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Anne Wicke (Traducteur)
ISBN : 2020475529
Éditeur : Seuil (30/11/-1)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 298 notes)
Résumé :
Par une froide journée de janvier, une femme disparaît dans l'une de ces banlieues trop propres et trop calmes que le cinéma américain nous a révélées. Le mari semble accepter cette absence et se résigner. Quant à Katrina, leur fille unique, elle croit régler avec un soin méticuleux et lucide ses comptes avec l'image d'une mère destructrice et détestée en secret. Mais alors pourquoi ces rêves obsédants qui hantent ses nuits? Et comment une mère peut-elle ainsi s'éva... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
marina53
23 mars 2015
★★★★★
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Kat, 16 ans, découvre, en rentrant de l'école un après-midi de janvier, la maison vide. Sa mère n'est plus là. Elle s'est comme volatilisée. Disparue. Envolée. Sans laisser de mots, ni pour elle ni pour son père, n'emportant aucun vêtement ni affaires personnelles. Elle ne reviendra pas. Bien sûr, la police est alertée aussitôt. L'inspecteur mis sur l'affaire essayera de faire la lumière sur cette femme mystérieuse. Kat, impassible à cette sombre disparition, continue de vivre sa vie tout à fait normalement, entre un père discret et un petit ami, Phil, pour qui elle ne semble éprouver que peu d'amour. Elle commencera tout de même à s'interroger sur sa mère. Qui était-elle vraiment? Qu'éprouvait-elle pour son mari? Pour elle? Et surtout, pourquoi est-elle partie? Pour aller où? Au fil des jours, peu à peu, Kat se remémore sa mère et les rapports qu'elles entretenaient...
Une lecture qui me laisse, justement, dans le blizzard. Prédomine ce sentiment d'une ambiance froide, aussi bien dans les descriptions des rêves que de la vie quotidienne de Kat et que des sentiments qui l'habitent, que ce soient ceux qu'elle éprouve pour son petit ami Phil ou pour sa mère. Kat, elle-même, semble insaisissable tant la disparition de cette dernière ne semble guère l'affecter. L'auteur donne la parole à Kat et on la suit pendant ces 4 chapitres soit 4 années. On la voit se transformer, on l'écoute parler de l'absence de sa mère, de ce qu'elle était avant de disparaître et de sa propre sexualité. L'auteur ne cesse d'utiliser des métaphores et son écriture imagée est empreinte de poésie. Malgré cela et une étude psychologique des personnages poussée, ce roman est beaucoup plus déconcertant qu'il n'y paraît.
Faisons le rêve d'Un oiseau blanc dans le blizzard...
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latina
03 décembre 2015
★★★★★
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Froid, glace, flocons de neige, blanc, pur, feu sous la glace.
C'est indéniable : Laura Kasischke aime l'hiver.

Après « Esprit d'hiver », j'ai glissé et je suis tombée sur « Un oiseau dans le blizzard ».
Tombée bien bas et bien mal ! Car ma chute m'a entrainée dans les remugles nauséabonds de l'enfance fade et grise de Kat, enfant mal-aimée d'une mère mal-aimée par un époux gris et fade.
Remugles de l'enfance car celle-ci est uniquement citée par bribes.

En effet, dès la première page, la mère disparait. du jour au lendemain. Sans aucune trace. Et Kat, mal dans sa peau de jeune fille enrobée et qui venait enfin de s'éveiller à la sensualité, s'en trouve gravement perturbée. de l'extérieur, on ne voit rien, pourtant : la jeune fille est froide comme la glace. Mais son cerveau est le siège de cauchemars terribles et récurrents. Et le jour, ses souvenirs affluent et tuent la mère.

Mère mal-aimante et mal-aimée. Voisine d'une autre mère, aveugle et accaparante envers son fils, celui-ci amoureux de la jeune fille. Vous me suivez toujours ? Il vaut mieux, parce que c'est parti pour plusieurs visites chez la psy, mère de remplacement.
Et nous voilà encore et toujours patinant sur la glace des trottoirs, trébuchant sur le verglas, tombant dans les cauchemars de Kat et nous heurtant au père, toujours fade, toujours là.

Stop ! J'en ai eu marre, de ces valses enneigées et interminables. de belles images, ça oui, très poétiques, mais de la « poussière céleste » aux « cendres lunaires », en passant par les « éclats de verre froid », j'en ai eu assez. Les férus de psychanalyse adoreront. Quoique. Tout est si cousu de fil...blanc, bien sûr, que je n'ai ressenti pas trop de surprise lors de la révélation finale.

