> Julie Sibony (Traducteur)

ISBN : 2355840261
Éditeur : Sonatine Editions (2009)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 337 notes) Ajouter à mes livres
«Si vous n'avez pas encore lu Jesse Kellerman, ne perdez pas une seconde. Plus vite vous découvrirez son oeuvre, mieux ce sera. On ne rencontre pas tous les jours un talent de cette ampleur.»

Harlan Coben

«Une écriture remarquable, une tens... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 10 janvier 2010

    caro64
    Tout commence avec un inspecteur de police à la retraite qui contacte une galerie d'art. Il est intrigué par une exposition de tableaux représentant uniquement des portraits d'enfants. Quelque chose l'interpelle : un visage parmi les autres, celui d'un enfant disparu, disparu depuis… quarante ans. A l'époque, c'est lui qui avait mené l'enquête, laquelle fut finalement classée sans suite car on ne retrouvera jamais le petit disparu. Ethan Muller, le jeune galeriste d'art new-yorkais, est lui aussi franchement intrigué par cette série de portraits. C'est que le peintre Victor Cracke, leur auteur, a disparu lui aussi dans de mystérieuses conditions. L'affaire est pour le moins troublante, empêtrée, recouverte par les années. Les investigations font remonter à la surface des faits qui se sont parfois déroulés quatre décennies plus tôt. La liste des victimes s'allongent…
    Les visages a été élu thriller de l'année par le prestigieux New York Times – c'est bon signe. Mais mettons-nous d'accord tout de suite : Les visages n'est pas un thriller (to thrill = frissonner), on frissonne rarement à sa lecture, on n'a pas d'angoisse. Je définirais plutôt cet ouvrage de belle saga familiale avec ses secrets, ses non-dits. Tout dans cette famille Muller semble marqué du sceau de l'incompréhension et de la solitude. C'est une plongée dans deux histoires parallèles en fait, mais qui se rejoindront de brillante façon.
    Jesse Kellerman nous livre avec talent une histoire touchante, dévoilée petit à petit, avec des interludes de plus en plus troublants qui nous font remonter le temps pour comprendre le présent. Ce qui rend le roman pertinent.
    Pas le meilleur thriller de l'année vanté en 1ère et 4ème de couverture, mais il est vrai qu'une fois plongé dans ce roman on a hâte de connaître la fin. L'auteur nous prévient sur le sujet : « ceux d'entre vous qui attendaient une fin spectaculaire risquent d'être un peu déçus et je m'en excuse. » Et effectivement l'épilogue pourrait paraître frustrant, mais le lecteur qui possède toutefois toutes les données en main ne reste pas sur sa faim mais sur une note émouvante.
    En conclusion, un très bon roman pour un agréable moment de lecture !
    Jesse Kellerman est né en 1978. Les visages est son premier roman publié en France.. Il est le fils de Jonathan et de Faye Kellerman, tous deux romanciers américains.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cinecirque, le 23 mai 2012

    cinecirque
    Un roman très prenant qui, partant sur des bases classiques de roman policier, se dirige peu à peu vers, non pas un thriller, mais un drame psychologique. L'auteur arrive de plus à intégrer dans son roman des esquisses de théories sur l'art et une critique de ce dernier quant à son état actuel, mais ceci n'est qu'un point mineur et peu développé dans le roman.
    Les visages adopte une forme de narration très interressante, alternant présent avec Ethan Muller en narrateur, et passé sur un siècle environ avec un narrateur omniscient. Cela convient parfaitement au roman qui nous tient en haleine par les petits détails semés au fur et à mesure, tout en nous émouvant. Kellerman réussit à s'approprier l'enfance et l'innocence de façon assez surprenante et rend ainsi on ne peut plus choquantes et efficaces les situations lourdes d'ambigüité qu'il met en scène dans la seconde partie. le personnage de Victor Cracke se rapproche énormément de celui d'Edward aux mains d'argent et offre le même genre de perception du monde, une sensibilité aiguisée et imaginative. Parallèlement, on a le shéma classique d'un trentenaire un peu perdu et déprimé, qui s'est enfin trouvé une raison de vivre qui tourne à l'obsession, et qui finalement n'est que le spectateur de cette affaire emplie de tensions. La fin, elle, est très surprenante et amené avec beaucoup de subtilité, quoique l'affaire en manque totalement tellement elle est humaine... toute en étant inhumaine (à comprendre en lisant le roman...) . Un grand roman aux multiples facettes.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par seshat123, le 11 mai 2012

