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> Julie Sibony (Traducteur)

ISBN : 2355840261
Éditeur : Sonatine (2009)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 1331 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Si vous n'avez pas encore lu Jesse Kellerman, ne perdez pas une seconde. Plus vite vous découvrirez son oeuvre, mieux ce sera. On ne rencontre pas tous les jours un talent de cette ampleur".
Harlan Coben

"Une écriture remarquable, une tension maxi... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Eric75, le 11 janvier 2013

    Eric75
    Dans la famille Kellerman, je demande… le fils !
    Jesse Kellerman est le fils des écrivains chevronnés, Jonathan et Faye Kellerman, tous deux experts en écriture de polars bien ficelés, et Les visages est son premier roman. Papa et maman sont-ils fiers de leur progéniture ? On peut le penser. Ce roman, élu meilleur thriller de l'année par le Guardian, est un véritable coup de maître !
    Ethan Muller, le narrateur, est le dernier rejeton d'une famille de nantis New-Yorkais, et il a choisi un boulot pas trop fatiguant : galeriste ! Son travail le maintient dans son milieu d'origine, fréquenté par les bobos, les artistes névrosés et les milliardaires incultes. Ethan cherche à s'affranchir de l'emprise familiale, qui l'étouffe, et à voler de ses propres ailes. Sa relation avec son père, homme d'affaires fortuné, est compliquée et distendue. le contact passe par Tony Wexler, l'associé de son père qui au fil des années, a fini par se substituer au père trop souvent absent.
    Tony appelle un jour Ethan pour lui montrer quelque chose. Des dessins, en grande quantité et de très bonne facture, formant un étrange et gigantesque puzzle, ont été découverts dans un appartement abandonné par son locataire, ça vaut peut-être le coup d'y jeter un oeil…
    Ethan Muller décide de monter l'exposition malgré l'absence de Victor Cracke, l'auteur des dessins qui reste introuvable. le succès est immédiat. Ethan est alors contacté par Lee McGrath, un vieux flic à la retraite, qui croit reconnaître dans certains portraits de l'exposition le visage des victimes d'assassinats non élucidés, vieux de quarante ans. Victor Cracke est-il impliqué dans ces meurtres ? Avec l'aide de Lee, puis de sa fille Samantha, Ethan va reprendre l'enquête à zéro.
    Le roman alterne deux niveaux de récits qui finiront par converger : la recherche de l'insaisissable Victor Cracke, une incroyable quête qui va profondément bouleverser la vie d'Ethan et redonner du sens à son existence désoeuvrée de fils à papa ; et l'histoire d'une saga familiale, celle des Muller, se déroulant sur plusieurs générations entre 1847 à aujourd'hui, racontée sous forme d'interludes, qui fourniront bien entendu les clés du roman.
    Ce livre, qu'on ne peut lâcher en cours de route, est incontestablement une réussite. La personnalité d'Ethan est attachante et ses motivations concernant l'enquête vont évoluer au fil du temps. Pris au jeu, le personnage s'humanise, s'éloigne de son milieu d'origine trop artificiel, et fait de la réussite de son enquête une affaire personnelle. Parallèlement, les éclairages apportés par les flashbacks sont de plus en plus ciblés, les pièces du puzzle s'emboîtent et se répondent pour donner une vue d'ensemble inattendue et une grande cohérence à l'histoire. L'émotion culmine dans le final éblouissant, qui pose la dernière pièce du puzzle.
    Récompensé par le Grand Prix des lectrices de Elle en 2010, ce roman est manifestement le coup d'essai d'un auteur à suivre.
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    • Livres 2.00/5
    Par viou1108, le 01 février 2015

