'adolescence, bien au-delà des apparences (la fin est inattendue). Ca se dévore comme une histoire terrifiante au coin du feu.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 13 juillet 2009

    Lune
    Laura Kasischke s'y entend pour capter notre attention et faire monter notre envie de savoir. L'histoire se passe dans une Amérique de fin des années 70, trois adolescentes pom-pom girls participent à un camp. Elles se déplacent dans une mustang appartenant à l'une d'entre elles. Constitué de flash-backs, de moments présents et de futurs, le roman nous entraîne dans tous les désirs, les questionnements de cette tranche d'âge. Lors de leur équipée, elles croisent deux garçons, elles leur sourient. Plus tard, elles les rencontrent à nouveau et les provoquent. Les jeunes hommes semblent les suivre et c'est là que la tension atteint son paroxysme jusqu'à la fin inouïe que je ne dévoilerai pas. Un livre constitué d'observations lucides et de cruautés tour à tour inconscientes, féroces, incompréhensibles.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par ph_hugot, le 29 avril 2011

    ph_hugot
    Pour qui ne connait pas l'auteur et s' arrete simplement sur le titre- traduction française complétement idiote- et le 4eme de couverture, on pense avoir à faire à une histoire simple de cheerleaders en colonie de vacances, de balades en voiture, de filles faciles, de garçons aux yeux baladeurs.
    En fait, ceux qui ont déja lu du Laura Kaschike savent bien que tout cela va être bien plus pervers, complexe, et surtout très angoissant. Car petit à^petit, de manière d'abord insidieuse, puis plus fortement , un sentiment de basculement, de catastrophe imminente reste comme un nuage très noir au dessus de cette carte postale.
    Avec un final mélancolique et éblouissant à la hauteur de l'attente, l'auteur nous livre une partition épatante à recommander pour qui ose s'aventurer sur des chemins peu balisés.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par 2dtens, le 30 août 2009

    2dtens
    Je suis un peu déçue de ce roman, je m'attendais à une histoire palpitante suite à la lecture du 4ème de couverture,mais tout du long on attend, on attend qu'il se passe quelque chose, l'écriture est bien rythmée, la lecture est très agréable, mais les éléments de l'histoire peinent à venir, bref, un bon moment de lecture, mais un roman vite lu, vite oublié.
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Critiques presse (3)


  • Lecturejeune , le 01 décembre 2007
    Lecture jeune, n°124 - Trois jeunes Américaines s’échappent, le temps d’un après-midi, du camp de vacances pour pom pom girls où elles séjournent. Avec l’insouciance de leur âge et l’assurance de leur charme, elles se dirigent vers le lac des Amants à bord d’une mustang rouge décapotable. Lors d’un arrêt à une station service, elles croisent le regard de deux garçons, deux « nases » au volant d’un break rouillé. Kristy, par un sourire presque automatique, va amener ces garçons à les suivre… un peu trop loin. La rencontre, apparemment anodine, tourne au cauchemar. Ces adolescentes qui cultivent leur apparence et la transforment en arme font l’expérience du pouvoir qu’elles ont sur les hommes. L’écriture de Laura Kasischke transforme ce paisible camp de vacances en table de dissection d’une Amérique stéréotypée, qui a foi dans les slogans de ses supporters sportifs… Avec un sens du détail acéré et des images récurrentes, l’auteure opère une destruction systématique de cet univers « idyllique ». Au fil des pages, le camp de vacances d’adolescentes devient un théâtre de cruauté. Rozenn Muzellec
  • Lecturejeune , le 01 décembre 2007
    Lecture jeune, n°124 - Ce roman est empreint de sensualité : la beauté parfaite des filles, la blancheur parfaite et terrifiante de leurs seins, la chaleur torride, les couleurs chaudes, les stridulations des cigales… Tout renvoie à leur désir ambivalent, nourri par le fantasme des deux garçons à leurs trousses. Des flash-backs s’insèrent dans le récit et marquent des pauses dans un scénario au suspense insupportable et au dénouement cauchemardesque. Les personnages - très glamour, très provocants - évoquent le James Dean des années 60, version féminin. Cet ouvrage dresse aussi un portrait féroce d’une Amérique moyenne dénuée de morale et de sentiments, qui rappelle les films de Robert Altman. Cécile Robin-Lapeyre
  • Lecturejeune , le 01 décembre 2007
    Lecture jeune, n°124 - Dans une construction captivante, l’auteure met en scène une certaine jeunesse américaine, son essence même dirait-on, celle, intemporelle, qui nourrit notre imaginaire : ici les physiques sont parfaits et les esprits déterminés. Le style de Laura Kasischicke est précis, réaliste, c’est une écriture de sensations – corps adolescents, nature omniprésente… – qui submerge et élabore une atmosphère troublante. L’angoisse lancinante saisie le camp isolé des pom pom girls et le récit se teinte de fantastique. Rêves de garçons est-il ce conte horrifique qu’on se racontera le soir au fond des bois ? Son auteure brouille les pistes, jusqu’à un dénouement cruel et bien réel. Le propos et la férocité du ton rappellent Joyce Carol Oates. L’art de la chute, l’abyme final, en plus. Hélène Sagnet

