> Bernard Cohen (Traducteur)

ISBN : 2266087983
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 415 notes) Ajouter à mes livres

Ben Bradford est un modèle de réussite sociale. De la pression parentale cherchant à le détourner de ses ambitions artistiques, il a fait le moteur de son ascension vers les hautes sphères de Wall Street. Ben Bradford lutte, et pourtant, il est bien obligé de se... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par justpassing, le 03 décembre 2011

    justpassing
    Mon premier livre de Douglas Kennedy. Avocat, Ben réussi parfaitement dans son métier en tant qu'associé. Marié, deux enfant, une carrière brillante...cet avocat à tout du personnage parfait, mais au niveau de sa famille Rien ne va plus, son couple part à la dérive. La cause de tout cela? Un tragique accident qui va complétement bouleverser sa vie. Ben qui voulait être photographe dans son enfance n'avait pas l'approbation de son père, lui qui souhaitait que son fils fasse un métier plus sur avec un salaire toujours stable. Au fil de l'histoire on se rend compte que ce personnage va enfin faire ce qu'il aime vraiment dans la vie mais à quel prix? Cet avocat va devoir penser à des choses dont il n'aurait jamais eu l'idée. Faire des choses qui sont au dessus de toutes pensées. Va t-il réussir à vivre avec ce sentiment de honte, de dégout?

    Au début du livre, j'ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l'histoire, j'ai même pensé l'arrêter. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de détails, de descriptions dans les premiers chapitres. Mais une fois que l'on arrive au moment du drame, j'ai tout de suite compris que je n'allais plus décrocher. C'est une histoire captivante, pleine d'émotion, mais aussi d'amour. Un grand roman de Douglas Kennedy que j'ai lu avec beaucoup de plaisir.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par ianf, le 09 septembre 2011

    ianf
    Si la trame est assez classique et semble récurrente dans les romans de Kennedy, il n'en demeure pas moins qu'elle est extrêmement bien exploitée, et que ce polar, rythmé par une écriture tantôt ciselée tantôt très fluide (ce qui confère au livre une attraction toute particulière : impossible de s'en détacher), se lit tambour battant et se classe dans le haut du classement de ce genre littéraire. Il en a les qualités : nervosité, capacité à captiver son lecteur sans le lâcher, personnages complexes et bien exploités, etc. Il en a aussi les défauts : des dialogues parfois surfaits (mais il s'agit peut-être d'une question de traduction), une surcharge d'éléments par instants, et un final malgré tout un peu décevant, mélangeant surprise et frustration.
    Un très bon cru néanmoins, à consommer sans modération pour tous les amateurs du genre, pour ceux qui découvrent Kennedy comme pour ceux qui l'ont déjà cerné depuis longtemps.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par dominique.perrotin, le 29 novembre 2011

    dominique.perrotin
    je n'aurais pas cru qu'un titre pareil pouvais être un romain policier. Quoique le terme policier n'est pas non plus adapté, mais quand même cette fuite en avant a quelque chose de non conforme.
    Je me suis laissé emporté par cette "énigme" et les heures de lecture n'ont pas été comptées dans mes heures de temps perdu, bien au contraire.
    Douglas Kennedy nous tiens en haleine tout au long de ce roman de 497 pages (édition pocket) et lorsque je suis arrivé à la dernière page, j'aurai encore pu en lire 300, sur le même rythme. Pourquoi pas une suite ?
    Elle existe peut-être une d'ailleurs, je vais me renseigner.
    Ce Ben (Gary) ne domine pas son destin. Celui-ci lui joue des tours. Ce qui est intéressant, selon moi, c'est qu'à partir d'un évènement catastrophique non recherché, l'intelligence de ce type, (avocat-photographe) le remet sur des rails qui le rendent encore plus fort, jusqu'à ce que le destin, à nouveau le contrarie. Mais, là encore, il rebondit.....
    Très bon roman auquel j'attribue la note de 5/5
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    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 10 novembre 2008

