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ISBN : 225304153X
Éditeur : Le Livre de Poche (1987)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 113 notes)
Résumé :
Kyôto, qui fut écrit en 1962, est sans doute l'oeuvre de Kawabata qui explique le mieux son suicide, dix ans plus tard - comme d'ailleurs le suicide de tant d'écrivains et de grands intellectuels japonais postérieurs à la révolution " (autrement dit : l'européanisation forcenée) de l'ère Meiji. Kyôto raconte l'histoire de deux jumelles, très tôt orphelines, qui ont été élevées séparément. Elles ne se retrouvent qu'une fois devenues jeunes filles. Mais elles ont été ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
KATE92
KATE9225 août 2012
  • Livres 4.00/5
Kyôto : c'est la visite de l'ancienne capitale impériale, ses quartiers, ses fêtes, ses coutumes, à travers les yeux de deux jumelles séparées à la naissance qui se retrouvent à la frontière de leur majorité.
Kawabata décrit ainsi un rapprochement délicat entre l'opposition de la tradition et de la modernité à Kyôto et l'opposition entre une enfant ayant vécu à la ville, et l'autre à la campagne.
Son style aérien et direct retranscrit à merveille les sentiments ambigus de ses personnages et semble vouloir solidifier pour toujours un Kyôto populaire et folklorique en voie de disparition à l'époque et pratiquement disparu aujourd'hui.
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philo15
philo1505 septembre 2012
  • Livres 4.00/5
Deux soeurs jumelles séparées à la naissance et élevées dans des milieux différents se retrouvent à l'âge adulte. Voilà, le point de départ et la trame de ce court roman écrit dans le début des années soixante.
En toile de fond, on y découvre le Japon impérial, avec ses fêtes, ses traditions, son rythme de vie et sa culture si particyulière.
On voit aussi se dessiner l'arrivée d'un nouveau mode de pensée, plus moderne, plus mercantile qui bouleverse ce kyoto traditionnel, qui renverse tout.
Plein de poésie, de subtilité, un livre tout en émotion et en pudeur avec lequel, pour bien en saisir le sens, il faut savoir lire entre les lignes. Un très beau moment.
Commenter    J’apprécie          230
tomgus
tomgus27 avril 2016
Le livre commence par deux tableaux somptueux. C'es deux pieds de violettes nichées dans les cavités séparées d'un vieil érable, qui refleurissent chaque printemps et semblent défier le temps qui passe, pourront-elles, dans leur solitude, se rencontrer et se connaître un jour ? Puis il est question d'un élevage de grillons dans l'obscurité d'un vase où ils vivent, chantent, pondent et meurent. Pour eux, le vase est l'univers et ils ne savent même pas qu'ils sont dans un vase.
Kawabata nous emmène à la sortie du vase, dans un monde incertain où le passé et le présent se mêlent, où les personnages agissent comme des acteurs de théâtre jamais spontanés mais qui sont sous le charme de la nature et comme enivrés de ses beautés. Ils déroulent l'histoire étrange d'une jeune fille, Chieko, qui toute jeune fut abandonnée par ses parents ou volée, on ne le sait pas. Les circonstances, le hasard lui feront rencontrer sa soeur jumelle et l'auteur nous laisse pratiquement deviner la suite des évènements.
Kawabata évoque un monde en cours de disparition, celui des tisseurs et négociants d'étoffes de kimono qui refusent de s'adapter à la mode de l'après guerre et s'accrochent aux gouts et usages ancestraux. Ils conservent dans leur maison, auprès du fourneau, des statues de la divinité tutélaire du feu. Ils n'aiment pas les tulipes aux couleurs trop vives auxquelles ils préfèrent les allées de camphriers et les jeunes pousses des érables. Mais le monde a évolué, des fabriques mécanisées sortent des centaines de kimonos par jour, sous les cerisiers, ça boit, ça chante, ça chahute, les intérieurs des maisons sont mal tenus et les jeunes filles ne peuvent devenir danseuse qu'après les études secondaires.
Chieko est triste. Elle ne porte que des kimonos sobres dessinés par son père. Elle se sent faible. Elle n'a pas fait l'université et est très respectueuse de ses parents adoptifs. Trois jeunes hommes l'entourent, Il est question de mariage. Son père s'en mêle sans qu'on connaisse le choix de Chieko.
A l'inverse, sa soeur jumelle n'a connu que les travaux dans la forêt, en montagne. C'est une âme neuve. L'ancien et le nouveau monde parviendront-ils à se rencontrer ?
Magnifique roman.
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Claudepuret
Claudepuret03 avril 2013
  • Livres 5.00/5
Magnifique roman de Kawabata qui compte parmi les (nombreux) écrivains et intellectuels japonais qui se sont donné la mort face à la modernisation à marche forcée qu'a connue le Japon après la seconde Guerre Mondiale.