Froid, glace, flocons de neige, blanc, pur, feu sous la glace.
Vivement le printemps !
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Marple
17 juillet 2015
★★★★★
★★★★★
Un jour d'hiver, Kat rentre du lycée et sa mère n'est plus là. Pas juste partie faire les courses, non, disparue, volatilisée (voire même envolée comme un oiseau dans le blizzard). Alors, année après année, Kat s'interroge et cherche à comprendre.
Voilà toute l'intrigue. Cela donne un livre assez lent et quasiment dépourvu d'action, mais pas inintéressant pour autant, tant les réflexions de Kat sont troublantes. Je me suis d'abord interrogée sur sa santé mentale à elle, si froide et indifférente face à sa mère, son petit ami ou plus généralement la vie. Ensuite, je me suis posé des questions sur la mère, tantôt incarnation de la femme dévouée et parfaite, tantôt monstre de méchanceté, d'acrimonie et de désespoir. Puis sur le petit ami au cerveau ralenti, la psychologue inutile, la voisine tyrannique, l'inspecteur lubrique ou les copines délurées. Bref, je ne me suis pas ennuyée, d'autant que le dénouement m'a montré que j'avais tout faux dans mes échafaudages de suppositions.
Ce livre confirme à mon sens le talent de Laura Kasischke pour créer des ambiances étouffantes, nous y laisser mariner quelques centaines de pages, puis nous en donner la clé, toujours inattendue et bien trouvée... Le principe est le même dans les quelques romans que j'ai lus d'elle, sans pour autant nous donner d'impression de 'déjà vu' car elle varie les thèmes, les histoires, les personnages, les rebondissements. Je ne la suivrai pas dans le blizzard, mais certainement dans ses prochains romains !
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le_Bison
02 décembre 2014
★★★★★
★★★★★
Un vent glacial, signe hivernal, qui me saisit à la gorge dès la sortie du bureau où j'ai flemmardé ou d'une salle obscure où j'ai vagabondé. le climat se détraque, l'ami. J'ai froid, mes yeux pleurent. Eve est partie.
Rentrer chez moi, dans cette maison vide ou presque, un verre d'Islay pour réchauffer l'âme. Et se prendre pour un oiseau blanc dans le blizzard. (oui, j'ai tendance à me prendre pour un oiseau quand je bois un peu).
Imaginer encore cette belle Eve (énigmatique comme une ex-James Bond Girl) descendre les escaliers du sous-sol dans une tenue si vaporeuse qu'elle ferait frémir n'importe quel gamin en train de se masturber devant la vieille collection de Playboy du paternel. Imaginer justement la moustache du paternel (au sourire aussi avenant qu'un flic dans une unité spéciale de New-York) façon Village People des années 80. Mais avant tout, sortir le livre de Laura Kasichke, qui prenait la poussière et l'humidité automnale depuis trop longtemps, A White Bird in the Blizzard. Pour bien pénétrer l'air froid de l'Ohio.
Une journée tranquille donc, sous le soleil de l'Ohio. A Garden Heights, toutes les maisons se ressemblent. Pas de clôture, une petite pelouse verte, une entrée de garage pour le break familial. D'ailleurs toutes les familles se ressemblent aussi un peu. Et puis dénotant un peu au milieu de ce conformisme de la petite bourgeoisie, se trouve Eve qui au final n'est pas à sa place. Elle rêve de voler comme un oiseau, mais à la place, elle prépare le diner pour son mari et sa fille Kat (qui a été appelé ainsi parce qu'elle voulait juste avoir un chat), elle nettoie la maison, passe l'aspirateur et le plumeau, prépare des tas de cookies pour s'occuper, trop de cookies, et doit surveiller sa ligne. Moi, je la surveille, quand elle passe le plumeau, nue dans le grand salon, fenêtres à peine voilées par des rideaux aussi crèmes que transparents.
Une soirée banale où le soleil clos sa brève conversation avec les mornes plaines de l'Ohio. Kat rentre de l'école, son père déjà à table l'air pensif et abattu – comme tous les jours - la moustache ayant abandonné tout frétillement depuis quelques années déjà. Sauf que le repas n'est pas prêt. Eve a disparu sans laisser de mot ni de trace. Envolée comme un oiseau hors de sa cage. Évaporée comme la brume matinale qui s'élève de la pelouse, alors que l'arrosage automatique s'est lancé à 5h00 du mat'. Elle est partie.
Un premier hiver, un second puis un troisième. La vie en Ohio s'écoule de nouveau normalement. Ou presque. Il y a toujours ce manque qui n'en est pas vraiment un. Cette disparition qui n'en est peut-être pas une. Serons-nous un jour ce qui s'est passée dans la tête d'Eve. L'ennui d'une femme au foyer, le besoin d'aventures, la sensation de n'être plus à sa place. Et le temps qui défile sous ses yeux alors que Kat change de classe, arrive au collège, au lycée, bientôt à l'université. Eve qui veut rester jeune et belle mais Eve qui n'est pas faite pour rester dans une maison payée à crédits à Garden Heights, dans l'Ohio. A-t-elle fugué, fait une mauvaise rencontre, partie avec un nouvel amant. Morte ou vivante. L'attendre et espérer son retour ou ne plus se bercer d'hypothétiques illusions. Après tout, elle n'est peut-être que perdue dans ce terrible blizzard d'un hiver dans l'Ohio où la rudesse de l'hiver, sans son pull marine, ressemble à un séjour dans un congélateur.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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nameless
14 novembre 2014
★★★★★
★★★★★
Dès la 1ère phrase, Laura Kazischke nous plonge au coeur de l'intrigue : Kat a 16 ans, sa mère est partie, abandonnant le domicile familial, à la stupéfaction de ses proches. Elle confirmera le lendemain par un appel à son mari, qu'elle ne réintégrera pas son foyer. L'adolescente sera la narratrice des quatre années suivant cette disparition, chaque année constituant l'une des quatre parties du roman.

