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> Howard Cunnell (Éditeur scientifique)
> Josée Kamoun (Traducteur)

ISBN : 2070121836
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 95 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Neal Cassady, chauffard génial, prophète gigolo à la bisexualité triomphale, pique-assiette inspiré et vagabond mystique, est assurément la plus grande rencontre de Jack Kerouac, avec Allen Ginsberg et William Burroughs, autres compagnons d'équipées qui apparaissent ici... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par sylvaine, le 12 juin 2012

    sylvaine
    Rarement, il m' a été aussi difficile, voir pénible d'arriver à bout d'un texte de 500 pages,!Je m'explique: la version de Sur la route de Jack Kerouac est celle du Rouleau original,(1951)Ce rouleau qui a fait beaucoup pour la légende de Kerouac a été écrit en seulement 3 semaines!
    On omet de préciser que Kerouac travaillait à ce roman depuis 2 voir même 3 ans et que c'est dans une frénésie folle (dopé au café!) qu'il a écrit ce rouleau d'une traite après avoir collé une à une chaque feuille de papier pour en faire une seule bande ,l'assimilant ainsi au tracé mythique de la route 66 celle qui traverse les USA d'est en ouest,La lecture en continu , sans l'ombre d'un paragraphe, est peut être un parallèle avec la monotonie de cette route 66 mais que sa lecture est longue, longue,
    J'ajouterais seulement que ce texte épuré , rendu à un format normal a été publié environ 5 ans après , le contexte politique, économique des USA était différent et la jeunesse déjantée américaine qui l' a alors découvert y a trouvé des aspirations peut être différentes de celles de Kerouac au moment où il écrivait ce roman
    L'histoire Kerouac vit seul à New York avec sa mère après la mort de son père,Débarque Neal Cassidy , jeune voyou,, mais irrésistible dans son appétit à vivre, je dirais même consumer sa vie par tous les bouts,Toujours avec une femme , 2 ou même 3, il consomme sans discernement alcool, marijuana , benzedrine sexe et bouge sans arrêt!!,Il sera l'ange noir de Kerouac tissant avec lui au cours de leurs folles randonnées des liens si forts que l'on peut les croire indissolubles,
    En voiture donc , allez rouler , marchez, snifez , buvez, baisez, dans l'ordre que vous voulez , séparément ou en même temps!
    Nous voilà paris avec ces huluberlus, peu ou pas de péripéties mais de la route , des pubs , de la drogue , des filles et surtout et alors là le texte devient MAGIQUE la musique ,le jazz, le be bop , rien que pour ces quelques pages le détour vaut le coup
    Donc une lecture fastidieuse, je ne suis pas rentrée dans le discours de Kerouac , vieux jeu ,je sais mais je l'assume,Faut il vraiment en arriver à ces états de délabrements incroyables pour apprécier la vie ?, ce n'est vraiment pas ma conception ,question d'âge et d'époque sûrement de là à dire que le texte aurait un peu vieilli je me pose la question,
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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 20 février 2013

    Cath36
    C'est une gageure que de se lancer dans la critique d'une oeuvre aussi puissante. Inventeur du road-movie improbable et déjanté, Jack Kerouac nous décrit d'une écriture à la fois serrée et boulimique le périple de jeunes paumés à travers les Etats-Unis. Serrée parce que sans fioritures sentimentales et sans reflexions philosophiques inutiles (en pragmatique Kerouac va directement à l'essentiel) et boulimique parce que à travers ses descriptions et ses procédés stylistiques d'accumulation, Kerouac s'efforce d'atteindre une vison maximum de l'Amérique profonde, celle des petits et des perdants, celle qui ne peuvent pas ou ne veulent pas s'intégrer au système, celle qui boulingue pour fuir ou pour se fuir, à l'image même de la vie où celui qui s'arrête, meurt. Violent, passionnant, difficile, le roman de Kerouac nous plonge dans l'urgence, celle de l'instant vécu qui ne sait pas de quoi celui d'après sera fait, celle de la folie où le mensonge tient lieu de sagesse et la déchéance de destin.
    Il y aurait tant à dire que je préfère m'arrêter à ce bref aperçu, consciente que je suis de n'avoir fait qu'effleurer ce chef-d'oeuvre.
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    • Livres 5.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 18 août 2012

