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ISBN : 2330048734
Éditeur : Actes Sud (01/04/2015)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Sandy et Rich se sont rencontrés au début des années 1980 lors d'une action militante contre la construction d'un barrage en Tasmanie. Ils étaient jeunes, idéalistes, et dans l'euphorie de leur engagement, tout leur semblait possible. Un quart de siècle plus tard, alors qu'ils sont séparés depuis près de 15 ans, Rich fait un retour inattendu dans la vie de Sandy et de Sophie, leur fille adolescente, qu'il n'a jamais vraiment connue. Il invite cette dernière à l'acco... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
pyrouette
10 décembre 2015
C'est l'histoire d'une famille imparfaite. Rich a abandonné sa compagne et sa fille pratiquement à la naissance de celle-ci. Il donne des nouvelles une fois par an pour l'anniversaire de Sophie, sa fille. Sandy, mère fantasque et hippie fabrique des bijoux à domicile, les revend sur les marchés. Sophie va avoir quinze ans, anorexique, elle ne supporte plus sa mère et accepte d'aller faire un trek sur l'île de Tasmanie avec son père. L'angoisse et la colère de Sandy sont telles, qu'elle décide de partir en retraite spirituelle. Pendant ce trek, Sophie fera la connaissance d'autres marcheurs et s'apercevra que ces derniers devinent son mal être alors que ses propres parents sont aveuglés par leur propre vie. Rich se remémore ses belles années, c'est sur cette île qu'il a fait la connaissance de Sandy, il enjolive le tout, se raconte en héros mais Sophie lui fait comprendre qu'il n'est rien de tout ce qu'il raconte. Sandy, dans sa retraite, est aussi dans ses souvenirs. L'installation dans cette nouvelle petite ville, l'abandon de Rich, puis sa vie avec ses copines, frôlant la misère. A aucun moment Sandy et Rich se remettent en question, doutent de leur bon choix. Et Sophie dans tout ça ? Elle connaît les vieilles rengaines de sa mère, écoute celles de son père et marche, marche, marche sans manger ou presque. Rich, en fin de parcours arrivera à les perdre dans une tempête de neige. Déjà pitoyable, encore plus depuis son ampoule au talon qui dégénère, Sophie devra s'occuper de lui et prendre les décisions importantes de leur survie. Sandy pendant ce temps est affolée, appelle la Police, déclenche les recherches. Elle va s'éloigner de ses amies hippies, appelera sa mère pour une aide morale et physique que cette dernière lui refusera à cause d'un emploi du temps chargé. Sandy va revoir sa vision de la vie, revenir à l'essentiel. L'épilogue ? Vous n'avez plus qu'à lire cette histoire passionnante pour le connaître !
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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traversay
12 mai 2015
(Très bonne) littérature australienne féminine : suite. On ne cesse de découvrir de nouvelles romancières des antipodes à mesure que les traductions nous parviennent et il est rare d'être déçu. Avec Nos contrées sauvages de Cate Kennedy, il y a même de quoi être totalement séduit pour ce qui est la première incursion au long cours de celle qui a été surnommée dans son pays "la reine de la nouvelle." Elle tient facilement la distance sur près de 400 pages, l'intérêt ne faisant que grandir au fil de la lecture. Au demeurant, les personnages semblent un tantinet caricaturaux : la mère, bloquée dans ses années hippies ; la fille néo-gothique anorexique ; le père, qui s'est éclipsé dès la naissance de sa progéniture et n'a cessé de fuir tout au long de sa vie. Jusqu'au jour où, à l'aube des 15 ans de sa fille, il lui propose une randonnée d'une semaine en Tasmanie, au grand dam de son ex. D'un côté, le périple de deux "inconnus" qui vont devoir apprendre à se connaître ; de l'autre, une femme déboussolée sans son ado qui va tenter de recharger ses accus fatigués dans une cure "new age." En se plongeant alternativement dans la tête de ses trois personnages, Cate Kennedy revisite leur passé et leur fait surtout affronter leur lâcheté et leur égoïsme. Autant le dire : les deux adultes sont pathétiques et la romancière ne leur pardonne rien. Mais elle l'écrit avec un style imparable d'une cruelle lucidité relevée de touches d'humour et d'ironie dévastatrices. le livre est un régal et pourrait verser dans le cynisme alors qu'il est tout l'inverse. Cate Kennedy a une vraie tendresse pour ses héros alors qu'ils sont le plus souvent ridicules, comme s'ils n'avaient jamais grandi depuis leur principal fait d'arme écologiste, bien des années plus tôt, avant la naissance de leur enfant. Laquelle, soit dit en passant, est la plus mûre et la plus responsable du trio, en dépit de son jeune âge. Autre grande réussite du livre : sa description de la Tasmanie, certes devenue une région touristique, mais qui garde son aura de mystère et son caractère dangereux, avec sa météo changeante. le tigre de Tasmanie, dont l'espèce a officiellement disparu dans les années 30, est la vedette de l'ombre de ce livre épatant qui oscille entre le drame pur et la comédie de moeurs avec une maestria jamais démentie. Depuis 2009, date de la parution de l'ouvrage en Australie, Cate Kennedy n'a plus écrit de roman. Au vu de la qualité de Nos contrées sauvages, on n'a qu'une envie : qu'elle récidive le plus vite possible.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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ninamarijo
18 août 2015
Attirée par le titre et le lieu j'ai lu d'une traite ce roman « psychologique » c'est une bonne histoire familiale, une aventure dans ces « contrées sauvages » du bout du monde.
