> Julie Sibony (Traducteur)

ISBN : 2355840261
Éditeur : Sonatine (2009)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 258 notes) Ajouter à mes livres
«Si vous n'avez pas encore lu Jesse Kellerman, ne perdez pas une seconde. Plus vite vous découvrirez son oeuvre, mieux ce sera. On ne rencontre pas tous les jours un talent de cette ampleur.»

Harlan Coben

«Une écriture remarquable, une tens... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 10 janvier 2010

    caro64
    Tout commence avec un inspecteur de police à la retraite qui contacte une galerie d'art. Il est intrigué par une exposition de tableaux représentant uniquement des portraits d'enfants. Quelque chose l'interpelle : un visage parmi les autres, celui d'un enfant disparu, disparu depuis… quarante ans. A l'époque, c'est lui qui avait mené l'enquête, laquelle fut finalement classée sans suite car on ne retrouvera jamais le petit disparu. Ethan Muller, le jeune galeriste d'art new-yorkais, est lui aussi franchement intrigué par cette série de portraits. C'est que le peintre Victor Cracke, leur auteur, a disparu lui aussi dans de mystérieuses conditions. L'affaire est pour le moins troublante, empêtrée, recouverte par les années. Les investigations font remonter à la surface des faits qui se sont parfois déroulés quatre décennies plus tôt. La liste des victimes s'allongent…
    Les visages a été élu thriller de l'année par le prestigieux New York Times – c'est bon signe. Mais mettons-nous d'accord tout de suite : Les visages n'est pas un thriller (to thrill = frissonner), on frissonne rarement à sa lecture, on n'a pas d'angoisse. Je définirais plutôt cet ouvrage de belle saga familiale avec ses secrets, ses non-dits. Tout dans cette famille Muller semble marqué du sceau de l'incompréhension et de la solitude. C'est une plongée dans deux histoires parallèles en fait, mais qui se rejoindront de brillante façon.
    Jesse Kellerman nous livre avec talent une histoire touchante, dévoilée petit à petit, avec des interludes de plus en plus troublants qui nous font remonter le temps pour comprendre le présent. Ce qui rend le roman pertinent.
    Pas le meilleur thriller de l'année vanté en 1ère et 4ème de couverture, mais il est vrai qu'une fois plongé dans ce roman on a hâte de connaître la fin. L'auteur nous prévient sur le sujet : « ceux d'entre vous qui attendaient une fin spectaculaire risquent d'être un peu déçus et je m'en excuse. » Et effectivement l'épilogue pourrait paraître frustrant, mais le lecteur qui possède toutefois toutes les données en main ne reste pas sur sa faim mais sur une note émouvante.
    En conclusion, un très bon roman pour un agréable moment de lecture !
    Jesse Kellerman est né en 1978. Les visages est son premier roman publié en France.. Il est le fils de Jonathan et de Faye Kellerman, tous deux romanciers américains.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Aurelivre, le 22 novembre 2011

    Aurelivre
    Deja beaucoup de personnes ont donné leur avis sur ce livre mais je ne peux pas m'empecher de donner le mien:
    La 4e de couverture donne vraiment envie de le lire. L'histoire est originale, troublante, on a tout de suite envie de savoir de quoi il en retourne!
    Malheureusement, j'ai été très déçue car on s'éloigne vite de ce qui est écrit dans le résumé.
    Contrairement à ce que l'on a pu lire, CE N EST PAS UN THRILLER. du moins, le seul aspect qui puisse rapprocher ce livre d'un trhiller vien du fait que l'on devoile la clé à la fin.
    En parlant de la clé de l'intrigue... je le savais depuis un bon moment et pensai qu'il y aurai un retournement de situation histoire de troubler le lecteur... et bien non! C'est bel et bien ce que l'on pense et on est très deçu car on nous a promis un "coup de théâtre final dignes des plus grands thrillers"
    Ce roman a été utilisé comme instrument marketing par la maison d'édition. Je ne blame pas l'auteur mais bien ceux qui nous ont mentis en nous vantant un livre qui n'existe pas. Je pense que j'aurai mieux apprécié ce livre si je ne l'avais pas vu comme un thriller. C'est dommage car maintenant je ne fait plus confiance aux avis du Guardian et autres prestigieux journaux anglais!
    Pour terminer: Harlan Coben: «Si vous n'avez pas encore lu Jesse Kellerman, ne perdez pas une seconde. Plus vite vous découvrirez son oeuvre, mieux ce sera. On ne rencontre pas tous les jours un talent de cette ampleur.» Je savais qu'Harlan Coben avait perdu de son excellence en decidant de sortir deux pavé par an calqués sur le meme shema mais tout de meme, cette replique il aurai pu l'eviter, ca lui enleve encore plius de crédibilité.
    N'hésitez pas à réagir à mes commentaires en m'envoyant un message. C'est en partie pour cela que je me suis inscrite sur ce site.

