ISBN : 225304153X
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1987)


Note moyenne : 4.3/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Kyôto, qui fut écrit en 1962, est sans doute l'oeuvre de Kawabata qui explique le mieux son suicide, dix ans plus tard - comme d'ailleurs le suicide de tant d'écrivains et de grands intellectuels japonais postérieurs à la révolution " (autrement dit : l'européanisation ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par katell, le 21 mai 2008

    katell
    http://chatperlipopette.blogspot.com
    Deux soeurs jumelles sont séparées à la naissance et ont été élevées dans des milieux différents: l'une dans une famille de marchands en ville, l'autre dans une famille paysanne dans la montagne. Chieko sait qu'elle a été adoptée par la famille Takichirô, Naeko a été reccueillie après le décès de ses parents par une famille d'exploitants forestiers, notamment de cryptomères. Au cours d'une fête traditionnelle, la fête de Gion, elles vont se rencontrer au pied d'un reposoir où elles ont allumé un cierge pour les divinités. Pour les jeunes filles c'est une immense émotion et une rencontre entre deux styles de vie: Chieko est une jeune fille de la ville, de la modernité, Naeko est la jeune fille de la campagne, de la tradition. La première peut faire fi de certaines conventions tandis que la deuxième respecte profondément les différences sociales et ne veut surtout pas bouleverser la vie de Chieko. Pourront-elles se rejoindre et surtout se comprendre malgré leur éducation éloignée l'une de l'autre? Chieko et Naeko sont comme les reflets d'une société japonaise qui s'ouvre au monde extérieur et au mode de vie américain tout en souhaitant conserver ce qui fait son identité profonde et immémoriale.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Manjacaprini, le 20 octobre 2011

    Manjacaprini
    Kawabata, la beaute, le Japon... ce livre du prix nobel 1968 est comme un bon disque du clavier bien tempere de Bach: la premiere ecoute fait jaillir une certaine excellence technique, et les suivantes donnent la mesure de la profondeur qui se cache derriere la simple partition.
    La limpidite absolue de son ecriture laisse la place a une histoire dont la justesse n'a d'egal que la qualite litteraire pure de son oeuvre.
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Anassete, le 17 mai 2010

    Anassete
    Ce livre est un délice. le lire en japonais doit l'être encore plus. On regrette de laisser ses deux jeune filles à la fin du roman. J'ai beaucoup aimé cette description de la nature, qui est une métaphore de l'intrigue et des pensées de l'auteur.
    Je vais de ce pas acheter le recueil édité par le livre de poche !
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  • Par marianne, le 27 mars 2010

    marianne
    J'ai déjà lu La Danseuse d'Izu de Kawabata. J'avais aimé la poésie de ses phrases et l'ambiance particulière qu'il instaurait.
    Pour anecdote, une fois encore, l'exemplaire que j'ai lu est un peu vieux (le papier est déjà jauni), ce qui rend toujours le plaisir de la lecture plus grand, pour ce livre publié en 1968.
    L'histoire met en scène Chieko, fille adoptive de marchand de Kyoto. Elle apprend à 20 ans qu'elle a une soeur jumelle qui travaille dans la montagne. Elles se rencontrent quelques fois, malgré les différences qui les séparent.
    Ce livre est l'un des derniers qu'a écrit Kawabata, 10 ans avant de mettre fin à ses jours. Il est supposé mettre en valeur la différence entre le Japon traditionnel et le Japon qui s'américanise (au désespoir de l'auteur). Je crois être cependant passée à côté de cet aspect... Chieko m'a justement semblé vivre une vie assez traditionnelle (visite des cerisiers en fleur, abandon aux parents du choix de son mari).
    Je n'ai pas été conquise par ce livre ... ce qui ne m'empêchera pas d'en lire d'autres de l'auteur.

    Lien : http://les.lectures.de.bill.et.marie.over-blog.com/article-21649074...
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Citations et extraits

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  • Par Anassete, le 12 mai 2010

    Les papillons, eux, les connaissent. Quand Chieko découvrit les fleurs, voletait au ras du jardin un essaim de petits papillons blancs que leur danse éleva le long du tronc jusqu'aux violettes. Les bourgeons de l'érable, petits et légèrement rouges, étaient sur le point de s'ouvrir, et, blanche, la danse des papillons se détachait comme une tache claire. Fleurs et feuilles des deux souches de violettes jetaient, sur la mousse verte tendre du tronc, un reflet léger.
    C'était une journée de printemps tout en douceur, où le ciel s'embrume comme arbre en fleur.
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  • Par Anassete, le 12 mai 2010

    A l'endroit où l'arbre penche fortement, un peu en dessous, on devine deux petites cavités dans le tronc; dans chacune des cavités, ont poussé des violettes. Et, à chaque printemps, apparaissent les fleurs. D'aussi loin que Chieko se souvienne, il y a toujours eu ces deux souches de violette sur l'arbre.
    Trente centimètres environ séparent les violettes du haut de celles du bas. la jeune fille qu'était Chieko en venait à se demander :
    "Arrive-t-il que les violettes du haut et celles du bas se recontrent , Se connaissent-elles ? Que signifie pour des fleurs "se rencontrer", "se connaître" ?
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  • Par Anassete, le 12 mai 2010

    Des fleurs, il y en avait, chaque printemps, trois, cinq, ou plus, c'était à peu près le compte. Pas d'avantage, et pourtant, dans les petites cavités du haut de l'arbre, à chaque printemps, surgissaient des boutons et s'épanouissaient les fleurs. Chieko les contemplait de la galerie, ou, au pied de l'arbre, levant la tête; s'il lui arrivait d'être frappée par la "vie" de ces violettes sur le tronc, parfois leur "solitude" l'envahissait.
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  • Par brigetoun, le 27 octobre 2010

    Les larmes de la jeune fille, venue de Kitayama étaient, bien sûr, des larmes de joie. Qu'elles cessent et son visage rayonnait.
    Chieko, de son côté, était si bouleversée que ses jambes, fermement plantées sur le sol, se mirent à trembler. Elle ne pouvait pour l'instant rien y faire. Sa seule force semblait lui venir de la saine beauté de cette jeune fille. Rien de comparable à la joie spontanée de cette dernière. Comme si la détresse coulait ses teintes au fond de ses yeux.
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  • Par mandarine43, le 12 mai 2011

    Ce n'était pas la fête et sa musique, la fête et sa clameur, qui emplissait le cœur de Chieko, mais cette mélodie née de l'amoncellement, de la succession des monts arrondis, le chant des arbres. Il lui semblait qu'elle entendait venir à elle cette mélodie, ce chant, au milieu des arcs-en-ciel si fréquents à Kitayama...
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