    claudia_tros_cool
    [ critique déjà posté pas sûr le rouleau original sur : Sur la route je pense qu'ici ça prend plus d'authenticité puisque je parle de la version non-censuré avec les changements de noms ]
    Ce livre - et je n'apprends rien - est l'un des livres les plus connus et les plus marquant puisqu'il marque la Beat Generation dont Jack Kerouac ainsi que d'autres amis à lui ont été les précurseurs. 
    Ça fait vraiment longtemps que j'en entends parler comme un livre qui a marqué des générations et même des stars comme Jim Morrison ou Bob Dylan...des figures emblématiques de la musique que j'adore ainsi que les années 70.... Je me devais de le lire !! 
    J'ai adoré ce livre qui pour moi est bien plus qu'un livre qui restera dans mes préférés et plus " marquants " de ma vie de lectrice.  Ce livre à une âme, ce livre raconte une histoire une vrai il faut voir au de-la de la vie de Hipster créant un nouveau mouvement pleins de décadences et loin de l'Amérique puritaine. Une génération d'après  guerre libre à l'expression de soi-même, à la liberté des mœurs, à une nouvelle jeunesse ou sexe, drogues,alcools...sont aux rendez -vous. 
    Kerouac tenait vraiment à écrire ce livre qui n'est pas fictif. Ce qui rends encore plus beau ce livre c'est qu'il s'agit d'un rouleau de souvenir ou l'écrivain nous livre les souvenirs de sa jeunesse Sur la route. le personnage principal est Neal Cassady . Neal Cassady et sa personnalité extravagante difficile à saisir, toujours exalté, insouciant, le saint,le crétin. Neal arrive dans la vie de l'écrivain au moment ou celui-ci était en rupture avec sa vie bien tranquille à la mort de son père. le personnage de Neal apparaît tout d.abord comme une rencontre assez inattendu puis au fil des pages il devient un ami puis comme un frère perdu. L'amitié fraternelle qui lie les deux personnage est très belle, très complexe aussi puisque les deux personnages sont amenés à se quitter à chaque fois pour rentrer à la maison pour à chaque fois se retrouver et passer plus de temps ensemble.
    Sur la route est une réflexion sur l'amitié mais aussi sur le but de la vie sur le fait de brûler sa jeunesse, de faire n'importe quoi,ne prendre le large à n'importe quelle moment sans le sou tout en sachant que le temps court et au.un jours les deux amis devront se caser et se calmer pour accepter la vieilesse D'ailleurs tout le monde sait que ces deux figures emblématique de la Béat Génération ont vécu bien top intensément pour vivre longtemps Cassady mort à 41 ans et Kerouac 46 ans. 
    Personnellement j'ai lu le rouleau original ou les noms sont authentiques aux vrai personnes de qui montre que la société à vraiment changé à l'époque de Kerouac on a été obligé de changer les prénoms comme Sal Paradise et Dean Moriarty. J'ai l'impression que l'histoire en est plus authentique. Allen Ginsberg disait : un jour quand tout le monde sera mort, l'original sera publié en l'etat, dans toute sa folie : il avait raison. 
    J'ai fini sans avoir véritablement fini le livre je suis entrain de lire les 150 pages de préfaces super intéressantes sur la gènes du roman, l'histoire du rouleau etc. 
    Ce qui peut sembler dérangeant c'est tous les voyages fait, les allers-retours côte Est- Ouest toujours dans des circonstances un peu différente avec des nouvelles personnes on peut ainsi perdre le fil et avoir du mal à se rappeler de quelle voyage à été fait dans l'ordre. Peur être pour ça que ceux qui ont adoré l'ont lu et relus. La forme est un peu dérangeante on sent que Sur la route est un rouleau qui n'a pas cessé d'être écrit : pas de chapitre encore moins de paragraphes et de virgule quand on entrecoupé sa lecture c'est un peu difficile...ça ne m'a pas empêché de dévorer ce livre. 
    La couverture de mon livre est la photo du film de Walter Salles que je n.ai pas vu mais qui a su remettre le livre dans les meilleures vente, je ne l'ai pas pour ça mais je le regarderai bien. 
    Pas seulement un livre, une histoire, un road-trip, une époque. J'ai adoré et ça me restera longtemps. Comme Cassady et Kerouac une envie de sillonner la route des states me prends soudain. Véritable coup de cœur :) 
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    • Livres 4.00/5
    Par myrtille81, le 09 juillet 2012

