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ISBN : 2070144135
Éditeur : Verticales-Phase deux (2014)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 375 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps". Réparer les vivants est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les prés... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Piatka, le 14 janvier 2014

    Piatka
    J'ose à peine l'écrire : Coup de cœur inattendu de ce début d'année 2014 !
    Oui, gros coup de cœur pour ce roman, véritable plaidoyer pour la transplantation cardiaque ! Ce don gratuit qui n'en est pas un finalement puisqu'il intervient en cas de mort cérébrale et permet d'offrir dans un anonymat total et définitif un supplément de vie à quelqu'un, condamné à plus ou moins brève échéance par son cœur défaillant.
    Cette gratuité humaine qui redonne confiance en la vie, forge un nouveau départ.
    Hymne à la vie donc, ce roman est à la fois passionnant et bouleversant, mais entendons-nous bien, aucun pathos larmoyant ici. En 24 heures chrono, l'histoire s'articule autour de Simon Limbres ( clin d'œil aux limbes ? ), jeune homme de 17 ans, fou de surf, qui suite à un accident de la route, est déclaré en état de mort cérébrale, situation idéale pour envisager de récupérer ses organes vitaux ( cœur, poumons, foie et reins ) en parfait état, et de Claire Mejean, quinquagénaire dont le cœur à bout de souffle l'a contrainte à réorganiser sa vie, au point de vivre au ralenti à proximité de l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, dans l'attente de l'organe compatible - une vie qui s'amenuise inexorablement.
    Autour d'eux gravitent évidemment les familles, les médecins, les chirurgiens, les infirmières, mais aussi les chauffeurs de taxi agréés que Mailys de Kerangal incarnent à travers des personnages très réalistes et touchants dans leurs particularités, tous embarqués dans le tourbillon de la transplantation, véritable course contre la montre, ballet à la chorégraphie millimétrée où chaque maillon est indispensable au bon déroulement.
    Je ne suis pas fan d'ordinaire de récits foisonnant de détails médicaux, et sans l'avis de MarianneL, que je remercie vraiment pour la découverte, je n'aurais sans doute pas choisi cette lecture. J'aurais alors raté un livre marquant qui me laissera assurément une trace indélébile, tant il me conforte dans mon acceptation personnelle du don d'organes.
    J'ai tout particulièrement apprécié l'alternance de narration lente chargée d'émotions et les pages de description enlevée du protocole médical, très instructives sans être rébarbatives, le tout servi par une écriture dense, serrée, souvent concentrée autour de mots, de verbes percutants. Je me suis laissée embarquer dans cette aventure, au point de supporter sans difficulté un tourbillon de phrases longues qui peuvent s'étirer sur plusieurs pages, comme pour mieux tenir le lecteur en haleine. Et de fait, je n'ai pas beaucoup lâché le livre avant d'en avoir achevé la lecture, signe indiscutable de son intérêt.
    24 heures : le temps du roman - de la fin d'une vie aux premiers battements du cœur transplanté. Une prouesse médicale et littéraire !
    Un beau roman-document pour alimenter sa réflexion en vue d'une prise de position concernant ses propres organes au cas où...
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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 30 mars 2014

    carre
    Ce qui m'a frappé en lisant le nouveau livre de Maylis de Kérangal, c'est l'écriture. Dès les premières lignes on devine que l'on va passer un moment fort. Car on delà du sujet sensible et profondément intime, la mort qui frappe aveuglement et plonge une famille dans l'impensable puis, la décision dans l'horreur de l'instant, de faire un don d'organes pour redonner un supplément de vie à de parfaits inconnus, c'est dans le choix des mots, l'envolée des phrases, le style que le roman de Kérangal bouscule tout sur son passage. Au plus près de chacun des personnages, elle est d'une justesse remarquable. Pas un mot de trop qui pourrait faire chavirer le roman dans le pathos. C'est aussi un magnifique hommage à ces anonymes héros du monde hospitalier, luttant contre la montre oubliant leurs propres maux pour accompagner les familles dans leurs souffrances ou leurs espoirs.
    « Réparer les vivants » est un livre passionnant, émouvant, il nous interpelle sur nos propres convictions et nos questionnements que l‘on botte volontiers en touche sur des sujets aussi sensibles.
    Maylis de Kérangal nous donne un bouquin bouleversant qui va droit au … cœur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Epictete, le 11 février 2014

