> Howard Cunnell (Éditeur scientifique)
> Josée Kamoun (Traducteur)

ISBN : 2070121836
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 4.34/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Neal Cassady, chauffard génial, prophète gigolo à la bisexualité triomphale, pique-assiette inspiré et vagabond mystique, est assurément la plus grande rencontre de Jack Kerouac, avec Allen Ginsberg et William Burroughs, autres compagnons d'équipées qui apparaissent ici... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

  • Par keisha, le 22 août 2010

    keisha
    "A toutes blindes", donc...

    Vous je ne sais pas, mais moi je ne connaissais Kerouac et Sur la route que de nom, sans que ça m'attire plus que ça, quant à ses potes Allen Ginsberg, William Burroughs et surtout Neal Cassady, inconnus au bataillon... Même pas honte. Alors finalement j'ai démarré le bouquin au début sans me poser de questions existentielles ou littéraires, et, ouch là! quelle expérience... Une écriture extraordinaire, dynamitée, nerveuse, vivante, éblouissante (penser à respirer de temps en temps) qui vous emporte tel le Mississipi...

    "Lorsque le printemps arrive à New York, je suis incapable de résister à l'appel de la terre, qui me parvient depuis le New Jersey, sur les ailes du vent; il faut que je parte."

    De 1947 à 1950, Kerouac effectue plusieurs voyages à travers l'Amérique, des milliers de kilomètres parcourus en stop, bus, automobile, seul ou avec Neal ou un autre ami, avec toujours un prétexte pour prendre la route, mais pas mal d'escales, des rencontres, peu ou pas d'argent et de nourriture mais baste! du sexe, de l'alcool, de la drogue, et de la musique... (rha le passage génial page 363 et suivantes, quand le sax ténor "chope la pulse", jamais lu un truc pareil).

    Faut-il que je vous raconte l'histoire du rouleau? Allez, parce que c'est vous : dans les 30 mètres, fabriqué par Kerouac, qui a tapé son texte à la machine en trois semaines en avril 1951 (mais en suivant des notes et carnets écrits précédemment) (et contrairement à ce qu'on a dit, sans herbe ni benzédrine, mais juste au café, comme Balzac). La fin manque car "le chien l'a mangé". (Si vous voulez tout savoir, c'était un cocker). Evidemment refus des éditeurs, qui demandent du découpage en chapitres, et (hum) quelques coupures des passages les plus "délicats". Voir le billet de Delphine paru ce matin même!

    Pour le lecteur actuel, pas de souci, le roman a repris sa tête d'origine. Pas de chapitres, mais des parties, de la ponctuation, bref aucun prétexte pour chouiner que c'est trop difficile.

    "Pendant quelques secondes de flottement je n'ai plus su qui j'étais. Je n'avais pas peur, j'étais simplement quelqu'un d'autre, étranger à moi-même; toute ma vie était hantée, une vie de fantôme... J'avais traversé la moitié de l'Amérique, je me trouvais sur le fil, entre l'est de ma jeunesse et l'ouest de mon avenir..."

    "Les trottoirs grouillaient d'individus les plus beat du pays, avec, là-haut, les étoiles indécises du sud de la Californie noyées par le halo brun de cet immense bivouac du désert qu'est L.A. (...) le son puissant et indompté du bop s'échappait des bars à bière, métissant ses medleys à toute la country, tous les boogie woogie de la nuit américaine. (...) Des nègres délirants, portant boucs et casquettes de boppeurs, passaient en riant, et derrière eux, des hipsters chevelus et cassées, tout juste débarqués de la route 66 en provenance de New York, sans oublier les vieux rats du désert, sac au dos, à destination d'un banc public devant le Plaza,..."

    "Elle m'a embrassé sans émotion dans les vignes, et elle s'est éloignée le long de la rangée. A douze pas, on s'est retournés, car l'amour est un duel, et on s'est regardés pour la dernière fois."

