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Gilles Berton (Traducteur)
ISBN : 2702433332
Éditeur : Le Masque (2008)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 679 notes)
Résumé :
Publiés pour la première fois dans les années 1989-1991, L'été de cristal, La pâle figure et Un requiem allemand ont pour toile de fond le IIIᵉ Reich à son apogée et, après la défaite, l'Allemagne en ruine de 1947.
Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise, est devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l'Allemagne nazie ce que Philip Marlowe est à la Californie de la fin des années 1930 : un homme s... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (116) Voir plus Ajouter une critique
mariech
mariech03 juin 2012
  • Livres 4.00/5
Je ne vais pas résumer le livre , je vais plutôt parler de ce qui m'a beaucoup plu dans cette trilogie , en effet les aventures de Bernie Gunther , détective privé commencent dans la première partie de la Trilogie Berlinoise , qui se passe en 1936 , au début de la montée en puissance d 'Hitler , petit à petit les mentalités changent , les Juifs sont outrageusement caricaturés dans les journaux populaires et commencent à paraître responsables de tout ce qui ne va pas dans le pays , c'est une campagne de dénigration pertinieuse .
Berlin va accueillir les jeux olymiques et les livres qui étaient interdits dans les librairies refont leur apparition , de même certaines affiches incitant à la haine envers les Juifs sont retirées pour ne pas heurter les étrangers de passage ,
On se rend bien compte que la montée du nationalisme se fait par étapes . Les femmes sont priées de retourner à la maison , leur rôle de mère et d'épouse est mis en avant , on leur défend de fumer , de se maquiller ; elles sont priées de faire partie de la ligue des femmes allemandes , les jeunes quand à eux sont happés par les Jeunesses Hitlériennes , à un âge où le prestige de l'uniforme les attirent .
Le Jazz américain , nègre est interdit , les orchestres jouent un Jazz épuré , on croit rêver mais malheureusement , on connaît la suite de l'histoire et on sait que ce n'est que le début d'une horrible histoire .
'L été de cristal fait bien sûr référence à la terrible ' Kristallnacht ' : ' On a estimé que la quantité de verre brisé cette nuit-là équivalait à la moitié de la production annuelle de verre de la Belgique , pays d'où la majorité de ce verre avait été importée ' ( note de l'auteur ) ,.
Bernie doit enquêter sur un chantage exercé sur un homosexuel , il nous rappele que l'homosexualité était un crime sous les Nazis , et que de nombreux homosexuels sont morts dans les camps de concentration .
La pâle figure commence en 1938 et enfin la troisième partie ' Un requiem allemand ' se passe, à la fin de la guerre , là où commence à la fois la chasse aux anciens nazis et les certificats de dénazification .
Cette partie permet de mieux comprendre comment on va arriver à la Guerre froide .
En résumé , j'ai beaucoup apprécié le contexte historique de l'époque , restitué minutieusement et un peu moins aimé l'intrigue policière .
J'avais tellement entendu parler de ce livre , en bien en général , que j'ai été un peu décue , même si l'écriture reflète assez bien l'époque .
Etant fan de cette période de l'histoire , je vais m'empresser de lire d'autres livres de l'auteur , même si , à mon grand étonnement , il ne s'agit pas d'une lecture coup de coeur , il m'a manqué un petit quelque chose pour que ce soit le cas .

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Marple
Marple20 janvier 2015
  • Livres 4.00/5
Ce n'est pas pour les intrigues policières, somme toute assez banales, qu'il faut lire La trilogie berlinoise, mais plutôt pour la description des Années 30 et 40 en Allemagne, et accessoirement pour le sens de la formule de l'auteur...
Nazisme, propagande, endoctrinement, antisémitisme, racisme, discriminations, cruauté, bêtise, ultra-violence, manipulations constituent le quotidien de Bernie Gunther en 1936 et 1938, mais il s'efforce malgré tout de faire correctement son métier de détective privé, et surtout de garder son esprit critique et sa liberté. de même, juste après la guerre, il est appelé pour une enquête dans une ville de Vienne pas encore dénazifiée, mais déjà objet de conflit entre les Américains et les Russes et lieu de tous les trafics.
Difficile pour Bernie de rester normal dans ce contexte ? Il y arrive pourtant plutôt bien, ses pensées sombres n'empêchant pas ses bouffées libidineuses ou ses traits d'humour... C'est même amusant de constater qu'il y a presque autant de femmes dans son lit que de morts dans ses enquêtes ! Cela rend les romans plaisants à lire, et même parfois drôles, alors même que l'horreur de la période est toujours présente en filigrane. Déroutant, mais plutôt reussi.