    Woland
    The Big picture
    Traduction : Bernard Cohen
    Après "Cul-de-sac", "L'Homme qui voulait vivre sa vie" marque l'entrée de Douglas Kennedy dans le domaine du roman classique. A sa sortie, le livre a connu un succès appréciable mais, pour ma part, ce n'est pas celui que je conseillerai de lire en premier.
    La première partie, où l'on voit la vie rangée et confortable de Ben Bradford glisser à une vitesse croissante vers les horreurs du cauchemar, est passionnante. Peu à peu, on se prend de sympathie pour ce héros qui a eu le tort de choisir le confort (moral et matériel) pour y construire son existence. On finit même par l'admirer lorsque les circonstances le transforment en meurtrier.
    En revanche, la seconde partie, durant laquelle Ben se construit une autre existence sous une autre identité et risque de tomber entre les mains d'un maître-chanteur, est beaucoup plus décevante.
    En outre, les personnages sont - à mon sens - beaucoup moins nuancés que dans "Les Charmes discrets ..." Ce qui n'aurait rien que de très normal, évidemment : un auteur évolue et affirme sa technique. le personnage de l'amant de Beth Bradson par exemple est terriblement monolithique. le lecteur est presque heureux de voir Ben l'assassiner. En revanche, on comprend mal comment Beth a pu tomber dans les bras d'un individu aussi répugnant. Lassitude ? Dégoût de soi-même peut-être ? Cela dit, c'est vrai, ça arrive aussi et on a vu des choses plus étonnantes.
    Mais ...
    Contrairement à ce qu'il se passe dans "Les Charmes discrets ...", Kennedy insiste ici à peine sur le contexte historique et social - les années "goldies". Ben est un yuppie mais il ne semble en concevoir aucune fierté, il n'y a pas chez lui cette ambition folle, ce désir d'avoir plus et encore plus qui caractérise par exemple un Patrick Bateman. A la limite, Ben est devenu un yuppie par lâcheté, par peur de ne perdre le soutien de son père. Ca accroche un peu, quoi ... Surtout quand on assiste à sa transformation en meurtrier quand même assez froid. Et cette absence de dimension socio-historique nuit à la profondeur du roman.
    Les deux grandes croix que Ben trace aussi sur ses deux enfants, Adam et Josh, ne m'ont pas non plus semblé très convaincantes. Bref, impression mitigée pour "L'Homme qui voulait vivre sa vie." ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par Lenaig1, le 18 avril 2011

    Lenaig1
    Rapidement: c'est mon deuxième Douglas Kennedy, j'avais lu cet été "Quitter le monde". Je me suis ici aussi attachée au héros, qui par faiblesse, par lâcheté, se retrouve pris comme beaucoup d'entre nous, dans une vie qu'il ne souhaitait pas...Une vie où l'on se voile la face, à coup d'achats, de consommation, où l'on essaye de soigner ses maux d'estomac à coups de Maalox,alors qu'en fait ce sont tous les petits renoncements qu'on a dû faire qui nous blessent. Lui, il aurait voulu être photographe, il a ça dans le sang, mais pour ne pas déplaire à Papa, il est devenu avocat spécialisé en droit des succession...
    Madame non plus n'est pas heureuse, malgrès leurs deux beaux enfants, la splendide maison, le maousse pouvoir d'achat...Elle a un amant.Il l'apprend par hasard, et au cours d'une explication houleuse avec l'imposteur, il le tue par accident...
    Fracture définitive...Comment se tirer de là, de ce moment ou tout bascule? Comment laisser sa vie derrière soi, essayer d'effacer l'inneffaçable, repartir à zéro...
    le roman est bien écrit et le suspens est très bien bati, les trois parties sont très prenantes...Par contre, petit reproche:L'idée de fond est un peu la même que dans "Quitter le monde",non? Un moment où tout se brise, qui vous oblige à essayer de couper les ponts avec votre passé, et cette question:est ce qu'on peut s'extraire du monde, de tous liens avec les autres? Est ce qu'on est pas forcément "rattrapé" par notre propre histoire, ou tout simplement par le besoin que l'on a d'être en relation avec les autres hommes?
    Bon, de toute façon, une lecture qui vous embarque.
    Par contre, j'espère que le prochain Kennedy que je lirai sera construit sur une autre idée centrale.
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Citations et extraits

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  • Par Nadael, le 02 janvier 2011

