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> Jacqueline Odin (Traducteur)

ISBN : 2848050950
Éditeur : Sabine Wespieser (2011)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 330 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Dans la chaleur de l’été, un père conduit sa fille dans une ferme du Wexford, au fond de l’Irlande rurale. Bien qu’elle ait pour tout bagage les vêtements qu’elle porte, son séjour chez les Kinsella,des amis de ses parents, semble devoir durer. Sa mère est à... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 06 janvier 2013

    missmolko1
    Les Trois Lumières est un court roman ou une nouvelle où l'on suit une petite fille confiée, le temps d'un été, à un couple de fermiers meurtris. Elle va peu a peu découvrir le bonheur d'être aimé.
    Difficile de savoir exactement quand se déroule le roman car l'auteur ne nous donne aucun indice de temps. Ce couple vit au rythme de la vie à la ferme. le texte est d'ailleurs un bel hommage à cette vie dehors, dans la nature, et aux heures passées dans la cuisine à la confection de bon petits plats.
    L'écriture est à souligner également, tres poétique et tout en pudeur et tendresse. Jamais de grosses vérités éclatent, tout est sugéré : la mort, l'alcoolisme.....
    Et puis la chute du roman auquel on ne s'attend pas du tout et que j'ai beaucoup aimé. En quelques lignes tout est dit!
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    • Livres 5.00/5
    Par lauredanse, le 05 avril 2013

    lauredanse
    c'est un véritable condensé de tendresse, de sentiments et de simplicité que le livre de Claire Keegan. Un coup de coeur, une nouvelle fois, et le contraire m'aurait étonné. Pas autant que pour Les demeurés de Jeanne Benameur que j'ai chroniqué cette semaine et qui m'a complètement séduite par la beauté de sa plume et son histoire, mais pas loin !
    Irlande. Une famille nombreuse. Des problèmes d'argent. Des dettes. L'alcool. Une nouvelle grossesse. Une des enfants, la narratrice, est alors confiée à un couple de fermiers, vivants au bord de la mer. Au moment de repartir, son père s'en va sans même lui dire au revoir, sans même lui dire quand il reviendra et en oubliant même de lui laisser sa valise. Sa mère passe son temps à s'occuper de la maison, des enfants, des ouvriers de la ferme, de payer les dettes et cetera « Elle dit que vous pouvez me garder aussi longtemps que vous voulez ». Et peu/pas de temps pour l'affection.
    Bien que méfiante au départ et peu habituée à ce qu'on s'intéresse à elle, elle va peu à peu s'attacher aux Kinsella. Surprise d'être considérée autrement que comme un gouffre financier et des mains pour aider au travail aux dires de son père, la fillette se sent être dans une maison qui est très différente de la sienne. Ici on prend le temps et, surtout, la maison est emplie de tendresse et d'amour. Un couple brisé par la perte d'un enfant qui a de l'amour à revendre. Des personnes d'une grande gentillesse et d'une attention particulière. La fillette peut respirer à pleins poumons le bon air de l'Irlande, peut partager avec Kinsella des moments de joie au bord de la mer comme avec un père, peut participer aux tâches de Mrs Kinsella avec intérêt et goût, et avec toute l'attention, la douceur et la tendresse de cette femme. C'est ainsi qu'elle apprend qu'elle peut être aimée et choyée.
    Mais c'est l'heure de la rentrée et sa mère a accouché. Il est temps de rentrer. Un déchirement. le temps d'un été à jamais gravé dans sa mémoire. L'amour donné par pure générosité. Une famille de coeur.
    Un roman lumineux, tendre, nostalgique. Un roman écrit avec une belle poésie. Une fluidité et une simplicité agréables. Un roman qui nous parle en filigrane de la misère, de l'alcool ravageur, de la perte. Un roman empli d'amour et de tendresse. Un roman déchirant qui nous amène peu à peu à des émotions intenses et contradictoires. On peut pleurer de joie comme de peine dans cette histoire… Est-ce mieux de connaître l'amour « familial » véritable le temps d'un court été, pour en garder quelque chose d'unique mais qui amène aussi bien des sentiments de joie intense pour ce vécu, que des sentiments de tristesse et de déchirement causés par la séparation ? Ou bien rester dans l'ignorance ? Je crois que pour apprécier la vie, il faut savoir garder le meilleur et voir toujours le bon côté, sans ignorer qu'une pièce a toujours deux faces. Et qu'on n'a pas toujours et le plus souvent le meilleur. Mais au moins, aussi court soit le moment qu'a vécu cette fillette, elle sait désormais qu'elle est aimée et qu'elle aime, elle sait qu'elle est. Et son coeur s'est rempli d'amour, de tendresse et d'affection. Elle a vécu un moment comme tout enfant devrait pouvoir vivre. Un cocon familial chaud et doux.

