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> Gilles Berton (Traducteur)

ISBN : 2702433332
Éditeur : Le Masque (2008)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 506 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Publiés pour la première fois dans les années 1989-1991, L'été de cristal, La pâle figure et Un requiem allemand évoquent l'ambiance du Ille Reich en 1936 et 1938, et ses décombres en 1947 Ils ont pour héros Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise devenu ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 03 juin 2012

    mariech
    Je ne vais pas résumer le livre , je vais plutôt parler de ce qui m'a beaucoup plu dans cette trilogie , en effet les aventures de Bernie Gunther , détective privé commencent dans la première partie de La trilogie berlinoise , qui se passe en 1936 , au début de la montée en puissance d 'Hitler , petit à petit les mentalités changent , les Juifs sont outrageusement caricaturés dans les journaux populaires et commencent à paraître responsables de tout ce qui ne va pas dans le pays , c'est une campagne de dénigration pertinieuse .
    Berlin va accueillir les jeux olymiques et les livres qui étaient interdits dans les librairies refont leur apparition , de même certaines affiches incitant à la haine envers les Juifs sont retirées pour ne pas heurter les étrangers de passage ,
    On se rend bien compte que la montée du nationalisme se fait par étapes . Les femmes sont priées de retourner à la maison , leur rôle de mère et d'épouse est mis en avant , on leur défend de fumer , de se maquiller ; elles sont priées de faire partie de la ligue des femmes allemandes , les jeunes quand à eux sont happés par les Jeunesses Hitlériennes , à un âge où le prestige de l'uniforme les attirent .
    Le Jazz américain , nègre est interdit , les orchestres jouent un Jazz épuré , on croit rêver mais malheureusement , on connaît la suite de l'histoire et on sait que ce n'est que le début d'une horrible histoire .
    'L été de cristal fait bien sûr référence à la terrible ' Kristallnacht ' : ' On a estimé que la quantité de verre brisé cette nuit-là équivalait à la moitié de la production annuelle de verre de la Belgique , pays d'où la majorité de ce verre avait été importée ' ( note de l'auteur ) ,.
    Bernie doit enquêter sur un chantage exercé sur un homosexuel , il nous rappele que l'homosexualité était un crime sous les Nazis , et que de nombreux homosexuels sont morts dans les camps de concentration .
    La pâle figure commence en 1938 et enfin la troisième partie ' Un requiem allemand ' se passe, à la fin de la guerre , là où commence à la fois la chasse aux anciens nazis et les certificats de dénazification .
    Cette partie permet de mieux comprendre comment on va arriver à la Guerre froide .
    En résumé , j'ai beaucoup apprécié le contexte historique de l'époque , restitué minutieusement et un peu moins aimé l'intrigue policière .
    J'avais tellement entendu parler de ce livre , en bien en général , que j'ai été un peu décue , même si l'écriture reflète assez bien l'époque .
    Etant fan de cette période de l'histoire , je vais m'empresser de lire d'autres livres de l'auteur , même si , à mon grand étonnement , il ne s'agit pas d'une lecture coup de coeur , il m'a manqué un petit quelque chose pour que ce soit le cas .

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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 20 janvier 2015

    Marple
    Ce n'est pas pour les intrigues policières, somme toute assez banales, qu'il faut lire La trilogie berlinoise, mais plutôt pour la description des Années 30 et 40 en Allemagne, et accessoirement pour le sens de la formule de l'auteur...
    Nazisme, propagande, endoctrinement, antisémitisme, racisme, discriminations, cruauté, bêtise, ultra-violence, manipulations constituent le quotidien de Bernie Gunther en 1936 et 1938, mais il s'efforce malgré tout de faire correctement son métier de détective privé, et surtout de garder son esprit critique et sa liberté. de même, juste après la guerre, il est appelé pour une enquête dans une ville de Vienne pas encore dénazifiée, mais déjà objet de conflit entre les Américains et les Russes et lieu de tous les trafics.
    Difficile pour Bernie de rester normal dans ce contexte ? Il y arrive pourtant plutôt bien, ses pensées sombres n'empêchant pas ses bouffées libidineuses ou ses traits d'humour... C'est même amusant de constater qu'il y a presque autant de femmes dans son lit que de morts dans ses enquêtes ! Cela rend les romans plaisants à lire, et même parfois drôles, alors même que l'horreur de la période est toujours présente en filigrane. Déroutant, mais plutôt reussi.
    A moi le marteau-piqueur ! 15/xx dans le Challenge Pavés de Gwen.
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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 05 septembre 2014

