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ISBN : 2070136744
Éditeur : Gallimard (2012)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 169 notes)
Résumé :
"Ceux-là viennent de Moscou et ne savent pas où ils vont. Ils sont nombreux, plus d’une centaine, des gars jeunes, blancs, pâles même, hâves et tondus, les bras veineux le regard qui piétine, le torse encagé dans un marcel kaki, allongés sur les couchettes, laissant pendre leur ennui résigné dans le vide, plus de quarante heures qu’ils sont là, à touche-touche, coincés dans la latence du train, les conscrits."
Pendant quelques jours, le jeune appelé Aliocha e... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
marina53
marina5310 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Des gars, jeunes, pâles, le crâne rasé, en habit de camouflage, épaules tatouées. Debout ou allongés. La plupart coincés. le regard tourné vers ailleurs. Et le train qui file sur des rails irréversibles, laissant derrière eux leur vie et la Russie. Parmi ces appelés, Aliocha. Posté à l'extrémité du convoi. Il ne rêve que d'une chose: pouvoir s'échapper d'un destin qu'il ne souhaite pas. Seule solution: la désertion.
Hélène, jeune française, fuit son amant russe, Anton, qui dirige un barrage en Sibérie. Un compartiment pour elle toute seule. Elle et ses valises. Elle sent la fleur et la cigarette.
Une rencontre improbable le long des rails du Transsibérien...
Maylis de Kerangal nous offre un court roman d'une incroyable intensité. À bord de ce Transsibérien, l'on se prend de passion pour ces deux âmes perdues, l'une fuyant un pays et un amant, l'autre, l'armée. Exit le barrage de la langue, les gestes, les expressions et les regards se suffisent. L'auteur nous plonge dans une ambiance de huis-clos, prenante et sensuelle. Elle décrit à merveille et tout en précision les paysages froids et les sentiments de chacun. Son style particulier et riche est remarquable, alternant phrases longues et courtes, poésie et argot. Un petit roman dense et surprenant...
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Piatka
Piatka27 janvier 2015
  • Livres 4.00/5
Un court roman intense et nerveux, lu il y a quelques temps déjà, mais qui est parvenu à laisser une trace indélébile dans ma mémoire, raison pour laquelle, et malgré le voile léger laissé par le temps écoulé, j'ai envie de partager quelques lignes sur ce récit moins connu que Réparer les vivants, mais tout aussi talentueux, empreint d'un réel suspens à bord du transsibérien.
Une rencontre improbable, une irrésistible étincelle d'attraction, nées sous la plume de Maylis de Kerangal à l'occasion du voyage officiel auquel elle a participé avec d'autres écrivains français dans le cadre de l'année franco-russe en 2010.
Aliocha, vingt ans, russe, rêve de fuite, de désertion depuis qu'il n'a pu éviter le service militaire et qu'il file inéluctablement vers la Sibérie. " Tout plutôt que la Sibérie, tout plutôt que la caserne."
Hélène, l'étrangère, française, trente-cinq ans, peut-être le double de lui, rêve d'évasion, a besoin de s'éloigner de son amant russe, directeur d'un barrage.
Ils n'ont pas de langue commune, mais vont communiquer, s'entraider, s'aimer qui sait.
" Ils ne bougent pas, debout devant la lucarne de verre qui est pour eux comme un écran de cinéma, où tout remue doucement, moléculaire comme la terreur et le désir, et puis soudain la nuit se déchire et le paysage se durcit au-dehors, net, géométrique, lignes pures et perspectives neuves, finie le nuit organique, la forêt se dresse dans la lumière rasante du premier jour, et c'est encore la même forêt, les mêmes arbres élancés, les mêmes fûts orangés, une forêt identique à ce point à elle-même c'est à devenir dingue, on aura beau apercevoir une rivière qui sourd sous la glace, des buissons de fleurs pâles, de la neige en plaques marronnasses le long d'une piste boueuse, des toits, des palissades, c'est la même forêt, encore et encore, non plus l'océan mais la peau de la Terre, l'épiderme de la Russie. "
Ainsi s'entraperçoit toute la magie du voyage immobile, embarqué à soixante kilomètres heure, bercé par le roulis, l'idéal pour rêver, s'imprégner de la Sibérie, ses paysages, alliée à la précision poétique de Maylis de Kerangal qui livre ses souvenirs grâce à une fiction prenante, un embrasement fugace de deux êtres en fuite.