    Lien : http://madansedumonde.wordpress.com/2013/04/05/claire-keegan-les-tro..
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    • Livres 4.00/5
    Par latina, le 01 janvier 2014

    latina
    Claire Keegan ne m'a fait qu'entrevoir la lumière et par conséquent, j'en ressors un peu frustrée...
    A coups de phrases faussement simples, elle construit une histoire, belle, émouvante, derrière lesquelles je devine tout un monde, un monde de souffrance. En effet, la petite fille d'une famille nombreuse est conduite par son père chez un couple pendant les grandes vacances, pour que ceux-ci s'occupent d'elle (sa mère est sur le point d'accoucher). Elle y est accueillie telle une petite lumière, éclairant peu à peu les zones d'ombre de cette vie obscurcie par une immense perte.
    A coups de mots feutrés, de mots sages, de mots câlins, Claire Keegan me conduit à la limite de ce halo de douceur pleine de détresse...
    Mais voilà : j'aurais voulu l'accompagner davantage, j'aurais voulu marcher plus longtemps auprès de ces fermiers bienveillants, j'aurais voulu tenir la main de cette petite fille au-delà des grandes vacances. le roman trop court m'a coupé l'herbe sous le pied et je suis retombée dans ma propre réalité. Quel dommage !
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 27 mai 2012

    LiliGalipette
    Un matin d'été, un père dépose sa fille à la ferme des Kinsella. Pour soulager son épouse qui est encore enceinte, l'enfant passera la belle saison loin de la maison. D'abord mal à l'aise, la fillette trouve auprès des Kinsella tous les bonheurs d'une famille. « On se réjouit de la garder. […] Elle est la bienvenue ici. » (p. 19) le couple est attentif et tendre et lui voue une affection qui semble compenser une perte. « Oh, n'est-elle pas là pour qu'on la gâte ? » (p. 54) Gâtée, choyée, entourée, la petite fait l'expérience d'un certain bonheur qui tranche avec la rudesse qu'elle a toujours connue.
    Si la tristesse affleure parfois dans les yeux de Mrs Kinsella, elle n'en a jamais honte. La peine qu'elle porte est lourde, mais elle n'est pas gênante. « Là où il y a un secret […], il y a de la honte, et nos n'avons pas besoin de honte. » (p. 19) Hélas, l'été devra s'achever. Entre une enfant avide d'être aimée et un couple éperdu d'amour, la vie douce aurait pu continuer, mais septembre sonne le glas de l'heureuse quiétude d'une famille qui s'était choisie.
    Il est assez difficile de situer ce roman dans le temps. Il se déroule après les années 50, c'est certain, mais rien n'indique qu'il soit contemporain de l'écriture. L'Irlande est présente, mais de façon très subtile : l'histoire qui est racontée pourrait se passer n'importe où tant la perte d'un enfant représente une douleur universelle.
    Ce très court roman est servi par une plume douce et majestueuse. J'espère que la traduction est à la mesure de l'original. J'ai été particulièrement émue par cette enfant si discrète qui ne trouve pas sa place chez elle et n'ose pas prendre la place d'un autre ailleurs.
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  • Par kuroineko, le 10 avril 2013

    kuroineko
    Prêt pour un petit séjour dans la belle campagne irlandaise?
    La narratrice, une petite fille, est laissée (abandonnée?) par son père chez les Kinsella, couple sans enfant pour un temps indéterminé. le malaise de la petite va vite fondre au contact de ces fermiers au grand coeur. Elle apprend rapidement à vivre à leur rythme et relève certains faits mystérieux.
    Mais surtout se dresse en elle une comparaison accablante entre sa vie chez ses parents et cette nouvelle vie auprès des Kinsella. Chez elle, la pauvreté, la précarité, le trop grand nombre d'enfants, l'alcool, ..., empêchent ll'éclosion de sentiments chaleureux. On survit plus qu'on ne vit. Ce portrait en négatif donne un aperçu des difficultés économiques en Irlande. La narratrice ne représente dans la maison familiale qu'une bouche supplémentaire à nourrir et deux bras pour seconder la mère.
    Chez le couple, le temps semble ralentir. Ni la femme ni l'époux ne précipitent
    les choses, sans pour autant arrêter leurs tâches. le tout dans un silence non pas contraint mais apaisant, entre personnes sur la même longueur d'ondes.La fillette se sent un temps mal à l'aise face à l'attention pleine de tendresse qu'ils lui portent. Il est en effet douloureux dans l'enfance de devoir porter un jugement négatif sur ses parents.
    L'histoire se déroule sans à-coups. Elle semble atemporelle. Pourtant Claire Keegan fournit un petit indice de la période à laquelle elle se situe en parlant de la mort d'un nouveau gréviste. On peut supposer qu'il s'agit des grèves de la faim des membres de l'IRA faits prisonniers fin des années 70, début des années 80.
    A-travers les yeux de la fillette, l'auteur multiplie les descriptions de la nature environnante et du ressenti. L'écriture est belle et fluide et on succombe très vite au charme discret de ce court roman. En refermant les pages, je n'avais plus qu'une envie: prendre contact avec le couple afin d'y passer moi aussi de magnifiques vacances.
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 27 novembre 2012
    Claire Keegan sait, en quelques mots poétiques et directs, peindre une Irlande rurale et la douceur infinie des sentiments.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par canel, le 11 juillet 2011