    viou1108
    Epatée. Scotchée. Que dis-je. Epoustouflée. Emerveillée de voir comment je gobe encore en toute naïveté ce que me raconte la 4ème de couverture.
    Avec la bénédiction du NY Times, du Guardian et de Harlan Coben (non, ne ricanez pas…), je me suis donc embarquée dans « le meilleur thriller de l'année » et « une intrigue machiavélique ». Je me demande si ce sont là des circonstances atténuantes, puisque j'aurais dû me rendre compte depuis bien longtemps qu'un tel auto-encensement par un éditeur, à coup de références plus ou moins illustres, ne sert qu'à pousser à la consommation sans garantie de qualité, quitte à fourguer de la camelote.
    Je ne dis pas que le bouquin est mauvais, mais quand on s'attend à une intrigue échevelée « loin des polars calibrés habituels », on est déçue. En fait de « tension maximale », on est plutôt dans la saga familiale étalée sur 150 ans avec ses inévitables lourds-secrets-du-passé-qui-conditionnent-le-présent, mêlée à un « cold case » pédophile qui sera rouvert par la grâce d'une découverte artistique aussi fortuite que phénoménale. Et quant au côté « non-calibré », on a déjà lu plus original que ce jeune galeriste tombé dans le milieu artistique pour se rebeller contre le monde des affaires de papa, et qui pourtant ne cherche qu'à amasser du fric en dénichant le peintre du siècle, tant qu'à faire en se lançant dans une enquête pseudo-policière pour tromper son ennui.
    Las ! ça n'a pas suffi à tromper le mien, d'ennui. Malgré quelques remarques sulfatées sur l'univers de l'art et ses mesquineries, c'est un peu trop emberlificoté, sans réel style, avec une fin bâclée et prévisible depuis la moitié du livre.
    Vite lu, vite oublié, comme ces Visages peints par Victor Crack (patronyme plutôt ironique, quand on y pense…).
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    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 15 avril 2012

    carre
    Sentiment contrasté avec ce roman "Les visages" encensé par les médias comme un livre incontournable. Car franchement, tout ce patacaisse médiathique parait ridicule devant ce polar certe très ingénieux par son idée de départ, mais qui très vite nous laisse dubitatif. le narrateur n'est guère attachant, l'histoire se traine et certains passages sont à mourir ... d'ennui. Ajoutez à celà une fin prévisible et baclée, et vous aurez l'impression de vous être fait arnaquer par la marchandise. Vendu comme un thriller machiavélique,
    le bouquin de Kellerman ne suscite jamais les émotions que l'on attend d'un vrai thriller. Oubliable.
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    • Livres 3.00/5
    Par seshat123, le 11 mai 2012

    seshat123
    Ethan Muller, un galeriste d'art New-yorkais, désoeuvré, un peu paumé ; un inspecteur de police à la retraite, entêté, acariâtre, malade et des dessins, des visages, des cartons entiers de pages A4, tel un gigantesque puzzle, une mappemonde imaginaire qui happe quiconque la regardant... le mystérieux Victor Cracke, son auteur, qui s'est depuis évaporé dans la nature, a dessiné en son centre 5 visages d'angelots, 5 enfants assassinés 40 ans plus tôt.
    Jesse Kellerman remonte le temps à deux vitesses, alternant deux histoires, celle de la famille Muller depuis son arrivée sur le territoire américain et celle de l'enquête d'Ethan, sa quête de Victor Cracke. Un polar et une saga familiale pour le prix d'un thriller, mais de quoi vous plaignez-vous ?!! ;-))) Car oui je confirme, vous ne tremblerez (frissonnerez) pas à sa lecture, rien d'effrayant. Par contre, il est conseillé de rester concentré, on s'y perd parfois... A noter aussi que J. Kellerman dessine un portrait du monde de l'art et de ses protagonistes fort peu flatteur, voire cynique ; je me demande dans quelle mesure il s'agit là de caricatures...
    Pour conclure, une lecture agréable, un héros qui se présente certes au départ comme un antihéros mais dont on aime suivre les aventures et dont la quête a éveillé tout mon intérêt, ma curiosité jusqu'au bout. Bref un bon petit polar plutôt original.
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    • Livres 5.00/5
    Par Under_The_Moon, le 01 août 2015

