
par chartel, le 2008-07-28 16:33:28
Ce roman d’Imre Kertész est un monologue intérieur de l’auteur adressé à l’enfant qu’il n’a pas eu. Toute la magie de la littérature s’exerce dans cette œuvre où un être inexistant prend forme par...
par chartel, le 2008-07-28 16:34:47
"Non !"- cria, hurla en moi quelque chose, immédiatement, tout de suite, lorsque ma femme (qui ne l’est d’ailleurs plus depuis longtemps) orienta la conversation vers lui – vers toi – et mon cri a...
C'est pour l'enfant auquel il n'a jamais voulu donner naissance qu'Imre Kertész prononce ici le kaddish - la prière des morts de la religion juive. D'une densité et d'une véhémence peu communes, ce monologue intérieur est le récit d'une existence confisquée par le souvenir de la tragédie concentrationnaire. Proférée du fond de la plus extrême souffrance, la magnifique oraison funèbre affirme l'impossibilité d'assumer le don de la vie dans un monde définitivement traumatisé par l'Holocauste. Ce que pleure le narrateur, ce n'est pas seulement " l'enfant qui ne naîtra pas ", : c'est l'humanité toute entière