    Etonnant de constater que la vie n'est qu'une longue suite d'accumulations, la recherche permanente de moyens de combler l'espace, d'occuper le temps. Tout cela au nom du confort matériel, certes, mais surtout pour ne pas avoir à reconnaître qu'on ne fait que passer sur cette terre, qu'on la quittera bientôt sans autres biens que les habits dont sera revêtu notre cadavre. Amasser dans la seule intention de tromper le sort commun qu'est l'engloutissement à venir dans l'inconnu, de s'inventer un semblant de permanence, de croire à la solidité de ce que l'on a bâti.
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  • Par dominique.perrotin, le 27 novembre 2011

    « Le moment où l'on découvre qu'il n'y a plus d'avenir devant soi, plus de choix possible, même plus le rêve de changer de vie », avait dit Jack l'autre jour. J'y étais. J'ai franchi les cinq pas qui me séparaient de la fenêtre et je l'ai ouverte en grand. L'air s'est engouffré d'un coup dans la pièce, un air glacé, annonciateur d'hiver, qui m'a presque envoyé bouler contre mon bureau. Agrippé au rebord, je me suis penché en avant, fasciné par l'agitation de Wall Street sous moi. Même au dix-neuvième étage, le bruit était encore considérable. Les mains moites, je me sentais partir, prêt à tout lâcher. Le grand saut dans le vide. Mais quand j'ai été à deux doigts de basculer dans le gouffre je me suis brusquement repoussé en arrière et je me suis affalé sur le dos, dans mon univers familier.
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  • Par Kro, le 20 janvier 2011

    J'ai franchi les cinq pas qui me séparaient de la fenêtre et je l'ai ouverte en grand. L'air s'est engouffré d'un coup dans la pièce, un air glacé, annonciateur d'hiver, qui m'a presque envoyé bouler contre mon bureau. Aggripé au rebord, je me suis penché en avant, fasciné par l'agitation de Wall Street sous moi. Même au 19ème étage, le bruit était encore considérable. Les mains moites, je me sentais partir, prêt à tout lâcher. Le grand saut dans le vide. Mais quand j'étais à deux doigts de basculer dans le gouffre, je me suis brusquement repoussé en arrière et je me suis affalée sur le dos, dans mon univers familierj; (...) Désormais, je savais que le néant ne serait une solution pour moi (...). Je demeurerais prisonnier de moi-même, otage de mon crime.
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  • Par TheClo, le 15 janvier 2012

    Mon passé venait de voler en éclats, de disparaître à jamais. Plus de responsabilités, plus de pressions, plus de liens quelconques, plus d'"avant". C'était comme si je flottais dans le vide. Question : lorsqu'on efface entièrement l'ardoise, qu'est-ce qu'on obtient ? Réponse : l'ardoise, sans rien dessus. Autre réponse : la liberté. L'existence, délivrée de tout, dont j'avais si souvent rêvé. Mais devant cette chance - cette ardoise silencieuse - je n'éprouvais que de la peur. Et pourquoi ? Parce qu'une liberté aussi absolue procurait le même effet que de regarder dans l'espace intersidéral, de faire face à une immensité dont on ne devine même pas la structure.
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  • Par Geoshun, le 22 octobre 2010

    [...] Et chaque foisqu'il tarrive quelque chose de bien dans ta vie, tu sais que sa ne restera pas, q'uon va te le reprendre à un moment ou un autre...
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Vidéo de Douglas Kennedy


Dédicace de Douglas Kennedy au Furet de Lille - 6/12/2011
Douglas KENNEDY « Cet instant là » Ed. Belfond A la fois drame psychologique, roman d'idées, roman d'espionnage mais surtout histoire d'amour aussi tragique que passionnée, voici une intrigue ambitieuse portée par le talent exceptionnel de Douglas Kennedy. Il nous emmène dans le Berlin en pleine guerre froide, où Thomas, écrivain New-Yorkais, et Petra, réfugiée d'Allemagne de l'est, vivent un amour absolu. Mais bientôt se produit l'impensable. Cet instant là, va bouleverser le destin des amants. Aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard, Thomas est-il prêt à affronter toute la vérité ? Un grand Kennedy, du pur Douglas !








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