    myrtille81
    Tout d'abord un mot sur le rouleau original : Kerouac, pour ne pas devoir s'interrompre dans l'écriture, a collé des feuilles de papier pour former un rouleau de plus de 36 mètres de long. Il a écrit "sur la route" en un seul jet et sans mise en forme, en trois semaines. L'idée du rouleau lui a permis d'inventer des formes d'écriture originales, telle que l'écriture spontanée, cousine de l'écriture automatique du mouvement surréaliste, inspirée des rythmes du jazz.
    L'écriture est du coup vraiment originale. L'absence de paragraphe permet de ressentir le rythme effréné des voyages de kerouac et Cassady. Alors même que j'avais un peu peur d'une certaine confusion. Et il y a également de très belles images et envolées lyriques ; notamment des descriptions des concerts de Jazz.
    L'histoire est connue de plus ou moins tout le monde : Kerouac fait le récit de quatre voyages entrepris avec son ami Neal Cassady, les trois premiers d'est en ouest des Etats-unis, le dernier au Mexique. Mais ce n'est pas un récit de voyage à proprement parlé : ces voyages sont autant d'occasions d'expérimenter, les drogues, l'alcool et, plus généralement, tous les comportements à risque. Et j'ai pu être au mieux agacé, parfois choqué par leur côté destructeur, par le manque de responsabilité de leurs actes.
    Il n'y a que dans le dernier voyage, au Mexique, où sont présentes des descriptions de gens, paysages et des sensations.
    Ce que j'ai trouvé de plus intéressant est la personnalité de l'auteur et ses relations à Neal et à sa famille. Car Kerouac a une personnalité double, à la fois épris d'aventures mais très attaché au foyer familial. Tout le long du livre, il m'a donnée l'impression de se laisser embarquer par son ami sans savoir ce qu'il veut réellement, plein de contradictions. Il peut être à la fois touchant et révoltant, surtout dans les relations humaines. Et il peut faire le pire tout en ayant une once de morale.
    Neal Cassady a quant à lui une personnalité trouble et très forte. Il attire Jack comme un aimant. D'ailleurs, dès le début du livre, Kerouac est persuadé de se faire manipuler, mais il le suit quand même, complètement fasciné. Plus le livre avance, et plus il s'enfonce dans une folie sans fin possible. Il a un comportement très destructeur qui m'a vraiment gêné.
    A noter que la fin du roman a été réécrite d'après le texte remanié, la fin du rouleau ayant été mangée par un chien.
    Et une mention spéciale à Josée Kamoun pour la traduction.


