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> Julie Sibony (Traducteur)

ISBN : 2355840261
Éditeur : Sonatine (2009)


Note moyenne : 3.48/5 (sur 1171 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Si vous n'avez pas encore lu Jesse Kellerman, ne perdez pas une seconde. Plus vite vous découvrirez son oeuvre, mieux ce sera. On ne rencontre pas tous les jours un talent de cette ampleur".
Harlan Coben

"Une écriture remarquable, une tension maxi... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Eric75, le 11 janvier 2013

    Eric75
    Dans la famille Kellerman, je demande… le fils !
    Jesse Kellerman est le fils des écrivains chevronnés, Jonathan et Faye Kellerman, tous deux experts en écriture de polars bien ficelés, et Les visages est son premier roman. Papa et maman sont-ils fiers de leur progéniture ? On peut le penser. Ce roman, élu meilleur thriller de l'année par le Guardian, est un véritable coup de maître !
    Ethan Muller, le narrateur, est le dernier rejeton d'une famille de nantis New-Yorkais, et il a choisi un boulot pas trop fatiguant : galeriste ! Son travail le maintient dans son milieu d'origine, fréquenté par les bobos, les artistes névrosés et les milliardaires incultes. Ethan cherche à s'affranchir de l'emprise familiale, qui l'étouffe, et à voler de ses propres ailes. Sa relation avec son père, homme d'affaires fortuné, est compliquée et distendue. le contact passe par Tony Wexler, l'associé de son père qui au fil des années, a fini par se substituer au père trop souvent absent.
    Tony appelle un jour Ethan pour lui montrer quelque chose. Des dessins, en grande quantité et de très bonne facture, formant un étrange et gigantesque puzzle, ont été découverts dans un appartement abandonné par son locataire, ça vaut peut-être le coup d'y jeter un œil…
    Ethan Muller décide de monter l'exposition malgré l'absence de Victor Cracke, l'auteur des dessins qui reste introuvable. le succès est immédiat. Ethan est alors contacté par Lee McGrath, un vieux flic à la retraite, qui croit reconnaître dans certains portraits de l'exposition le visage des victimes d'assassinats non élucidés, vieux de quarante ans. Victor Cracke est-il impliqué dans ces meurtres ? Avec l'aide de Lee, puis de sa fille Samantha, Ethan va reprendre l'enquête à zéro.
    Le roman alterne deux niveaux de récits qui finiront par converger : la recherche de l'insaisissable Victor Cracke, une incroyable quête qui va profondément bouleverser la vie d'Ethan et redonner du sens à son existence désœuvrée de fils à papa ; et l'histoire d'une saga familiale, celle des Muller, se déroulant sur plusieurs générations entre 1847 à aujourd'hui, racontée sous forme d'interludes, qui fourniront bien entendu les clés du roman.
    Ce livre, qu'on ne peut lâcher en cours de route, est incontestablement une réussite. La personnalité d'Ethan est attachante et ses motivations concernant l'enquête vont évoluer au fil du temps. Pris au jeu, le personnage s'humanise, s'éloigne de son milieu d'origine trop artificiel, et fait de la réussite de son enquête une affaire personnelle. Parallèlement, les éclairages apportés par les flashbacks sont de plus en plus ciblés, les pièces du puzzle s'emboîtent et se répondent pour donner une vue d'ensemble inattendue et une grande cohérence à l'histoire. L'émotion culmine dans le final éblouissant, qui pose la dernière pièce du puzzle.
    Récompensé par le Grand Prix des lectrices de Elle en 2010, ce roman est manifestement le coup d'essai d'un auteur à suivre.
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    • Livres 3.00/5
    Par seshat123, le 11 mai 2012

