> Natalia Zaremba-Huzsvai (Traducteur)
> Charles Zaremba (Traducteur)

ISBN : 2742759093
Éditeur : Actes Sud (2006)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

Ce court roman, écrit en 1976 par le prix Nobel de littérature, brosse le portrait magistral de trois types de “bourreaux” : le cynique, le tortionnaire et le suiveur. Après la chute d’une obscure dictature, les hommes de main d... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 17 novembre 2008

    chartel
    L'un de mes auteurs du moment est l'écrivain hongrois Imre Kertész. Pourtant, je me souviens être resté sceptique et dubitatif après la première lecture de l'une de ses œuvres : "Un Autre, chronique d'une métamorphose". Mais je prends aujourd'hui conscience qu'il est absolument nécessaire dans l'appréciation d'une œuvre, de s'intéresser à l'auteur, à sa vie, son parcours, ses idées. On ne peut pas dissocier une œuvre de son créateur. Attention, je parle d'œuvre artistique et non d'œuvre marchande ou commerciale !
    Un lecteur recherche dans la littérature à la fois des histoires et des univers auxquels il n'est pas confronté dans sa vie quotidienne. Il a soif d'aventures et d'images pour mieux comprendre son existence. Ces histoires et ces univers ne tombent pas du ciel (si c'était le cas, dites-moi à quel endroit ils se posent pour que j'aille en ramasser). Ils sont les produits d'une personne et d'une pensée, construits non pas pour les bons plaisirs des consommateurs que nous sommes, mais pour répondre à un besoin créatif irrésistible. Je crois que c'est cette impulsion créatrice que nous recherchons en tant que lecteur et que derrière l'œuvre nous voulons rencontrer le créateur. C'est parce qu'Imre Kertész est un drogué de la littérature qu'il a attiré mon regard.
    Dans "Roman policier" Imre Kertész nous surprend un peu, car, paradoxalement, il s'agit d'une commande de son éditeur, en 1975, pendant la période communiste. L'intrigue de ce court roman (une centaine de pages) se déroulait initialement en Hongrie et dévoilait les rouages d'un système totalitaire visant au contrôle et à l'encadrement des individus. Pour éviter les affres de la censure, Kertész a transposé son récit dans un quelconque pays d'Amérique Latine (dans les années 1970, ce continent fut aussi confronté à des contrôles politiques similaires). Par l'utilisation des récits imbriqués permettant le changement des points de vue et, comme souvent chez Kertész, l'emploi d'une tonalité ironique, les mécanismes d'une société étouffée et étouffante sont pointés du doigt. Vouloir tout contrôler entraîne à l'oppression généralisée. Notre cher président, ainsi que certains de ses ministres devraient l'avoir constamment à l'esprit.
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 17 novembre 2008

    Vivre est aussi une façon de se suicider : l’inconvénient, c’est que cela prend énormément de temps.
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  • Par chartel, le 17 novembre 2008

    -… je pensais que nous étions ici au service de la loi.
    -Nous sommes au service du pouvoir, mon garçon, a rectifié Diaz.
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Video de Imre Kertész

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Vidéo de Imre Kertész

«Erzähl'mir, Raconte moi » par la compagnie Tempus Fugit. Spectacle inspiré par "Etre sans destin" d'Imre Kertesz, conçu et mis en scène par Carolina Pecheny-Durozier, avec François Accard, Stéphanie Klimkait, Christine Kotschi, Karine Massen et Matthias Meyer. (Théâtre du Soleil, nov 07)











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