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ISBN : B00AN8XWO0
Éditeur : Julliard (2012)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 112 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

À quoi rêvent les loups raconte un itinéraire insensé, et pourtant presque banal, aujourd'hui, en Algérie. Nous sommes à la fin des années 80. Nafa Walid est un jeune Algérois d'origine très modeste qui rêve d'une très improbable carrière d'acteur international.... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Aaliz, le 30 septembre 2012

    Aaliz
    J'ai entendu et lu tellement de choses sur Yasmina Khadra ( et pas toujours des compliments) que j'ai longtemps hésité à le lire. Et puis je me suis enfin décidée avec ce titre A quoi rêvent les loups que j'ai choisi notamment à cause de son sujet. L'action se passe en Algérie pendant la sinistre décennie noire. On suit Nafa, un jeune homme de pauvre condition qui rêve de devenir acteur, dans sa marche progressive vers le terrorisme.
    J'ai bien aimé ce roman. Mes premières craintes concernaient surtout le style de l'auteur. J'ai lu pas mal de critiques qui reprochaient à Khadra son style ampoulé tombant dans l'exagération avec usage de qualificatifs non appropriés ( aux dires des lecteurs), bref d'après eux, Khadra en fait trop, cherche à impressionner le lecteur par l'utilisation d'un vocabulaire peu commun.
    Et bien moi, je n'ai rien eu à reprocher à ce style. Je n'ai pas trouvé que c'était exagéré et je n'ai remarqué aucune formulation biscornue ou quoi que ce soit du genre.
    Au contraire, j'ai trouvé son style très imagé et j'ai en particulier beaucoup apprécié un passage où il décrit une Alger gangrenée par les mouvements islamistes. Ce passage est magnifiquement bien écrit, il y a de la force, du panache, de la violence même, la forme reflète parfaitement bien le fond.
    Quand au sujet, je l'ai trouvé vraiment bien traité. Yasmina Khadra décortique tout le mécanisme qui a mené Nafa vers le terrorisme. Il nous décrit les conditions qui ont formé le terreau nécessaire à la naissance et l'expansion des mouvements islamistes ainsi que les procédés utilisés pour rallier la population. Il montre comment étaient organisés ces mouvements et illustre leur mode de fonctionnement, de gestion nous fournissant des détails sur l'organisation, l'intendance de ces groupes.
    J'ai compris beaucoup de choses grâce à ce roman et notamment comment les islamistes ont pu prendre ainsi le contrôle d'un pays et aussi comment ils l'ont perdu.
    J'ai été surprise par les multiples visages que se donnaient ces extrémistes. D'abord solidaires au point de ne jamais laisser tomber l'un des leurs, les luttes pour la tête du mouvement, l'arrivisme et la soif de gloire de certains dévoilent le mécanisme de règne par la terreur qui se cache derrière la façade dorée. Les discours semblent alléchants mais les actes sont répugnants et inhumains.
    La seule chose que je déplore c'est que le roman soit trop court. Je n'arrive pas à me familiariser avec les personnages quand un roman fait moins de 400 pages. L'avantage c'est qu'on entre dans le vif du sujet assez rapidement et que l'auteur va droit au but mais j'aurais aimé encore plus de détails, plus de romanesque surtout et plus de sensations.
    Finalement, je suis plutôt contente de cette première rencontre avec Yasmina Khadra qui m'aura fait oublier tous les avis négatifs que j'avais lus sur son compte jusqu'à présent.