    Tu n'es pas toujours obligée de dire quelque chose, reprend-il. Pense que la parole n'est une nécessité en aucune circonstance. Nombre de gens ont beaucoup perdu pour la seule raison qu'ils ont manqué une belle occasion de se taire. (p. 75)

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  • Par lauredanse, le 05 avril 2013

    Kinsella libère ma main et je dégringole le versant de la dune en direction de la mer noire qui déferle, sifflante. Je cours vers les vagues écumeuses pendant qu’elles reculent et me sauve en hurlant dès qu’une nouvelle se fracasse. Lorsque Kinsella me rejoint, nous quittons nos chaussures. Par endroits nous marchons de front, à la limite de la mer qui griffe le sable sous nos pieds nus. A un moment nous entrons dans l’eau et lorsqu’elle lui arrive aux genoux il m’installe sur ses épaules.
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  • Par Zazette97, le 06 août 2012

    Je me demande pourquoi mon père ment sur le foin. Il a tendance à mentir sur des choses qui seraient bien si elles étaient vraies. Quelque part, plus loin, quelqu'un a mis une tronçonneuse en marche et elle vrombit là-bas un moment comme une grosse guêpe agressive. J'aimerais être dehors, en train de travailler.
    Je n'ai pas l'habitude de rester tranquille et je ne sais pas quoi faire de mes mains. Une partie de moi voudrait que mon père me laisse là pendant qu'une autre partie voudrait qu'il me ramène, vers ce que je connais.
    Je suis dans une situation où je ne peux ni être ce que je suis toujours ni devenir ce que je pourrais être. p.17
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  • Par ster, le 02 juin 2011

    Le vent est fort et rauque dans les arbres, il s'agite parmi les branches sèches, dont les feuilles se soulèvent et se balancent. C'est très agréable de sentir la route découverte dévaler au-dessous de nous, sachant qu'on va, au bout, trouver la mer. La route continue et le ciel, le paysage entier semble s'éclaircir. Kinsella dit quelques petites choses insignifiantes puis s'enveloppe dans le silence qui est habituel chez lui, et le temps passe sans donner l'impression de passer, et nous voilà dans un espace dégagé, sableux, où les gens doivent garer leur voiture. Il y a des traces de pneus et des nids-de-poule partout, une poubelle qui ne semble pas avoir été vidée depuis longtemps.
    "On est presque arrivés, Pétale."
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  • Par yv1, le 09 août 2011

    Elle m'emmène dans la maison. Il y a un moment très sombre dans le couloir ; alors que j'hésite, elle hésite avec moi. Puis nous passons dans la chaleur de la cuisine où il faut que je m'assoie, que je me mette à l'aise. Sous l'odeur de pâtisserie, un désinfectant, un produit javellisé pointe. Elle retire du four une tarte à la rhubarbe qu'elle pose sur le plan de travail pour la laisser tiédir : du sirop bouillonnant prêt à déborder, de fines feuilles de pâte sculptées dans la croûte. Un courant frais souffle par la porte mais ici tout est chaud, tranquille et propre. De grandes marguerites sont immobiles comme le grand verre d'eau dans lequel elles se dressent. Il n'y a de trace d'enfant nulle part. (p.14)
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Claire Keegan - À travers les champs bleus .
Claire Keegan vous présente son ouvrage "À travers les champs bleus" aux éditions Sabine Wespieser. Rentrée littéraire automne 2012.http://www.mollat.com/livres/claire-keegan-travers-les-champs-bleus-9782848051185.htmlNotes de Musique : Vincent Warnier - Bach Toccatas et fugues en re? mineur








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