    seshat123
    Ethan Muller, un galeriste d'art New-yorkais, désœuvré, un peu paumé ; un inspecteur de police à la retraite, entêté, acariâtre, malade et des dessins, des visages, des cartons entiers de pages A4, tel un gigantesque puzzle, une mappemonde imaginaire qui happe quiconque la regardant... le mystérieux Victor Cracke, son auteur, qui s'est depuis évaporé dans la nature, a dessiné en son centre 5 visages d'angelots, 5 enfants assassinés 40 ans plus tôt.
    Jesse Kellerman remonte le temps à deux vitesses, alternant deux histoires, celle de la famille Muller depuis son arrivée sur le territoire américain et celle de l'enquête d'Ethan, sa quête de Victor Cracke. Un polar et une saga familiale pour le prix d'un thriller, mais de quoi vous plaignez-vous ?!! ;-))) Car oui je confirme, vous ne tremblerez (frissonnerez) pas à sa lecture, rien d'effrayant. Par contre, il est conseillé de rester concentré, on s'y perd parfois... A noter aussi que J. Kellerman dessine un portrait du monde de l'art et de ses protagonistes fort peu flatteur, voire cynique ; je me demande dans quelle mesure il s'agit là de caricatures...
    Pour conclure, une lecture agréable, un héros qui se présente certes au départ comme un antihéros mais dont on aime suivre les aventures et dont la quête a éveillé tout mon intérêt, ma curiosité jusqu'au bout. Bref un bon petit polar plutôt original.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par ygounin, le 23 mai 2012

    ygounin
    Ce roman policier a eu l'an passé un énorme succès en France.
    Je ne suis pas sûr de bien comprendre pourquoi.
    Son héros est un marchand d'art new-yorkais héritier d'une richissime famille. Il découvre dans un appartement perdu d'une cité HLM une collection exceptionnelle de dessins. Seul problème : sur l'un d'entre eux apparaissent Les visages enfantins des victimes de crimes pédophiles irrésolus.
    L'enquête de notre héros est entrecoupé de flash-back sur l'histoire de sa famille, immigrée d'Allemagne au XIXème siècle enrichie dans l'immobilier. pendant 300 pages on se demande ce qui relie les deux récits avant que, comme de bien entendu, les deux intrigues ne convergent.
    Tout cela n'est pas si mal troussé et tient en haleine durant un long voyage en train ou une nuit d'insomnie. L'adaptation cinéma sera sans doute excellente (je verrais bien Daniel Radcliffe, le héros de Harry Potter, dans le rôle principal). Pour autant, ce livre ressemble trop à un épisode de "Cold case" écrit par un journaliste d'Art in America pour mériter les lauriers qu'on lui a tressés.
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    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 15 avril 2012

    carre
    Sentiment contrasté avec ce roman "Les visages" encensé par les médias comme un livre incontournable. Car franchement, tout ce patacaisse médiathique parait ridicule devant ce polar certe très ingénieux par son idée de départ, mais qui très vite nous laisse dubitatif. le narrateur n'est guère attachant, l'histoire se traine et certains passages sont à mourir ... d'ennui. Ajoutez à celà une fin prévisible et baclée, et vous aurez l'impression de vous être fait arnaquer par la marchandise. Vendu comme un thriller machiavélique,
    le bouquin de Kellerman ne suscite jamais les émotions que l'on attend d'un vrai thriller. Oubliable.
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Citations et extraits

