ISBN : 2709635623
Éditeur : J.-C. Lattès (2010)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Trois soeurs.
Marie, l'aînée, s'abrite dans son bonheur quotidien entre son mari pianiste, sa librairie de livres anciens et ses deux filles.
Anne, la cadette, vit en plein vent, au pied de son phare, à Port-Manech. Sculpteur qui n'a pas la chance d'être ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par moune, le 10 novembre 2010

    moune
    Une histoire :
    Marie, l'aînée, s'abrite dans son bonheur quotidien entre son mari pianiste, sa librairie ancienne à Paris, et ses deux filles. Cérébrale, sérieuse et responsable, elle tente de maintenir l'équilibre familial, au prix de sacrifices personnels qu'elle ne mesure pas elle-même.
    La cadette, Anne, vit en plein vent, « dans les grandes largeurs » et pourtant modestement, au pied de son phare, dans la magnifique petite bourgade bretonne de Port Manech. Sculpteur qui n'a pas la chance d'être reconnue – mais est-ce vraiment important pour elle ? – elle dévore la vie, les hommes, et s'obstine à attendre un horizon qui réalise entièrement ses désirs.
    La benjamine, Lise, la plus solitaire, la plus fragile aussi, cherche désespérément une rampe à laquelle s'accrocher pour sortir de sa mélancolie et croire encore aux promesses de la vie.
    Toutes les trois s'étaient éloignées de leur père, homme taciturne et froid. Sa mort les force à se pencher malgré elles sur leur héritage familial, à comprendre cet homme silencieux, ses choix, son histoire. Elles doivent alors repenser leur vie, leur relation, libres enfin de choisir et d'être ce qu'elles veulent vraiment.
    Pourquoi avoir choisi ce livre ?
    La première de couverture présente une femme de dos vêtue d'une robe rouge grenat à fines bretelles. Assise sur une plage de rochers elle semble regarder la mer, l'horizon, au loin, paisible et déterminée. Superbe photographie !
    J'adore la mer, les côtes bretonnes sont un ineffable émerveillement pour moi et l'histoire de ces trois sœurs qui se redécouvre et reprennent leur vie en main après la mort de leur père m'a intriguée.
    La quatrième de couverture indique « Françoise Kerymer est libraire ». Il ne m'en fallait pas plus pour tenter ma chance !
    Un avis ?
    Donc 402 pages pour nous parler d'une presque année de cette famille. Un début morose, pesant, qui a eu bien mal à me séduire et qui, pourtant, ne parvenait pas totalement à me rebuter. Évidemment quand le ciel est gris, on préfère lire des choses joyeuses, légères, susceptibles de nous égayer le moral mais bon, j'ai poursuivi et une fois encore, je n'ai pas regretté d'avoir offert à ce livre sa chance !
    Marie, Anne et Lise, sont trois sœurs que la séparation de leurs parents suite à une violente dispute a marquée de façon différente. Leurs destins en ont été infléchis et d'horribles secrets ignorés. Tour à tour on découvre la vision de l'une puis de l'autre, sur des événements qu'elles partagent et cette technique donne au récit une fluidité inattendue. Ces trois façons d'avoir « digéré » une enfance auprès de ce père secret et distant, ces trois voix, forment une belle harmonie dans le récit qui s'éclaire à la lumière des révélations des unes et des autres.
    Un texte très bien écrit. Des personnages très attachants chacun dans leurs différences, dans leurs blessures. Des phrases sensibles et justes. Il me semble évident aujourd'hui « que l'amour ne se mérite pas, il est ou il n'est pas ! » Mais voilà, par exemple, une phrase qu'il est bien agréable de lire et qui pourrait faire échos aux histoires des uns ou des autres. Une façon efficace de s'identifier au plus intime de nous-même à ces trois filles d'un père incapable de donner de l'amour. Une réflexion sous forme de parcours initiatique dans cette quête de Marie pour découvrir la vérité cachée de ce père dont elle s'est occupée quand plus personne ne voulait entendre parler de lui, qui libère peu à peu chacune de ces femmes des liens qui les tenaient prisonnières d'un passé qui ne leur appartenait pas, mais aussi d'un profond sentiment de culpabilité les empêchant de vivre pleinement les bonheurs que la vie leur offrait.
    Des atmosphères bretonnes subliment suggérées, par touches légères, offrant à l'imaginaire la juste nourriture nécessaire. L'on se surprend, au fil des pages, à presque sentir les embruns déposer sur nos lèvres le sel de l'océan les jours de brouillard.
    Une fin qui sans être un happy end laisse le lecteur serein et apaisé, heureux de sa lecture, car tous les nœuds sont défaits.
    Pour conclure je dirais qu'en 4e de couverture une légère erreur s'est glissée : Françoise Kerymer est avec ce premier roman écrivain à part entière !
    Merci aux éditions Jean-Claude Lattès de ne pas avoir laissé les cactus dans un tiroir !

