Douglas Kennedy m'a rarement déçue. Ce n'est arrivé que deux fois. En ce qui concerne ce roman, j'ai été ravie de me laisser emporter par l'histoire, les personnages et le style. L'auteur a parfaitement planté un décor, forgé une intrigue solide, et des personnages épais.
Comme dans beaucoup de ses romans, l'écrivain fait ici une critique acide de la société de son pays. Ici, il s'attaque plus particulièrement au monde des grandes entreprises brassant des millions. La façon dont certaines choses montent à la tête de certains est très bien exprimée. L'auteur montre plusieurs déviances dues aux deux moteurs de ce monde survolté: l'argent et le pouvoir. Au travers de plusieurs personnages, on redécouvre (car tout cela n'est pas si surprenant, au fond) les ravages que cela peut causer. Les personnes n'ont plus de limites, plus de scrupules. le lecteur ne pourra s'empêcher de penser que certains personnages ont bien mérité ce qui leur arrive, tout en gardant un malaise dû aux faits qu'il finit par approuver des choses peu orthodoxes, et que tout est très réaliste.
Le livre est structuré de manière assez classique, quand on connaît l'auteur. Cela ne m'a pas gênée, car rien ne m'a déplu. Je n'ai trouvé aucune longueur. J'ai suivi les péripéties de Ned avec un grand intérêt. Ce roman social mâtiné d'intrigue policière est, pour moi, très réussi.
Même si je me doutais de certaines choses, je n'ai pas pu prévoir leur ampleur. Par exemple, je trouvais une chose louche, mais je ne pensais pas que cela irait aussi loin. En outre, je pressentais quel genre de fin avait concocté l'auteur, mais je n'arrivais pas à comprendre comment il allait y arriver.
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