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ISBN : 282360393X
Éditeur : Editions de l'Olivier (02/05/2014)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Si une roquette peut nous tomber dessus à tout moment, à quoi bon faire la vaisselle ? Et les oiseaux du jeu Angry Birds, lancés à pleine vitesse sur de frêles maisons, ne ressemblent-ils pas à de furieux terroristes ?

Avec une ironie hors du commun, Etgar Keret relate sept années de sa vie à Tel-Aviv: la naissance de son fils, l’histoire de sa sœur ultra-orthodoxe et de ses onze enfants, les chauffeurs de taxi irascibles, ses parents rescapés de l’Ho... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
02 septembre 2014
★★★★★
★★★★★
Le titre déjà taquine la dérision quand on sait le quotidien d'un israélien à Tel-Aviv, sous la menace récurrente des attentats et autres alertes aux tirs de roquette. L'auteur-narrateur y situe en effet la plupart de ces chroniques autobiographiques.
7 années de bonheur à Tel-Aviv donc, en 35 arrêts sur image, tranches de vie, mésaventures ou introspections. de la « non-fiction poétique », tendre ou extravagante, flirtant avec l'humour et la fantaisie en guise d'abri antimissile.
Faussement placide, volontairement (?) maladroit, un peu cabotin sur les bords, Etgar Keret se situe entre un Woody Allen sous Prozac et un Kenneth Cook fraichement débarqué de son bush australien, les koalas en moins. Sa prose est souvent drôle, mais inégale aussi. Rédigés d'abord en hébreu, puis en anglais (« Seven good years »), traduits ici en français, ces récits à l'ironie bien particulière se trouvent, à mon avis, desservis par leurs transcriptions successives dans un style qui manque parfois de cohésion. Avec pourtant deux traducteurs pour le prix d'un monopolisés sur ce coup… pas une affaire j'ai envie de dire.
Bon, sympa quand même mais peut-être aussi un peu trop court pour s'en imprégner totalement. A découvrir donc… lentement.
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viou1108
23 septembre 2016
★★★★★
★★★★★
Les 7 années de bonheur d'Etgar Keret, ce sont celles qu'il vit à Tel-Aviv, entre la naissance de son fils et la mort de son père.
« Bonheur » ? Vraiment, on peut être heureux en Israël alors qu'on risque une roquette ou un attentat à chaque moment et à chaque coin de rue, sans compter la menace nucléaire iranienne ? Alors qu'on est le fils d'un couple de survivants de l'Holocauste en Pologne et qu'on porte le poids de cet héritage sur les épaules ?
Eh bien oui, M'sieurs-Dames, quoi que vous en pensiez, le titre de ce livre est moins ironique qu'il n'en a l'air. L'auteur nous parle évidemment de la paranoïa sécuritaire, de l'incertitude au quotidien (alerte aérienne : bombe ou pas bombe?), de l'anti-sémitisme, du cancer de son père et des souvenirs de sa mère dans le ghetto de Varsovie. Mais aussi de son apprentissage de la paternité, de ses voyages en avion d'un salon du livre à l'autre à travers le monde ou en taxi à travers Tel-Aviv, de ses amis et de sa famille. le tout nous est livré par petites tranches (des miettes, même, pour les plus courtes) de vie, à haute teneur en humour et auto-dérision, nuancé d'extravagance, de gravité et de tendresse. A la fois hilarante et émouvante, cette succession très rapide de courts épisodes donne cependant une impression de discontinuité et de « courant d'air », un peu comme quand une porte se referme sur votre nez alors que vous avez à peine eu le temps de regarder à l'intérieur de la pièce et qu'il faut aussitôt passer à la suivante.
Mais après tout, ces 7 années de bonheur, ce n'est déjà pas si mal...
Lien : https://voyagesaufildespages..
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litolff
10 octobre 2014
★★★★★
★★★★★
Quelques heures de plaisir entre gravité et légèreté pour ces 7 années de bonheur qui épinglent les complexités de la société israélienne.
Mis au fait de la paternité, Etgar Keret, entre rires, chagrins et émerveillement décrypte avec mordant le fragile bonheur d'être israélien sur le mode de courtes chroniques s'étalant depuis la naissance de son fils jusqu'à la mort de son père.
A travers de savoureux instantanés, Keret s'interroge subtilement sur l'avenir de son fils dans cette société israélienne paranoïaque et schizophrène où dès le bac à sable, on lui demande si Lev fera l'armée quand il sera grand. Humour, tendresse et ironie pour analyser les joyeuses absurdités de l'existence !
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zellereb
26 août 2015
★★★★★
★★★★★
Ce livre d'Etgar Keret m'a fait passer un très bon moment ! Son style ressemble un peu à celui de Woody Allen. Autobiographique, le livre est décomposé en 7 parties, elles-mêmes présentées sous forme de nouvelles très courtes, qui représentent des tranches de vie. Des friandises qui font glousser et même rire un peu trop fort parfois. Ces nouvelles respectent une continuité dans les événements de la vie de l'auteur. Il force les traits et sa façon de penser positif, son côté farceur … tout cela a été un plaisir pour moi qui aime rire sans m'interroger.
Dans ces récits, l'auteur voyage souvent pour son travail d'écrivain. Il raconte ses rencontres avec les taximens, son plaisir de prendre l'avion, ses participations à des foires,…
Il nous parle de sa famille et de la situation conflictuelle en Israël (l'enfant ira-t-il ou non à l'armée ?).
C'est à la fois un témoignage et une vision humoristique qui m'a plu et fait passer un total de pas mal de minutes de bonheur.
