> Catherine Cheval (Traducteur)

ISBN : 2070338304
Éditeur : Editions Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 409 notes) Ajouter à mes livres
Ce premier roman de Douglas Kennedy a été réédité par Belfond sous le titre "PIEGE NUPTIAL"

" Remarquable ! " ; " Drôle et terrifiant " ; " Impeccablement construit, j'ai adoré. "... Autant de propos de lecteurs entendus après la découverte de ce premier ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par asphodele85, le 22 juin 2011

    asphodele85
    PREMIER roman (1994) de l'auteur écrit après trois Carnets de voyages plutôt réussis. le début de l'histoire de ce roman a le mérite d'être authentique. Douglas Kennedy voulait connaître l'envers de la carte postale australienne où ne figurent en général que la majestueuse et verdoyante Sydney ou la bling-bling Gold Coast et ses surfeurs blonds et bronzés. Et l'envers, c'est le terrible bush ou l'outback. Cette découverte a été une révélation et une claque K.O debout ! Quand on connaît, et c'est mon cas, je le comprends. Cela a abouti à ce roman déjanté, plein d'humour, mêlant le polar haletant, l'étude sociologique et géographique, véridiques et vérifiables. le petit village où se déroule l'action, Wollanup, a été rayé de la carte par les autorités australiennes après la fermeture de la mine qui le faisait vivre et le départ des derniers habitants. Douglas Kennedy a véritablement atterri à Darwin en 1991, voulant aller de Darwin (au nord du nord) à Perth au sud du pays pendant 4000 kilomètres de route ininterrompue, de route rouge et poussiéreuse, de désert, de kangourous et de quelques points de ravitaillement toutes les quatre heures. Dans un bar moisi de Darwin, il y entre à 17h et s'aperçoit qu'à 18h30, tout le monde est bourré ; c'est alors que l'aborde une femme d'environ 180 kilos qui lui lance tout de go : « Vous êtes l'homme de ma vie ». Pris de panique, notre courageux Douglas s'enfuira du bar pour reprendre sa route. Là s'arrête l'histoire, la vraie, et là commence le roman. « Celui qui lui aura donné le plus de mal », car le premier. Et incontestablement le meilleur, avec La Poursuite du bonheur ; ça, c'est mon avis très personnel…
    SUR LE LIVRE
    Nick, journaliste moyen, sans attaches familiales et surtout en rupture de ban avec sa vie, veut découvrir les grands espaces, la liberté. A Darwin il fera l'acquisition d'un vieux minibus Volskwagen et on lui apprendra dans le bar où il vient d'échouer de ne surtout jamais conduire de nuit à cause des kangourous et de leurs yeux brillants, c'est l'accident assuré. On le prévient également qu'il va faire des rencontres très bizarres dans ces espaces déserts. Il en fait fi. Malgré la chaleur accablante, il part à l'aventure. Au cours d'un ravitaillement à une pompe à essence, une belle et plantureuse blonde locale, Angie, le séduit. Il l'embarque, ne pensant qu'à l'aventure bienvenue dans ce nowhere de plus en plus désolé et désolant. Mais la gueuse est nymphomane, use et abuse de lui avec une énergie de « catcheuse » jamais rassasiée. Elle le droguera avec une dose de barbituriques à tuer un cheval et le Piège nuptial se refermera sur lui. Commence alors la descente aux enfers, il se retrouve marié dans ce village immonde, sale et « libidineux » (ils ne pensent qu'à « ça » et à picoler !) qu'est Wollanup, peuplé de cinquante-trois âmes aussi dégénérées les unes que les autres (sauf une) atteintes de bêtise crasse, vulgaires et alcooliques. Il y a beaucoup de veuves dans ce village. « L'Amerloque« , comme ne cesseront de l'appeler les habitants, d'abord prostré quand il comprend qu'il est marié contre son gré et « qu'à Wollanup, le divorce est interdit » va réagir et essayer par tous les moyens de s'enfuir. Tout est extrêmement réglementé dans ce trou paumé, la nourriture, les camions frigorifiques qui transportent les kangourous ramassés la nuit jusqu'à l'abattoir où tout le monde (ou presque) travaille, la monnaie locale (la crédoche)pour se payer l'alcool, le tabac et les justes doses de nourriture, évitant ainsi à un système bancaire de s'installer et ôtant aux habitants l'envie de thésauriser… Il finit par comprendre aussi pourquoi il est là et pourquoi tant de veuves, et, bien sûr, sortir de ce bourbier va devenir sa seule obsession, mais je ne vous dirais pas pourquoi ni comment, je vous laisse la surprise du dénouement.