Alchimie littéraire de l'urgence et de la lenteur !
Prenez la tangente, déroutez-vous du quotidien ( le train-train quoi ) dans un train mythique au beau milieu de la Sibérie, n'oubliez pas un peu de vodka au cas ou...
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le_Bison
le_Bison18 septembre 2014
  • Livres 4.00/5
Le billet en poche, la vodka en poche. Monte dans le train. Prends place dans le compartiment. Destination, l'autre bout du monde. Des appelés, crânes rasés, épaules tatouées, pantalons camouflées. Aliocha fait partie de ces jeunes militaires que l'on envoie dans cette partie du globe. Pour où d'ailleurs ? Ici ou là, ce serait pareil. Ici ou là, qu'est-ce que ça peut changer dans sa vie ? Parce qu'au-delà d'une certaine frontière, la zone devient floue, presque irréelle.
Et puis, il y a Hélène qui est montée dans ce train également. Que fait cette française à la gare de Krasnoïarsk ? Elle fuit, à n'en pas douter. Sa vie, son homme. Peu importe… Elle embarque à bord du transsibérien. Direction, la Sibérie ! Putain, la Sibérie ! Aux grands désespoirs de tous ces appelés. Cette terre désolée, cette terre de goulag, cette terre parsemée de rennes et de cadavres.
Hélène en première classe, Aliocha en dernière. Et pourtant, un long voyage les attend. Interminable, d'une lenteur incroyablement désespérante. Et pourtant, au bout des rails, un nouvel avenir, pour lui comme pour elle.
Aliocha n'a qu'une envie, un besoin même : partir, s'enfuir, déserter. Et Hélène, mystérieuse qui va l'aider à sa manière. Une complicité s'instaurera entre ces deux êtres. Une rencontre du hasard qui éveillera certains sens. Entre constat inhumain et passion fulgurante, le compartiment de ces deux âmes en sera chamboulé. le genre de rencontre qui ne s'oublie pas dans une vie. La croisée de deux chemins qui semblait improbable et qui pourtant va me faire frémir,
Sans oublier, la plume de Maylis de Kerangal que je découvre ici. Superbe, rythmée et passionnée. Une belle rencontre avec l'auteure, comme Aliocha avec Hélène, comme le Bison avec sa bouteille de vodka. Une histoire « d'amour » ferroviaire pleine de romantisme et d'amertume. La Sibérie dans ces conditions, pourquoi pas. L'auteure apporte une note d'humanité à cette immensité glacée.
« Tangente vers l'est », et boire une bouteille de vodka à l'herbe de bison.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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mariech
mariech25 novembre 2012
  • Livres 4.00/5
Deux personnes qui n'ont absolument rien en commun se retrouvent sur le Transsibérien , Alliocha qui part vers la lointaine Sibérie pour faire son service militaire et Hélène , jeune française , venue en Russie pour suivre l'homme qu'elle aime .
Alliocha a tout fait pour ne pas se retrouver dans le train qui l'emmène faire son service militaire dans la lointaine Sibérie il fait le voyage contre son gré et va essayer d'échapper à la vigilance des gardiens qui accompagnent les conscrits .
Hélène , elle est tombée amoureuse d'un Français d'origine russe , qui a un moment a un envie irréprésible de rejoindre ' son ' pays ' .
A Paris , l'amour de la Russie éternelle les avait réunis , mais leur amour ne résiste pas à la réalité de la Russie .
Arrivé au ' Pays ' , l'homme qu'elle aime se transforme , tandis qu'Hélène se morfond dans ce pays qu'elle aimaginé différemment .
Lors de sa rencontre avec Alliocha , elle est étonnée par sa jeunesse , il a à peine 20 ans , elle en a 35 ans , lui est étonné car il n'a jamais vu une ' française ' , ils ne parlent pas la même langue , sont d'univers différent , leur point commun , c'est de prendre ' la tangente '.
Ce roman a un côté enchanteur , j'avais l'impression d'être réellement dans le transsibérien avec Aliocha et Hélène , de découvrir les paysages de Sibérie en même temps qu'eux , d'être bercée par le roulis du train .
Je n'avais pas trop aimé l'écriture de 'Naissance d'un pont ' , j'ai adoré ce livre .