    Cath36
    Ça, c'est du polar ! Trépidant, bien écrit, déroutant, liant intrinsèquement l'enquête et l'action à des faits historiques réels et bien précis, cette trilogie des enquêtes de Bernie Günther qui nous emmène en pays nazi puis dans la Vienne envahie par les anglais les russes et les américains après la guerre, ne laisse pas au lecteur de temps pour souffler. Philip Kerr inspecte les rouages du nazisme et des rapports entre les "alliés" avec intelligence minutie et perspicacité nous apprenant que ce sont les petits détails qui font la grande Histoire et les bons romans. Mieux qu'un roman policier, plus fort qu'un roman historique, la trilogie berlinoise nous entraine dans une époque trouble dont on ressort à la fois halluciné et sidéré, au sens mythologique du terme (Quand Méduse essayait d'hypnotiser Persée), les plus criminels n'étant pas forcément les personnages fictifs.... L'analyse psychologique est poussée, les situations tordues, bref tout y est.
    Fascinant donc et subjuguant d'un bout à l'autre.
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    • Livres 2.00/5
    Par Rodin_Marcel, le 22 avril 2015

    Rodin_Marcel
    Kerr Philip – "Trilogie Berlinoise" - publiée en 1989-1990-1991 pour l'original anglais, cop. 2008 pour la traduction française chez Lattès-éditions du masque (ISBN le livre de poche 978-2-253-12843-4)

    L'auteur est un écossais né à Edimbourg en 1956, ayant fait une partie de ses études en Allemagne mais principalement à Birmingham, qui exerça comme journaliste et publicitaire avant de vivre de sa plume à Londres. Il est donc à peu près de ma génération.
    Dans ces trois romans, il tente de reconstituer ce qu'il imagine avoir été la vie quotidienne dans l'Allemagne nazie. Pour ce faire, il met en scène Bernie Gunther, un ex-commissaire de police plus ou moins social-démocrate qui a démissionné de la police après l'avènement d'Hitler au pouvoir pour devenir détective privé (refusant toutefois les divorces et affaires conjugales sordides). Dans l'édition du "livre de poche", cette trilogie représente pas moins de 1015 pages (chaque roman occupe environ 300 à 350 pages), soit un effort d'écriture tout de même considérable pour un écrivain.

    Le premier roman est intitulé en français "L'été de cristal" (titre original : March violets), et se déroule en 1936, à Berlin, dans les premières années de l'installation et de la consolidation du régime nazi, qui s'installe alors pour durer. Il organise les jeux olympiques à Berlin qui ouvrent le 1er août (alors qu'Hitler a remilitarisé la Rhénanie en mars de la même année sans la moindre intervention française), après que la capitale du Reich qui devait durer 1000 ans ait été quelque peu cosmétisée.
    Le détective Bernhard (dit Bernie) Gunther se voit confier une enquête par un richissime industriel, Hermann Six, dont la fille et le beau-fils viennent d'être assassinés dans leur maison toute neuve, et que leur coffre-fort a été pillé, alors qu'il contenait des bijoux que le commanditaire de l'enquête déclare vouloir retrouver à toute force mais dans la plus grande discrétion. Au fil de son enquête, le détective découvre les tensions et rivalités qui règnent entre les différents clans qui soutiennent le régime nazi (même cet industriel puissant désavoue le régime en privé tout en le finançant).
    Pour mieux illustrer son propos – et c'est là que le bât blesse – l'auteur n'hésite à insérer des rencontres avec les dirigeants les plus élevés du régime, comme par exemple Goering ou Himmler, ce qui semble totalement invraisemblable. Par ailleurs, il prête à son héros une liberté de ton, une gouaille railleuse, une ironie anti-nazie, et donc une liberté de parole qui me semblent peu crédibles : je n'ai pas vécu à cette époque-là, pas plus que l'auteur, mais j'ai tout de même vécu dans une autre dictature, la RDA-DDR, et je puis témoigner que les gens mesuraient leurs propos, surtout envers les personnes rencontrées pour la première fois… Je ne sais pas si l'auteur peut appuyer ses dires sur des témoignages concrets, peut-être qu'il existait encore une certaine liberté de ton en 1936… Cela m'intrigue tout de même.
    Ceci étant, l'auteur dépeint une population allemande plutôt acquise au nazisme, ce qui me rappelle le père d'une amie allemande, Angelika, évoquant amèrement son enfance dans les jeunesses hitlériennes «damals, waren wir doch alle davon begeistert» (à cette époque-là, nous étions tous enthousiastes). L'intrigue est bien menée du point de vue de l'écriture, mais frôle donc souvent l'invraisemblable.