    Sagan disait : « Tout ce qui perd (…), tout ce qui permet de se trouver… » Si l'ambition était la même chez le héros au départ de Darwin, les moyens d'y arriver, tous aussi loufoques et improbables les uns que les autres vont le ramener à l'absurde. L'absurde d'une vie qu'il a fui pour retrouver une routine pire encore, la routine implacable et bien tricotée qui fait tourner en rond ce monde perdu, ces ignares abrutis et alcooliques existant sans aucun sens commun de la « normalité » (sauf une). Il a atteint son Cul-de-sac personnel. (Premier titre de ce roman et beaucoup mieux adapté, dit en passant).
    Ce face-à-face avec lui-même dans un néant abyssal lui fera comprendre que sa vie d'avant, au final, n'était pas si mal et le fera réagir en profondeur également.
    Tout sera préférable que survivre malgré lui dans cet univers en putréfaction où la décadence de l'homme commence quand l'humanité s'est perdue dans la minéralité, réduite aux instincts les plus sordides.
    SUR LE STYLE et un peu SUR DOUGLAS KENNEDY
    C'était mon premier roman de lui (quand je l'ai lu en décembre 2009), alors qu'il « cartonnait » depuis plus de dix ans en Europe, l'Amérique l'ayant « exclus » de la sphère littéraire après le bide d'un de ses romans. Amérique qu'il ne se gêne pas d'égratigner dans tous ses livres. Enfin, surtout sous l'ère de Dabeliou le deuxième…
    Il est né en 1955 à Manhattan dans un quartier Upper et huppé, vit entre Londres, Berlin, Paris (il parle couramment le français) et sa maison du Maine, lieu de prédilection cité dans beaucoup de ses romans. le plus européen des écrivains américains, certainement quand on sait que chacun de ses livres s'écoule à plus d'un million d'exemplaires dès leur sortie. L'homme est très discret sur sa vie privée (et il a raison), n'aime pas les mondanités ni l'argent pour l'argent mais pour les facilités de choix qu'il lui permet…tu m'étonnes !! Il a vécu dix ans en Irlande (75-85 environ) où il s'est essayé au théâtre sans véritable succès. C'est Cul-de-sac qui lancera sa carrière littéraire.
    Son style ? Dans cet opus, je l'ai trouvé fluide, haletant, très grossier aussi mais collant avec la réalité qui l'entoure. La critique (pour une fois) a été unanime au sujet de ce livre qu'on ne lâche pas une fois commencé. Bien évidemment, il faut quelques bémols et comme souvent chez lui, je trouve la fin un peu longuette et bâclée mais pas trop ici, on a tellement envie de savoir si le cauchemar va prendre fin que le suspense est maintenu jusqu'à la dernière page. Par ailleurs, l'Australie est le deuxième héros du livre, il n'y a pas de romance sur les us et coutumes des bushmen, même si ceux de Wollanup sont plus atrabilaires que les autres. Allez faire un petit tour dans l'outback, oh pas loin, pas aussi loin que »l'Amerloque » et vous verrez comment la bière coule à flots, combien ce peuple peut être sectaire, raciste et inhospitalier . Pas tous les australiens hein ? La majorité du bush oui. Et sans hésiter.
    Si vous ne deviez en lire qu'un de cet auteur et dépasser les a priori que vous avez sur lui, n'hésitez pas, il est court (250 pages) et a le mérite de vous faire passer un bon moment.



    Lien : http://leslecturesdasphodele.wordpress.com
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Stemilou, le 05 août 2010

    Stemilou
    Ce roman paru en 1997 sous le titre Cul de sac porte aujourd'hui le nom de Piège nuptial et croyez moi que ce soit l'un ou l'autre, les deux titres résume très bien l'histoire.
    Maintenant quant à qualifier le genre c'est plus ardue, comique, polar sincèrement je l'ignore la seule chose qui est sûre est que l'histoire est complètement terrifiante pas dans le sens de massacre à la tronçonneuse ou Salem loll non mais plutôt dans le genre cauchemar hallucinant.


