> Laurence Viallet (Traducteur)

ISBN : 2259211259
Éditeur : Plon (2011)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Biographie fictive inspirée de la vie d'une sculptrice britannique au début du 20e siècle, Saison de lumière saisit le lecteur comme spectateur d'un tableau en train d'être peint, sa poésie, sa modernité et sa force romanesque font durer l'éblouissement.

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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 29 juin 2011

    Cath36
    Voilà un roman qui ressemble à une véritable biographie et mêle avec une telle habileté le vraisemblable et l'imaginaire que je me suis surprise à aller voir sur Internet si Jennett Mallow n'avait pas vraiment existé, à tout hasard...
    Passionnant ! Tant sur l'analyse des processus de création que sur la vie d'une femme partagée entre un quotidien à assumer et une vocation à épanouir, tout cela dans un style à la fois analytique et épuré (celui du biographe) et infiniment poétique. En résumé : ce livre se lit à la fois comme une biographie (un certain nombre d'éléments étant du reste inspirés de personnes ayant existé), et se savoure comme une oeuvre de fiction, où toute personne ayant vécu ce double appel à vivre se reconnaîtra. Il peut toutefois déconcerter l'amateur de roman pur, et il y a quelques longueurs dans la narration ; il faut savoir prendre le temps de savourer de très belles descriptions de paysages et de lumières. Mais quel bel hommage rendu à la peinture et à la vie d'une femme certes heureuse de ses maternités, mais qui a besoin de créer pour vivre vraiment ! A savourer lorsque tout semble gris autour de soi et en soi.
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    • Livres 3.00/5
    Par smfhernandez, le 13 février 2011

    smfhernandez

    Hasard du calendrier, cette découverte suit de près la lecture d'Un autre monde, que j'ai plus qu'adoré. Certaines thématiques rapprochent fortement les deux ouvrages (la création et l'inspiration, le monde de l'art au XXe siècle, ses réponses aux bouleversements d'une société en crise...). Alors, forcément, la comparaison s'est imposée dans mon esprit, mais j'ai essayé de maîtriser cette réaction car les conclusions que j'en aurais tirées n'auraient pas été à l'avantage de Saison de lumière.

    Ce que j'ai regretté avant toute chose, c'est de ne pas parvenir à m'attacher aux personnages. Ils forment pourtant une galerie hétéroclite convaincante et assez touchante. Nous découvrons autant leurs forces que leurs faiblesses, et pourtant, je ne suis pas parvenue à entrer totalement dans leur univers.

    Autre déception, même si j'ai conscience de sa dimension subjective: le langage employé pour décrire les scènes d'intimité entre Jennet et David. Un vocabulaire cru, moche, qui évite certes les clichés à l'eau de rose des romans Harlequin mais qui semble surtout inapproprié, sentiment qui ne fait que se renforcer lorsque l'on découvre, dans les dernière pages, l'identité du narrateur.

    Néanmoins, Saison de lumière présente des qualités évidentes. J'ai notamment été captivée par la description des oeuvres de Jennet, que je voyais littéralement apparaître sous mes yeux. L'interprétation des éléments plastiques m'est toujours apparue juste, pertinente sans être exagérément intellectualisée. J'en suis arrivée à sincèrement regretter que tout cela ne soit que fiction! De la même façon, l'incidence de la vie personnelle de l'artiste sur ses tableaux est introduite de façon sensible et subtile.

    J'ai également été charmée par les paysages au travers desquels l'auteur nous fait voyager. De ce petit village d'Espagne aux côtes de la Cornouailles, nous découvrons des couleurs et des lumières changeantes, des gammes toujours renouvelées qui marqueront inévitablement l'imagination de Jennet.

    Ainsi, l'auteur excelle indéniablement dans l'art de la description, et j'ai réellement apprécié cette exposition de personnages divers, de tableaux époustouflants, de décors extraordinaires. Il ne m'a manqué qu'un peu d'émotion, de profondeur pour faire de Saison de lumière un réel coup de coeur. Mais Francesca Kay n'en demeure pas moins une romancière à suivre, sans l'ombre d'un doute!


    Lien : http://un-livre-a-la-main.cowblog.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par jalibert, le 14 avril 2011

    jalibert
    Epoustoufflant, cette profusion de mots pour décrire la création d'un tableau avec ses teintes et demi-teintes, la texture des mélanges,les glacis...
    Mais si vous n'êtes pas réceptif à la création artistique, Francesca Kay nous offre aussi le portrait et la vie chaotique d'une femme à la fois froide et passionnée.
    Magnifique 1er roman à l'écriture foisonnante.
    A découvrir
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    • Livres 3.00/5
    Par EmiLIT, le 18 janvier 2011