    Epictete
    Dès que j'ai appris l'existence de ce livre de Maylis de Kerangal, que je ne connaissais pas auparavant, je l'ai immédiatement noté dans mes prochains ouvrages à acheter et bien sûr à lire.
    Comme certains d'entre-vous le savent, je me suis senti tout de suite concerné, ayant bénéficié d'une transplantation cardiaque (Ce qui me donne le temps de lire). Il fallait que je le lise ! Cette situation est toujours un peu dangereuse en termes d'objectivité, car on attend beaucoup de ces lectures impliquantes, et on ne les trouve pas toujours au niveau souhaité. Je me suis donc prémuni de cela en laissant l'auteur me délivrer son message, sans trop attendre en fonction de ma situation personnelle.
    On démarre par une surprenante et excellente description des moments vécus par des surfeurs . On arrive très vite à être « dedans », même sans être jamais monté sur une planche. (C'est du vécu…)
    Et on s'aperçoit au fur et à mesure de la lecture que ce roman (ou témoignage) écrit par une femme (d'où peut-être la sensibilité que l'on décèle en permanence ?) propose des analyses de sentiments, de ressenti, par exemple lors de l'annonce aux parents de la possibilité de dons d'organes, très fines et très fouillées. Et pourtant, dans ce qui pourrait être du mélo, il y a du rythme. (p 198)
    Il faut noter également la description du travail psychologique de l'infirmier coordinateur. D'ailleurs tous ces intervenants, de l'infirmier au chirurgien, même épuisés, crevés vont mener un travail psychologique non pas pour manipuler et obtenir coûte que coûte une décision, mais pour accompagner la réflexion de chacun dans ce processus difficile qu'est l'acceptation de la mort d'abord, du don ensuite.
    Pour autant, on n'est pas dans l'univers des Bisounours, et la rivalité entre les différentes équipes est bien réelle et bien traduite dans ce livre. Paradoxalement, tout le monde poursuit le même objectif et est capable de sacrifices pour les atteindre, mais ne peut passer au-dessus des vieilles lunes de l'hôpital, ni des rivalités, au-delà des personnes, entre les services.
    En ce qui concerne le fond, une petite remarque, intégrant beaucoup de discussions avec des « greffés » rencontrés pendant les journées de suivi, quand, en tant que receveur potentiel, on vous annonce qu'un greffon compatible est disponible pour vous, on ne se dit pas toujours « Je suis sauvé ! » mais « Zut, ça y-est ! ». On est au-pied du mur, le doute et la peur s'installent.
    Un autre thème est abordé également sur lequel l'auteur nous conduit sans prendre position, c'est le « cœur comme dépositaire de l'amour » dans les croyances ancestrales. D'où les questions qui s'amorcent sur ce que deviendront les sentiments qu'avaient le donneur et le receveur. On voit comment il est difficile de sortir de l'affectif pour parler d'un simple organe indispensable à la vie.
    Sur le style, l'écriture est très bien maîtrisée, avec des rythmes très différenciés, des phrases sensibles, mais aussi des phrases qui n'en finissent pas, et qui maintiennent le lecteur dans un rythme captivant. Quelque-chose cependant m'a un peu dérouté dans l'écriture, et qui ne me semble pas apporter grand-chose : Il s'agit de la formalisation des dialogues comme dans un mauvais langage parlé, avec le rejet du verbe tout à la fin de la phrase. Exemples :
    « Tu n'es pas drôle, tu sais, son plus jeune fils murmure » (p 211)
    « C'est le genre de nana qui débarque en touriste et croit que le pognon pousse dans les arbres il pensa, irrité »
    On est presque dans la télé réalité. Mais cela reste un détail !
    J'avais en fait beaucoup de choses à dire sur ce livre, ce qui est en général bon signe. C'est en effet un très beau livre, sensible, juste, clair, qui aborde avec intelligence et réflexion un sujet essentiel. Que l'on soit ou non concerné, il faut lire ce bouquin, le partager, en parler en famille, entre amis, au travail et agir en connaissance de cause.
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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 17 avril 2014