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cleomine
14 juin 2014
★★★★★
★★★★★
Je n'irai pas jusqu'à vous promettre sept années de bonheur avec ce livre, mais certainement un très bon moment de lecture ! L'auteur est écrivain à Tel Aviv, et nous propose de brèves chroniques, tranches de vie savoureuses ou portraits attachants de son entourage. Vous partagerez avec lui un trajet mémorable en taxi, assisterez au débat « Angry birds » à la table familiale avec sa belle-mère, ou serez le complice de ses dédicaces loufoques dans les salons du livre internationaux... Une plume vive, tendre et drôle.
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Les critiques presse (5)
LaLibreBelgique08 juin 2015
Ses nouvelles sont universelles, (...) elles parlent de la vie, du lien entre un père et son fils, elles sont aussi ancrées dans la réalité israélienne que Keret, laïque de gauche et pacifiste, raconte avec un humour formidable.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaLibreBelgique07 juillet 2014
"7 années de bonheur", un recueil de délicieuses histoires d’Etgar Keret. Entre autobiographie et vision tragicomique de la société israélienne.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeSoir30 juin 2014
Dans «Sept années de bonheur», Etgar Keret raconte comment il concilie vie quotidienne et sirène d’alerte aérienne.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LesEchos18 juin 2014
e livre est court – on gagne à le lire lentement, dégustant chaque miette de ces « 7 années de bonheur ». Le rire et l’amour sont décidément les meilleures armes pour désamorcer les bombes.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress22 mai 2014
Sept années de bonheur, les chroniques d'Etgar Keret sur sa vie quotidienne à Tel-Aviv. Un bonheur d'humour et d'autodérision.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
LolokiliLolokili02 septembre 2014
Pour ceux que ça intéresse, voici un aspect curieux de ma pitoyable personnalité que j’ai appris à connaître avec les années : quand il s’agit de prendre un engagement, il existe une relation directe, inversement proportionnelle, entre la proximité dans le temps de ce à quoi on me demande de m’engager et ma disposition à le faire. […] Je me porte volontaire sans hésiter pour aider un parent éloigné à déménager, du moment que c’est dans un mois, et si le délai de grâce passe à six mois, je serais prêt à me battre à mains nues contre un ours polaire. Le seul ennui – mais de taille – de ce trait de caractère, c’est que le temps passe inexorablement et qu’à la fin, quand on se retrouve tremblant de froid au beau milieu de la toundra gelée en Arctique, nez à nez avec un ours à la fourrure blanche qui montre les dents, on ne peut s’empêcher de se demander s’il n’aurait pas mieux valu tout simplement dire non six mois plus tôt.
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viou1108viou110822 septembre 2016
- "Naturel! interrompt-il avec un petit ricanement. Qu'est-ce qu'il peut bien y avoir de naturel à ce qu'un nabot avec un tuyau qui lui sort du nombril émerge du vagin de votre femme?"
Evidemment, je n'essaie même pas de répondre.
Il continue: "Moi, j'ai dit à ma femme, "Si tu dois accoucher un jour, ce sera par césarienne, point barre, comme en Amérique. Pas question qu'un chiard te distende et te laisse toute déformée pour moi." De nos jours c'est seulement dans les pays primitifs comme le nôtre [Israël] que les femmes accouchent comme les bêtes".
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zellerebzellereb26 août 2015
"Alors quand tu étais petit, demande Lev, chaque fois que tu avais envie pleurer, tu chantais à la place ?"
À contrecoeur, je suis obligé de reconnaître que non.
"Je ne sais pas chanter. Alors le plus souvent, quand je sentais les larmes monter, je tapais quelqu'un.
- C'est bizarre, dit Lev, songeur. Moi d'habitude je tape quelqu'un quand je suis content."
Le moment paraît bien choisi pour aller jusqu'au frigo prendre des bâtonnets au fromage pour nous deux. On s'assied dans le salon et on se met à grignoter en silence. Père et fils. Deux mecs. Si vous frappez à la porte et que vous le demandiez gentiment, on vous offrirait un bâtonnet au fromage, mais si vous faisiez quoi que ce soit d'autre, qui nous rende triste ou content, il y aurait de forte chances pour que vous vous preniez une petite raclée
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nnbnnb22 septembre 2014
Rien de tel que quelques jours en Europe de l'Est pour faire resurgir le juif en nous. En Israël, on peut très bien se balader toute une journée vêtu d'un T-shirt sans manches sous le soleil brûlant et se confondre quasiment avec le premier goy venu : quelques notes de techno ou d'opéra par-ci par là, un bon bouquin de Boulgakov, un verre de whisky irlandais. Mais sitôt qu'on a fait tamponner son passeport dans un aéroport polonais, on commence à se sentir différent. On garde encore sur les lèvres le goût de la vie à Tel-Aviv et Dieu ne nous est pas déjà apparu dans la lumière des néons qu'une panne fait clignoter au plafond de la zone des arrivées du terminal, mais à la moindre effluve de porc grillé on a soudain l'impression d'être une espèce de marrane. C'est une soudaine plongée dans la Diaspora.
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kathelkathel02 juillet 2014
Il y a plus bizarre encore : pour moi, ces vols ne consistent pas seulement à consommer l’espèce de plateau-télé réchauffé que le pisse-copie sardonique de la société aérienne à jugé bon de baptiser « Délices de Haute Altitude ». Ils représentent aussi une espèce de retraite, un moment de désengagement méditatif. Pendant tout le temps que durent ces vols, le téléphone ne sonne pas et Internet ne fonctionne pas. La maxime selon laquelle le temps de vol n’est que du temps perdu me libère de mes angoisses et de mes accès de culpabilité, elle me dépouille de toute ambition pour faire place à une autre sorte d’existence, une existence idiote, béate, du genre qui n’essaie pas de tirer parti, le meilleur parti possible, du temps mais se contente de trouver la façon la plus agréable de le gaspiller.
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