A moi le marteau-piqueur ! 15/xx dans le Challenge Pavés de Gwen.
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joedi
joedi30 décembre 2015
  • Livres 5.00/5
Philip Kerr a habilement mêlé les enquêtes de son détective privé Bernie Gunther avec les personnages et les faits historiques de la période couvrant la montée du nazisme avant 1940 jusqu'à l'occupation russe et américaine de l'après-guerre. Il a doté son détective d'un caractère perspicace, insolent, courageux et aussi d'un humour cinglant, un fameux personnage ! Une lecture intéressante et palpitante, un bref aperçu ci-après :
L'Été de cristal
Berlin, fin des années 1930, Gunther Bernie, ex-commissaire, a quitté la police pour s'établir comme détective privé. Gunther ne se laisse impressionner par personne, c'est un enquêteur très compétent. L'histoire débute par le mariage de son ex-secrétaire, il quitte les festivités dans un état d'ébriété avancée et qu'elle n'est sa surprise lorsque, devant son domicile, l'attendent deux hommes qui l'invitent à monter en voiture auprès de leur patron, un magnat de l'aciérie. Celui-ci, monsieur Six, lui confie une enquête qui va l'entraîner dans des aventures complexes et dangereuses.
________________________________________
La Pâle Figure
Août 1938, deux ans après la disparition inexpliquée de son amie, Gunther a pris un associé, Bruno Stahlecker. Gunther enquête sur une nouvelle affaire, un chantage visant un homosexuel ; Bruno, dans sa voiture, devant le domicile du suspect, est assassiné. À la suite de ce meurtre, Gunther se voit contraint d'accepter l'offre de réitérer la police criminelle pour enquêter sur des meurtres en série dont les victimes sont de jeunes filles allemandes, blondes au yeux bleus.
________________________________________
Un requiem allemand
Je retrouve Gunther à Berlin, nous sommes en 1947, Berlin est sous l'occupation russe et américaine. Entretemps, Gunther a épousé Kirsten, institutrice mais qui travaille comme serveuse dans un bar réservé aux soldats américains. Un colonel russe, Poroshin, engage Gunther pour une mission secrète et particulièrement délicate, Gunther doit se rendre à Vienne où un de ses anciens collègues, Émil Becker est emprisonné pour le meurtre d'un américain. Poroshin qui a une dette envers Becker veut que Gunther prouve son innocence avant qu'il ne soit exécuté par pendaison. Une fois débarqué à Vienne, Gunther vivra de multiples et dangereuses aventures ...
Challenge Pavés 2015-2016 - 1.016 pages
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Cath36
Cath3605 septembre 2014
  • Livres 5.00/5
Ça, c'est du polar ! Trépidant, bien écrit, déroutant, liant intrinsèquement l'enquête et l'action à des faits historiques réels et bien précis, cette trilogie des enquêtes de Bernie Günther qui nous emmène en pays nazi puis dans la Vienne envahie par les anglais les russes et les américains après la guerre, ne laisse pas au lecteur de temps pour souffler. Philip Kerr inspecte les rouages du nazisme et des rapports entre les "alliés" avec intelligence minutie et perspicacité nous apprenant que ce sont les petits détails qui font la grande Histoire et les bons romans. Mieux qu'un roman policier, plus fort qu'un roman historique, la trilogie berlinoise nous entraine dans une époque trouble dont on ressort à la fois halluciné et sidéré, au sens mythologique du terme (Quand Méduse essayait d'hypnotiser Persée), les plus criminels n'étant pas forcément les personnages fictifs.... L'analyse psychologique est poussée, les situations tordues, bref tout y est.
Fascinant donc et subjuguant d'un bout à l'autre.
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Drych
Drych06 février 2013
  • Livres 4.00/5
Trois bons polars, qui présentent l'intérêt de se dérouler dans le Berlin des années 30 pour les deux premiers, du Vienne de l'après guerre pour le troisième. L'ambiance de l'époque est bien rendue et tous ceux que cette période trouble intéresse apprécieront. Dans les deux premiers, c'est la montée du nazisme, les tristes méthodes du régime, la chasse aux juifs, aux homosexuels, aux handicapés mentaux, les jeunesses hitlériennes, l'endoctrinement ... qui sont astucieusement mêlés à l'intrigue, elle même assez classique. Dans le troisième, c'est la reconversion des anciens nazis et leur traque, dans un début de guerre froide, qui constitue la trame d'une intrigue passionnante. Les 1000 pages s'avalent sans que l'on ne s'en rende compte.
