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Maintenant, je comprends que l'une des grandes raisons d'aller au collège et de s'instruire, c'est d'apprendre que les choses auxquelles on a cru toute sa vie ne sont pas vraies, et que rien n'est ce qu'il paraît être.
Et les dix otres fois que nous avons recomancé Algernon a gagné a chaque cou pasque je trouvez pas le bones rais pour allé jusqu'a l'ARRIVEE. Ca m'a pas vecsé pasque j'ai regardé Algernon et j'ai apri a allé jusqu'au bou du birinte mème si ca me prant lontan.
Je savez pas que les souris été aussi un télijente.
20 mai. […] Mon intelligence a causé un fossé entre moi et tous ceux que je connaissais et que j'aimais, et j'ai été chassé de la boulangerie. Je suis maintenant plus seul que jamais auparavant. Je me demande ce qui se passerait si on remettait Algernon dans la grande cage avec quelques unes des autres souris. Est-ce qu'elles la traiteraient en ennemi ?
Quelques citations d'Algernon :
« Quand j'étais arriéré, j'avais des tas d’amis. Maintenant, je n'en ai pas un. »
« Plus tu seras intelligent, plus tu auras de problèmes, Charlie. »
« Je suis un être humain, une personne, avec des parents et des souvenirs et une existence - et je l'étais avant que vous me poussiez sur un chariot dans la salle d'opération ! »
« L'intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l'écroulement mental et moral, à la névrose, et peut-être même à la psychose. »
« Et je dis que l'esprit qui n'a d'autre fin qu'un intérêt et une absorption égoïstes en lui-même, à l'exclusion de toute relation humaine, ne peut aboutir qu'à la violence et à la douleur. »
« Tu ne sais pas ce que c'est d'avoir quelque chose qui se passe en toi, que tu ne peux ni voir ni contrôler, et de sentir que tout te file entre les doigts. »
p 66
Pourquoi n'ai-je jamais remarqué qu'Alice Kinnian était si jolie? Elle a des yeux marron très doux et des cheveux bruns qui retombent en boucles légères sur ses épaules. Quand elle sourit, ses lèvres pulpeuses semblent faire la moue.
Mais avec la liberté naissait un chagrin. Je désirais l'aimer [et] fonder un foyer.
Maintenant c'est impossible. Je suis aussi loin d'Alice avec mon Q.I. de 185, que je l'étais quand j'avais un Q.I. de 70. Et cette fois-ci, nous le savons tous les deux.
21 novembre. […] Je sais pas pourquoi je suis bête à nouveau ni ce que j'ai pu la faire. Peut-être que j'ai pas fait tout ce qu'il falait ou simplement que quelqu'un m'a jeté un mauvais sort. Mais si je mi mets et que je m'exerce beaucou j'arriverais peut-être a être un peu plus un téligent et que je saurai ce quee veulent dire tous les mots. Je me rapèle un peu du plaisir que j'ai eu de lire le livre bleu avec la couverture déchiré. Et quand je ferme les yeux je pense a celui qui a déchiré le livre et il me ressemble seulemant il a l'air diférent et il parle autre ment. Je pense pas que c'est moi parce qu'on dirait que je le vois par la fenêtre.
« L’intelligence est l’un des plus grands dons humains. Mais trop souvent, la recherche du savoir chasse la recherche de l’amour. C’est encore une chose que j’ai découverte pour moi-même récemment. Je vous l’offre sous forme d’hypothèse : l’intelligence sans la capacité de donner et de recevoir une affection mène à l’écroulement mental et moral, à la névrose et peut-être même à la psychose. Et je dis que l’esprit humain qui n’a d’autre fin qu’un intérêt et une absorption égoïste en lui-même, à l’exclusion de toute relation humaine, ne peut qu’aboutir à la violence et à la douleur »
« Je crois que j’ai changé durant ces semaines loin du labo, dis-je. D’abord je n’arrivais pas à voir comment faire, mais cette nuit, en errant à travers la ville, cela m’est venu à l’esprit. La bêtise c’était d’essayer de résoudre le problème tout seul. Mais plus je m’emmêle dans la masse de mes rêves et de mes souvenirs, plus je m’aperçois que les problèmes émotionnels ne peuvent être résolus comme les problèmes intellectuels. […] Sans que je sache pourquoi, je m’étais détaché émotionnellement de tout, des êtres et des choses. Et ce que je cherchais réellement, la nuit, dans les rues sombres –le dernier endroit où j’aurais jamais pu le trouver -, c’était un moyen de me rapprocher de nouveau des gens, émotionnellement, de faire partie de la foule, tout en gardant mon indépendance intellectuelle. »
3 octobre. C'est le déclin. J'ai des envies de suicide pour en finir avec tout maintenant que j'ai encore le contrôle de moi-même et conscience du monde qui m'entoure. Mais alors, je pense à Charlie qui attend à la fenêtre. Je n'ai pas le droit de lui enlever sa vie, je ne l'ai qu'empruntée pour un moment et maintenant, je dois la lui rendre.
10 avril. Je me sens mal à l'aise. Pas malade à aller cherche un médecin, mais je me sens mal en dedans, comme si j'avais reçu et que j'ai en même temps le coeur serré.
3 mars. Le Dr Stauss dit que je devrez écrire tout ce que je panse et que je me rapèle et tout ce qui marive à partir de mintenan. Je sais pas pourqioi mais il dit que ces un portan pour qu'ils voie si ils peuve mutilisé. J'espaire qu'ils mutiliserons pas que Miss Kinnian dit qu'ils peuve me rendre un télijan.2- 27 mars. Maintenant que je commence à avoir des rêves et à me rappeler le Pr Nemur a dit qu'il fallait que j'aille à des séances de psicotérapie avec le Dr Strauss. Il dit que ces séances de psicotérapie c'est comme quand on a de la peine et qu'on en parle pour se soulager.
Mais si l’on avait quelque bon sens, on se rappellerait que la vue peut être troublée de deux manières et pour deux causes : quand on passe de la lumière à l’obscurité, ou bien le contraire, de l’obscurité à la lumière. Si l’on réfléchissait que cela se produit de même pour l’âme, toutes les fois que l’on verrait l’une d’elles dans le trouble, incapable de distinguer quelque objet, on ne se mettrait pas sottement à rire ; on se demanderait plutôt si, faute d’accoutumance, elle ne se trouve pas aveuglée en arrivant d’un séjour plus lumineux, ou au contraire, si sortant d’une ignorance opaque vers la lumière de la connaissance, elle ne se trouve pas éblouie par des rayons trop éclatants pour elle. Dans le premier cas, on lui ferait des compliments pour sa façon de vivre et de sentir ; dans le second, on la plaindrait, et si l’on s’avisait de rire, ce serait avec plus d’indulgence qu’à l’égard de l’âme qui descendrait du séjour de la lumière.
Platon, La République.