    Pour en savoir plus : lisez-le! Et je pense qu'en VO ça doit être encore mieux.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-sur-la-route-550..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par alechaudron, le 23 mai 2012

    alechaudron
    A l'occasion de la sortie du film éponyme, replonger vous dans le rouleau original ; à lire d'une traite bien sûr (Big Sur !) avec une pile de sandwichs à porté de la main, un frigo remplit de bières et de jolies plantes en pots !
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par OZALID, le 07 octobre 2010

    OZALID
    La Beat Generation, les hippies, tout ce mythe du "voyage" souvent accompagné de substances plus ou moins excitantes, tout cela ne m'a guère enthousiasmée alors que cela se passait du temps de ma jeunesse. Et je n'ai pas lu Kérouac. Aujourd'hui, j'ai été amenée à lire cette version pour un proche mal-voyant. Et je n'ai pas été enthousiasmée non plus. Cela "date" énormément et j'ai trouvé cette écriture sans paragraphe assez confuse: déjà que j'ai du mal à m'y retrouver parmi tous ces personnages Cassady, Ginsberg... dont j'ignorais entièrement l'existence. du mal aussi à retenir les parcours, et les étapes matrimoniales des uns et des autres. Et je ne parle pas de ces interminables avant-propos...
    Je n'ai perçu le texte livré ainsi en brut que comme un avatar de l'édition marketing qui cherche à lancer sur le marché des "trouvailles" propres à allécher le lecteur-consommateur. Mais pour moi justement, une oeuvre littéraire n'est pas le produit d'une espèce d'écriture automatique et je ne suis pas de ceux qui pensent qu'on doit "tout" publier.
    Je crois que les versions plus travaillées publiées antérieurement m'auraient davantage convenu...
    Par contre, j'ai eu l'occasion de lire quelques-uns des haïkus composés par Jack Kérouac et je vais tâcher de me les procurer.
    Mais pour être honnête je dirai que la personne à qui j'ai lu le livre a été, elle, enchantée de cette version "sauvage".
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par JoyceMiddleway, le 18 mai 2011

    JoyceMiddleway
    J'ai lu le rouleau original de Sur la route avant d'avoir lu la version classique. J'avoue que je n'ai absolument pas été déçue. le côté "noir" de l'aventure Sur la route de Jack Kerouac est très bien décrit et on perçoit très bien qu'au final le résultat de cette aventure n'est ni blanc ni noir mais plutôt nuancé. Enfin, on part avec l'auteur dans un tourbillon d'aventures qui semble ne vouloir s'arrêter jamais!
    Je conseille à tous!
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Aldus, le 30 mars 2011

    Aldus
    Un merveilleux livre qui classe Kerouac à l'égal de Withman, Thoreau, Melville et London. Enfin édité dans sa version originale, véritable scandale éditorial fait de tripatouillage et de censure. Une véritable redécouverte de ce diamant à l'état brut! Comme l'écrivait Allen Ginsberg à l'époque, il faudra cinquante ans pour découvrir le vrai livre, c'est fait.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Bernard Comment pour le Magazine Littéraire

    En 1957 paraît, chez Viking, On the road, de Jack Kerouac. Le roman est aussitôt un énorme succès, l'auteur est invité sur les plateaux de télévision (dont une émission mémorable avec Steve Allen qui accompag... > lire la suite

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (17)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par carre, le 23 mai 2012

    Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller.
    Citation de qualité ? (22 votes positifs)
  • Par Taltan, le 28 août 2011