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Citations & extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick7524 juin 2014
Jesse Owens, après un départ foudroyant, se détacha nettement dans les premiers trente mètres. La bourgeoise était de nouveau debout. Elle avait eu tord, pensai-je, de décrire Owens comme une gazelle. A voir avec quelle grâce le Noir accélérait peu à peu sa course, ridiculisant du même coup toutes les théories foireuses sur la supériorité aryenne, je me dis qu'Owens n'était rien d'autre qu'un homme. Courir de la sorte donnait un sens à l'humanité entière, et si une race supérieure devait jamais exister, elle ne pourrait certainement pas exclure de son rang un individu comme Owens.
Je me réjouis de voir que sa victoire déclenchait une formidable ovation de la part du public, et je me dis que, après tout, l'Allemagne ne voulait peut-être pas la guerre.
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joedijoedi20 décembre 2015
Il est vrai toutefois que les partis politiques allemands ont toujours eu une forte propension au salut : les sociaux-démocrates brandissaient bien haut leur poing fermé, tandis que les bolcheviks du KPD le tenaient à hauteur d'épaule ; les centristes avaient pour signe de ralliement le pouce et l'index ouverts comme un pistolet ; enfin, les nazis pliaient l'avant-bras d'un geste sec, comme pour vérifier si leurs ongles étaient bien nets.
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BMRBMR16 janvier 2009
[...] Dans beaucoup de quartiers, un plan des rues n'était guère plus utile qu'une éponge de laveur de carreaux. Les artères principales zigzaguaient comme des rivières au mileu de monceaux de décombres. Des sentiers escaladaient d'instables et traîtresses montagnes de gravats d'où, l'été, s'élevait une puanteur indiquant sans erreur possible qu'il n'y avait pas que du mobilier et des briques ensevelis dessous.
Les boussoles étaient introuvables, il fallait beaucoup de patience pour s'orienter dans ces fantômes de rues le long desquelles ne subsistaient, comme un décor abandonné, que des façades de boutiques et d'hôtels : il fallait également une bonne mémoire pour se souvenir des immeubles dont ne restaient que des caves humides où des gens s'abritaient encore.
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BMRBMR16 janvier 2009
[...] Ce soir-là, on eût dit que tout Berlin s'était donné rendez-vous à Neukölln, où Goebbels devait parler. Comme à son habitude il jouerait de sa voix en chef d'orchestre accompli, faisant alterner la douceur persuasive du violon et le son alerte et moqueur de la trompette. Des mesures avaient par ailleurs été prises pour que les malchanceux ne pouvant aller voir de leurs propres yeux le Flambeau du Peuple puissent au moins entendre son discours. En plus des postes de radio qu'une loi récente obligeait à installer dans les restaurants et les cafés, on avait fixé des haut-parleurs sur les réverbères et les façades de la plupart des rues. Enfin, la brigade de surveillance radiophonique avait pour tâche de frapper aux portes des appartements afin de vérifier se chacun observait son devoir civique en écoutant cette importante émission du Parti.
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caro64caro6404 août 2010
Derrière l’immeuble où était situé mon bureau, se trouvait l’Alex, le quartier général de la police… qui considère aujourd’hui comme criminel le fait de parler irrespectueusement du Führer, coller sur la vitrine de votre boucher une affiche le traitant de «vendu», omettre de pratiquer le salut hitlérien ou se livrer à l’homosexualité. Voilà ce qu’était devenu Berlin sous le gouvernement national-socialiste: une vaste demeure hantée pleine de recoins sombres, d’escaliers obscurs, de caves sinistres… où s’agitaient des fantômes déchaînés qui jetaient les livres contre les murs, cognaient aux portes, brisaient des vitres et hululaient dans la nuit, terrorisant les occupants au point qu’ils avaient parfois envie de tout vendre et de partir.
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Videos de Philip Kerr (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip Kerr
L'auteur britannique de romans noirs, Philip Kerr, vient de publier "Le Mercato d'hiver" aux éditions du Masque. Il nous dévoile les raisons de son passage du roman noir au football.
En savoir plus sur le livre :http://www.myboox.fr/livre/le-mercato-dhiver-9782702441572
Musique : Bird Creek_Wihing Well
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