L'histoire de ces jumelles élevées séparément illustre parfaitement le déchirement que nombre de Japonais ont pu connaître alors que le Japon traditionnel laissait place à un pays occidental comparable à tant d'autres.
Leur décision commune de ne plus se revoir traduit la rupture irrémédiable entre deux mondes que tout, ou presque, sépare.
On lit ce roman avec beaucoup d'intérêt et au rythme si particulier que savent créer les auteurs japonais.
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patrick75
patrick7518 mai 2012
  • Livres 3.00/5
L'histoire de deux soeurs qui ont été élevés par deux familles différentes.
Il y a plein de poésie dans ce livre ou la vie s'écoule lentement.
Ce livre est tout en sensibilité.
J'avoue que lors de ma lecture je n'avais pas particulièrement été séduit par l'histoire, ni par la manière de la raconter.
Ce n'est que plus tard, le temps ayant joué son rôle que j'ai pensé être passé à côté de l' essentiel.
Cela m'est déjà arrivé avec d'autres auteurs Japonais, des récits pleins de pudeurs, ou c'est au lecteur de deviner les "non-dits".
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Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
KATE92KATE9206 août 2012
"Sur le tronc du vieil érable les violettes avaient éclos, Chieko le découvrait (...) A la hauteur des hanches de Chieko, le tronc s'incline légèrement vers la droite; un peu plus haut que sa tête, il penche fortement à droite. Après ce mouvement, les branches surgissent, s'étendent, et prennent possession du jardin. Les longues branches, pesantes à leur extrémité, ploient légèrement.
A l'endroit où l'arbre penche fortement, un peu en dessous, on devine deux petites cavités dans le tronc; dans chacune de ces cavités, ont poussé des violettes. Et, à chaque printemps, apparaissent les fleurs. D'aussi loin que Chieko se souvienne, il y a toujours eu ces deux souches de violettes sur l'arbre."
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KATE92KATE9224 août 2012

"[...] De nos jours, on ne parle que d'« idea », de « sense ». Même pour les couleurs, on se réfère aux modes occidentales.
- Tout ça n'est pas de grande qualité, non ?
- Moi, en tout cas, j'ai en horreur tout ce qu'on affuble de mots occidentaux. Est-ce que par hasard, au Japon, depuis les règnes des temps anciens, nous n'avons pas eu des couleurs d'une indicible délicatesse ?"
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AnasseteAnassete12 mai 2010
Les papillons, eux, les connaissent. Quand Chieko découvrit les fleurs, voletait au ras du jardin un essaim de petits papillons blancs que leur danse éleva le long du tronc jusqu'aux violettes. Les bourgeons de l'érable, petits et légèrement rouges, étaient sur le point de s'ouvrir, et, blanche, la danse des papillons se détachait comme une tache claire. Fleurs et feuilles des deux souches de violettes jetaient, sur la mousse verte tendre du tronc, un reflet léger.
C'était une journée de printemps tout en douceur, où le ciel s'embrume comme arbre en fleur.
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AnasseteAnassete12 mai 2010
Des fleurs, il y en avait, chaque printemps, trois, cinq, ou plus, c'était à peu près le compte. Pas d'avantage, et pourtant, dans les petites cavités du haut de l'arbre, à chaque printemps, surgissaient des boutons et s'épanouissaient les fleurs. Chieko les contemplait de la galerie, ou, au pied de l'arbre, levant la tête; s'il lui arrivait d'être frappée par la "vie" de ces violettes sur le tronc, parfois leur "solitude" l'envahissait.
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KATE92KATE9224 août 2012
"Trois ou quatre jours plus tôt, Sata Takichirô, le père de Chieko, avait trouvé refuge dans un monastère de religieuses, caché au fond des collines de Saga. [...]
Dans ce monastère, Takichirô avait loué une pièce, et, à ce point de son existence, qui sait s'il ne ressemblait pas à ce monastère... ?
Enfin, quoi qu'il en soit, commerce en gros de tissus de kimono qui font la célébrité de Kyôto, la maison Sata était située dans le quartier de Nagagyô, dans le centre. Comme les magasins voisins devenus généralement des sociétés anonymes, celui des Sata était, par la forme, une société. [...] Survivaient, néanmoins, la plupart des usages des « boutiques » à l'ancienne mode.
Takichirô, depuis son plus jeune âge, avait le comportement d'un homme hors du commun. Au demeurant, misanthrope. Exposer, par exemple, les étoffes tissées et teintes à partir de ses maquettes, était une ambition qu'il n'eut jamais. D'ailleurs, il aurait eu beau les exposer, ses créations trop originales pour l'époque eussent été difficiles à vendre."
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Videos de Yasunari Kawabata (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yasunari Kawabata
Extrait du film Tristesse et beauté (Joy Fleury, 1985) tiré de l’œuvre de Yasunari Kawabata
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