> Anne Wicke (Traducteur)

ISBN : 2020475529
Éditeur : Editions du Seuil


Note moyenne : 4/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres
Par une froide journée de janvier, une femme disparaît dans l'une de ces banlieues trop propres et trop calmes que le cinéma américain nous a révélées. Le mari semble accepter cette absence et se résigner. Quant à Katrina, leur fille unique, elle croit régler avec un so... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par valdemosa38, le 04 décembre 2011

    valdemosa38
    Décidemment j'aime les livres de Laura Kasischke même si elle a un nom impossible à écrire. Ce n'est pas le premier livre que je lis d'elle et je jubile à l'avance qd je sais que je vais en avoir un à lire ...Comme une belle robe qu'on a peur d'abimer en la mettant, j'attends avant de le lire parce qu'après il faudra en trouver un autre.
    Je ne pensais pas au départ qu'il sagissait d'un thriller pourtant je sais que c'est son genre mais je ne sais pas si elle n'écrit que des thrillers et pour tout dire il n'y a guère que les vingt dernières pages ou tout s'emboite et ou on peut s'exclamer " bon sang mais c'est bien sur ".
    Déjà, je n'aurais même pas du vous le dire parce que maintenant vous allez chercher alors que moi je l'ai pris vraiment au premier degré. Parce qu'en fait, c'est quoi l'histoire ...croit on au départ ....
    Une femme dans la quarantaine s'ennuie dans sa petite banlieue bourgeoise. Elle a une fille qui est l'héroïne du livre: Kat. Entre la mère et la fille les relations sont difficiles comme elles peuvent l'être entre bcp de filles et leur mère mais avec qd même en plus un petit qq chose de franchement glauque. Kat est grosse et insatifaisante pour sa mère Eve qui elle , bien sur, est une superbe femme.... Et en fait durant pratiquement tout le livre Laura K nous décrit avec son style incroyablement imagé les relations entre ces trois personnages car il y a aussi le père apparemment falot, programmé et ennuyeux. Et puis comme un grain de sable vient se mettre dans la machine, il y a Phil le petit ami de Kat car tout aussi invraisemblable que ce soit, Kat a un petit ami et Phil a une mère aveugle ....Voilà tout y est ....
    Ce que je retrouve de livre en livre chez Laura K c'est son sens de l'image. Elle arrive à décrire avec des images toutes les émotions et la psychologie de ses personnages avec une telle finesse, une telle subtilité, une telle légéreté comme si elle nous posait sur les yeux un voile de mots qui serait le filtre pour accéder à son univers de ressenti.Elle n'a aucune complaisance pour ses personnages et il n'y a aucun compromis possible , ils sont tels qu'ils sont, tel que nous sommes et ça me fait froid dans le dos. Elle a un don pour décrire la cruauté ordinaire avec la même légèreté comme si l'être humain restait pour toujours cet enfant qui écrase du bout du doigt la petite fourmie qui se trouve sur son passage.
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    • Livres 4.00/5
    Par clarinette, le 29 juin 2008

    clarinette
    L'histoire : Katrina a seize ans et mène une vie morne dans une banlieue chic dans l'Ohio entre ses parents et son petit copain Phil. Un jour sa mère disparaît sans laisser de trace. Katrina continue à vivre et à grandir comme si de rien n'était. Petit à petit elle devient femme. Elle semble indifférente à l'absence de sa mère, mais elle continue à rêver d'elle et les souvenirs remontent à la surface.
    Laura Kasischke décrit le quotidien banal d'une adolescente américaine avec ses parents lisses et ennuyeux. Mais sous cette apparence terne se cache un secret sordide et dérangeant...
    la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-12101265.html
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  • Par Lisbei13, le 21 septembre 2010

    Lisbei13
    C'est l'histoire d'une jeune fille, Kat, dont la mère disparaît un beau jour sans laisser de traces, laissant derrière elle une fille déboussolée et un mari solitaire. le livre suit l'itinéraire de la jeune fille pendant les deux années qui suivent cette disparition, livrant à la fois les souvenirs, les rancoeurs et les espoirs de Katrina. L'écriture est à la fois poétique et percutante, comme dans le premier livre que j'avais lu de cette auteure, intitulé La vie devant les yeux, absolument époustouflant. Je vous conseille vivement cette auteure originale et talentueuse.
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    • Livres 4.00/5
    Par editionsdelabatjour, le 06 novembre 2010

    editionsdelabatjour
    Dossier sur cette écrivain dans la revue l'Ampoule des éditions de l'Abat-Jour :
    http://www.editionsdelabatjour.com/pages/laura-kasischke-l-inquietante-etrangete-du-quotidien-4005459.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Reka, le 10 juin 2009