    D'étranges villes-carrefours du toit du monde défilaient, avec des Indiens en châle qui nous regardaient sous les bords de leur chapeau et de leurs rebozos. Ils avaient tous la main tendue, quêtant quelque chose que la civilisation, croyaient-ils, pouvait leur offrir; ils étaient loin de se douter de la tristesse de cette pauvre illusion brisée. Ils ne savaient pas qu'une bombe était advenue, qui pouvait met­tre en pièces nos ponts et nos rives, les déchiqueter comme une avalanche, et que nous serions aussi pauvres qu'eux, un jour, à tendre la main tout pareil. Notre Ford déglinguée, ves­tige des années trente et d'une Amérique en marche, fendait leurs rangs dans un bruit de feraille et disparaissait dans la poussière. A Zimapan, ou Ixmiquilpan, ou Actopan, je ne sais plus, on a atteint les abords du dernier plateau. A présent, le soleil se dorait, l'air était vit ef bleu, et le désert, où apparais­saient par-ci par-là des rivières, une vaste étendue lumineuse de sable chaud, avec, soudain, des ombrages sortis de la Bible. Des bergers sont apparus. Neal dormait, et Frank avait pris le volant. On a franchi une zone où les Indiens étaient vêtus comme au temps des commencements, de longs habits flot­tants, les femmes portant des ballots de filasse dorée, les hom­mes appuyés sur de grands bâtons. Au fil du désert étincelant, on a vu de grands arbres, avec des assemblées de bergers assis dessous, pendant que les bêtes allaient et venaient au soleil en soulevant la poussière. De grands agaves poussaient comme des champignons dans cet étrange pays de Judée. «Mec, mec ! » j'ai braillé pour tenter de réveiller Neal, « réveille-toi, que tu voies les bergers, réveille-toi, que tu voies de tes pro­pres veux le monde doré d'où est venu Jésus ! ». Mais il n'a pas repris conscience. Moi, j'ai disjoncté : voilà qu'on passait devant une ville de torchis en ruine, où des centaines de ber­gers étaient rassemblés à l'ombre d'un mur de pierres délabré, leurs longs vêtements traînant dans la poussière; leurs chiens bondissaient, leurs enfants couraient, leurs femmes gardaient la tête baissée, le regard mélancolique, et les hommes aux grands bâtons nous regardaient passer, avec leur port de chefs, comme s'ils avaient été interrompus dans leurs médita­tions communales au soleil vivant par la soudaine arrivée de cette américaine ferraillante avec ses trois clowns dedans. J'ai crié à Neal de regarder. Il a levé la tête aussitôt, embrassé la scène du regard, dans les braises du couchant, et il est retombé endormi. Quand il s'est réveillé, il m'a tout décrit en détails, et il a dit ; « Oui, mec, je suis content que tu m'aies dit de regarder. Ô Seigneur, que faire? où aller?» Il se frottait le ventre, il levait au ciel ses yeux rouges, j'ai cru qu'il allait pleu­rer. À Colonia, nous avons atteint le dernier palier du grand Plateau mexicain, où une route droite comme une flèche menait à Zumpango, puis Mexico. Là, bien sûr, l'air étail for­midablement frais, et sec, et agréable. La fin de notre voyage s'annonçait. De grands champs s'étendaient des deux côtés de la route. Un noble vent soufflait sur les arbres immenses, ça et là, sur les bois, et les vieilles missions, qui se teintaient de rose aux derniers rayons. Les nuages étaient tout proches, énormes, roses aussi. «Mexico au crépuscule!» On y était arrivés. Quand on s'est arrêtés pisser, j'ai traversé un champ pour m'approcher des grands arbres et je me suis assis un moment méditer dans la plaine, Frank et Neal gesticulaient dans la voiture. Les pauvres diables, leur chair, mêlée à la mienne, venait de bourlinguer sur trois mille cinq cents bor­nes depuis les jardins de Denver, dans l'après-midi, jusqu'à ces vastes contrées bibliques, et à présent nous arrivions bout de la route, et moi, qui ne m'en doutais guère, j'arrivais au bout de ma route avec Neal. Or, ma route avec Neal était bien plus longue que ces trois mille cinq cents bornes. « On quitte nos T-shirts pleins d'insectes? -- Non, gardons-les pour entrer en ville, nom de d'là.» Et nous sommes entrés dans Mexico. Un bref col de montagne nous mène à un sommet d'où nous voyons toute la ville dans son cratère, en contrebas, avec ses fumerolles urbaines, et ses lumières qui brillent déjà. On fond sur elle, on tond sur Insurgentes Boulevard, plein pot, jusqu'au Paseo de la Réforme, cœur battant de la cité. Des gamins jouent au foot sur d'immenses terrains tristes, en faisant voler la poussière. Des chauffeurs de taxi nous rattra­pent, pour savoir si nous voulons des filles. Non, des filles, pas tout de suite. De longs bidonvilles en torchis s'étendent sur la plaine; on voit des silhouettes solitaires dans les ruelles en crépuscule. La nuit viendra bientôt. Et puis c'est la cla­meur de la cité, nous voilà devant des cafés bondés, des ciné­mas; des mécaniciens passent, pieds nus, le pas traînant, avec leur clef anglaise et leur chiffon. Des chauffards indiens aux pieds nus nous coupent la route, nous encerclent en klaxon­nant, dans un trafic dément. Un boucan incroyable. Il n'y a pas de silencieux sur les voitures mexicaines; on écrase le klaxon allègrement, en permanence. «Yee! s'écrie Neal, faites gaffe!» Il balance la voiture dans la circulation, en jouant avec tout le monde.Il conduit comme un Indien. Il s'engage sur le rond-point de la Réforme, ses huit rayons nous cra­chent leurs voitures de tous les côtés, à gauche, à droite, en face, il braille, il saute, il se tient plus de joie. « Ça c'est la cir­culation dont j'ai toujours rêvé, les gens ROULENT, ici!» Voilà qu'une ambulance déboule. En Amérique, l'ambulance se faufile dans la circulation sirène hurlante; les planétaires ambulances des Indiens fellahin déchirent les rues de la ville à cent vingt à l'heure, et il faut leur dégager le passage, pas de danger quelles s'arrêtent un seul instant sous aucun prétexte, elles te foncent dessus bille en tête.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par keisha, le 22 août 2010

