Avec Sarance,
Guy Gavriel Kay franchit une étape supplémentaire vers le monde réel. le monde du Chemin de Sarance ressrmble dans tous ses détails à l'Europe du VIème siècle. Rome dominée par les barbares, tandis qu'à Constantinople (Byzance - Sarance) l'empereur Justinien règne avec son épouse Théodora sur la moitié orientale de l'empire et fait édifier la cathédrale Saine-Sophie. Un mosaïste romain fait le voyage pour y participer. Mais tout est sous de faux noms, pesonnages, villes, pays, et même dieux.
On peut se demander si on n'a pas là un roman historique sous pseudonyme (un magnifique roman historique) plutôt qu'une oeuvre de fantasy. On peut même dater l'action : 11 janvier 532, la sédition Nikka. (Attention, si vous n'avez pas lu le roman, ne cherchez pas d'infos sur la sédition de Nika sur wikipedia. Ca vous révélerait des élements de l'intrigue). Pour être honnête, il y a tout de même quelques éléments surnaturels.
En dehors de cette ressmblance historique qui ne gênera personne (les connaisseurs de cette période de l'histoire s'amuseront à chercher qui est qui - les autres le liront comme une oeuvre se déroulant dans un monde imaginaire), on a un grand Kay, donc un livre profond, prenant, bien écrit, avec une longue galerie de personnages riches, le superbe portrait d'une cité, de ses intrigues, de ses factions, et en prime de passionnantes descriptions de courses de chars qui relègueront Ben Hur au rang de cocher souffreteux de seconde zone. Tout ça dans un style inimitable.
C'est peut-être un peu long, d'où la parution en deux tomes, mais comme je trouvais que
Les Lions d'Al Rassan était trop court, je ne vais pas m'en plaindre.