    Reka
    Un roman subtil qui regorge de métaphores,
    un style fluide, agréable et léger en dépit des réalités douloureuses qu'il expose,
    des portraits en relief, des images criantes, une vérité déroutante.
    Ce livre m'a happée, il m'a plu.

    Lien : http://marecages.be/?p=646
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Citations et extraits

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  • Par clarinette, le 29 juin 2008

    "J'ai seize ans lorsque ma mère se glisse hors de sa peau par un après-midi glacé de janvier - elle deveint un être pur et désincarné, entoué d'atomes brillants comme de microscopiques éclats de diamant, accompagnés, peut-être, par le tintement d'une cloche, ou par quelques notes claires de flûtes dans le lointain - et disparaît.
    Personne ne la voit s'en aller, mais elle est bel et bien partie.

    La veille au matin, ma mère était encore une femme au foyer - qui, depuis vingt ans, maintenait notre maison dans un état de propreté et de stérillité qui aurait pu rivaliser avec l'esprit de l'hiver lui-même ; alors, peut-être a-t-elle tout simplement fini par s'épousseter elle même, en un nuage lumineux qui s'est envolé par la fenêtre de la chambre, un nuage fait d'une poudre douce comme le talc, qui s'est mélangé avec des flocons qui tombaient, avec la poussière céleste et les cendres lunaires qui flottaient au loin."
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  • Par Reka, le 08 juin 2009

    Mais moi, j'avais l'impression que quelqu'un m'avait bourré la bouche de coton. Je ne pouvais supporter l'idée qu'il puisse penser à quelqu'un d'autre. Je pouvais très bien déboucher dans le couloir de ce lycée et le voir sous la lumière crue en train de parler avec Mickey, je parle de Mickey, de ma meilleure amie, et je me retrouvais alors à glisser le long de cette pente savonneuse qui parcourait mon estomac, comme une enfant sur un tricycle qu'elle ne contrôle plus, et je déboulais ce flanc de colline pendant que quelque chose d'inaudible hurlait en moi. (p. 191)
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  • Par Reka, le 08 juin 2009

    Par exemple, ces pneus qui ne cessent de s'user, de se ronger sur l'autoroute, où part ce caoutchouc quand il n'est plus sur les pneus? Est-ce qu'il s'évanouit dans l'atmosphère - comme un gaz, un souffle d'air caoutchouteux, inspiré, expiré? Ou bien est-ce qu'il enveloppe la route comme une peau de serpent, comme une veste de peau vernie? Est-ce que nous ne roulons pas chaque jour, sur le caoutchouc que nous avons-nous mêmes perdu? (p. 290)
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  • Par Reka, le 08 juin 2009

    Le docteur Phaler regarde maintenant le sol, elle fixe méchamment le visage de ma mauvaise mère projeté sur son luxueux tapis oriental. Elle n'approuve pas ma mère. Elle est payée pour condamner ma mère. C'est comme ça que les psychologues comme elle gagnent leur vie à travers ce pays : en se scandalisant des échecs de nos mères.
    Mais pourquoi? Parmi d'autres espèces animales, on trouve assez naturel que des mères gobent et avalent leurs petits.
    Une mère, ça a faim.
    Une mère, ça s'ennuie. (p. 132)
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  • Par Persepolis, le 07 janvier 2012

    Il était un peu dans la situation de celui qui travaille dans une usine fabriquant les petits gâteaux chinois vendus avec des messages, celui qui passe sa vie debout devant la chaîne, pendant que des bribes d'optimisme lui arrivent entre les mains sur de petits bouts de papier - "Vous allez hériter d'un million de dollars", ou "Vous allez partir en vacances dans un endroit très exotique" -, sans jamais bouger, en restant coincé sur place pendant que la pâte molle des gâteaux glisse devant lui, pendant que tous ses avenirs possibles viennent se nicher dans cette mollesse qui ne fait que passer.
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