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Thierry Arson (Traducteur)
ISBN : 2266072153
Éditeur : Pocket (1999)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Melissa, petite fille riche et belle qui habite Hollywood, est sujette à des terreurs nocturnes, dont elle est finalement guérie par le psychiatre Alex Delaware. Lorsqu'elle le contacte à nouveau dix ans plus tard, ces terreurs ont changé d'objet : l'amant jaloux de sa mère Gina, condamné pour avoir défiguré cette dernière, est sorti de prison. Lorsque Ginadis paraît - elle était gravement atteinte d'agoraphobie et n'avait jamais quitté sa maison - la terreur est à... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
Seraphita
Seraphita12 mai 2011
  • Livres 1.00/5
Alex Delaware est un psy renommé à Los Angeles. Il reçoit en thérapie une petite fille de 7 ans, Melissa, qui souffre de terreurs nocturnes. Sa maman est une ancienne actrice qui a développé une agoraphobie sévère suite à une agression qui a altéré son visage. Elle se terre depuis dans sa luxueuse demeure. Une dizaine d'années plus tard, alors que Melissa s'est rétablie, elle vient revoir son thérapeute : l'agresseur de sa mère vient de sortir de prison. La fille et la mère sont terrorisées. Alex Delaware n'a pas dit son dernier mot : il endosse alors sa casquette de privé pour voler au secours de la richissime famille…
J'avais découvert Jonathan Kellerman à l'occasion de son dernier policier : « Jeux de vilains ». J'avais alors bien aimé le narrateur – Alex Delaware – le trouvant sympathique et attachant, même s'il ne jouait pas un rôle central dans la conduite de l'enquête. J'ai eu alors envie de lire une autre de ses enquêtes dans lequel il jouerait un rôle prépondérant. Je me suis alors tournée vers « Terreurs nocturnes », une enquête plus ancienne. Cette lecture m'a au final beaucoup déçue.
Ce qui m'avait attirée à la lecture de la quatrième de couverture, c'est que l'enquête débutait par une thérapie auprès d'une jeune enfant. Jonathan Kellerman est bien placé pour décrire ce type de soins puisqu'il est lui-même docteur en psychologie, spécialiste des enfants. J'ai particulièrement apprécié le tout début qui nous décrit bien une thérapie anglo-saxonne visant à traiter des terreurs nocturnes chez une enfant de 7 ans. On peut voir le processus de soin, fait de paroles et appuyé par des dessins et des jeux. Les premiers mots de ce livre me semblent intéressants :
« le travail d'un thérapeute n'est jamais terminé. Ce qui ne signifie pas que l'état de ses patients ne s'améliore pas. Mais le lien créé durant ces séances de quarante-cinq minutes à huis clos – ce rapport qui naît quand un regard étranger scrute des vies privées – peut atteindre à une certaine pérennité. » (p. 13.)
Si Kellerman est psychologue, il est aussi écrivain de policiers. Quelles impressions me laisse la lecture de cette enquête ? J'ai trouvé que le coeur de l'intrigue peinait à s'installer et que l'auteur opérait de multiples digressions, diluant peu à peu mon intérêt pour l'histoire. L'auteur, notamment, s'éparpille dans des descriptions (des lieux, des caractéristiques physiques de personnages) qui demeurent au final de peu d'utilité pour l'avancée de l'histoire. Si j'avais beaucoup aimé ces descriptions dans « Jeux de vilains », j'ai été rapidement agacée par leur abondance dans « Terreurs nocturnes ». Chaque personnage rencontré est prétexte à une longue description physique et vestimentaire :
« La quarantaine passée, elle mesurait un mètre soixante-cinq pour une bonne cinquantaine de kilos. Sa silhouette avait une taille de guêpe qu'accentuait encore sa tenue : une robe à taille Empire au chemisier bordé de dentelles et à longues manches bouffantes, avec un décolleté carré dévoilant un peu plus que la naissance de ses seins. » (p. 387)
Ces descriptions peuvent plaire aux lecteurs qui aiment se faire des images précises des personnages, mais j'ai trouvé que leur abondance et leur précision pointilleuse n'apportaient rien à l'histoire et l'allongeaient inutilement.
