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> Marc Saporta (Traducteur)

ISBN : 2070365654
Éditeur : Gallimard (1974)


Note moyenne : 4/5 (sur 210 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sans bourse délier, je quittai Los Angeles sur le coup de midi, caché dans un train de marchandises, par une belle journée de la fin septembre 1955. Etendu sur une plate-forme roulante, mon sac sous la nuque, les genoux croisés haut, je me laissai absorber par la contem... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par patrick75, le 02 juin 2013

    patrick75
    Je n'avais encore rien lu de Kerouac.
    Voilà un livre qui appelle aux voyages, à la communion avec la nature qui nous entoure, presque un retour aux premiers temps, où l'homme se contentait de ce qu'il trouvait sur place. Ses descriptions de ballades en montagne sont très réalistes. C'est un livre emplit de fraîcheur, où l'homme se retrouve dépouillé de tous ses artifices qu'il s'impose, ou que la société qu'il a crée lui impose.
    En tous les cas, c'est pour moi, une heureuse découverte. Et hop! mon sac à dos.
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    • Livres 5.00/5
    Par 20thCenturyBoy, le 27 juillet 2012

    20thCenturyBoy
    Pilier phare de la Légende de Duluoz, grande saga esquissée par Kerouac avec la plupart de ses romans et dans laquelle il ne raconte en fin de compte que l'histoire d'un même personnage, avatar de l'auteur, Les Clochards Célestes reprend plusieurs grands thèmes et motifs de son célèbrissime chef-d'oeuvre, Sur la route, mais s'en éloigne sur beaucoup d'aspects.
    Si les protagonistes d'On the road étaient animés d'une soif inépuisable du toujours plus loin, poussés sans cesse à continuer leur chemin sans s'arrêter sur un plan horizontal et à couvrir le plus de distance possible, c'est vers la verticalité que tendent les Dharma Bums. En effet, si l'on retrouve plusieurs passages de longs voyages en auto-stop ou trains de marchandise, en toute illégalité bien sûr, car leur situation est beaucoup plus précaire que celle des étudiants du précédent roman, ceux-ci ne sont que des phases de transition dans l'attente de trouver un endroit où se poser, renversant ainsi la structure à laquelle Kerouac nous avait habitués.
    Et ces endroits, ce sont le plus souvent des montagnes. Leur ascension fait d'ailleurs partie des passages les plus beaux du livre. Cette volonté de se retrouver isolé de tout, de parvenir au somment du monde, et de trouver la paix avec soi-même, fait écho au voyage introspectif et spirituel des personnages, fervents convertis au Bouddhisme Zen, qui offre de très nombreux moments de folie durant lesquels ces gais lurons réfléchissent ou discutent du sens de l'existence, la plupart du temps en racontant n'importe quoi, le doute restant permis puisque si je ne m'abuse (et non pas six jeunes m'abusent), c'était la religion à laquelle l'auteur adhérait.
    Ainsi, le schéma narratif du roman est le suivant : Voyage-Ascension-Voyage-Ascension-Voyage-Ascension-Voyage-Ascension. Mais si la première et la dernière escalade concernent bien un sommet géographique, les deux autres sont uniquement centrés sur le cheminement psychologique de Smith, vagabond illuminé sous l'influence constante de Japhy, pendant religieux de Dean Moriarty ; le héros semble condamné à n'être qu'un suiveur, même si le phénomène est ici bien plus relatif que dans Sur la route. Les deux compères et leurs amis mènent une existence insouciante et libre qui préfigurent clairement le mouvement hippie, avec orgies chasses aux papillons en tout genre.
    Bien sûr tout ce cirque ne serait rien sans l'écriture de Kerouack, qui a beau déplaire à beaucoup même parmi ses fans, mais me convaincra toujours. La frénésie des déplacements ne nous surprend guère mais mettent maintenant en valeur des moments plus posés que l'on n'avait pas l'habitude de voir, garni de descriptions, de longues discussions, de flâneries, dans un style beaucoup plus conventionnel, mais qui s'emballe dans les phases paroxystiques (quel joli mot) que sont les découvertes du monde nouveau que constituent les montagnes, sortes de continents engloutis dans les nuages qu'il n'appartient qu'à l'homme de redécouvrir.
    Équivalent intérieur des pérégrinations de Sur la route, Les Clochards Célestes, sans atteindre la perfection de son prédécesseur, n'en demeure pas moins un fabuleux voyage initiatique sur le toit du monde qui vaut le coup d'oeil et dont vous vous souviendrez longtemps.
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    • Livres 5.00/5
    Par Beatson, le 01 février 2015