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Citations et extraits

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  • Par Myrtle, le 09 décembre 2011

    Tout au long de son discours, Mary Beth ne cessa d'enrouler une mèche de ses cheveux blond vénitien autour de son doigt. Dès que l'une d'entre nous prenait la parole, Mary Beth, étant obligée de se taire, se mettait à les mâchonner - une habitude que j'ai perdue le jour où ma mère m'a raconté que lors d'une opération, on avait sorti trois kilos de cheveux de l'estomac d'une ado qui s'était plainte de maux de ventre. Cette image était restée gravée en moi - cette matière molle et détrempée extirpée du corps de cette fille comme un bébé ou un nid d'écureuils.
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  • Par Myrtle, le 09 décembre 2011

    Quelle surprise néanmoins, habitués comme nous l'étions de penser qu'il s'agissait d'un tout petit homme ou d'un vieux petit garçon, d'apprendre longtemps après par des égyptologues qui le passèrent aux rayons X que, selon toute vraisemblance, nous avions affaire à une fille, probablement prépubère, une sorte de servante de la royauté. Son squelette présentait certains attributs - au niveau des côtes, du pelvis, des os fémoraux - suggérant qu'elle était morte jeune. Les fibres du tissu qu'ils analysèrent montrèrent que ce type de trame correspondait à celui des vêtements portés par les riches. Elle avait probablement était enterrée vivante avec son maître à la mort de ce dernier. A présent, elle se trouvait dans le bureau de mon beau-père, dans un cercueil de verre.
    Un peu comme une Blanche-Neige qui aurait très mal fini.
    Une Blanche-Neige morte et moisie.
    Aucun prince n'aurait souhaité embrasser une chose pareille.
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  • Par clarinette, le 04 septembre 2011

    Le bruit de fond orchestré par les cigales avait totalement disparu. Il s'était soudain interrompu en fin d'aprè-midi, et personne, pas même Miss Vaseline ne savait si l'on devait ce répit à la tombée de la nuit ou à la mort des insectes. Toutefois, on ne pouvait pas nier le changement. Les cigales s'affaiblissaient, tombaient des arbres l'une après l'autre en une pluie écoeurante de corps fripés crachotant dans la poussière. c'était comme si on avait appuyé sur un énorme interrupteur qui les auraient fait taire d'un coup. Quelle étrange sensation que de pouvoir entendre de nouveau le chant des oiseaux et le bruit des branches d'arbres.
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  • Par Myrtle, le 09 décembre 2011

    En troisième, Greg Murray, le fils du principal, a décidé qu'il était amoureux de moi.
    Au début, j'ai trouvé ça drôle.
    Greg était aussi laid que certains chiens, repoussants au point qu'on ne peut pas s'empêcher de les caresser, de fondre devant leur truffe humide, leurs gencives noires qu'ils découvrent en grognant, les traits aplatis de leur gueule. Ces chiens que leurs propriétaires appellent toujours par un petit nom affectueux (Bing, Princess, Missy). On en voit partout, on dirait qu'ils ont été inventés uniquement pour nous donner quelque chose de laid à apprécier.
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  • Par line70, le 22 mars 2011

    [...] je me suis rendu compte que dans tout récit ( qu'il s'agisse d'un conte de fées, d'une rumeur, ou même d'une histoire comme celle-ci, racontée à des pom-pom girls autour d'un feu de camp au cœur de la forêt ), à l'approche du dénouement, le personnage principal évolue.
    Qu'une histoire était à la fois linéaire et circulaire.
    Qu'une vie n'était ni plus ni moins qu'une histoire.
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Vidéo de Laura Kasischke

Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Laura Kasischke Le périple de François Busnel commence dans le New Jersey avec Joyce Carol Oates puis va se poursuivre à travers les Grandes Plaines avec en toile de fond ce mythe américain toujours vivace : se réinventer encore et toujours. La liste est longue de noms qui évoquent la conquête de l'Ouest, les règlements de comptes entre desperados, les batailles rangées opposant tuniques bleues et Indiens, les massacres des populations indigènes... Avec les écrivains Joyce Carol Oates, Elmore Leonard, Laura Kasischke, Michael Collins, Dan Chaon, Richard Powers et Louise Hendricks...








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