Je découvre, avec la lecture de ce deuxième livre, les thèmes de prédilection de Kellerman : l'extrême richesse (il a plaisir à décrire des lieux et des objets luxueux, à camper des personnages très fortunés), le sexe dans ses déviances (notamment du côté de la perversion), les drogues. Ces thématiques récurrentes m'ont plutôt lassée ici. Si j'ai trouvé Melissa enfant attachante et touchante dans sa souffrance, la Melissa adolescente m'a agacée : je lui ai trouvé un visage d'ado gâtée et pas très mature. le détective Milo qui est dépeint ici et qui donne un coup de main à Alex Delaware ne m'a pas paru sympathique et attachant (contrairement à l'image que je m'étais faite de lui dans « Jeux de vilains »).
L'intrigue progresse très lentement : il faut attendre 300 pages pour voir le premier rebondissement opérer, mais on se doute déjà de l'issue. le suspens n'est pas insoutenable, ne tient guère le lecteur en haleine, et la fin (au bout de plus de 500 pages) ne m'a guère semblé palpitante ni crédible. Un dénouement entre action et analyse psychologique (illustrant la double casquette du narrateur) qui donne envie d'oublier bien vite ce policier…
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asnico
asnico04 août 2015
  • Livres 2.00/5
L'histoire est plutôt intéressante et l'auteur, pédopsychologue, fournit des explications détaillées quant aux terreurs nocturnes chez l'enfant.
Néanmoins, l'intrigue traîne en longueur notamment à cause de descriptions superflues.
Du coup, la lecture est poussive et on a hâte de finir le bouquin.
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Groucho
Groucho22 décembre 2014
Pas le meilleur Kellerman de la série du docteur Delaware, mais malgré tout plaisant à lire.
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
SeraphitaSeraphita12 mai 2011
Le travail d’un thérapeute n’est jamais terminé. Ce qui ne signifie pas que l’état de ses patients ne s’améliore pas. Mais le lien créé durant ces séances de quarante-cinq minutes à huis clos – ce rapport qui naît quand un regard étranger scrute des vies privées – peut atteindre à une certaine pérennité.
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CorinneCoCorinneCo02 novembre 2013
Suspicion muette. Le cow-boy de Malboro toisant un voleur de bétail. Le costume de Gabney aurait sans doute beaucoup mieux convenu à l'ancien acteur.
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GrouchoGroucho22 décembre 2014
- La bonne nouvelle, c'est qu'au moins maintenant, tu la fermes à clef, grommela-t-il.
La mauvaise nouvelle, c'est que tu ouvres toujours sans vérifier d'abord qui est de l'autre côté.

- Qu'est-ce qui te fait penser que je n'ai pas vérifié ? répliquai-je en m’effaçant pour le laisser entrer.

- Le délai entre ton dernier pas et le déverrouillage de la porte. C'est ça, la puissance de déduction.
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SeraphitaSeraphita12 mai 2011
La quarantaine passée, elle mesurait un mètre soixante-cinq pour une bonne cinquantaine de kilos. Sa silhouette avait une taille de guêpe qu’accentuait encore sa tenue : une robe à taille Empire au chemisier bordé de dentelles et à longues manches bouffantes, avec un décolleté carré dévoilant un peu plus que la naissance de ses seins.
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GrouchoGroucho22 décembre 2014
- Je vais la voir tous les jours, dit-elle. Et je n'arrête pas de me demander pourquoi elle est là, et pourquoi elle doit subir tout cela...
Pourquoi quelqu'un qui n'a jamais fait de mal de toute sa vie doit-il être la victime de deux monstres dans sa seule existence ? S'il y a un Dieu, pourquoi permet-il cela ?
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