    marina53
    Le jour n'est pas encore levé en ce dimanche matin hivernal. Pourtant, Simon Limbres quittera le lit douillet et la chaleur du corps de Juliette à ses côtés quand l'alarme du portable retentira dans la chambre. Chris, Johan et Simon, les trois Caballeros, se sont donné rendez-vous pour une session, à savoir profiter de la forte marée, trouver la vague comme on n'en rencontre que deux ou trois dans l'année. La mer est comme ils l'espéraient, le plaisir se fait sentir au contact de cette mer si froide et les sensations fortes font palpiter le cœur des jeunes garçons. Mais, au retour, la fatigue aidant, Chris qui conduisait le van n'a pas pris correctement un virage. Et, c'est le choc. Un poteau, pas d'airbag, pas de ceinture pour Simon qui se retrouve éjecté, son crâne ayant heurté le pare-brise. Les secours arrivent, désincarcèrent les corps et prennent la direction de l'hôpital au service de réanimation où le docteur Révol prend son service. Malheureusement, il est déjà trop tard pour Simon. Mort cérébrale. le diagnostic est sans appel. Il faudra prévenir les parents, la famille mais surtout aborder un sujet épineux et ô combien brutal pour quiconque n'envisage évidemment pas la mort si violente et cruelle de son enfant de 19 ans à savoir le don d'organe.
    Avec un sujet aussi difficile à aborder mais ô combien salutaire, Maylis de Kerangal nous interpelle, nous émeut et nous touche droit au cœur. La mort est là, insidieuse, impromptue et cruelle. Et au-delà, il y l'espoir d'une vie sauvée, d'une vie meilleure qui ne sera plus rythmée par l'attente de l'appel de l'hôpital. Autour de Simon gravitent les médecins, les infirmières, les encadrants ou bien les chirurgiens. Comme pour alléger le propos, l'auteur s'attarde sur leurs vies, sur leurs petits soucis du quotidien, que ce soit le résultat d'un match de foot ou l'attente d'un message de l'homme rencontré fougueusement la nuit précédente. Chaque personnage est ancré dans l'opération et joue son rôle magistralement.
    Retenez votre souffle car l'auteur ne nous laisse aucun répit. En effet, on admire ici l'effet de style avec ces phrases interminables mais terriblement poétiques et tout en légèreté. le lecteur est ainsi pris dans un tourbillon. Les descriptions médicales minutieuses, loin d'être ennuyeuses, nous entraînent encore plus au cœur de l'opération.
    Maylis de Kerangal nous offre un roman poignant, tout en délicatesse et porteur de vie.
    Réparer les vivants... et faire son deuil...
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    • Livres 5.00/5
    Par Sando, le 08 février 2014

    Sando
    Il aurait dû avoir la vie devant lui… A tout juste 19 ans, Simon Limbres est un adolescent comme les autres. Il vit pour le surf, les sorties entre amis et pour Juliette, son premier amour. Mais alors qu'il revient d'une session matinale, vanné mais serein, tout comme ses deux acolytes, Chris et Johan, un terrible accident de la route se produit. Pour Simon, le seul à ne pas avoir de ceinture de sécurité, le choc est fatal. Transporté d'urgence à l'hôpital, il est plongé dans un coma dont il ne se réveillera pas…
    Tout va très vite, tests en série et batterie d'examens s'enchaînent afin de constater l'état de mort cérébrale de Simon. C'est à Pierre Révol, le médecin de service, que revient la responsabilité d'annoncer à Marianne et Sean, les parents de l'adolescent, le décès de leur enfant, mais c'est Thomas Rémige qui leur parle du don d'organes. Un rôle délicat, alors que la douleur de la perte est à vif, mais nécessaire, car de la réponse des parents dépend la vie de plusieurs patients… Foie, reins, poumons et cœur peuvent être récupérés et offrir une seconde existence à ceux qui en ont besoin. Dès l'accord donné, une véritable course contre la montre s'engage dans laquelle il s'agit de déterminer quels sont les patients prioritaires et d'envoyer des équipes récupérer les précieux organes car le cœur, le plus fragile de tous, ne peut vivre plus de cinq heures en dehors de l'organisme…

    Dans ce roman mené à tambour battant, Maylis de Kerangal nous offre une vision des urgences bien éloignée de celle véhiculée par certaines séries américaines… Des médecins épuisés, tendus, parfois debout depuis plus de quarante heures, qui côtoient la douleur et le malheur au quotidien et qui sont prêts à tout pour la soulager. Des hommes et des femmes qui vivent sous tension en permanence et croulent sous le poids des responsabilités…
    L'histoire, qu'on jugerait plus longue tant les actions se succèdent à un rythme effréné, se déroule en réalité sur 24h. Les différentes étapes après l'admission aux urgences : de l'annonce de la mort, à l'acceptation du don d'organes puis au prélèvement de ces derniers, sont entrecoupées de tranches de vie sur les différents personnages impactés par le drame (famille, médecins, receveurs…), faisant ainsi ressortir l'individu au sein de l'équipe. Tout est chronométré et s'enchaîne à une vitesse incroyable. le lecteur est pris dans ce tempo et cette tension jusqu'à ressentir une véritable empathie pour les différents personnages. Les phrases sont longues mais bien rythmées. le style est précis, travaillé et plein d'élégance.
    Malgré la rapidité de l'action, l'auteur ne laisse pas de côté l'affect et prend le temps de détailler la psychologie des personnages, leur état d'esprit, leurs appréhensions, mais aussi leur excitation. le cœur est véritablement au centre du roman, en tant qu'organe vital bien sûr, au centre du fonctionnement de l'être humain, mais aussi dans sa représentation romantique en tant que siège de l'âme et des sentiments. Que ressent-on quand on vit avec le cœur d'un autre ? Un roman passionnant, intense et bouleversant, magnifiquement écrit, qui soulève des questions percutantes et essentielles !
    A lire également, pour ceux qui auront aimé, « Profanes » de Jeanne Benameur.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Jean-Baptiste Harang pour le Magazine Littéraire