    Lien : http://mumuzbooks.blogspot.fr/2012/07/sur-la-route-le-rouleau-origin..
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    • Livres 5.00/5
    Par joedi, le 24 janvier 2013

    joedi
    Mes impressions : Avant la lecture, appréhension, car il s'agit d'un livre sans aucun chapitre ni paragraphe, l'auteur l'a écrit d'un seul tenant sur un long rouleau de papier analogue à la route 66 qui traverse les Etats Unis d'Est en Ouest ou d'Ouest en Est si vous préférez. Je vais donc lire la version originale contrairement au roman épuré qui a été publié auparavant.
    Voilà, je me lance et de suite, j'adopte le rythme de lecture que m'impose Jack. C'est une première, une lecture sans repère, sans pause, tout se suit et s'enchaîne à merveille !
    Je suis happée par les récits de Jack, emballée difficile de m'arrêter. Quel prodigieux talent !
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Bernard Comment pour le Magazine Littéraire

    En 1957 paraît, chez Viking, On the road, de Jack Kerouac. Le roman est aussitôt un énorme succès, l'auteur est invité sur les plateaux de télévision (dont une émission mémorable avec Steve Allen qui accompag... > lire la suite

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)

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Citations et extraits

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  • Par Taltan, le 28 août 2011

    D'étranges villes-carrefours du toit du monde défilaient, avec des Indiens en châle qui nous regardaient sous les bords de leur chapeau et de leurs rebozos. Ils avaient tous la main tendue, quêtant quelque chose que la civilisation, croyaient-ils, pouvait leur offrir; ils étaient loin de se douter de la tristesse de cette pauvre illusion brisée. Ils ne savaient pas qu'une bombe était advenue, qui pouvait met­tre en pièces nos ponts et nos rives, les déchiqueter comme une avalanche, et que nous serions aussi pauvres qu'eux, un jour, à tendre la main tout pareil. Notre Ford déglinguée, ves­tige des années trente et d'une Amérique en marche, fendait leurs rangs dans un bruit de feraille et disparaissait dans la poussière. A Zimapan, ou Ixmiquilpan, ou Actopan, je ne sais plus, on a atteint les abords du dernier plateau. A présent, le soleil se dorait, l'air était vit ef bleu, et le désert, où apparais­saient par-ci par-là des rivières, une vaste étendue lumineuse de sable chaud, avec, soudain, des ombrages sortis de la Bible. Des bergers sont apparus. Neal dormait, et Frank avait pris le volant. On a franchi une zone où les Indiens étaient vêtus comme au temps des commencements, de longs habits flot­tants, les femmes portant des ballots de filasse dorée, les hom­mes appuyés sur de grands bâtons. Au fil du désert étincelant, on a vu de grands arbres, avec des assemblées de bergers assis dessous, pendant que les bêtes allaient et venaient au soleil en soulevant la poussière. De grands agaves poussaient comme des champignons dans cet étrange pays de Judée. «Mec, mec ! » j'ai braillé pour tenter de réveiller Neal, « réveille-toi, que tu voies les bergers, réveille-toi, que tu voies de tes pro­pres veux le monde doré d'où est venu Jésus ! ». Mais il n'a pas repris conscience. Moi, j'ai disjoncté : voilà qu'on passait devant une ville de torchis en ruine, où des centaines de ber­gers étaient rassemblés à l'ombre d'un mur de pierres délabré, leurs longs vêtements traînant dans la poussière; leurs chiens bondissaient, leurs enfants couraient, leurs femmes gardaient la tête baissée, le regard mélancolique, et les hommes aux grands bâtons nous regardaient passer, avec leur port de chefs, comme s'ils avaient été interrompus dans leurs médita­tions communales au soleil vivant par la soudaine arrivée de cette américaine ferraillante avec ses trois clowns dedans. J'ai crié à Neal de regarder. Il a levé la tête aussitôt, embrassé la scène du regard, dans les braises du couchant, et il est retombé endormi. Quand il s'est réveillé, il m'a tout décrit en détails, et il a dit ; « Oui, mec, je suis content que tu m'aies dit de regarder. Ô Seigneur, que faire? où aller?» Il se frottait le ventre, il levait