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ISBN : 2070362329
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 4.31/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Né dans l'Aisne à Aubenton le 9 décembre 1901 et disparu en 1936 à bord de l'hydravion Croix du Sud au large des côtes de Dakar, Mermoz a eu un destin unique : il fut le plus prestigieux et le plus aimé des pilotes à l'époque où l'aviation comptait encore des aventures ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Erveine2014, le 29 janvier 2014

    Erveine2014
    Merci Joseph KESSEL et merci Jean MERMOZ. Pour ainsi dire, je ne suis pas descendue de l'avion. le désert, la cordillère des Andes... Cachée comme un passager clandestin, j'ai tout entendu, j'ai tout vu. Des éléments, Des hommes et des machines. le chaud, le froid, le vide, le merveilleux. Et, si je n'ai rien senti en mon enveloppe charnelle, c'est une énorme tristesse qui m'habite maintenant que je tourne la dernière page. Un chagrin et une sorte de hargne contre tous ceux qui contrarièrent les élans d'un tel homme. Que de cupidité, de déraison et de manquements qui furent opposés aux desseins de grandeur. La grandeur pour son pays et pour lui la simplicité. La jeunesse mais l'engagement. le respect mais ce sens inné des responsabilités et cette reconnaissance envers ses semblables. Ce don d'amitié et ce don tout court. Aimer la vie à tel point qu'on la vit sans compter. Cette passion et cette grande humanité qui constituèrent tout à la fois l'homme que fut Jean MERMOZ. On en viendrait à renier l'amour avec ses concessions, ses sacrifices qui condamnent dès leurs acceptations tout élan de spontanéité et donc de vérité. Cette amitié qui ne contient pas de nuance et de faux semblants, accessible à ceux qui cessent de jouer un rôle. Celui qu'on joue et dont on se joue du matin jusqu'au soir quand il en va de notre sociabilité, de nos automatismes. Mais si nous ne pouvons égaler de tels hommes et de telles passions. Si de tels défis ne se présentent pas ? Est-ce que nous ne pouvons pas aspirer vers un état qui lui ressemble ? Ne pouvons-nous égaler quelque héros chéri de nos livres juste pour nous sentir plus vrai que nature !
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    • Livres 5.00/5
    Par montalba, le 07 janvier 2013

    montalba
    Mermoz... Pour le plus grand nombre aujourd'hui c'est juste un nom de rue. Il y a 80 ans, ce nom faisait vibrer le monde entier.
    Kessel propose d'entrer dans l'intimité d'un vrai conquérant de l'absolu. Un homme forgé par les épreuves. Un homme habitué à dominer les éléments... Jusqu'à l'accident qui le fauche, lui et ses camarades.
    C'est puissant, c'est violent. cela sonne vrai. Loin de ces pseudos héros de pacotille pour télé réalité!!!
    Mermoz est un claissque, à lire, au même titre que les livres de Saint Exupéry.
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    • Livres 5.00/5
    Par pointcom2001, le 11 décembre 2013

    pointcom2001
    cet hommage à Mermoz est une très belle fresque, une histoire d'Hommes... c'est presque .. animal..! j'ai vraiment aimé...

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    • Livres 5.00/5
    Par biblivore56, le 29 mars 2013

    biblivore56
    Quel bonhomme !!! Quel courage !!! Vivre, vibrer et se doper à l'adrénaline !! Que ce genre de personnages haut en couleur manquent à la France d'aujourd'hui.

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    • Livres 4.00/5
    Par liberliger, le 28 octobre 2012

    liberliger
    Un vibrant hommage d'un ami à  l'un des plus grands héros de l'aviation.