    Le deuxième roman est intitulé en français "La pâle figure" (titre original : The pale criminal), et se déroule à la fin de l'année 1938, dans les mois qui précédèrent la "Nuit de cristal", sur fond d'imminente annexion des Sudètes par le Reich.
    Une éditrice embauche le détective pour tenter de couvrir les agissements de son fils homosexuel. Bernhard Gunther découvre peu à peu les manœuvres entourant une série de crimes commis contre des adolescentes répondant trait pour trait à l'archétype aryen défini par la propagande nazie. Finalement, mais on s'en doutait un peu dès le début, il s'avère bien sûr que ce sont bel et bien des nazis qui organisent ces crimes pour les mettre sur le dos des juifs et provoquer un pogrom à Berlin.
    Pour démasquer le coupable, notre super-héros doit même accepter d'être envoyé temporairement au KZ de Dachau par Heydrich en personne, ce qui tourne à l'invraisemblance inacceptable : l'auteur dérape.

    Le troisième roman est intitulé en français "Un requiem allemand" (titre original : A german requiem) et se déroule essentiellement à Vienne, capitale de l'Autriche, en 1947, deux ans après la capitulation de l'Allemagne nazie. Ce dernier volet de la trilogie aurait pu être le plus intéressant puisqu'il prend pour cadre l'année 1947, deux ans après l'anéantissement de l'Allemagne nazie.
    Il commence à Berlin, mais se poursuit bien vite en Autriche, à Vienne, puisque c'est l'année de la mise en place du blocus soviétique de la capitale allemande, ce qui aurait rendu bien difficile le récit qui suit. En effet, l'auteur montre comment les américains "pourchassaient les criminels nazis les lundi, mercredi, vendredi, pour mieux les embaucher dans leurs propres services secrets les mardi, jeudi et samedi". Aux rivalités entre «alliés» américains, anglais, français et soviétiques, s'ajoutent bientôt les rivalités entre différents services américains et accessoirement entre différents services soviétiques, de telle sorte que – rapidement – le lecteur n'y comprend plus rien du tout. Dommage.

    C'est dans ce troisième roman que gît «le» passage clé qui est sensé expliquer l'ensemble de la trilogie (pages 897 et 898, début du 28ème chapitre) et tout particulièrement la question de la culpabilité collective du peuple allemand. Rien de bien convaincant, l'auteur reprend à son compte les tentatives d'explication déjà fournies par beaucoup d'autres spécialistes du sujet.

    En l'état, ces trois romans constituent probablement une lecture «honnête» d'initiation, l'auteur ayant tenté de maîtriser son sujet à grand renfort de recherches documentaires. C'est beaucoup plus acceptable que le navet des «Bienveillantes» de Jonathan Littel, mais ça ne permet pas de vraiment comprendre le désastre que fut le nazisme. L'auteur s'en tient trop à un seul aspect, à savoir les rivalités entre clans (nazis puis alliés), en se limitant de surcroît assez étroitement à la seule sphère allemande.
    La trame policière, l'énigme, est menée de façon hélas très traditionnelle, dans la droite ligne du flic privé américain qui boit beaucoup, tombe les filles d'un claquement de doigts, regarde le monde avec une résignation désabusée tout en ayant tout de même « des principes ».