Rich et Sandy sont divorcés, Rich connaît peu ou pas sa fille, Sophie, une adolescente gothique de 15 ans. Pour la connaître, il décide de partir avec elle en exploration dans la montagne, en Tasmanie. le récit agréable à lire alterne entre les différents points de vue des protagonistes, la mère, la fille et le père. Je suis restée un peu sur ma faim, une grande absente la nature … dommage la Tasmanie est diablement belle ! Cate Kennedy s'attache surtout à la psychologie des personnages, pourquoi pas ? C'est bien écrit, bien vu et souvent drôle.
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mamansand72
04 août 2016
Je suis tombée sur ce roman à la bibliothèque, il était estampillé « coup de coeur » et je l'ai emprunté sans
rien en connaître de plus. C'est donc pour moi une belle découverte : j'ai été vite séduite par cette histoire et j'ai plongé dans l'univers de ces trois personnages et par l'intrigue située en Tasmanie : Sandy la mère, Sophie la fille et Rich le père. Sandy et Rich se sont connus lors de combats écologiques menés pour la sauvegarde du cours de la rivière Franklin. Ils se sont ensuite installés ensemble dans une petite ville avec une vie très « hippie et baba-cool » ! Sandy s'est mise à fabriquer et vendre sur les marchés des bijoux artisanaux alors que Rich devenait photographe. Ils rêvaient de parcourir le monde…A la naissance de Sophie, Sandy a commencé à s'installer en envisageant un avenir plus stable alors que Rich continuait à rêver de grands voyages à l'aventure. Ils ont fini par se séparer et à partir du moment où Rich est parti, Sandy a volontairement coupé tout lien entre lui et Sophie. Pourtant, pour ses 15 ans, Rich resurgit et propose à Sophie une randonnée-trek dans le bush de Tasmanie pour apprendre à se connaître, une sorte de voyage initiatique. Malgré les réticences et inquiétudes de sa mère(ou peut-être plutôt à cause d'elles !), Sophie accepte.
Ce livre mêle les récits des vies passées de Sandy et Rich et le présent de Sophie, ses fragilités, ce qu'elle a pris de chacun de ses parents, les regards et jugements intransigeants qu'elle porte sur eux : au cours de cette randonnée riche en aventures, elle se découvre elle-même et comprend aussi petit à petit ses parents et leurs imperfections. Ce qui ressort de ce roman, c'est la maturité et la lucidité de l'adolescente face aux côtés « éternels adolescents rêveurs » de ses parents : son père, fuit ses responsabilités en voyageant et en rêvant de faire la photo du siècle qui le rendra célèbre ; quant à sa mère, elle poursuit un hypothétique bien-être basé sur des croyances new-âge.
C'est selon moi un beau roman, bien écrit, sensible et qui nous fait voyager jusqu'en Tasmanie. Bon moment de lecture !
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R-MDominik
03 août 2015
Lui, c'est Rich qui a fui sa paternité, les responsabilités de père, qui ne voulait pour rien au monde sacrifier « l'ailleurs peut-être » au « ici maintenant », qui se perçoit un peu comme le loser qui aurait pu gagner, si la malchance ne l'avait définitivement écarté de la lumière, elle c'est Sandy qui se donne l'illusion de vivre en marge, qui croit qu'on peut éternellement mettre un fossé entre la vie et le rêve, entre sa mère et ses propres décisions.
La petite c'est Sylvie, petit être gracile qui ne sait pas vivre.
Comment faire d'un obscur réalisateur d'émission minables, d'une baba-cool restée scotchée à un passé rêvé de militante, d'une petite gothique anorexique des personnages si attachants que vous ne puissiez vous empêcher de les trouver attendrissants.
Une belle histoire, une histoire folle.
Bah, une histoire simple après tout.
Rich, père absent, démissionnaire, voudrait faire la connaissance de sa fille, il lui propose donc une randonnée dans une contrée sauvage et belle, très signifiante pour lui et Sandy la mère de cette jeune fille.
La Tasmanie, une contrée d'un autre temps, dont les deux ex-amants ne parviennent pas à se défaire.
Symbole d'un combat passé, symbole de ce temps qui passe et qui nous laisse sur le bord du chemin parfois, désorienté et à jamais statue de sel.
Lui amer, elle comme figée dans un instantané.
Le père et la fille vont donc partager des moments intenses, mais rien, à commencer par leurs sentiments, ne fonctionne comme ils l'auraient voulu.
Se trouver est souvent plus improbable encore que de rencontrer un thylacine (le tigre de Tasmanie dont le dernier spécimen connu a disparu en 1936 dans un zoo)
Ce roman est très beau, drôle, caustique et comme la nature traversée, sauvage et impitoyable.
