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> Jacqueline Odin (Traducteur)

ISBN : 2848050950
Éditeur : Sabine Wespieser (2011)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 383 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Dans la chaleur de l’été, un père conduit sa fille dans une ferme du Wexford, au fond de l’Irlande rurale. Bien qu’elle ait pour tout bagage les vêtements qu’elle porte, son séjour chez les Kinsella,des amis de ses parents, semble devoir durer. Sa mère est à... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 06 janvier 2013

    missmolko1
    Les trois lumières est un court roman ou une nouvelle où l'on suit une petite fille confiée, le temps d'un été, à un couple de fermiers meurtris. Elle va peu a peu découvrir le bonheur d'être aimé.
    Difficile de savoir exactement quand se déroule le roman car l'auteur ne nous donne aucun indice de temps. Ce couple vit au rythme de la vie à la ferme. le texte est d'ailleurs un bel hommage à cette vie dehors, dans la nature, et aux heures passées dans la cuisine à la confection de bon petits plats.
    L'écriture est à souligner également, tres poétique et tout en pudeur et tendresse. Jamais de grosses vérités éclatent, tout est sugéré : la mort, l'alcoolisme.....
    Et puis la chute du roman auquel on ne s'attend pas du tout et que j'ai beaucoup aimé. En quelques lignes tout est dit!
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    • Livres 4.00/5
    Par Mademoiselle_Lecture, le 10 mai 2015

    Mademoiselle_Lecture
    Un père dépose sa petite fille chez un couple d'amis. Sa femme est enceinte, fatiguée et ne se sent pas la force de s'occuper de tous ses enfants. C'est triste mais presque compréhensible. Ce qui l'est beaucoup moins, c'est ce père qui la dépose comme un vulgaire paquet, oubliant de lui donner sa valise et partant comme un voleur sans lui dire quand il reviendra. J'ai tout de suite aimé cette petite fille, avec l'envie de lui donner ce qui semble tant lui manquer.
    Elle va donc passer l'été chez les Kinsella, un été avec une saveur particulière qui restera ancrée en elle tout au long de sa vie. Elle ne fait pas simplement la rencontre de personnes agréables, elle y trouve également un foyer. Pour la première fois, cette petite fille est considérée, reconnue pour ce qu'elle est. Entourée de douceur, d'amour, c'est un autre monde qui s'ouvre devant elle. Une nouvelle maison, un autre environnement et surtout un nouveau regard sur le monde. Regarder ce qui nous entoure avec amour et bienveillance offre bien plus de possibilités.
    Un roman qui pourrait se situer à plusieurs époques, plusieurs endroits. Un personnage principal sans prénom, qui pourrait être n'importe quelle petite fille. Et c'est ce qui fait le charme de ce livre. C'est un peu flou, tout en tendresse, en douceur. On se laisse emporter par la délicatesse de ces mots qui donnent naissance à une histoire émouvante.
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    • Livres 5.00/5
    Par lauredanse, le 05 avril 2013