au ciel ses yeux rouges, j'ai cru qu'il allait pleu­rer. À Colonia, nous avons atteint le dernier palier du grand Plateau mexicain, où une route droite comme une flèche menait à Zumpango, puis Mexico. Là, bien sûr, l'air étail for­midablement frais, et sec, et agréable. La fin de notre voyage s'annonçait. De grands champs s'étendaient des deux côtés de la route. Un noble vent soufflait sur les arbres immenses, ça et là, sur les bois, et les vieilles missions, qui se teintaient de rose aux derniers rayons. Les nuages étaient tout proches, énormes, roses aussi. «Mexico au crépuscule!» On y était arrivés. Quand on s'est arrêtés pisser, j'ai traversé un champ pour m'approcher des grands arbres et je me suis assis un moment méditer dans la plaine, Frank et Neal gesticulaient dans la voiture. Les pauvres diables, leur chair, mêlée à la mienne, venait de bourlinguer sur trois mille cinq cents bor­nes depuis les jardins de Denver, dans l'après-midi, jusqu'à ces vastes contrées bibliques, et à présent nous arrivions bout de la route, et moi, qui ne m'en doutais guère, j'arrivais au bout de ma route avec Neal. Or, ma route avec Neal était bien plus longue que ces trois mille cinq cents bornes. « On quitte nos T-shirts pleins d'insectes? -- Non, gardons-les pour entrer en ville, nom de d'là.» Et nous sommes entrés dans Mexico. Un bref col de montagne nous mène à un sommet d'où nous voyons toute la ville dans son cratère, en contrebas, avec ses fumerolles urbaines, et ses lumières qui brillent déjà. On fond sur elle, on tond sur Insurgentes Boulevard, plein pot, jusqu'au Paseo de la Réforme, cœur battant de la cité. Des gamins jouent au foot sur d'immenses terrains tristes, en faisant voler la poussière. Des chauffeurs de taxi nous rattra­pent, pour savoir si nous voulons des filles. Non, des filles, pas tout de suite. De longs bidonvilles en torchis s'étendent sur la plaine; on voit des silhouettes solitaires dans les ruelles en crépuscule. La nuit viendra bientôt. Et puis c'est la cla­meur de la cité, nous voilà devant des cafés bondés, des ciné­mas; des mécaniciens passent, pieds nus, le pas traînant, avec leur clef anglaise et leur chiffon. Des chauffards indiens aux pieds nus nous coupent la route, nous encerclent en klaxon­nant, dans un trafic dément. Un boucan incroyable. Il n'y a pas de silencieux sur les voitures mexicaines; on écrase le klaxon allègrement, en permanence. «Yee! s'écrie Neal, faites gaffe!» Il balance la voiture dans la circulation, en jouant avec tout le monde.Il conduit comme un Indien. Il s'engage sur le rond-point de la Réforme, ses huit rayons nous cra­chent leurs voitures de tous les côtés, à gauche, à droite, en face, il braille, il saute, il se tient plus de joie. « Ça c'est la cir­culation dont j'ai toujours rêvé, les gens ROULENT, ici!» Voilà qu'une ambulance déboule. En Amérique, l'ambulance se faufile dans la circulation sirène hurlante; les planétaires ambulances des Indiens fellahin déchirent les rues de la ville à cent vingt à l'heure, et il faut leur dégager le passage, pas de danger quelles s'arrêtent un seul instant sous aucun prétexte, elles te foncent dessus bille en tête.
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  • Par Pickwick, le 09 septembre 2010

    Ma garce de vie s'est mise à danser devant mes yeux, et j'ai compris que quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie.

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  • Par keisha, le 22 août 2010

    "Les trottoirs grouillaient d'individus les plus beat du pays, avec, là-haut, les étoiles indécises du sud de la Californie noyées par le halo brun de cet immense bivouac du désert qu'est L.A. (...) Le son puissant et indompté du bop s'échappait des bars à bière, métissant ses medleys à toute la country, tous les boogie woogie de la nuit américaine. (...) Des nègres délirants, portant boucs et casquettes de boppeurs, passaient en riant, et derrière eux, des hipsters chevelus et cassées, tout juste débarqués de la route 66 en provenance de New York, sans oublier les vieux rats du désert, sac au dos, à destination d'un banc public devant le Plaza,..."