    Mille précautions réglementaires sont prises lors d'une transplantation d'organe pour que la famille du donneur et le receveur ne sachent jamais rien l'une de l'autre. Sinon que des savants ont décelé entre ... > lire la suite

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)

Critiques presse (15)


  • LeFigaro , le 05 août 2014
    Ce roman haletant est beau comme une tragédie antique. C'est aussi un hymne à la création et une méditation sur le lien entre le corps et la conscience, la vie et la mort.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Chatelaine , le 02 juillet 2014
    Ces pages haletantes montrent la noblesse et le grand art du personnel médical et nous habitent longtemps.
    Lire la critique sur le site : Chatelaine
  • Chatelaine , le 02 juillet 2014
    Ces pages haletantes montrent la noblesse et le grand art du personnel médical et nous habitent longtemps.
    Lire la critique sur le site : Chatelaine
  • LActualite , le 01 juillet 2014
    Un thriller de 24 heures. Une famille bouleversée par la mort clinique d’un fils adoré. Le dernier roman de l’écrivaine française Maylis de Kerangal, Réparer les vivants, franchit une frontière. Et laisse le lecteur en état d’arythmie…
    Lire la critique sur le site : LActualite
  • LaPresse , le 24 mars 2014
    De son écriture concentrique aux phrases magnifiquement longues dans lesquelles ont ne se perd jamais, l'auteure nous dévoile des pans de chaque personne qui entre en scène.
    Lire la critique sur le site : LaPresse
  • Culturebox , le 06 février 2014
    Un roman écrit dans une langue et un rythme palpitants.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Liberation , le 28 janvier 2014
    L’écrivain pose un regard panoramique sur son roman, boucle de force humaine qui évite les écueils de la description technique comme le pathos du deuil.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • LePoint , le 24 janvier 2014
    Et c'est aussi ça, Réparer les vivants : un roman de la médecine. Ses prouesses, ses limites, ses miracles, ses exigences, ses soldats.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Bibliobs , le 23 janvier 2014
    Dans "Réparer les vivants", elle transforme une greffe cardiaque en une magnifique épopée littéraire.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LeFigaro , le 16 janvier 2014
    L'écriture de Maylis de Kerangal est rapide, ultraprécise, concentrée sur l'exactitude des faits, des sentiments, comme si elle voulait ne pas laisser l'émotion déborder et brouiller son jugement.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LaLibreBelgique , le 15 janvier 2014
    "Réparer les vivants", de Maylis de Kerangal, est "le" roman de cette rentrée littéraire, magnifique, salué par tous. L’histoire d’une transplantation d’un cœur, qui devient une grande aventure humaine.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Lexpress , le 13 janvier 2014
    Pour ressusciter ses morts, [Maylis de Kerangal] se fait troubadour et poète. Sa chanson de geste ? Le récit d'un haut fait héroïque du XXIe siècle, les stances d'une course salvatrice, les vingtquatre heures ("une rotation terrestre") qui donnent un sens au drame absolu, bref, l'histoire d'un don d'organes.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lhumanite , le 08 janvier 2014
    Creusant le sillon qu’elle s’était ouvert, jalonné par Corniche Kennedy ou Naissance d’un pont, Maylis de Kerangal ouvre à son art une ampleur nouvelle, et donne avec Réparer les vivants un roman dont la puissance vient de la délicatesse. C’est là l’apanage des plus grands.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite
  • Telerama , le 08 janvier 2014
    Si les phrases semblent ne pas s'arrêter, si elles s'étirent comme des notes de musique tenues jusqu'à l'impossible, c'est qu'elles sont proférées dans un souffle unique, luttant contre la mort, retardant toujours l'extinction finale.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LaLibreBelgique , le 07 janvier 2014
    On partage les émotions de ces parents meurtris ou les prouesses des équipes médicales, d’autant que l’écriture de Maylis de Kerangal est d’une beauté et d’une force particulières. Le cœur devient un enjeu lyrique, romantique. Et le lecteur est emporté par ses longues phrases, précises, surprenantes et torrentueuses à la fois.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par Piatka, le 12 janvier 2014