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Les critiques presse (1)
Telerama24 juin 2015
Le premier roman d'une Australienne décapante. Où les petits arrangements d'une famille décousue en disent long sur notre époque.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
fabienne2909fabienne290922 juillet 2015
Est-ce que la vie a été bonne pour elle ? [...] Tout le monde semble s'y résigner, se dit-elle : il faut laisser les choses arriver. La vie vous tombe dessus comme un trouble-fête, elle se fiche bien de vos projets et vous traite selon son humeur du moment.
Après, on n'a plus qu'à encaisser. Jamais personne ne demande par exemple : Êtes-vous bon pour votre vie ? Ce qui vous laisserait quand même un rôle moins passif.
+ Lire la suite
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pyrouettepyrouette01 décembre 2015
Tout le monde semble s'y résigner : il faut laisser les choses arriver. La vie vous tombe dessus comme un trouble-fête, elle se fiche bien de vos projets et vous traite selon son humeur du moment. Après on n'a plus qu'à encaisser. Jamais personne ne demande par exemple : êtes-vous bon pour votre vie ? Ce qui laisserait quand même un rôle moins passif.
Commenter  J’apprécie          90
mamansand72mamansand7204 août 2016
Cette main , à présent. Plus petite. Le secouant légèrement, pour qu’il ouvre les yeux : c’est sa fille. Il s’est complètement planté avec elle. L’amener ici, lui laisser voir à quel point il est nul.
« Redresse-toi pour manger, dit-elle. C’est du risotto aux champignons. »
Il plisse les yeux pour la regarder dans la faible lumière de la tente. Elle n’a plus rien à voir avec la jeune fille qui l’a ébloui à l’aéroport, tout en noir telle une vampire anarchiste, avec ces affreux pâtés d’eye-liner. La nouvelle Sophie a les cheveux courts, raides, elle les ramène derrière les oreilles, et ses yeux, dépourvus de leur impressionnant camouflage, ne choquent plus par leurs artifices brillants, pleins de défiance. Ce sont maintenant des yeux ordinaires, banals, exposés, qui jugent : de même que ses lèvres gercées, son nez rougi dans un visage affadi par le polo beige qu’elle porte. Sous son regard, pourtant, il se raidit en prenant son assiette. Elle irradie une volonté de fer, incandescente, il la voit briller autour d’elle comme une aura, à croire qu’elle tire sa force de sa faiblesse à lui, qu’elle inspire son air usé, rance, pour expirer un oxygène frais et bleu. Il doit fournir un terrible effort de concentration pour amener la cuillère pleine jusqu’à sa bouche.
« Tu avais mis ça de côté ? » finit-il par demander. Il fait de son mieux pour articuler.
Il n’est pas certain de ce qui peut franchir ses lèvres.
« C’est maman. Pas moi. »
Oui, pense-t-il en avalant. Elle est là par sa faute ; et nourrie grâce à sa mère. »

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pyrouettepyrouette05 décembre 2015
C'était horrible à admettre, mais à l'entendre comme ça, c'est vrai, on aurait cru sa mère. De plus en plus souvent, quand elle n'y prête pas attention, cette voix s'élève en elle, jusque dans ses inflexions geignardes.
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mamansand72mamansand7204 août 2016
« Concentrez-vous maintenant, dit l’animatrice, dont le nom ferait sourire même à Ayresville - Fleur d e-passion Plume-au-vent, ou Papillon-Aigle-des-montagnes, ou Dieu sait quoi du même genre. Concentrez-vous, regardez dans le tunnel sacré et invitez l’animal totémique qui vous aide à apparaître. Nous vous invoquons à présent, ô vous les puissants, nous vous appelons à travers la forêt, à travers la prairie, nous vous invitons à vous approcher. » OK, pense Sandy, enfin bon, la prairie… Elle ferme els yeux. Elle aurait dû choisir la séance d’aromathérapie, pense-t-elle à présent, quand soudain une vague d’inspiration la saisit. Surgissant dans sa tête, venue de nulle part. Ce qu’il faut inventer, ça lui saute soudain aux yeux, ce sont des cartes médecine avec des animaux d’Australie et la mythologie des Aborigènes plutôt que celle des Amérindiens. Remettre à plat l’ensemble : des dingos à la place des coyotes, des échidnés à la place des porcs-épics, et le majestueux kangourou rouge à la place du loup. Elle voit déjà le plan marketing : on pourrait même y inclure un capteur de rêves. Elle va en parler à Gail au marché, dimanche, en rentrant. L’idée lui semble si parfaite, si sûre qu’elle se demande si la chaleur ne la fait pas gentiment délirer. L’animatrice leur parle à présent de leur respiration, qu’elle appelle le « travail du souffle ». Même respirer est assimilé à un travail, ici, remarque-t-elle au passage.
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Videos de Cate Kennedy (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cate Kennedy
The World Beneath. Cate Kennedy at Sydney Writers' Festival 2/2
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