Tandis que Brock, le mari, s'enfonce dans un état de sidération tout en installant un répondeur téléphonique pour ne pas louper d'hypothétiques nouvelles, la police mène quelques molles investigations, vagues enquêtes de voisinage, rapidement abandonnées, tout adulte étant libre de partir où il le souhaite, avec qui il veut.

Kate, quant à elle, n'est pas submergée par le chagrin. Elle est à l'âge où ses hormones bouillonnent, elle entame une liaison avec Phil, son voisin beau, musclé et bête, fils d'une mère aveugle devant qui on peut lever les yeux au ciel sans qu'elle bronche. La découverte de la sexualité l'intéresse davantage que les états d'âme de la fuyarde démissionnaire. Elle perd même les 15 kilos qu'elle jugeait superflus, « son corps n'ayant plus besoin de rembourrage maintenant qu'il a du sexe ». Seuls ses rêves et cauchemars lui rappellent l'absence maternelle.

Peu à peu, au cours de ces quatre années, un portrait de la fugitive va lentement se dessiner, au gré des souvenirs de chacun. Ses proches, vont trouver, dans la vie d'Eve, des indices, des signes avant-coureurs, qui étayent a posteriori la thèse du départ volontaire.

Le lecteur apprend qu'Eve a été une étudiante brillante, qu'elle vivait avec un père triste et veuf, auprès duquel elle s'ennuyait, au point qu'elle s'est mise à chercher de la distraction dans les bars de Toledo, en quête d'un homme, d'un futur plus riant, plus immédiat : une femme belle, intelligente, spirituelle, mais désespérée. C'est ainsi qu'elle épousera Brock, un des hommes les plus ternes de la planète, qu'elle n'aimera jamais, uniquement parce qu'il était là et qu'il lui a demandé sa main en lui offrant un quart de carat de diamant. Durant 20 ans, elle entretiendra irréprochablement son foyer, élèvera son enfant, cuisinera des sauces home-made pour un homme qui ne saura jamais les distinguer d'un sachet de poudre déshydratée.

L'hypothèse de l'abandon volontaire du foyer est celle qui semble la plus plausible, la plus en conformité avec la personnalité d'une Eve insatisfaite. Qui sait ? Peut-être même en conformité avec son héritage génétique. Zeena, sa mère n'a-t-elle pas elle-même abandonné les siens pour aller vivre 10 ans dans le désert du Nevada? Zeena, à propos d'Eve,  dira d'ailleurs avec une certaine fierté : « C'est ma fille, elle a la fuite dans le sang » (page 164). Quand la génétique peut justifier nos propres manquements, pourquoi s'en priver ?

Mais… A mesure que les années passent, les rêves et cauchemars de Kat se font de plus en plus violents, nombreux, invasifs, nécessitant l'aide d'une psy… ("Les rêves n'ont pas forcément de signification, Kat. Nous faisons tous des rêves très étranges." Pourquoi ? m'étais-je alors demandé. Pourquoi faisons-nous tous des rêves étranges ? Pourquoi le sommeil n'éteint-il pas nos cerveaux, comme on éteint une lampe ? Page 242 - Livre de poche)

Comme d'habitude, cette histoire pourrait être simple si elle n'était pas écrite par Laura Kazischke, qui attend ses lecteurs au tournant, embusquée, pour une conclusion autant inattendue que magistrale. Lors des quelques pages finales, elle retourne ses lecteurs, comme si tout ce qu'elle avait écrit précédemment ne comptait pas. Comme si ses lecteurs s'étaient trompés. Elle les abuse en leur prouvant que ce qu'ils ont cru était faux, voire injuste. Quel talent diabolique ! Sacrée Laura, je t'adore !