    Virgilio a choisi le cœur pour exister au plus haut, tablant sur l'idée que l'aura souveraine de l'organe rejaillirait sur lui, comme elle rejaillissait sur les chirurgiens cardiaques qui blindaient dans les couloirs des hôpitaux, plombiers et demi-dieux. Car le cœur excède le cœur, il l'a bien compris. Même déchu - le muscle en exercice ne suffisant plus à séparer les vivants et les morts -, il est pour lui l'organe central du corps, le lieu des manifestations les plus cruciales et les plus essentielles de la vie [...]
    Il se délecte des métaphores et des figures qui le font apparaître comme l'analogie même de la vie et répète à l'envi qu'apparu le premier le cœur serait aussi le dernier à disparaître.
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  • Par nastie92, le 28 mars 2014

    Sean soudain prend la parole : qu'est-ce qu'on va lui faire, concrètement ? il a dit "concrètement" - n'a pas émis ce balbutiement étranglé mais a tendu sa question, courageux en cet instant, soldat qui monte au feu, poitrail offert à la mitraille quand Marianne sert les dents sur la manche de son manteau. Ce qui aura lieu cette nuit dans l'enclave du bloc, l'idée qu'ils s'en font, ce morcellement du corps de Simon, sa dispersion, tout cela les épouvante mais ils veulent savoir. Rémige inspire longuement avant de répondre : on incise le corps, on prélève, on referme. Des verbes simples, des verbes d'action, des informations atonales pour contrecarrer la dramatisation liée à la sacralité du corps, à la transgression de son ouverture.
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  • Par Piatka, le 11 janvier 2014

    Tu connais François Villon, la Ballade des pendus ?, il secoue la tête, je crois que non, elle porte ce jour-là un rouge à lèvres framboise, Frères humains qui après nous vivez, N'ayez les cœurs contre nous endurcis, tu vois ou pas ?, oui, je vois, mais il ne voit rien, il est aveuglé, des milliers de miroirs se sont formés sur les gouttes d'eau qui vibrent, ils inclinent leur front vers le sol et slaloment entre les flaques, le vélo tintant à l'unisson du reste, chaque parole et chaque geste lestés d'audace et de pudeur comme le recto et le verso d'un même événement, c'est l'éclosion, ils sont contenus dans une lumière de verrière. Et remontent l'avenue comme des princes, énervés mais allant le plus lentement possible, pianissimo, pianissimo, pianissimo, allargando, engloutis dans l'étonnement qu'ils sont l'un pour l'autre, leur délicatesse est inouïe, quasi moléculaire, et ce qui circule entre eux pulse un tempo tournoyant, si bien qu'au pied du funiculaire ils ont le souffle court...
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  • Par Cioran, le 19 avril 2014

    Que deviendra l'amour de Juliette une fois que le cœur de Simon recommencera à battre dans un corps inconnu, que deviendra tout ce qui emplissait ce cœur, ses affects lentement déposés en strates depuis le premier jour ou inoculé ça et là dans un élan d'enthousiasme ou un accès de colère, ses amitiés et ses aversions, ses rancunes, sa véhémence, ses inclinations graves et tendres ?

    Que deviendront les salves électriques qui creusaient si fort son cœur quand s'avançait la vague ?
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  • Par Lolokili, le 04 juillet 2014

    Tout ce qui cinglait en elle de vif et d’ardent, cette légèreté à pleine vitesse, joueuse et féroce, ce pas de reine qu’elle avait encore cet après-midi dans les couloirs de la réa, tout cela prend l’eau à toute allure, et pendouille dans son cerveau, lourd, détrempé : à force d’avoir vingt-trois ans elle en avait vingt-huit, à force d’en avoir vingt-huit, elle en a trente et un, le temps cavale tandis qu’elle jette sur son existence un regard froid, un regard qui dézingue l’un après l’autre les différents secteurs de sa vie.
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Vidéo de Maylis de Kerangal

Remise du Prix Orange du Livre 2014 - la vidéo .
Mardi 27 mai 2014, Maison des Polytechniciens. Maylis de Kerangal reçoit le Prix Orange du Livre 2014 pour son livre "Réparer les vivants", éditions Verticales. le jury, présidé par Erik Orsenna, est composé de Karine Tuil, Véronique Olmi, Emilie Frèche, Thomas B. Reverdy, Pascal Thuot, Joel Hafkin et de 7 internautes sélectionés sur candidature.








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