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  • Par toto, le 14 mai 2012

    Il était trop vieux pour jouer la comédie. Il n'avait pas envie e parler de choses imaginaires; la réalité était bien assez dure comme çà.
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  • Par InColdBlog, le 06 août 2011

    Les gens ne se rendent pas compte de la créativité qu’il faut pour être marchand d’art. Sur le marché actuel, c’est le galeriste, et non l’artiste, qui fait le plus gros du boulot. Sans nous, il n’y aurait ni modernisme, ni minimalisme, aucun de tous ces mouvements. Les plus grandes stars de l’art contemporain seraient peintres en bâtiment ou profs de dessin dans des cours du soir. Les collections des musées s’arrêteraient à la Renaissance ; les sculpteurs en seraient encore à modeler des dieux païens ; la vidéo serait le domaine exclusif de la pornographie ; le graffiti un délit mineur et non la base d’une industrie multimillionnaire. L’art, en somme, cesserait de prospérer. Et ce parce que, dans une société post-Église, post-mécénat, ce sont les marchands qui raffinent et canalisent le fuel qui fait tourner le moteur de l’art, qui l’a toujours et le fera toujours tourner : l’argent.
    De nos jours, en particulier, il y a tout simplement trop d’œuvres en circulation pour qu’une personne lambda puisse faire le tri entre les bonnes et les mauvaises. C’est le travail du galeriste. Nous sommes des créateurs aussi, sauf que nous créons des marchés et que notre production englobe les artistes eux-mêmes. Les marchés, à leur tour, créent des mouvements, et les mouvements des goûts, une culture, le canon de l’acceptabilité : en bref, ce que nous appelons l’Art avec un grand A. Une œuvre d’art devient une œuvre d’art – et un artiste un artiste – dès l’instant où je vous fais sortir votre chéquier.
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  • Par verobleue, le 16 août 2011

    La crise, d'après ce que David a compris, a quelque chose à voir avec le mauvais temps. C'est ce que dit père: il va falloir laisser passer l'orage. Ou avec les chevaux : on va devoir s'accrocher pour rester en selle. Peut-être - et là, David s'avance un peu – cela a-t-il à voir avec les bateaux, un bateau qui prend l’eau. Il aimerait mieux comprendre, parce que ces histoires d’orages, de chevaux et de bateaux qui coulent ont un profond impact sur l’humeur de ses parents et en particulier celle de son père.
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  • Par verobleue, le 16 août 2011

    Le problème avec les affaires en souffrance, m'expliqua Mc Grath, c'était qu'elles ne tuaient personne. Elles ne balançaient pas des avions dans des tours. Elles ne diffusaient pas de gaz toxique dans le métro, ne se faisaient pas exploser au milieu de Central Park et ne tiraient pas sur la foule sur un marché. Les priorités locales et nationales étant ce qu'elles étaient , c'était devenu de plus en plus dur pour les policiers qui enquêtaient sur ce type d'affaires de trouver le temps, l'argent et le soutien de la hiéarchie dont ils avaient besoin.
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  • Par BMR, le 12 septembre 2010

    [...] Vous avez donc le tableau, une nette dichotomie : Marilyn, ma galerie et mon travail officiel d'un côté; et, de l'autre, Samantha, Victor et cinq enfants morts. Je vous en ai fait une jolie petite histoire que je vous ai servie sur un plateau de symbolisme. Mais vous ne pourrez jamais tout à fait comprendre à quel point cet hiver m'a changé en profondeur, car encore aujourd'hui, je ne le comprends pas moi-même.
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Après le succès rencontré par Les Visages, Jesse Kellerman exprime une nouvelle fois sa sensibilité décalée dans Jusqu'à la folie un thriller fascinant où se mêlent art et folie.








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