    J'ai reçu ce livre de la part d'Argantel dans le cadre du Mini Swap Café d'Armande, j'ai quelques livres de Douglas Kennedy qui m'attendent dans ma PAL et depuis longtemps même donc c'est mon premier, un baptême réussi car je suis sous le charme de ce style et cet humour.

    La quatrième de couverture n'en dit pas long sur les mésaventures de Nick, alors un petit résumé s'impose :



    Nick est un journaliste un peu foireux, qui sa vie durant n'a fait que sauté d'un journal à l'autre, pas marié, pas d'enfant, libre comme l'air.
    Un beau jour, se trouvant à Boston il entre dans une librairie et découvre une carte de l'Australie de 1957, ravie de sa trouvaille il décide d'y aller et de traverser le bush, ce désert de sable rouge où aucune vie n'est possible, 4000 km à parcourir.
    Un projet pas si farfelu pour un homme qui cherche à se prouver à lui-même qu'il est capable de mener une idée à son terme. Il se dégote un van des années 70. Première nuit sur la route et première erreur, il ne faut pas rouler de nuit sauf si l'on souhaite volontiers percuter un kangourou et pour Nick se sera chose faite.
    1ère règle du savoir vivre dans le bush bafouée.

    Il continu la route, et il a tellement peur de tomber en panne dans ce désert qu'il vérifie à tout bout de champ l'état du moteur et le niveau d'essence, c'est dans une de ces station service qui borde la route que Nick rencontre une jeune fille séduisante, Angie. Elle paraît tout à fait saine comme ça mais à partir de ce jour tout va dérailler, même si par certains moments avec Angie tout était parfait.
    Le piège se referme.
    2ème règle du savoir vivre dans le bush : Ne jamais céder aux charmes d'une auto-stoppeuse du cru, bafouée.



    Cette jeune et jolie auto-stoppeuse, affamée de relation sexuelle, commence à faire voir son vrai visage à savoir celui d'une fille complètement délurée, lunatique et légèrement violente. Un jour après une dispute, et avant de se séparer d'elle il essaie de recoller les morceaux afin que chacun puisse reprendre la route l'esprit en paix mais Angie ne l'entend pas de cette oreille et entend dans les excuses de Nick et soi-disant demande en mariage.
    3ème règle de savoir vivre dans le bush : Et ne jamais se laisser droguer, enlever et épouser par ladite autochtone, bafouée.



    C'est là que commence les vrais ennuis, Nick est séquestré dans cette ville bizarre au milieu de nulle part, avec des habitants très curieux, et dont la vie est rythmée par le dépeçage de kangourou le jour et la descente de canette de bière le soir, et descente est un mot faible comparée à ce qu'ils ingurgitent. Nick doit prendre la poudre d'escampette le plus vite possible, mais les choses se compliquent très vite.


    Des dialogues loufoques, des personnes sortis tout droit d'un film d'épouvante tant ils sont zarbi… des ploucs et des alcolos dès l'âge de 14 ans, du coup voyager en Australie fait un peu peur, séquestré dans la ville de Wollanup pendant 9 long mois, une ville qui n'est même plus mentionnée sur les cartes tellement elle est insignifiante et normalement inhabitée, Nick a de quoi péter un câble.
    Un roman qui nous assoiffe et nous amène à la limite de la claustrophobie, plongé dans la poussière et l'eau au goût de ferraille, l'angoisse n'est pas loin… mais c'est tellement prenant que si tous les romans de Kennedy sont comme ça et bien Vive Kennedy loll.
    Quoi qu'il en soit au milieu de ce groupe d'êtres humains violents voire même pas humain du tout mais plutôt en voie de développement, une habitation proche d'un village primitif, au mœurs étranges même si une fois que l'on sait pourquoi ils se sont tous installés dans cette ville minière abandonnée on commence par avoir pitié d'eux, il n'en reste pas moins que le seul moyen d'en sortir est soit de se tirer une balle soit de ne pas avoir peur de s'en prendre une.