    Beatson
    Je viens de recevoir le label "novice en littérature américaine" et cela m'a bien fait rire.
    Je me souviens encore de mon étonnement quand il y a 45 ans le jeune adolescent que j'étais, habitué aux lectures policées du Lagarde et Michard, a ouvert son premier livre d'Henry Miller (Nexus) commençant par "Wouah! Wouah Wouah!"........ 0_0
    Quel rapport avec Kerouac et ses Clochards célestes, me direz-vous?
    Je n'ai pas mis de critiques sur tous les livres que j'ai lus à cette époque en particulier parce que je ne me souviens pas de tout.
    Mais ce livre de Kerouac est sans doute celui qui reste le plus impressionné dans ma mémoire, en particulier le passage où son copain descend nu en courant, gesticulant et hurlant les pentes de la montagne.
    Je considère comme certains que ce récit est le meilleur de Kerouac bien loin devant "Sur la route".
    Résultat : comme Kerouac, j'ai vécu une part de ma jeunesse sur la route, en appréciant la liberté, la nudité, la musique et les grands espaces. le pseudo que j'ai choisi pour ce site est en rapport.
    "La liberté des autres étend la mienne à l'infini" Mikhaïl Bakounine.
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    • Livres 5.00/5
    Par Eric01, le 24 mai 2015

    Eric01

    Avec « les clochards célestes », Kerouac a nous certainement offert son plus beau roman. Selon moi, supérieur même à « La route » qui a pourtant fait son succès planétaire. Quel bonheur en effet de retrouver la fraicheur des premiers instants de la beat génération. Quelle liberté, quelle liberté profonde… ! La vie s'égrainait en poèmes et en déclamations, en odes à la nature, et en beuveries joyeuses. le personnage de Japhy (Garry Snyder) donne toute sa force au roman. C'est lui qui le premier redécouvre les maitres du T'chan, emprunte à leurs folies, poursuit leurs contemplations. Lui, qui prend le large, comme appelé par l'autre rive ; et qui part déjà…
    Merci Jack.
    Merci Garry.
    Merveilleux fous du Zen…
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    • Livres 3.00/5
    Par SophiePatchouli, le 22 mai 2014

    SophiePatchouli
    "Mais tandis que tous prenaient place ou déambulaient çà et là, je vis qu'il était le seul à ne pas avoir l'air d'un poète __ encore qu'il le fût indiscutablement. Les autres étaient des zazous intellectuels, binoclards, avec de longs cheveux noirs comme Alvah Goldbook, ou de joli poète délicats et pâles comme Ike O'Shay (en complet-veston), ou bien même des Italiens de la Renaissance, à l'allure patricienne et loin-du-siècle, comme Francis Da Pavia (qu'on eût pris pour un jeune prêtre), ou encore de vieux ribauds anarchistes à noeud papillon, tout ébouriffés, comme Rheinhold Cacoethes.Il y avait même quelques gras petits pères tranquilles à lorgnon comme Warren Coughlin. Et tous ces futurs génies poétiques étaient là, attifés de diverses façons avec leurs vestes de velours râpées aux coudes, leur souliers éculés, leurs bouquins émergeant de leurs poches..."
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Citations et extraits

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  • Par patrick75, le 30 mai 2013