    Lien : http://culturetribu.blogspot.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par Helene1025, le 27 juillet 2011

    Helene1025
    J'ai été piquée des que j'ai vu le titre et la premiere phrase m'a captée tout de suite.
    Pour moi, quand je découvre un premier livre, d'un auteur que je ne connais pas, deux choses sont très importantes: le titre et la couverture.
    J'aime beaucoup les livres qui racontent des tranches de vie.
    Et les 'cactus', c'est exactement cela. Un titre allechant et un roman qui raconte l'histoire de trois soeurs, réunis par la mort de leur père. On apprend a les connaitre, a les cerner. Plus on avance dans le livre plus on découvre des histoires de famille, inavouées, cachées... Des cactus quoi!
    Je bouge beaucoup pour mon travail. Durant mes déplacements professionnels, je vais toujours dans les librairies choisir un livre qui pourraient me détendre ou m'occuper pendant mes longs trajets. C'est comme cela que j'ai découvert 'les cactus'. Au départ, je me suis dit que ce ne serait qu'un livre léger. Mais plus j'ai avance dans ma lecture plus j'ai découvert des intrigues, des sentiments. Je voulais absolument lire la suite et ne plus m'arrêter pour découvrir la fin de l'histoire de ses 3 soeurs, de leur mère, leurs amours. On s'attache a un personnage (personnellement, j'adore 'lise') et on le suit tout au long du récit.
    C'est un livre parfait pour les vacances!!
    J'espère que l'auteur continuera a écrire et sortira un deuxième livre prochainement.
    J'ai hâte de lire la suite!!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lucette, le 28 juillet 2011

    lucette
    Un roman certes, mais trois tranches de vie dans lesquelles on croque avec de plus en plus de plaisir au fil de la lecture. Trois subjectivités très différentes qui se croisent sur une même réalité, dont le lecteur est le seul à détenir les clés.
    Des personnages attachants, dont l'auteur nous révèle l'intimité et les personnalités par petites touches avec une grande finesse psychologique et sans manichéisme. Des décors qui enchantent: le Paris qui cultive, la Bretagne qui décoiffe, la Grèce qui réchauffe... Une écriture simple, fluide, imagée, agréable...
    Pas de leçon de moral dans cette histoire, le roman est moins péremptoire que le titre et c'est à chacun de se demander s'il faut vraiment laisser les cactus dans le placard !
    Bref, une lecture parfaite pour les week-ends pluvieux ou les après-midis sur la plage.Seul bémol, la fin ouverte un peu frustrante , mais qui laisse heureusement présager d'une suite...
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    • Livres 4.00/5
    Par MBE, le 01 août 2011

    MBE
    « Il faut laisser les cactus dans le placard » de Françoise KERYMER.
    (Octobre 2010)
    J'ai beaucoup aimé ce roman qui m'a donné l'impression de dérouler un écheveau à trois fils avec à chaque tour l'apparition de nouvelles facettes de l'écheveau comme si chaque fil avait plusieurs couleurs.
    L'approche de cette saga familiale sur trois générations et la narration à trois voix à partir du ressenti de chacune des trois sœurs (la génération du milieu), tient le lecteur en haleine jusqu'au dernier chapitre.
    La place donnée aux hommes dans cette famille n'est d'abord pas très flatteuse, on se dit que là, comme souvent dans la vraie vie, ils sont surtout centrés sur eux même et que ce qui compte d'abord pour eux, c'est eux.
    Les femmes, elles, apparaissent au début, plus ouvertes aux autres, portant en elles plus de valeurs, sur un fond de fraternité, ancrées peut-être sur des souvenirs d'enfance. . .
    Puis au cours du déroulement, leurs questionnements individuels, dans un contexte de maturité affective, les font apparaitre finalement comme tout le monde, à la recherche d'un équilibre personnel et s'en donnant les moyens.
    Bien sûr au milieu de ces personnages aux prénoms souvent bibliques, (Pierre, Marie, Anne, Rachel, Sarah. .) il y a un Ange, peut-être un Archange : Gabriel, d'abord totalement inconnu, et donc inexistant, venu de nulle part, et traversant le livre auréolé de toutes les qualités que l'on pourrait attendre d'un homme, d'un fils, d'un ami, d'un compagnon : beau, intelligent, subtil, raffiné, doué, discret. . .
    On a envie de connaître la suite, on espère bien qu'il y en aura une.
    Marie Bernadett
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  • Par Kalliope, le 14 avril 2012

    Kalliope
    Les sagas familiales, j'adore ! Et celle-ci est loin d'être simple. Histoire intéressante, où les personnages, à tour de rôle, prennent la parole à la première personne du singulier. Passionnant, de constater comment le même événement peut être vécu, ressenti, si différemment par chaque protagoniste. J'ai eu vraiment du plaisir à découvrir cette auteure
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Citations et extraits

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  • Par gouet001, le 27 février 2012

    Elle a, en elle, cette légèreté, cette inépuisable et juvénile joie de vivre, comme une bulle de champagne qui remonte du plus profond d'elle meme et éclate à la surface.
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  • Par Ikebukuro, le 25 octobre 2010

    C'est chez moi ici, depuis le temps. J'ai trouvé mon équilibre, sans l'aide de personne. Ici, tout se crée et se recrée en permanence, l'air, l'eau, la terre, tout vit à l'unisson et se combine en d'innombrables harmonies. Nulle part ailleurs, je n'ai senti une telle dimension du possible.
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  • Par Ikebukuro, le 01 novembre 2010

    Seul Gabriel, sans nul doute, regrette Père.
    Qui d'autre que moi aura perçu ce voile qui de temps en temps ternit ses yeux, ce sourire un peu trop appuyé, ces silences polis. Et ce regard qui parfois part loin... quand est prononcé le nom de Charles. Mais il se garde bien de le montrer ; il fait même tout, au contraire, pour masquer sa peine. Comment pourrait-il faire autrement, dans un univers si contraire à celui qu'il vénérait ? Un univers non hostile, pas même rancunier : juste indifférent.
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  • Par gouet001, le 27 février 2012

    Je suis la fille de ma mère, la femme de mon mari, et la mère de mon fils.
    Et à part ça, je suis qui?
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  • Par tartine, le 29 juillet 2011

    Ne croyez pas les individus, fiez-vous aux enseignements ; ne croyez pas les mots, fiez-vous au sens ultime, ne croyez pas l'intellect, fiez-vous à la Sagesse.
    Bouddha

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