    lauredanse
    C'est un véritable condensé de tendresse, de sentiments et de simplicité que le livre de Claire Keegan. Un coup de coeur, une nouvelle fois, et le contraire m'aurait étonné. Pas autant que pour Les demeurés de Jeanne Benameur que j'ai chroniqué cette semaine et qui m'a complètement séduite par la beauté de sa plume et son histoire, mais pas loin !
    Irlande. Une famille nombreuse. Des problèmes d'argent. Des dettes. L'alcool. Une nouvelle grossesse. Une des enfants, la narratrice, est alors confiée, pour l'été afin de soulager sa mère, à un couple de fermiers, vivants au bord de la mer. Au moment de repartir, son père s'en va sans même lui dire au revoir, sans même lui dire quand il reviendra et en oubliant même de lui laisser sa valise. Sa mère passe son temps à s'occuper de la maison, des enfants, des ouvriers de la ferme, de payer les dettes et cetera « Elle dit que vous pouvez me garder aussi longtemps que vous voulez ». Et peu/pas de temps pour l'affection.
    Bien que méfiante au départ et peu habituée à ce qu'on s'intéresse à elle, elle va peu à peu s'attacher aux Kinsella. Surprise d'être considérée autrement que comme un gouffre financier et des mains pour aider au travail aux dires de son père, la fillette se sent être dans une maison qui est très différente de la sienne. Ici on prend le temps et, surtout, la maison est emplie de tendresse et d'amour. Un couple brisé par la perte d'un enfant qui a de l'amour à revendre. Des personnes d'une grande gentillesse et d'une attention particulière. La fillette peut respirer à pleins poumons le bon air de l'Irlande, peut partager avec Kinsella des moments de joie au bord de la mer comme avec un père, peut participer aux tâches de Mrs Kinsella avec intérêt et goût, et avec toute l'attention, la douceur et la tendresse de cette femme. C'est ainsi qu'elle apprend qu'elle peut être aimée et choyée.
    Mais c'est l'heure de la rentrée et sa mère a accouché. Il est temps de rentrer. Un déchirement. le temps d'un été à jamais gravé dans sa mémoire. L'amour donné par pure générosité. Une famille de coeur.
    Un roman lumineux, tendre, nostalgique. Un roman écrit avec une belle poésie. Une fluidité et une simplicité agréables. Un roman qui nous parle en filigrane de la misère, de l'alcool ravageur, de la perte. Un roman empli d'amour et de tendresse. Un roman déchirant qui nous amène peu à peu à des émotions intenses et contradictoires. On peut pleurer de joie comme de peine dans cette histoire… Est-ce mieux de connaître l'amour « familial » véritable le temps d'un court été, pour en garder quelque chose d'unique mais qui amène aussi bien des sentiments de joie intense pour ce vécu, que des sentiments de tristesse et de déchirement causés par la séparation ? Ou bien rester dans l'ignorance ? Je crois que pour apprécier la vie, il faut savoir garder le meilleur et voir toujours le bon côté, sans ignorer qu'une pièce a toujours deux faces. Et qu'on n'a pas toujours et le plus souvent le meilleur. Mais au moins, aussi court soit le moment qu'a vécu cette fillette, elle sait désormais qu'elle est aimée et qu'elle aime, elle sait qu'elle est. Et son coeur s'est rempli d'amour, de tendresse et d'affection. Elle a vécu un moment comme tout enfant devrait pouvoir vivre. Un cocon familial chaud et doux.

    Lien : http://madansedumonde.wordpress.com/2013/04/05/claire-keegan-les-tro..
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    • Livres 4.00/5
    Par latina, le 01 janvier 2014

    latina
    Claire Keegan ne m'a fait qu'entrevoir la lumière et par conséquent, j'en ressors un peu frustrée...
    A coups de phrases faussement simples, elle construit une histoire, belle, émouvante, derrière lesquelles je devine tout un monde, un monde de souffrance. En effet, la petite fille d'une famille nombreuse est conduite par son père chez un couple pendant les grandes vacances, pour que ceux-ci s'occupent d'elle (sa mère est sur le point d'accoucher). Elle y est accueillie telle une petite lumière, éclairant peu à peu les zones d'ombre de cette vie obscurcie par une immense perte.
    A coups de mots feutrés, de mots sages, de mots câlins, Claire Keegan me conduit à la limite de ce halo de douceur pleine de détresse...
    Mais voilà : j'aurais voulu l'accompagner davantage, j'aurais voulu marcher plus longtemps auprès de ces fermiers bienveillants, j'aurais voulu tenir la main de cette petite fille au-delà des grandes vacances. le roman trop court m'a coupé l'herbe sous le pied et je suis retombée dans ma propre réalité. Quel dommage !
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 27 mai 2012