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Citations et extraits

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  • Par cequejelis, le 23 septembre 2012

    Mermoz fut attiré par ce nouveau camarade. Son originalité puissante le séduisit. Ils se lièrent sur un plan qui ne relevait pas de leur métier. Saint-Exupéry reconnut en Mermoz un être exceptionnel par la sève, la chaleur vitale, la sensibilité. Il lui parla comme il ne parlait à personne. Sa culture, son esprit aigu, ses préoccupations abstraites, toute l'étonnante machine à penser que contenait son front bombé, firent sur Mermoz une impression décisive. Mermoz a toujours admiré - avec une ferveur d'enfant ébloui - l'intelligence, le savoir, le talent. Ces biens immatériels, Saint-Exupéry en était prodigieusement riche. Les rapports qui s'établirent entre les deux jeunes hommes furent empreints d'une déférence mutuelle assez singulière dans ce milieu. Ils ne se tutoyèrent que dix années plus tard. Mais c'est à Juby que Saint-Exupéry mit Mermoz dans la confidence de ses travaux nocturnes : il écrivait un livre qui aurait pour titre : Courrier Sud.
    Un soir, il vint lui en lire des passages.

    [p. 194]
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  • Par liberliger, le 04 novembre 2012

    La puissance de l'argent, la fausseté des salons, la félonie des hommes en place, l'avaient terrifié et surtout, chez la plupart des êtres, l'indifférence, l'atonie, le manque de passion, le contentement d'une existence de ruminants.
    Mais dans ce marécage, il avait aussi surpris quelques belles lueurs, quelques tristes et nobles voix. Même là on pouvait trouver du désintéressement, du sacrifice, de l'amitié, de la douleur. Même chez les plus secs et les plus avides et les plus peureux, perçait tout à coup un feu vraiment humain. Le monde n'était pas à aimer ou à rejeter d'un bloc. La vie n'était ni transparente, ni facile[...] Il fallait l’étudier honnêtement, la comprendre, se révolter contre elle pour l'embellir, mais en gardant pour tous ceux qui en portaient le joug une indulgence, une pitié infinies.
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  • Par Mirliton, le 24 novembre 2013

    La pente étati plus forte qu'il ne l'avait cru. L'avion qui aurait dû être à bout de course, continua de rouler doucement. Et Mermoz comprit que l'appareil ne pouvait pas s'arrêter, que son poids l'entrainait. Matière morte, il allait rouler de plus en plus vite... et au bout de la pente s'ouvrait l'abîme.

    Alors Mermoz lâcha les commandes, prit appui sur le rebord de la carlingue, la quitta en voltige, toucha à peine le sol, dépassa d'un autre bond d'acrobate et d'athlète le nez de l'appareil et, arc-bouté dans une convulsion de tous ses muscles, cala de son dos une roue de l'avion.
    Dans sa chair, dans son torse et dans ses jambes de lutteur de stade, Mermoz épuisa la force d'inertie de la machine, équilibra ses soubresauts et la tint immobile.

    Le comte de La Vaulx, et Collenot, sortant de la cabine des passagers, eurent cette incroyable vision: sur un sommet de 3000 mètres, dans la solitude et le silence infinis des Andes, contre un fond de ciel de rocs, de nuages et de volcans, l'avion et Mermoz formaient un seul être, groupe fabuleux, qui tenait, comme au temps de l'Olympe, du monstre et de la divinité.
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  • Par liberliger, le 04 novembre 2012

    Ce que je crois de toute mon âme c'est que, se voyant mourir comme il l'avait voulu, après avoir vécu comme il l'avait fait, libre de toute compromission, pur de toute souillure, n'ayant fait qu'aimer, combattre, rire et souffrir, [...]Jean Mermoz connut le sacre de la vérité. On ne peut être certain d'elle que sur le pas de la mort.

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  • Par racooninan, le 07 mai 2013

    Le désert, à lui seul, donne le sens du divin. Mais lorsque ce désert fut jadis le siège d'un puissant empire, lorsque des miettes de monuments indiquent l'échelle de son faste et de son prestige évanouis, lorsque l'on sait qu'une reine ardente et belle y gouverna des peuples disparus, la poésie des siècles, de la poussière humaine et d'une ombre magnétique rend plus dense et plus vivante l'action des sables et des pierres qui semblent soudain peuplés de sortilèges.
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Vidéo de Joseph Kessel

Bande annonce de L'armée des ombres. Film franco-italien de Jean-Pierre Melville sorti sur les écrans en 1969, adapté du roman du même nom de Joseph Kessel, avec Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse et Jean-Pierre Cassel.








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