    Il croit qu'il faut imaginer le monde comme le rendez-vous des errants qui s'avancent sac au dos, des clochards célestes qui refusent d'admettre qu'il faut consommer toute la production et par conséquent travailler pour avoir le privilège de consommer, et d'acheter toute cette ferraille dont ils n'ont que faire; réfrigérateurs, récepteurs de télévision, automobiles ( tout au moins ces nouvelles voitures fantaisistes) et toutes sortes d'ordures inutiles, les huiles pour faire pousser les cheveux, les désodorisants et autres saletés qui, dans tous les cas, atterriront dans la poubelle huit jours plus tard, tout ce qui constitue le cercle infernal: travailler, produire, consommer, travailler, produire, consommer.
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  • Par AmyParadise, le 30 septembre 2012

    J’avais l’impression d’être un petit garçon qui a passé toute la journée à errer seul dans les bois et la campagne et qui rentre chez lui dans l’ombre, les yeux baissés, traînant les pieds, rêvant, sifflant, comme les petits Indiens qui suivaient leur pères plus rapides, de la Rivière Russe jusqu’au mont Shasta, il y a deux siècles, ou comme les petits Arabes qui suivent les traces de leur père dans le sable ; ma solitude était pleine de chansons joyeuses comme une petite fille qui rentre chez elle, en reniflant un peu – elle tire le traîneau où son petit frère a pris place et tous deux chantent des comptines de leur invention en faisant des grimaces à la nuit et se sentant libres et vraiment eux-mêmes, avant de retrouver la cuisine familiale où ils reprendront le masque exigé par le monde des gens sérieux.
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  • Par patrick75, le 29 mai 2013

    Avec effroi, je me rappelais le fameux axiome zen :
    " Quand tu parviendras au sommet de la montagne, continue à monter."

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  • Par Karnaugh, le 27 août 2013

    "Le monde n'est pas si mauvais, pensais-je, puisqu'on peut y rencontrer des Japhy", et je me réjouis. Mes muscles étaient douloureux et j'avais des crampes d'estomac, mais la naissance, la vie et la mort me semblaient justifiées; ce soir-là, par la présence des rochers noirs alentour et le fait que deux jeunes gens sincères étaient assis, en train de méditer et de prier pour le monde, en un lieu où ils n'avaient à attendre ni paroles douces, ni baisers apaisants.
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  • Par pantone84, le 22 septembre 2012

    Mais tant que l'esprit est en éveil, même si la chair se tourmente captive, l'existence vaut la peine d'être vécue.

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"Sur la route" - Rencontre avec le réalisateur Walter Salles
Retrouvez l'intégralité de cette masterclass dans l'édition spéciale Fnac de "Sur la route" en DVD et Blu-Ray sur Fnac.com : recherche.fnac.com Retrouvez toutes les vidéos de Fnac TV : www.fnac.com Après "Dark Water" (2006), "Carnet de voyages" (2009) ou encore "Cental Do Brasil" (2011), Walter Salles revient avec "Sur la route". Cette fois-ci, le réalisateur brésilien s'aventure et prend un chemin risqué, celui d'adapter au grand écran le cultissime roman de Jack Kerouac qui retrace l'histoire de toute une génération aux Etats-Unis, la Beat Generation. "Sur la route", c'est l'histoire de Sal Paradise, jeune auteur new-yorkais, qui arpente les Etats-Unis à la recherche d'aventure et de liberté. Mais cette quête vers l'Ouest ne se fait jamais en solitaire. A la mort de son père, il rencontre Dean Moriarty pour qui la route est aussi le moyen de fuir la routine d'une vie monotone déjà toute tracée. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, "sex, drugs and alcohol" apparaissent comme des remèdes pour ces jeunes adultes désabusés qui refusent toute responsabilité et revendiquent leur liberté. Mais les carcans reviennent bien vite et ce malgré les excès de folie de Dean Moriarty ou malgré la beauté enivrante de son amie Marylou. "Sur la route" a reçu huit nominations au dernier Festival de Cannes, notamment pour la Palme d'Or, pour le Grand Prix, le Prix du Jury ou encore celui de la mise en scène. Walter Salles réalise un road trip esthétique avec des plans et des paysages ...








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