    Bof.
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    • Livres 4.00/5
    Par Drych, le 06 février 2013

    Drych
    Trois bons polars, qui présentent l'intérêt de se dérouler dans le Berlin des années 30 pour les deux premiers, du Vienne de l'après guerre pour le troisième. L'ambiance de l'époque est bien rendue et tous ceux que cette période trouble intéresse apprécieront. Dans les deux premiers, c'est la montée du nazisme, les tristes méthodes du régime, la chasse aux juifs, aux homosexuels, aux handicapés mentaux, les jeunesses hitlériennes, l'endoctrinement ... qui sont astucieusement mêlés à l'intrigue, elle même assez classique. Dans le troisième, c'est la reconversion des anciens nazis et leur traque, dans un début de guerre froide, qui constitue la trame d'une intrigue passionnante. Les 1000 pages s'avalent sans que l'on ne s'en rende compte.
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 16 janvier 2009

    [...] Dans beaucoup de quartiers, un plan des rues n'était guère plus utile qu'une éponge de laveur de carreaux. Les artères principales zigzaguaient comme des rivières au mileu de monceaux de décombres. Des sentiers escaladaient d'instables et traîtresses montagnes de gravats d'où, l'été, s'élevait une puanteur indiquant sans erreur possible qu'il n'y avait pas que du mobilier et des briques ensevelis dessous.
    Les boussoles étaient introuvables, il fallait beaucoup de patience pour s'orienter dans ces fantômes de rues le long desquelles ne subsistaient, comme un décor abandonné, que des façades de boutiques et d'hôtels : il fallait également une bonne mémoire pour se souvenir des immeubles dont ne restaient que des caves humides où des gens s'abritaient encore.
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  • Par patrick75, le 24 juin 2014

    Jesse Owens, après un départ foudroyant, se détacha nettement dans les premiers trente mètres. La bourgeoise était de nouveau debout. Elle avait eu tord, pensai-je, de décrire Owens comme une gazelle. A voir avec quelle grâce le Noir accélérait peu à peu sa course, ridiculisant du même coup toutes les théories foireuses sur la supériorité aryenne, je me dis qu'Owens n'était rien d'autre qu'un homme. Courir de la sorte donnait un sens à l'humanité entière, et si une race supérieure devait jamais exister, elle ne pourrait certainement pas exclure de son rang un individu comme Owens.
    Je me réjouis de voir que sa victoire déclenchait une formidable ovation de la part du public, et je me dis que, après tout, l'Allemagne ne voulait peut-être pas la guerre.
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  • Par BMR, le 16 janvier 2009

    [...] Ce soir-là, on eût dit que tout Berlin s'était donné rendez-vous à Neukölln, où Goebbels devait parler. Comme à son habitude il jouerait de sa voix en chef d'orchestre accompli, faisant alterner la douceur persuasive du violon et le son alerte et moqueur de la trompette. Des mesures avaient par ailleurs été prises pour que les malchanceux ne pouvant aller voir de leurs propres yeux le Flambeau du Peuple puissent au moins entendre son discours. En plus des postes de radio qu'une loi récente obligeait à installer dans les restaurants et les cafés, on avait fixé des haut-parleurs sur les réverbères et les façades de la plupart des rues. Enfin, la brigade de surveillance radiophonique avait pour tâche de frapper aux portes des appartements afin de vérifier se chacun observait son devoir civique en écoutant cette importante émission du Parti.
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  • Par caro64, le 04 août 2010

    Derrière l’immeuble où était situé mon bureau, se trouvait l’Alex, le quartier général de la police… qui considère aujourd’hui comme criminel le fait de parler irrespectueusement du Führer, coller sur la vitrine de votre boucher une affiche le traitant de «vendu», omettre de pratiquer le salut hitlérien ou se livrer à l’homosexualité. Voilà ce qu’était devenu Berlin sous le gouvernement national-socialiste: une vaste demeure hantée pleine de recoins sombres, d’escaliers obscurs, de caves sinistres… où s’agitaient des fantômes déchaînés qui jetaient les livres contre les murs, cognaient aux portes, brisaient des vitres et hululaient dans la nuit, terrorisant les occupants au point qu’ils avaient parfois envie de tout vendre et de partir.
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  • Par caro64, le 04 août 2010

    Il me paraissait que les allemands étaient à présent capables de supporter n'importe quoi de la part du premier venu, pourvu qu'il soit en uniforme ou porte un insigne officiel. Moi qui me considère pourtant comme un Allemand représentatif, je ne comprenais pas mes compatriotes, étant par nature réfractaire à toute forme d'autorité, même si cela peut paraître curieux de la part d'un ancien policier.
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