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Myriam3
Myriam302 mars 2016
  • Livres 4.00/5
Il est jeune, russe, nerveux et embarque aujourd'hui à bord du Transsibérien qui le mènera, tout comme les autres, à son camp militaire. Là-bas, c'est connu, le bizutage des appelés est terrible. Humiliations, violences. Mais il a passé l'examen médical, n'avait pas les moyens de s'en payer un faux ni le courage de séduire une fille pour l'engrosser: ça lui aurait évité le service.
Il s'assoit, la tête dans les mains, terrorisé, se préparant un plan de fuite.
Elle, elle est française, a quitté son amoureux russe sur un coup de tête, et acheté un billet pour Vladivostok, ville de tous les fantasmes, à l'extrémité du continent.
Les deux se rencontrent, notre regard se tourne maintenant vers elle qui l'accueille dans sa cabine en première classe, regrette mais se fait sa complice et le cache lorsqu'on le recherchera.
Ils dorment, se parlent comme ils peuvent, fument, se sourient et s'évitent. Et la plaine russe défile, l'immensité, le lac BaÏkal apparaît, magnifique, puis se perd au loin, les heures, les jours passent... et pourtant, le lecteur, bercé par la monotonie du voyage, n'échappe pas à l'anxiété d'Aliocha et serre les dents pour lui, pénètre dans ce huis-clos qui atteint bientôt son paroxysme.
L'écriture de Maylis de Kerangal est décidément fascinante, racontant d'une voix lente et soutenue cette histoire qui se passe quelque part sur Terre comme si rien d'autre n'existait en cet instant.
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Les critiques presse (8)
LaPresse13 mai 2013
La seule chose dont elle était certaine, dans un contexte plutôt protocolaire et officiel, était l'expérience précise du train, très bien rendue dans le roman. Le reste, inventé, témoigne plutôt du fossé entre une Occidentale et un pauvre gamin russe, que l'écrivaine comble par le récit, car ils finiront par se ressembler d'une émouvante façon.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress14 mars 2012
Un style très séduisant. Une belle histoire, qui nous montre le pouvoir d'une étincelle de hasard.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress12 mars 2012
Une écriture envoûtante, travaillée et maîtrisée. En résumé, un petit livre qu'il aurait fallu doter de plus de 127 pages!
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress08 mars 2012
Tangente vers l'est est un livre fort et percutant, de ceux que l'on porte longtemps en soi.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lhumanite20 février 2012
Escamotées les conventions du « retour de Russie » : Maylis de Kerangal se déroute, prend la tangente, vers l’est et la littérature. On s’embarque.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LeMonde27 janvier 2012
Comme une pierre composée de plusieurs sortes de cristaux différents, [Maylis de Kerangal] mêle les registres avec souplesse, faisant cohabiter mots précieux et mots d'argot, poétique et trivial. Le tout à un rythme très particulier, légèrement haletant : une sorte d'éboulis gracieux qui n'appartient qu'à elle.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress17 janvier 2012
Le texte est court, superbe, ensorcelant. En une centaine de pages, Maylis de Kerangal dit tout : l'inhumanité d'un système, le gouffre devant l'inconnu, l'appel de l'ailleurs, la solidarité humaine.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama04 janvier 2012
A travers ce jeu ardent d'esquive et d'aimantation, Maylis de Kerangal enregistre les ondes sismiques de toute rencontre, humaine ou géographique. Elle chante sa fascination pour « la peau de la Terre, l'épiderme de la Russie, les griffes et la soie », et apporte sa pierre, chaude et granuleuse comme un boulet de canon, à la littérature de voyage ici magistralement ­renouvelée.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison12 mai 2014
A l'approche de la gare, ils se lèvent et viennent se coller aux fenêtres, s'y écraser la face, ou foncent se masser aux portières, alors se bousculent, se penchent, cherchent à voir quelque chose au dehors, membres entremêlés et cous tendus, comme si l'air leur manquait, des pieuvres, mais, c'est bizarre, s'ils descendent fumer sur le quai ou se dégourdir les jambes, ils ne s'éloignent jamais très loin, s'agglutinent devant les marchepieds, grégaires, et haussent les épaules quand on leur demande où ils vont: on leur a dit Krasnoïarsk et Barnaoul, on leur a dit Tchita, mais c'est toujours la même chose, on ne leur dit rien, le général Smirnov a beau assurer lors des conférences de presse télévisées que les choses évoluent, que les conscrits connaîtront désormais le lieu de leur affectation, par égard pour les familles, il semble qu'au-delà de Novossibirsk la Sibérie demeure ce qu'elle a toujours été : une expérience limite. Une zone floue. Ici ou là, donc, ce serait pareil ; ici ou là, qu'est-ce que ça change ?