    Under_The_Moon
    Autant le dire d'emblée : j'ai enfin trouvé une pépite qui m'a éblouie, fait palpiter ma curiosité de lectrice de la première à la dernière page.
    *** roulements de tambours et feux d'artifices ***
    Non pas que je n'avais pas eu de "coup de cœur littéraire" depuis ce début d'année, mais là ! Quelle surprise !
    Je m'étais d'abord tournée vers ce roman à la recherche d'une "valeur sûre" après avoir été déçue par un roman dont j'attendais (sans doute) trop. Au moins, avec un polar, même s'il est mauvais, difficile de tomber dans la mièvrerie.
    Voici donc un échantillon des raisons qui m'ont poussées à mettre cinq étoiles à ce roman :
    * c'est divinement bien écrit ! félicitations au traducteur qui se fait totalement oublié ;
    * l'ambiance lourde qui happe d'un coup le récit et tranche avec la superficialité du milieu de l'art moderne ;
    * la critique assez acerbe de ce milieu de l'art moderne - qui rend ce roman ambitieux et pas nécessairement accessible à tous les lecteurs.
    C'est un univers que Jesse Kellerman décrit avec minutie, autant qu'un Dennis Lehane au top de sa forme nous décrit les bas fonds de la société américaine ;
    * s'il est vrai qu'Ethan Muller - le personnage principal / narrateur - évolue dans un milieu qui pue le fric, qu'est-ce que j'ai rie avec certains personnages secondaires, notamment une : une sorte de Lady Gaga, artiste diva islandaise prête à tout pour avoir ce qu'elle veut comme elle le veut !
    * en parallèle, Jesse Kellerman raconte l'histoire de la famille d'Ethan Muller. Famille qui entre dans la légende de la ville de New York en passant par la case self-made man et surtout : petits secrets de famille qui deviennent grands, puis très encombrants.
    ( autre aspect de la construction du roman qui en fait un polar pas accessible à tous. )
    * Et ces silences qui envahissent l'affaire à mesure qu'on avance, le silence tout les possibles, un silence comme on en trouve dans les romans gothiques et qui nous fait sans cesse nous demander : mais que cache-t-il de si terrible ???
    Et ça.. il m'a fallu quatre jours de lecture entre la boulimie et l'autisme pour le découvrir (oui, le type de lecture où chaque minute de battement est prétexte à la lecture). Et pour une polygame littéraire comme moi ça en dit long !
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Citations et extraits

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  • Par Under_The_Moon, le 31 juillet 2015

    Il n'y a pas de chemin plus sûr vers la médiocrité ; comme l'a écrit Borges, le désir d'être un génie est "la plus grossière des tentations de l'art". Selon sa conception, le véritable génie n'est donc pas conscient de lui-même. Un génie doit par définition être quelqu'un qui ne s'arrête pas pour réfléchir à ce qu'il fait, à la façon dont cela sera reçu ni aux conséquences que ça aura sur lui et son avenir ; il se contente de faire. Il exerce son activité avec une obstination qui est par essence malsaine et souvent autodestructrice.
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  • Par Under_The_Moon, le 31 juillet 2015

    [...] de nos jours, on s'est mis dans la tête que n'importe qui possédait un potentiel infini. Une seule seconde de réflexion suffit de comprendre que c'est un pieux mensonge, destiné à bercer d'illusions les gens qui manquent de confiance en eux.
    Il n'y a aucune honte à être quelqu'un d'ordinaire ; ça n'implique pas de jugement moral. Je ne crois pas que les génies récoltent plus de points que les autres dans un grand livre de comptes cosmiques.
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  • Par Under_The_Moon, le 31 juillet 2015

    Le génie peut s'incarner sous bien des formes, et lors du dernier siècle nous avons (peu à peu) admis que la transcendance d'un Picasso pouvait se retrouver en d'autres lieux moins évidents. C'est cet inénarrable provocateur de Marcel Duchamp qui nous l'a démontré quand il a abandonné la création plastique pour partir s'installer à Buenos Aires et se consacrer à plein temps aux échecs. Ils ont, disait-il, "toute la beauté de l'art, et beaucoup plus. Ils ne peuvent pas être commercialisés. Les échecs sont beaucoup plus purs."
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  • Par Under_The_Moon, le 29 juillet 2015

    Une partie de ce qui nous attire chez les artistes est leur altérité, leur refus du conformisme, leur majeur brandi au visage de la société, de sorte que c'est précisément leur a- ou immoralité qui confère à leur travail une valeur artistique et non académique. On sait que Gauguin était dégoûté par la civilisation. Il déclara aussi que l'art était plagiat ou révolution. Et personne n'a envie de passer pour un plagiaire. Les peintres sans le sou se consolent en rêvant au jour lointain où leur folie sera admirée comme génie précurseur.
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  • Par Under_The_Moon, le 30 juillet 2015

    Il faut qu'elle lui fasse comprendre l'importance de garder le secret. Mais il est d'une autre génération ; ils ont l'arrogance de se dire "éclairés" alors qu'ils n'ont aucune idée de la vitesse à laquelle la vie peut vous briser en deux.

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