    Juste un mot bon d'accord deux: excellent moment !

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-piege-nuptial-cul-de-sac-dougl..
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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 22 août 2011

    Malaura
    Journaliste de seconde zone, Nick végète comme pigiste itinérant dans des feuilles de chou de province.
    Un homme sans famille, sans attaches, sans liens.
    Las de cette vie médiocre, il décide sur un coup de tête de partir voir le vaste monde : direction l'Australie pour une traversée de l'Outback en combi VW. Mais c'était sans compter sur la rencontre avec Angie, une auto-stoppeuse à l'allure de catcheuse en quête d'un mari à ramener dans sa communauté,une bande d'allumés du bush vivant à l'écart de toute civilisation.
    Et le cauchemar commence...
    Premier roman de Douglas Kennedy, "Cul-de-sac", réédité sous le nouveau titre "Piège nuptial", contient en substance toutes les qualités littéraires qui feront le succès de l'auteur au fil de ses romans: le cynisme, le rythme effréné et surtout, le diabolisme jubilatoire dans la façon d'entraîner son personnage dans un véritable cauchemar éveillé dont il ne sortira qu'au prix d'une totale remise en question...
    Avec un style argotique plein d'un humour décalé, l'auteur nous livre un roman aussi noir qu'un café frappé mais nous ôte pour longtemps le goût de tout voyage en Australie !
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 08 octobre 2011

    maltese
    Nick, journaliste sans envergure qui a pour terrain de prospection le nord-est des Etats-Unis, décide un beau jour de tout plaquer, c'est-à-dire pas grand chose, pour un périple en Australie, autrement dit à l'autre bout du monde. Et notre héros en matière de dépaysement va être drôlement bien servi.
    En effet, après avoir tâté des joies des espaces immenses et désertiques, brûlés par le soleil, et avoir fait la connaissance de Angie, Nick va se retrouver coincé contre son gré à Wollanup, bourgade qui n'existe plus sur les cartes, au milieu d'une population de dégénérés marchandant de la viande de kangourous.
    Douglas Kennedy n'hésite pas à tourmenter son héros, dont on se demande s'il parviendra à s'extirper de ce véritable cauchemar.
    Le style est excellent et, l'histoire étant raconté à la première personne, le lecteur se trouve au coeur de l'action, aux côtés de ce malheureux Nick.
    On pense tour à tour à la famille de "Massacre à la tronçonneuse", exception faite du côté cannibale, et au film de John Boorman, "Délivrance".
    Une manière comme une autre de ternir les jolis cartes postales d'Australie.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par XL, le 09 mai 2011

    XL
    Cul de sac sous le titre original de Douglas Kennedy, Piège nuptial dans sa seconde traduction française, est un livre de cauchemar !
    Nick Hawthourne, un américain moyen, journaliste sans grand talent, décide de quitter son métier et son Maine natal pour partir à la découverte des immensités désertiques du bush, en Australie occidentale. Gagné par la sympathie d'une jeune autostoppeuse, il accepte de partager avec elle la route qui descend de Darwin vers le sud. Mais elle n'attend pas le moment de la séparation pour lui montrer combien il est désormais lié à elle et le présenter à sa famille, une bande d'originaux qui vit en communauté au milieu du désert, à l'écart de toutes les routes fréquentées.
    Au-delà de l'intrigue qui secoue bien, le principal attrait de ce livre est la réflexion sous-jacente sur le choix, la destinée et la fatalité. Nick reçoit plusieurs mises en garde dont il ne tient pas compte : on pourrait dire qu'il commet ses erreurs en connaissance de cause. Il y a deux choses qu'aucun australien ne ferait sans craindre les pires conséquences : la première est de conduire de nuit, au risque de croiser un kangourou d'un peu trop près, la seconde est une leçon que Nick n'est pas près d'oublier.
    Un peu comme Alice traverse le miroir, par l'effet de cette rencontre fortuite, Nick se retrouve dans l'envers du décor, pris au piège d'un traquenard absurde et minutieusement camouflé, entouré de personnages dégénérés et terrifiants.
    Par ailleurs, j'ai trouvé amusant que l'idée de son voyage naisse de la fascination exercée sur son imagination par une carte routière périmée, dégotée chez un bouquiniste et qu'il se retrouve dans une ville dont le nom a été effacé de la topographie australienne par décision administrative : il y a là une résonance subtile, dans le genre battement d'aile du papillon, qui contribue à ce que le roman, simple en apparence, se prête à de plus amples réflexions.
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Citations et extraits