Il s'agit d'un roman poétique qui baigne dans une atmosphère onirique. Je ne peux malheureusement pas me lâcher comme je le souhaiterais dans cet avis, ne voulant en rien déflorer la chute de l'histoire. Je peux simplement, pour conclure, penser modestement qu'une seconde lecture m'apparaît tout à fait nécessaire, éclairée par le dénouement. Je ne peux pas être moins énigmatique, sorry ! Comme on dit en Australie, face à l'extermination des aborigènes. Sorry !
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Citations & extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison03 novembre 2014
Un peu d’humidité parcourait le froid, un courant de chaleur circulait par en-dessous, ce courant sentait la glace fondue, les vieilles feuilles, l’odeur des atomes océaniques, comme si un énorme ventilateur, tourné vers nous, avait été mis en marche au large des côtes de Floride et qu’au moment où le vent soulevait cet air pour l’amener au nord-ouest, vers notre poche de l’Ohio, il avait accumulé les odeurs des autres États traversés : les couvoirs de poisson, la laine luisante des éleveurs de moutons, les montagnes dénudées et les terrains de foot boueux du Kentucky, la légère brume feutrée des vieilles Ronéos des années soixante, qui flottait toujours au-dessus des centaines d’écoles primaires – cette irritante odeur de papier, de déchets industriels, l’odeur de dentelle des vieilles dames, humide et douceâtre, pulvérisée en pluie fine sur nos visages.
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le_Bisonle_Bison17 novembre 2014
En vérité, ma mère a disparu vingt ans avant le jour où elle est réellement partie. Elle s’est installée dans la banlieue avec un mari. Elle a eu un enfant. Elle a vieilli un peu plus chaque jour – de cette façon qu’ont les épouses et les mères d’âge moyen d’être de moins en moins visibles à l’œil nu. Vous levez peut-être les yeux de votre magazine quand elle entre dans la salle d’attente du dentiste, mais elle est en fait transparente.
Quant à la femme plus jeune qu’elle fut un jour, celle que vous auriez pu remarquer, elle n’est plus qu’un fantôme, une fille spectrale qui s’éloigne et finit par disparaître dans le blizzard.
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clarinetteclarinette29 juin 2008
"J'ai seize ans lorsque ma mère se glisse hors de sa peau par un après-midi glacé de janvier - elle deveint un être pur et désincarné, entoué d'atomes brillants comme de microscopiques éclats de diamant, accompagnés, peut-être, par le tintement d'une cloche, ou par quelques notes claires de flûtes dans le lointain - et disparaît.
Personne ne la voit s'en aller, mais elle est bel et bien partie.

La veille au matin, ma mère était encore une femme au foyer - qui, depuis vingt ans, maintenait notre maison dans un état de propreté et de stérillité qui aurait pu rivaliser avec l'esprit de l'hiver lui-même ; alors, peut-être a-t-elle tout simplement fini par s'épousseter elle même, en un nuage lumineux qui s'est envolé par la fenêtre de la chambre, un nuage fait d'une poudre douce comme le talc, qui s'est mélangé avec des flocons qui tombaient, avec la poussière céleste et les cendres lunaires qui flottaient au loin."
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marina53marina5303 avril 2015
…il n’y a pas d’adjectifs pour décrire la légèreté, la blancheur légère que je ressens. C’est comme si j’avais été prise dans un filet diaphane – je suis désincarnée, le filet ne retient que mon essence, qui flotte dans la brise. Ou alors, comme si j’avais des poids attachés à mes poignets et à mes chevilles, mais ces poids sont plus légers que moi, comme si je portais une robe faite d’émotions – un tricot humide et invisible.
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le_Bisonle_Bison20 novembre 2014
La paume de ma main appuyée contre ma poitrine, je n’arrive plus à respirer tellement je ris, j’ai les yeux qui pleurent en pensant à Phil, à sa personnalité si prévisible. Je me souviens que, pendant que nous baisions, je baissais les mains entre ses jambes, pour lui toucher les couilles. Dans ma main, elles étaient molles, invertébrées, à ma merci, ça me faisait penser à une Madone de marbre que j’avais un jour vue au musée de Toledo. Elle portait le monde dans le creux de sa main et elle en paraissait contente. Elle avait un petit sourire mystérieux aux lèvres, comme si elle était consciente du pouvoir qu’elle avait.
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