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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par madamecharlotte, le 28 janvier 2012

    madamecharlotte
    Encore une découverte magnifique ! Le thriller artistique !Le narrateur, marchand d'art qui cherche encore sa voie, s'adresse directement au lecteur et annonce la couleur par un mea culpa. Plus qu'un thriller, il s'agit surtout d'un roman psychologique et social, une quasi-saga sur la filiation, l'héritage, le destin, et l'art. Ethan est un personnage très recherché, et très crédible, on plonge dans son monde du marché de l'art sans être englouti, on reste dans l'intrigue d'un bout à l'autre. Le récit est entrecoupé d'« interludes » qui nous en apprennent beaucoup sur la famille d'Ethan. L'évolution de l'enquête est tout à fait originale, la mise en place change de l'ordinaire et les personnages sont très fouillés, réalistes, les clichés sont, à mon sens, évités, et les rapports plutôt cohérents. Si l'on considère la teneur familiale du propos, on n'est pas loin de l'analyse familiale. Une dynastie partie de rien, avec ses secrets et ses non-dits, et une sordide série de meurtres d'enfants. La base originale tient ses promesses et ses développements sont pour le moins inattendus. Le dénouement n'est pas tout à fait un happy end et c'est tant mieux, l'émotion du final ne se situe pas où on aurait pu bassement le croire.Un roman saisissant, un thriller atypique, et qui me fait beaucoup penser à Seul le silence, d'Ellory.
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    • Livres 4.00/5
    Par theo2b, le 01 février 2012

    theo2b
    J'ai lu la publicité sur ce roman à la fin de "Vendetta" de R.J. Ellory. Trouvant l'accroche intéressante, je l'ai donc emprunté aussitôt. Sur le deuxième de couverture j'ai appris que Jesse était le fils de Jonathan dont j'avais apprécié "la Psy" mais moins "habillé pour tuer". C'est pourquoi j'ai abordé la lecture avec prudence. J'ai été un peu décontenancé par le mea culpa introductif que je trouve pour ma part un peu long. A tel point que j'ai failli décrocher, le qualifiant presque de "meublage" (terme employé dans ma jeunesse pour étoffer une rédaction avec des idées creuses). Mais je conseille de faire comme avec Dennis Lehanne et son "pays à l'aube", il faut s'accrocher et la suite est captivante. L'intrigue est bien construite et les personnages bien dessinés. Je me demande même si l'introspection du début n'est pas celle de l'auteur lui-même, tant elle est réaliste et vérifiée dans la suite du roman.
    Je ne sais pas si ma lecture précédente de RJ Ellory était trop fraîche mais j'y vois encore des similitudes comme les incursions de la biographie d'un individu qui joue un rôle primordial dans l'avenir de notre personnage principal.
    En résumé, j'ai beaucoup aimé cette histoire, je dirais même que je préfère le fils au père.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 17 février 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir

    A la lecture des premières pages, j'ai été déroutée par le narrateur. Un narrateur qui s'autoproclame « sale con prétentieux », c'est original. Déroutée mais pas gênée pour autant, je m'attendais seulement à un personnage un brin plus conventionnel. Il est sympathique et surtout égoïste mais le reconnaissant volontiers, c'est le genre que l'on apprécie mais qui parfois nous énerve un peu.
    L'auteur fait alterner deux périodes dans son livre, l'une actuelle et l'autre parlant de ses origines et remontant jusqu'à nos jours. Au début, j'ai trouvé ces interludes sans grand intérêt mais au fil des pages, les deux périodes se rejoignent et on comprend alors le pourquoi du comment. Même si j'avoue m'être emmêlée parfois avec tous ces personnages.
    Ce livre n'est pas un souffle qui nous emporte, les choses se font plutôt petit à petit.
    L'intrigue ne se met pas tout de suite en place puisqu'il faut une centaine de pages avant que l'on découvre que l'un des dessins représente Les visages d'enfants disparus. Que le début se fasse plutôt calmement ne me déplaît pas, il faut bien que les choses se mettent en place mais je n'ai pas eu l'impression que ce livre ait réellement décollé à un moment. Des évènements poussent à tourner les pages et à continuer mais plus par simple curiosité que par furieuse envie de savoir à tout prix.
    Ce côté « thriller de l'année » m'a laissée perplexe. Pour ma part, un thriller, quand il est bon, est un livre que je ne lâche pas. Un livre qui m'entraîne, qui me fait pousser des cris de surprise, d'horreur alors que je suis tranquillement assise dans mon lit en train de lire. L'intrigue est là mais parfois j'ai trouvé cela confus, j'ai l'impression que cela partait dans tous les sens. C'est pour cette raison que j'ai du mal à faire part de mes impressions. J'ai aimé ce livre, je ne peux pas dire le contraire mais sans plus. J'ai eu le sentiment d'un manque de cohésion mais là ce n'est qu'un ressenti, je ne pourrais pas l'expliquer clairement.
    Pour conclure, des personnages plutôt approfondis, une fin qui contrairement à d'autres ne m'a pas déçue. Je ne voyais absolument pas une fin spectaculaire à ce livre. Une lecture agréable qui fait passer un bon moment mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Elanor, le 27 janvier 2012