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le_Bisonle_Bison07 septembre 2014
Putain la Sibérie ! Voilà ce qu’il pense une pierre dans le ventre, et comme pris de panique à l’idée de s’enfoncer plus avant dans ce qu’il sait être une terre de bannissement, oubliette géante de l’empire tsariste avant de virer pays du goulag. Un périmètre interdit, une zone mutique et sans visage. Un trou noir. La cadence du train, monotone, loin d’ankyloser son angoisse, l’agite et la ravive, déroule les files de déportés pioches à la main dans les tempêtes de neige, rameute les baraques frêles alignées au milieu de nulle part, les cheveux que le gel a collé la nuit contre les sols de planches, les cadavres raidis sous le permafrost, images tremblées d’un territoire dont on ne revient pas.
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le_Bisonle_Bison18 septembre 2014
On crie, on chante, on ouvre des bouteilles de vodka à la chaine, on partage des gâteaux, on fond en larmes, une femme s’évanouit d’émotion, une autre déclame un poème, un couple danse, tout le monde parle en même temps, personne ne s’écoute, et dans l’euphorie générale Hélène oublie Aliocha détenu dans son dos pour se fondre dans le brouhaha inintelligible, imaginer les louanges superlatives, les saillies lyriques, le concours d’hyperboles – un vieil homme au bout du wagon se frappe le torse en criant nous les Russes sommes peut-être pauvres, mais nous avons le Baïkal ! La plus grande réserve d’eau douce de la Terre !
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Nastie92Nastie9220 novembre 2014
Il soulève un pan de rideau et jette un œil à travers la vitre, côté couloir. Dehors, c'est toujours la même nuit chromée et le train qui roule sans faillir, franchissant un à un les fuseaux horaires, désagrégeant le temps à mesure qu'il parcourt l'espace ; le train qui compacte ou dilate les heures, concrétionne les minutes, étire les secondes, progresse arrimé au sol et pourtant désynchronisé des horloges de la Terre : le train comme un vaisseau spatial.
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michelekastnermichelekastner18 juin 2012
Aliocha est là en bonne place qui croise les bras sur son tee-shirt, et rit lui aussi, un rire forcé, râpeux dans sa gorge serrée. Il n'a rien enfilé avant de descendre, n'a pas même pris son sac de peur d'attirer l'attention, il est le plus léger possible, rien dans les mains, rien dans les poches, délesté de tout ce qui lui donnerait un nom - a plié la photo de sa mère au fond de sa chaussure - mais pourvu d'un téléphone portable, d'un chargeur et de cent roubles ; le jeune conscrit désespéré n'existe plus, c'est un autre homme. Car déjà, un appelé fait voir à Aliocha son paquet de cigarettes vide, puis lève un pouce par-dessus son épaule, désignant les bâtiments de la gare, va voir là-bas, t'as le temps - coup d'oeil sur la montre. Aliocha opine du chef, son plan marche du feu de Dieu, il pivote mains dans les poches, surtout ne pas croiser les yeux des autres, s'éloigne de quelques mètres, ces tous premiers mètres qui sont une rivière de glace, un désert de pierre ou une jungle vénéneuse, toutes zones rétives infestées de pièges, il marche droit, bientôt hors du halo des réverbères, déserteur en puissance lancé sous le ciel en dôme, les sons pâlissent dans son oreille comme s'il avait plongé sous la mer, les éclats de vois faiblissent, la peur le prend à la gorge : il est à Krasnoïark, ville dont il ignore tout et où il va devoir survivre, esseulé, pauvre, sans refuge, quelle folie est-il en train d'accomplir ? Ne sait-il pas qu'en territoire hostile la solution est toujours collective ? Pour qui se prend-il ? Encore faudrait-il, avant de s'enfuir, qu'il passe outre son ignorance crasse et sache où il met les pieds.
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Videos de Maylis de Kerangal (51) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maylis de Kerangal
http://www.librairiedialogues.fr/ Extrait de l'émission Dialogues Littéraires où des lycéens de Brest ont fabriqué une boîte à questions pour trois écrivains : Maylis de Kerangal, Hélène Grémillon et Sorj Chalandon. Réalisation : Ronan Loup. Production : librairie Dialogues.
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