    LiliGalipette
    Un matin d'été, un père dépose sa fille à la ferme des Kinsella. Pour soulager son épouse qui est encore enceinte, l'enfant passera la belle saison loin de la maison. D'abord mal à l'aise, la fillette trouve auprès des Kinsella tous les bonheurs d'une famille. « On se réjouit de la garder. […] Elle est la bienvenue ici. » (p. 19) le couple est attentif et tendre et lui voue une affection qui semble compenser une perte. « Oh, n'est-elle pas là pour qu'on la gâte ? » (p. 54) Gâtée, choyée, entourée, la petite fait l'expérience d'un certain bonheur qui tranche avec la rudesse qu'elle a toujours connue.
    Si la tristesse affleure parfois dans les yeux de Mrs Kinsella, elle n'en a jamais honte. La peine qu'elle porte est lourde, mais elle n'est pas gênante. « Là où il y a un secret […], il y a de la honte, et nos n'avons pas besoin de honte. » (p. 19) Hélas, l'été devra s'achever. Entre une enfant avide d'être aimée et un couple éperdu d'amour, la vie douce aurait pu continuer, mais septembre sonne le glas de l'heureuse quiétude d'une famille qui s'était choisie.
    Il est assez difficile de situer ce roman dans le temps. Il se déroule après les années 50, c'est certain, mais rien n'indique qu'il soit contemporain de l'écriture. L'Irlande est présente, mais de façon très subtile : l'histoire qui est racontée pourrait se passer n'importe où tant la perte d'un enfant représente une douleur universelle.
    Ce très court roman est servi par une plume douce et majestueuse. J'espère que la traduction est à la mesure de l'original. J'ai été particulièrement émue par cette enfant si discrète qui ne trouve pas sa place chez elle et n'ose pas prendre la place d'un autre ailleurs.
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 27 novembre 2012
    Claire Keegan sait, en quelques mots poétiques et directs, peindre une Irlande rurale et la douceur infinie des sentiments.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par valamars, le 18 août 2015

    Ah, les femmes ont presque toujours raison quand même, dit-il. Sais-tu pour quoi les femmes ont un don ? Quoi ? Les éventualités. Une vraie femme regarde loin dans l'avenir et devine ce qui arrive avant qu'un homme flaire quoi que ce soit.

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  • Par valamars, le 18 août 2015

    Nous ne parlons ni l'une ni l'autre, comme les gens se taisent parfois quand ils sont heureux.

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  • Par valamars, le 18 août 2015

    Là où il y a un secret, dit-elle, il y de la honte, et nous n'avons pas besoin de honte.

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  • Par canel, le 11 juillet 2011

    Tu n'es pas toujours obligée de dire quelque chose, reprend-il. Pense que la parole n'est une nécessité en aucune circonstance. Nombre de gens ont beaucoup perdu pour la seule raison qu'ils ont manqué une belle occasion de se taire. (p. 75)

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  • Par lauredanse, le 05 avril 2013

    Kinsella libère ma main et je dégringole le versant de la dune en direction de la mer noire qui déferle, sifflante. Je cours vers les vagues écumeuses pendant qu’elles reculent et me sauve en hurlant dès qu’une nouvelle se fracasse. Lorsque Kinsella me rejoint, nous quittons nos chaussures. Par endroits nous marchons de front, à la limite de la mer qui griffe le sable sous nos pieds nus. A un moment nous entrons dans l’eau et lorsqu’elle lui arrive aux genoux il m’installe sur ses épaules.
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Vidéo de Claire Keegan

Claire Keegan - À travers les champs bleus .
Claire Keegan vous présente son ouvrage "À travers les champs bleus" aux éditions Sabine Wespieser. Rentrée littéraire automne 2012.http://www.mollat.com/livres/claire-keegan-travers-les-champs-bleus-9782848051185.htmlNotes de Musique : Vincent Warnier - Bach Toccatas et fugues en re? mineur








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