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  • Par Scriba, le 16 mai 2010

    J'étais passionné par ce que je faisais, oui. Parce que cela occupait mes journées, me donnait une raison de me lever le matin, me changeait les idées. Nous passons notre vie à prétendre que nos petites occupations poursuivent une plus haute ambition que la nécessité d'avoir un toit sur notre tête, de quoi nous vêtir et nous sustenter, mais au final nous nous échinons pour remplir le vide des heures et éviter de considérer ce que notre passage sur terre a d'éphémère, de dérisoire. S'affairer, se stresser, permet d'oublier la futilité lamentable de nos existences, ou le cul-de-sac dans lequel nous nous débattons. Un cul-de-sac que nous nous sommes invariablement choisi.
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  • Par urbanbike, le 10 mars 2010

    Nous avons déboulé à Hall's Creek - la première des crottes de mouche signalées comme lieu habité sur ma carte - au son d'un Sweet Caroline remixé de façon très personnelle par Angie. Hall's Creek est le genre de trou dont vous risquez de rater l'entrée si vous avez le malheur de cligner les yeux: une grand-rue et deux transversales, un bureau de poste, une supérette et un pub - au comptoir duquel nous avons ingéré un steak incinéré garni de frites molles. On a fait descendre ce désastre culinaire avec un pack d'Export. Pour impressionner la galerie - moi -, Angie a séché quatre boîtes coup sur coup et a claqué un billet de dix dollars sur le zinc en réclamant six autres bières bien fraîches.
    « T'as une sacrée descente ! j'ai fait.
    - À Wollanup, on sait lever le coude. »
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  • Par clarinette, le 25 octobre 2009

    J'étais au centre d'un univers voué au rouge. Un rouge aride, stérile, couleur de sang séché. A perte de vue, de la latérite et une brousse maigre, poudrée de rouge. Le tout occupait un plateau d'un taille qui défiait l'imagination. Je me suis éloigné du combi et, planté au milieu de la route, j'ai contemplé les quatre horizons. Au nord, rien. Et rien non plus au sud , à l'est ou à l'ouest... Pas la moindre bicoque, pas un poteau téléphonique, pas l'ombre d'un panneau, qu'il soit routier ou publicitaire. N'était le ruban de bitume que j'avais sous les pieds, j'aurais pu être le premier homme à m'aventurer dans cette contrée. Un désert sans limites, sous un ciel d'un bleu implacable. L'infini hypnotique à force de monotonie.
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  • Par Rabanet, le 24 septembre 2010

    Le sexe, avec elle , ressemblait à une resucée du sac de la Gaulle par Attila : on se retrouvait complètement nettoyé en deux temps trois mouvements. Elle ne vous faisait pas l'amour, elle vous prenait d'assaut.
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  • Par mattmatt, le 05 janvier 2012

    lu en quelques heures,on part en ballade australienne avec un but précis..rouler..mais quand on est étranger à ces terres vides de toutes civilisations,mieux vaut s'en tenir aux conseils d'avant départ..ne pas quitter la route.
    j'ai adoré et il me tarde de voir l'adaptation!
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Dédicace de Douglas Kennedy au Furet de Lille - 6/12/2011
Douglas KENNEDY « Cet instant là » Ed. Belfond A la fois drame psychologique, roman d'idées, roman d'espionnage mais surtout histoire d'amour aussi tragique que passionnée, voici une intrigue ambitieuse portée par le talent exceptionnel de Douglas Kennedy. Il nous emmène dans le Berlin en pleine guerre froide, où Thomas, écrivain New-Yorkais, et Petra, réfugiée d'Allemagne de l'est, vivent un amour absolu. Mais bientôt se produit l'impensable. Cet instant là, va bouleverser le destin des amants. Aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard, Thomas est-il prêt à affronter toute la vérité ? Un grand Kennedy, du pur Douglas !








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