    "Les trottoirs grouillaient d'individus les plus beat du pays, avec, là-haut, les étoiles indécises du sud de la Californie noyées par le halo brun de cet immense bivouac du désert qu'est L.A. (...) Le son puissant et indompté du bop s'échappait des bars à bière, métissant ses medleys à toute la country, tous les boogie woogie de la nuit américaine. (...) Des nègres délirants, portant boucs et casquettes de boppeurs, passaient en riant, et derrière eux, des hipsters chevelus et cassées, tout juste débarqués de la route 66 en provenance de New York, sans oublier les vieux rats du désert, sac au dos, à destination d'un banc public devant le Plaza,..."



    "Elle m'a embrassé sans émotion dans les vignes, et elle s'est éloignée le long de la rangée. A douze pas, on s'est retournés, car l'amour est un duel, et on s'est regardés pour la dernière fois."

    > lire la suite
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Pickwick, le 09 septembre 2010

    Ma garce de vie s'est mise à danser devant mes yeux, et j'ai compris que quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie.
    Citation de qualité ? (47 votes positifs)
  • Par Taltan, le 28 août 2011

    « C'étaient des noubas monstres ; il y avait au moins cent personnes chez Herb Benjamin, qui habitait un loft en sous-sol dans l'ouest de Manhattan, au niveau des quatre-vingt-dixièmes rues. Les gens débordaient sur les caves, autour de la chaudière. Dans tous les coins il se passait quelque chose, sur tous les lits, les canapés, pas une orgie, non, un réveillon où les gens criaient comme des fous, où la radio hurlait. Il y avait même une Chinoise. Neal courait de groupe en groupe, à la manière de Groucho Marx, tout le monde le bottait. Périodiquement, on fonçait chercher d'autres gens en voiture. Lucien est arrivé. Lucien, c'est le héros de ma bande de New York, tout comme Neal est le grand héros de celle de l'Ouest. Ils se sont déplu au premier coup d'oeil. Tout d'un coup, la petite amie de Lucien a balancé à Lucien une droite à la mâchoire. Il en a titubé. Elle l'a pris sur son épaule, et l'a ramené chez eux. Quelques potes journalistes cinglés sont arrivés du bureau, avec des bouteilles.
    Dehors, la tempête de neige faisait rage, une merveille. Al Hinkle s'était fait la soeur de Pauline, et il s'était tiré avec elle. J'ai oublié de dire qu'il sait y faire, avec les femmes. Avec son mètre quatre-vingt-dix, il est doux, affable, avenant, crétin, délicieux. Il leur enfile leur manteau. C'est comme ça qu'il faut s'y prendre. A cinq heures du matin, nous voilà en train de traverser la cour d'un immeuble en courant pour entrer dans un appartement par la fenêtre, parce qu'il y avait une fête énorme. A l'aube on est retournés chez Stringham. Les gens étaient en train de faire des dessins, de boire de la bière éventée. J'ai couché avec une fille qui s'appelait Rhoda - la pauvre - sans même qu'on se déshabille, va savoir pourquoi, parce qu'on partageait un canapé. Des foules de gens arrivaient, depuis le bar du campus de Columbia. Toute la vie, tous les visages de la vie s'entassaient dans cette pièce humide. »
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (15)

Videos de Jack Kerouac

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Jack Kerouac

Visite guidée : sur les traces de Jack Kerouac .
Le musée des lettres et des manuscrits de Paris expose le fameux rouleau de papier de 50 mètres de long sur lequel Jack Kerouac dactylographia son roman "Sur la route" en 1951. En trois semaines d?écriture intense et urgente. Visite guidée en compagnie d'Estelle Gaudry, commissaire de l'exposition.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Sur la route : Le rouleau original par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (74)

> voir plus

Quiz