    "Elle m'a embrassé sans émotion dans les vignes, et elle s'est éloignée le long de la rangée. A douze pas, on s'est retournés, car l'amour est un duel, et on s'est regardés pour la dernière fois."

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  • Par sylvaine, le 05 juin 2012

    Le hurlement des trains déchire la vallée.Les longs couchants sont rouges.Les noms magiques de la vallée se sont égrenés Manteca, Madera, tous les autres.Bientôt le crépuscule est arrivé, un crépuscule de grappes, un crépuscule de raisins noirs sur les plantations de mandariniers et les longs champs de melons, le soleil couleur des raisins pressés, tailladé de bourgogne, les champs couleur de l'amour et de tous les mystères d’Espagne.J'ai passé ma tête à la vitre, pour respirer à pleins poumons l'air parfumé.C'était le plus beau moment.
    (page 266)
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  • Par jadzia, le 14 juin 2012

    Au départ, on ne peut pas dire que j’avais fait bonne impression au maitre : le jour où il était venu rendre visite à Hal, un dimanche matin, à New York, j’étais ivre et je dormais sur le plancher. " Qui est-ce, celui là ? – C’est Jack. – Allons bon, le célèbre Jack ? Et qu’est ce qu’il fait endormi par terre ? – Ça lui arrive tout le temps. – Vous ne m’aviez pas dit que c’était un génie, dans son genre ? – Tout à fait. Ça ne saute pas aux yeux ? – je dois vous avouez qu’il me faut faire un petit effort d’imagination. Je croyais qu’il était marié, où est sa femme ? " En effet, j’étais marié, à l’époque. " Oh, elle passait son temps à lever le pied, jack à dû renoncer. En ce moment elle est au bar du West End avec un croque mort qui a deux cents dollars en poche et paye une tournée générale. " Là-dessus, je me suis levé pour serrer la main de Mr. Brierly.
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"Sur la route" - Rencontre avec le réalisateur Walter Salles
Retrouvez l'intégralité de cette masterclass dans l'édition spéciale Fnac de "Sur la route" en DVD et Blu-Ray sur Fnac.com : recherche.fnac.com Retrouvez toutes les vidéos de Fnac TV : www.fnac.com Après "Dark Water" (2006), "Carnet de voyages" (2009) ou encore "Cental Do Brasil" (2011), Walter Salles revient avec "Sur la route". Cette fois-ci, le réalisateur brésilien s'aventure et prend un chemin risqué, celui d'adapter au grand écran le cultissime roman de Jack Kerouac qui retrace l'histoire de toute une génération aux Etats-Unis, la Beat Generation. "Sur la route", c'est l'histoire de Sal Paradise, jeune auteur new-yorkais, qui arpente les Etats-Unis à la recherche d'aventure et de liberté. Mais cette quête vers l'Ouest ne se fait jamais en solitaire. A la mort de son père, il rencontre Dean Moriarty pour qui la route est aussi le moyen de fuir la routine d'une vie monotone déjà toute tracée. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, "sex, drugs and alcohol" apparaissent comme des remèdes pour ces jeunes adultes désabusés qui refusent toute responsabilité et revendiquent leur liberté. Mais les carcans reviennent bien vite et ce malgré les excès de folie de Dean Moriarty ou malgré la beauté enivrante de son amie Marylou. "Sur la route" a reçu huit nominations au dernier Festival de Cannes, notamment pour la Palme d'Or, pour le Grand Prix, le Prix du Jury ou encore celui de la mise en scène. Walter Salles réalise un road trip esthétique avec des plans et des paysages ...








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