ISBN : 2264007494
Éditeur : Plon

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.78/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Ce qui distingue Kawabata, ce sensualiste, c'est d'arriver à envelopper ses personnages d'une sorte de buée légère et tendre tout en gardant au récit une ligne très lisse, très nette, il fait naître d'étranges rapports entre ses amants... Ses romans sont dominés par le ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par nastasiabuergo, le 21 mars 2012

    nastasiabuergo
    Je n'ai malheureusement pas relu récemment "Nuée d'oiseaux blancs". Je vais donc témoigner non tant sur le contenu strict que sur les impressions laissées aux gré des ans en ma mémoire lacunaire...
    Tout d'abord un style (mais quelle est la part de la traduction, quelle est la part de l'auteur, je ne saurais le dire dans cette langue si différente de la nôtre), sobre, épuré, mais divinement élégant. Quelque chose comme " l'esprit japonais", tel qu'on se le figure dans les imageries populaires, façon Japon impérial de Kyoto. Je me souviens d'une fameuse description de la cérémonie du thé où l'on imagine les mille codes cachés où chaque geste, chaque absence de geste, chaque silence, chaque durée de silence sont éminemment porteurs de sens.
    Il en va de même pour l'amour, tout en codes et en non-dits, quelque chose de l'esprit du film "In the mood for love". En somme, une œuvre intimiste, par touches légères, tout en raffinement et subtilité. Dans son style, une pièce d'orfèvrerie rare, mais ce n'est là que mon avis, qui plus est, altéré par le temps, donc, pas grand chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par sentinelle, le 30 mars 2010

    sentinelle
    Nuée d'oiseux blancs est un récit au style épuré où les émotions et les sentiments se découvrent essentiellement au détour d'une suggestion ou d'une métaphore faisant allusion à la cérémonie ancestrale du thé.
    Nous sommes en présence de Kikuji, jeune homme d'une vingtaine d'années vivant seul dans la maison de ses parents aujourd'hui disparus.
    Il est cordialement invité à une cérémonie du thé donnée par Mademoiselle Kurimoto, professeur de thé mais également ancienne maîtresse éphémère de son père aujourd'hui décédé. Enfant, accompagnant son père à son domicile, il l'avait surprise le sein dénudé et avait été frappé par les marques de naissance couvrants son sein gauche. Pris de dégoût mais également de fascination pour ces taches violacées et noirâtres, Kikuji ne peut s'empêcher de repenser à ce jour chaque fois qu'il revoit Mademoiselle Kurimoto.
    Il n'apprécie pas beaucoup cette femme pleine de fiels et de méchancetés, à l'image de ses taches sombres qui l'obsèdent encore, mais il ne peut refuser son invitation, d'autant plus que Mademoiselle Kurimoto s'est mise en tête de lui présenter une de ses élèves dans l'intention de le marier à cette jeune femme.
    Au grand dépit de Mademoiselle Kurimoto , deux femmes, initialement non invitées à la cérémonie mais que la convenance oblige à recevoir, se présentent également à la cérémonie.
    Il s'agit de Madame Ota, elle aussi ancienne maîtresse du défunt père de Kikuji, accompagnée de sa fille qui fut conçue lors de cette union qui fut tout sauf éphémère, et donc demi-sœur de Kikuji.
    Kikuji tombe sous le charme de l'ancienne maîtresse de son père et Madame Ota tombe sous le charme de celui qui lui rappelle tant son défunt amant tant aimé. S'en suivra une relation charnelle pétrie de sensualité mais également de culpabilité de part et d'autre.
    De même, Kikuji n'est pas insensible à la fille de Madame Ota, sa propre demi-sœur, qui lui rappelle à son tour la tendre et affectueuse Madame Ota.
    La confusion des sentiments et des identités, les effets de miroir, l'amour emprunt de culpabilités et de péchés, la beauté et la laideur, le clair et le sombre, la place occupée par les défunts dans le cours de la vie, la question de la transmission, la nécessité de se libérer des traditions et des héritages, les marques et les empreintes, autant de thèmes que nous rencontrons tout au long du récit par l'intermédiaire de la cérémonie ancestrale du thé.

    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-18193443.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Florel, le 12 avril 2011

    Florel
    Sans doute le meilleur Kawabata que j'ai lu, pas parce qu'il est plus aboutie mais parce qu'il sonne plus vrai que d'autres que j'ai lu précédemment.
    Niveau écriture ça ne change pas, la plume est toujours aussi bien maniée, ça glisse tout seul sans un accroc sur la page.
    Mais ce qui fait que j'ai vraiment apprécié cette lecture c'est cette omniprésence de blanc, de transparence, d'image quasi onirique, où tout semble hors d'atteinte. Cette dernière impression est d'ailleurs fortement appuyée par ces moitiés de secret, ces non-dits qui s'entendent tout du long du livre, puisque c'est un peu la partie inaccessible du livre.
    Suite...
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    • Livres 2.00/5
    Par monito, le 06 octobre 2009

    monito
    Ce roman se lit comme un huis-clos entre trois femmes et un homme ayant tous le même point commun, le père de Kikuji.
    Deux des femmes furent sa maîtresse et l'une d'entre elles le considéra comme son père. le phénomène se reproduit et Kikuji couche avec Mme Ota, tombe peu à peu amoureux de sa fille Fumiko et tous ont à lutter contre Chikako maîtresse éphémère du père qui se vengera de tous parce qu'ayant à dépasser une tare physique et intime. Ce roman est lent, parfois ennuyeux et illustré tout au long par l'art nippon du thé, l'amour des tasses qui sont des œuvres d'art.
    L'écriture est belle et ciselée, simple et précise mais l'intrigue trop simple pour l'être, tant, qu'elle m'a sans doute échappé.
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 30 mars 2010

    Destin bizarre que celui de cet objet ! Mais à tout prendre, ne connaissait-il pas aussi le sort des toutes les pièces d'art attachées au rite du thé ?

    Avant même que Mme Ota l'eût en sa possession, tout au long des trois ou quatre siècles passés depuis le jour où ce mizusashi était sorti du four, transmis de mains en mains et de génération en génération, quelle histoire fantastique n'était pas la sienne, avec la vie et les secrets de chacun des ses possesseurs successifs.
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