    seshat123
    Ethan Muller, un galeriste d'art New-yorkais, désœuvré, un peu paumé ; un inspecteur de police à la retraite, entêté, acariâtre, malade et des dessins, des visages, des cartons entiers de pages A4, tel un gigantesque puzzle, une mappemonde imaginaire qui happe quiconque la regardant... le mystérieux Victor Cracke, son auteur, qui s'est depuis évaporé dans la nature, a dessiné en son centre 5 visages d'angelots, 5 enfants assassinés 40 ans plus tôt.
    Jesse Kellerman remonte le temps à deux vitesses, alternant deux histoires, celle de la famille Muller depuis son arrivée sur le territoire américain et celle de l'enquête d'Ethan, sa quête de Victor Cracke. Un polar et une saga familiale pour le prix d'un thriller, mais de quoi vous plaignez-vous ?!! ;-))) Car oui je confirme, vous ne tremblerez (frissonnerez) pas à sa lecture, rien d'effrayant. Par contre, il est conseillé de rester concentré, on s'y perd parfois... A noter aussi que J. Kellerman dessine un portrait du monde de l'art et de ses protagonistes fort peu flatteur, voire cynique ; je me demande dans quelle mesure il s'agit là de caricatures...
    Pour conclure, une lecture agréable, un héros qui se présente certes au départ comme un antihéros mais dont on aime suivre les aventures et dont la quête a éveillé tout mon intérêt, ma curiosité jusqu'au bout. Bref un bon petit polar plutôt original.
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    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 15 avril 2012

    carre
    Sentiment contrasté avec ce roman "Les visages" encensé par les médias comme un livre incontournable. Car franchement, tout ce patacaisse médiathique parait ridicule devant ce polar certe très ingénieux par son idée de départ, mais qui très vite nous laisse dubitatif. le narrateur n'est guère attachant, l'histoire se traine et certains passages sont à mourir ... d'ennui. Ajoutez à celà une fin prévisible et baclée, et vous aurez l'impression de vous être fait arnaquer par la marchandise. Vendu comme un thriller machiavélique,
    le bouquin de Kellerman ne suscite jamais les émotions que l'on attend d'un vrai thriller. Oubliable.
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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 30 octobre 2012

    sandrine57
    Jusque là Ethan Muller était un galeriste new-yorkais sans grande envergure, un fils à papa issu d'une riche famille, s'occupant d'art un peu par snobisme un peu en rébellion contre son industriel de père. Tout change le jour où le bras droit de ce père l'emmène dans un appartement misérable pour lui montrer des cartons. A l'intérieur, des milliers de feuilles en format A4 couvertes de dessins qui forment un gigantesque puzzle. Leur auteur, Victor Cracke, a disparu et Ethan peut disposer des dessins à sa guise. Il fait donc taire ses scrupules et organise une exposition qui rencontre un succès sans précédent. Pour Ethan, c'est la gloire tant espérée et tant pis si l'artiste n'a pas donné son accord. Il sera toujours temps de négocier s'il réapparaît un jour. Mais le galeriste n'aura pas le temps de savourer sa réussite bien longtemps. Non loin de là, Lee McGrath un flic à la retraite reconnait sur les dessins les visages d'enfants assassinés il y a 40 ans de cela. Ethan a-t-il fait fortune grâce à l'oeuvre d'un artiste aussi génial que fou? Le jeune homme ne peut pas fermer les yeux et se lance dans une enquête sur les traces de Victor Cracke.

    Alors non ce n'est pas LE thriller qui fera frissonner d'angoisse ,terrorisé par une intrigue sanglante et machiavélique! Quoi que...En découvrant l'histoire de la famille Muller l'auteur distille dans des interludes qui viennent couper le récit initial, on ne peut s'empêcher d'avoir la chair de poule. Issus d'un marchand ambulant qui a débarqué d'Europe au début du XIXè siècle, les Muller ont bâti un empire industriel mais au prix de quelques sacrifices, quelques secrets bien enfouis, quelques cadavres dans le placard. Ethan, le dernier héritier s'est éloigné de sa famille pour voler de ses propres ailes. Mais en enquêtant sur le mystérieux Victor Cracke, il va plonger dans le passé des siens. Pas un thriller donc mais un roman noir et une saga familiale, au suspense bien menée et contée par un Ethan Muller un rien prétentieux, un zeste ironique dont la personnalité superficielle gagne en épaisseur et en humanité au fil de son enquête et de ses terribles découvertes.
    Si le talent est héréditaire, Jesse KELLERMAN a été servi sur un plateau et il a su exploiter ce don atavique. Son livre est passionnant de bout en bout, il se dévore avec curiosité et angoisse. Il ne faudrait pas passer à côté sous prétexte que ce n'est pas le thriller annoncé en quatrième de couverture.
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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 10 janvier 2010