    Ce livre est peut-être un roman policier, mais, moi, je ne suis pas policier. Je m'appelle Ethan Muller, j'ai 33 ans et avant je travaillais dans l'art
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  • Par InColdBlog, le 06 août 2011

    Les gens ne se rendent pas compte de la créativité qu’il faut pour être marchand d’art. Sur le marché actuel, c’est le galeriste, et non l’artiste, qui fait le plus gros du boulot. Sans nous, il n’y aurait ni modernisme, ni minimalisme, aucun de tous ces mouvements. Les plus grandes stars de l’art contemporain seraient peintres en bâtiment ou profs de dessin dans des cours du soir. Les collections des musées s’arrêteraient à la Renaissance ; les sculpteurs en seraient encore à modeler des dieux païens ; la vidéo serait le domaine exclusif de la pornographie ; le graffiti un délit mineur et non la base d’une industrie multimillionnaire. L’art, en somme, cesserait de prospérer. Et ce parce que, dans une société post-Église, post-mécénat, ce sont les marchands qui raffinent et canalisent le fuel qui fait tourner le moteur de l’art, qui l’a toujours et le fera toujours tourner : l’argent.
    De nos jours, en particulier, il y a tout simplement trop d’œuvres en circulation pour qu’une personne lambda puisse faire le tri entre les bonnes et les mauvaises. C’est le travail du galeriste. Nous sommes des créateurs aussi, sauf que nous créons des marchés et que notre production englobe les artistes eux-mêmes. Les marchés, à leur tour, créent des mouvements, et les mouvements des goûts, une culture, le canon de l’acceptabilité : en bref, ce que nous appelons l’Art avec un grand A. Une œuvre d’art devient une œuvre d’art – et un artiste un artiste – dès l’instant où je vous fais sortir votre chéquier.
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  • Par verobleue, le 16 août 2011

    La crise, d'après ce que David a compris, a quelque chose à voir avec le mauvais temps. C'est ce que dit père: il va falloir laisser passer l'orage. Ou avec les chevaux : on va devoir s'accrocher pour rester en selle. Peut-être - et là, David s'avance un peu – cela a-t-il à voir avec les bateaux, un bateau qui prend l’eau. Il aimerait mieux comprendre, parce que ces histoires d’orages, de chevaux et de bateaux qui coulent ont un profond impact sur l’humeur de ses parents et en particulier celle de son père.
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  • Par BMR, le 12 septembre 2010

    [...] Vous avez donc le tableau, une nette dichotomie : Marilyn, ma galerie et mon travail officiel d'un côté; et, de l'autre, Samantha, Victor et cinq enfants morts. Je vous en ai fait une jolie petite histoire que je vous ai servie sur un plateau de symbolisme. Mais vous ne pourrez jamais tout à fait comprendre à quel point cet hiver m'a changé en profondeur, car encore aujourd'hui, je ne le comprends pas moi-même.
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  • Par verobleue, le 16 août 2011

    Le problème avec les affaires en souffrance, m'expliqua Mc Grath, c'était qu'elles ne tuaient personne. Elles ne balançaient pas des avions dans des tours. Elles ne diffusaient pas de gaz toxique dans le métro, ne se faisaient pas exploser au milieu de Central Park et ne tiraient pas sur la foule sur un marché. Les priorités locales et nationales étant ce qu'elles étaient , c'était devenu de plus en plus dur pour les policiers qui enquêtaient sur ce type d'affaires de trouver le temps, l'argent et le soutien de la hiéarchie dont ils avaient besoin.
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