    EmiLIT
    Un narrateur qui reste anonyme presque tout au long du roman nous fait le récit de la vie de l'artiste Jennet Mallow. Fille d'un prêtre - marqué par ses souvenirs de la grande guerre et d'une mère aux ambitions déçues. Elle vit une enfance légèrement incolore dans un paysage rural de l'Angleterre qu'elle anime avec ses dessins. Jennet poursuit ses rêves de peinture à Londres où elle rencontre l'artiste David Heaton, très vite ils deviennent amants, ont un premier enfant, Ben et puis ils partent en Espagne, vers la couleur.
    De couleurs il en sera ici régulièrement question, du gris, du vert en Angleterre, des couleurs plus franches en Andalousie et peu à peu Jennet évolue, se construit en tant que femme, que mère et surtout qu'en tant qu'artiste. Elle doit s'occuper d'un mari dépressif et alcoolique, de trois enfants en bas âge, et tout cela dans une existence précaire et nomade. Un parcours chaotique, souvent triste, mais c'est surtout un portrait de femme que nous peint l'auteur. A travers Jennet, on devient sensible aux couleurs, aux atmosphères qui entourent cette femme volontaire de l'après-guerre. J'ai été sensible à cette atmosphère artistique et au portrait de cette femme, je l'ai été un peu moins quand au choix du narrateur, judicieusement dévoilé une trentaine de pages avant la fin, il n'y aurait pu ne pas être présent, cela n'aurait rien changé pour moi. Malgré un côté très esthétique, le récit tient le lecteur à distance, réduisant l'empathie que le lecteur pourrait ressentir envers Jennet.


    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-saison-de-lumiere..
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    • Livres 5.00/5
    Par claracambry, le 27 janvier 2011

    claracambry
    Et c'est avec une écriture riche, intense, resplendissante de couleur que la vie de Jennet Mallow nous est racontée. Jennet née en 1924 est attirée très tôt par le dessin. Lors de ses études à Londres, elle rencontre David, jeune peintre séduisant, talentueux mais qui aime l'alcool. le couple part vivre en Espagne. C'est là bas que Jennet commence à peindre. Passionnée, elle peint sur tout ce qu'elle trouve : des bouts de bois rejetés par la mer, des cartons. Elle peint avec toujours cette quête et cette exigence de reproduire la teinte exacte, la courbe, le trait. Jaloux de son succès, David prend ombrage du talent de sa femme. Leur amour commence à s'éroder lentement tandis que David boit de plus en plus. De retour en Angleterre, Jennet fait bouillir la marmite, s'occupe des enfants et grignote des minutes à gauche et à droite pour peindre. L'esprit toujours occupé à créer, à retranscrire un paysage, une nuance précise. Mais Jennet est aussi une femme de son temps. Une épouse et une mère qui saura prendre des décisions.
    la suite sur :
    http://fibromaman.blogspot.com/2011/01/francesca-kay-saison-de-lumiere.html

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/01/francesca-kay-saison-de-lumie..
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Citations et extraits

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  • Par jalibert, le 14 avril 2011

    Utiliser les couleurs dans toutes les nuances et leurs richesses pour en baptiser la mer et les cieux -turquoise, cérulé, saphir -, c'était comme apprendre une nouvelle langue, dont elle se trouvait passionnée.... Elle n'avait pas osé songer que l'art pouvait être une manière de vivre. Mais maintenant, ici, soudain, cela lui semblait l'unique manière; l'unique manière de dire tout ce qu'elle savait nécessaire de dire.
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  • Par claracambry, le 27 janvier 2011

    Je suis poète de formation et le poète, tel le peintre, touche à l’allusion. Il apparaîtra clairement au lecteur que j’ai imaginé les pensées et les émotions de Mallow quand elles m’étaient inconnues. A ma décharge, je plaiderai simplement que je n’avais pas le choix, si je souhaitais brosser un portrait de Jennet Mallow riche, intense, resplendissant de couleur et non une simple esquisse.
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  • Par Cath36, le 26 juin 2011

    Sa prise de conscience de la dépendance absolue de ses enfants et des obligations d'adulte qui en découlaient pour elle, formait le coeur du problème de Jennett. Aux yeux du monde, un artiste se devait d'être libéré de toute obligation personnelle, condition vitale pour atteindre dans son oeuvre les idéaux les plus élevés, les plus transcendantaux. David Heaton s'était octroyé une telle liberté. Une liberté ontologiquement infantile, toutefois affranchie des contraintes de l'impuissance infantile. David ne serait jamais complètement adulte s'il voulait réussir comme artiste. Jennett se trouvait donc confronté à un choix cornélien : devait-elle se montrer responsable envers ceux qu'elle avait mis au monde ou fidèle à sa vocation ?
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  • Par Cath36, le 29 juin 2011

    Avant la mort de son père, Jennett ne s'était pas doutée qu'il lui manquerait à ce point...Quelle surprise alors de voir son père transfiguré par la mort, devenu une vraie présence. Elle le sentait sur son épaule, qui la regardait au travail, la jugeait comme il l'avait toujours fait, avec une bienveillante sévérité. Il était constamment dans son champ de vision. Et pourtant sa présence n'était pas un réconfort. C'était un reproche, un avertissement, un rappel du peu de temps imparti à chaque vie, et de celui qui se perd dans la solitude.... La mort de son père fut une révélation, et c'est sa voix qu'elle entendit lui ordonner d'agir, de sauver ce qu'elle avait avant qu'il ne fût trop tard.
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  • Par Cath36, le 29 juin 2011

    Ainsi. Gloire et fortune. N'est-ce pas suffisant ? Ce ne sont pas des garanties de bonheur, mais tout de même cela change beaucoup de choses. La vie de Jennett en fut transformée, elle put acheter du temps, de l'espace et, au bout du compte, son indépendance.
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