    caro64
    Tout commence avec un inspecteur de police à la retraite qui contacte une galerie d'art. Il est intrigué par une exposition de tableaux représentant uniquement des portraits d'enfants. Quelque chose l'interpelle : un visage parmi les autres, celui d'un enfant disparu, disparu depuis… quarante ans. A l'époque, c'est lui qui avait mené l'enquête, laquelle fut finalement classée sans suite car on ne retrouvera jamais le petit disparu. Ethan Muller, le jeune galeriste d'art new-yorkais, est lui aussi franchement intrigué par cette série de portraits. C'est que le peintre Victor Cracke, leur auteur, a disparu lui aussi dans de mystérieuses conditions. L'affaire est pour le moins troublante, empêtrée, recouverte par les années. Les investigations font remonter à la surface des faits qui se sont parfois déroulés quatre décennies plus tôt. La liste des victimes s'allongent…
    Les visages a été élu thriller de l'année par le prestigieux New York Times – c'est bon signe. Mais mettons-nous d'accord tout de suite : Les visages n'est pas un thriller (to thrill = frissonner), on frissonne rarement à sa lecture, on n'a pas d'angoisse. Je définirais plutôt cet ouvrage de belle saga familiale avec ses secrets, ses non-dits. Tout dans cette famille Muller semble marqué du sceau de l'incompréhension et de la solitude. C'est une plongée dans deux histoires parallèles en fait, mais qui se rejoindront de brillante façon.
    Jesse Kellerman nous livre avec talent une histoire touchante, dévoilée petit à petit, avec des interludes de plus en plus troublants qui nous font remonter le temps pour comprendre le présent. Ce qui rend le roman pertinent.
    Pas le meilleur thriller de l'année vanté en 1ère et 4ème de couverture, mais il est vrai qu'une fois plongé dans ce roman on a hâte de connaître la fin. L'auteur nous prévient sur le sujet : « ceux d'entre vous qui attendaient une fin spectaculaire risquent d'être un peu déçus et je m'en excuse. » Et effectivement l'épilogue pourrait paraître frustrant, mais le lecteur qui possède toutefois toutes les données en main ne reste pas sur sa faim mais sur une note émouvante.
    En conclusion, un bon roman pour un agréable moment de lecture !
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Citations et extraits

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  • Par Eric75, le 11 janvier 2013

    Mes mains tremblèrent en prenant la photo que me tendait Samantha. Je ressentais un mélange d'émotions - de la tristesse, du soulagement, de l'excitation -, mais, avant tout, je me sentais trahi. Au début, il n'existait pas. Au début, c'était moi qui l'avais créé ; j'étais la force motrice. Et puis, alors que nous nous lancions sur ses traces, j'avais été contraint d'abandonner ces croyances, par lambeaux et non sans douleur. J'avais parlé à des gens qui le connaissaient. J'avais goûté ses pommes. J'avais marché dans ses pas. Il était devenu de plus en plus réel et, de crainte de le perdre complètement, j'avais essayé de la rattraper. Au lieu de le minimiser, je m'étais mis à le grossir. Alors j'espérais que, le jour où je poserais enfin les yeux sur lui, il serait un peu plus que ça : plus qu'un nom en caractères d'imprimerie, plus qu'un assemblage de gris confus et de blancs crayeux, qu'une donnée administrative confidentielle ; plus qu'un petit bonhomme aux allures de golem malheureux. Je voulais quelqu'un de monumental ; je voulais un totem, un superman ; je voulais le signe qu'il faisait partie des élus ; je voulais un halo sur sa tête ou des cornes de diable à son front, n'importe quoi, n'importe quoi pour justifier les changements radicaux qu'il avait imprimés à ma vie. C'était mon dieu, et sa banalité me faisait honte.
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  • Par InColdBlog, le 06 août 2011

    Les gens ne se rendent pas compte de la créativité qu’il faut pour être marchand d’art. Sur le marché actuel, c’est le galeriste, et non l’artiste, qui fait le plus gros du boulot. Sans nous, il n’y aurait ni modernisme, ni minimalisme, aucun de tous ces mouvements. Les plus grandes stars de l’art contemporain seraient peintres en bâtiment ou profs de dessin dans des cours du soir. Les collections des musées s’arrêteraient à la Renaissance ; les sculpteurs en seraient encore à modeler des dieux païens ; la vidéo serait le domaine exclusif de la pornographie ; le graffiti un délit mineur et non la base d’une industrie multimillionnaire. L’art, en somme, cesserait de prospérer. Et ce parce que, dans une société post-Église, post-mécénat, ce sont les marchands qui raffinent et canalisent le fuel qui fait tourner le moteur de l’art, qui l’a toujours et le fera toujours tourner : l’argent.
    De nos jours, en particulier, il y a tout simplement trop d’œuvres en circulation pour qu’une personne lambda puisse faire le tri entre les bonnes et les mauvaises. C’est le travail du galeriste. Nous sommes des créateurs aussi, sauf que nous créons des marchés et que notre production englobe les artistes eux-mêmes. Les marchés, à leur tour, créent des mouvements, et les mouvements des goûts, une culture, le canon de l’acceptabilité : en bref, ce que nous appelons l’Art avec un grand A. Une œuvre d’art devient une œuvre d’art – et un artiste un artiste – dès l’instant où je vous fais sortir votre chéquier.
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  • Par ladesiderienne, le 14 juillet 2013

    "Ne prends pas cet air morose, Muller, ce petit accent fait largement partie de ton charme.
    - Je préférerais ne pas en avoir du tout, en vrai Américain que je suis", rétorqua Salomon Muller, né Mueller.
    Isaac Merritt Singer, cet homme à la libido, à la fortune, au ventre et au rire légendaires, ce rire qui résonnait comme une corne de brume, comme le chant des sirènes de l'Amérique, cet homme donna une grande tape dans le dos de son ami et lui répondit en riant :
    "T'en fais pas, vieux ! Ici, on est ce qu'on dit qu'on est."
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  • Par pyrouette, le 01 septembre 2012

    On peut être entouré de monde et pourtant seul. La solitude est l'état intrinsèque de l'homme. Créé seul, il meurt seul ; et ce qui se passe entre les deux est tout au mieux un palliatif.

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  • Par pyrouette, le 03 septembre 2012

    Je ne suis pas aujourd'hui, pas plus que je ne l'ai jamais été n ne serai jamais, un génie. Il y a de fortes chances pour que vous non plus. Je me sens dans l'obligation de le souligner à la fois parce qu'il m'a fallu un moment pour comprendre mes propres limites et parce que, de nos jours, on s'est mis dans la tête que n'importe qui possédait un potentiel infini. Une seule seconde de réflexion suffit à comprendre que c'est un pieux mensonge, destiné à bercer d'illusions les gens qui manquent de confiance en eux.
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Jusqu'à la folie, de Jesse Kellerman
Il s'est conduit en héros. Après la gloire, il va connaître l'enfer. La nuit est tombée sur Manhattan. Dans une ruelle sombre, une jeune femme est sauvagement agressée par un homme armé d'un couteau. Jonah, un étudiant en médecine surmené tombé au mauvais endroit au mauvais moment, vient à son secours et tue accidentellement le criminel. La presse l'érige en vedette nationale et la victime le recherche pour avoir une chance de le remercier. Mais le procureur s'interroge sur son geste héroïque. Les événements se succèdent, une spirale infernale entraîne Jonah. S'il est vrai qu'aucune mauvaise action ne demeure impunie, son châtiment ne fait que commencer...








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