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-a-quoi-revent-les-loups-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 09 juillet 2011

    Malaura
    Nafa Walid, avec sa belle gueule et ses grands yeux, rêve de gloire.
    Il croit en sa bonne étoile, c'est sûr il sera acteur !
    En attendant, il devient chauffeur pour une riche famille d'Alger.
    Mais les horreurs qu'il voit dans ce milieu de privilégiés le laissent au bord du désespoir.
    C'est à la mosquée, puis enrôlé par le FIS que Nafa trouve un nouveau sens à sa vie. Mais bientôt la guerre civile éclate.
    Au côté des fanatiques islamistes Nafa franchit le seuil de non-retour, celui de la violence, du crime et de la barbarie.
    C'est avec un réalisme sanglant que Yasmina Khadra témoigne des événements qui ont marqués l'Algérie au début des années 1990 et décortique les méthodes d'enrôlement des jeunes désoeuvrés qui aspirent à donner un sens à leur vie.
    Un roman coup de poing, noir et puissant, dénonçant la violence et la barbarie d'hommes assoiffés de haine.
    Expéditions punitives, massacres, attentats, l'auteur n'épargne rien dans ce réquisitoire féroce sur la folie des hommes.
    Captivant et...troublant.
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    • Livres 3.00/5
    Par Gwordia, le 09 juin 2012

    Gwordia
    Après les hirondelles de kaboul et L’équation africaine, je me suis lancée un peu trop confiante dans un nouvel ouvrage de Khadra. Certes, comme a son habitude, il dépeint comme personne le réalisme ordinaire et terrifiant. Je ne saurais dire si je trouve sa performance moins réussie ou si tout simplement je me suis lassée de cet exercice répétitif qui ne fait que migrer géographiquement. Quoi qu'il en soit, ce texte m'a laissée plus indifférente que les deux premiers.
    L'on suit ici l'évolution tragique d'un jeune algérien pauvre qui se laisse embrigader dans l'horreur du radicalisme et du terrorisme. Peut-être que c'est la perfection du récit, le réalisme extrême de la narration, trop ressemblante au journal de 20 h, qui n'a pas su remporter mon adhésion. Je crois que je suis plus portée à la légèreté en ce moment, d'où un manque d'enthousiasme. le texte n'en est pas moins bon.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/06/09/a-quoi-revent-les-l..
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    • Livres 4.00/5
    Par hanta, le 23 août 2012

    hanta
    Après deux déceptions, j'ai préféré me tourner vers des auteurs qui m'ont rarement déçu. C'est pourquoi, je n'ai pas hésité à prendre cet ouvrage lorsque je l'ai aperçu à la bibliothèque.
    Nous avons ici une histoire très réaliste et qui pourrait se passer non seulement en Algérie mais dans d'autres pays d'Afrique ou du Moyen-Orient. C'est la descente aux enfers d'un homme, confronté à la misère, aux inégalités de richesse frappantes dans un même pays et qui se tournera vers des valeurs religieuses capables d'apaiser sa colère et sa culpabilité.
    On découvre beaucoup de choses dans cet ouvrage très court : les méthodes de recrutement du Front islamique du salut (FIS), la guérilla féroce qui sévissait dans la campagne algérienne, le fanatisme musulman mais aussi le comportement méprisant des riches Algériens, les conditions de vie des femmes qui sont soient fanatiques ou avides de liberté et d'émancipation, le quotidien des pauvres qui subissent brimades, arnaques en tout genre.
    Il y a beaucoup de scènes violentes dans cet ouvrage et il a souvent fallu que je pose un moment le livre avant de continuer la lecture.
    Les sentiments qu'on peut avoir pour le personnage principal sont assez ambigus : d'un côté, il est attachant et on le plaint pour toute cette tragédie involontaire qui lui est tombé sur la tête et d'un autre on le blâme pour son enrôlement progressif dans la haine et la violence. Son attitude reflète l'impuissance et l'aveuglement de l'Etat face à la pauvreté de ses concitoyens qui seront happés par les tentacules de l'Islam radical.
    Je n'ai pas mis le 5ème cœur car souvent l'auteur changeait de point de vue et ça me déroutait un peu. Puis, l'idée de commencer par la fin pour faire un retour en arrière m'a un peu peiné car on devinait déjà implicitement une partie de l'histoire. Quoiqu'il en soit, c'est un chef-d'œuvre à lire pour se poser des questions sur les inégalités sociales et le fondamentalisme religieux qui mène à une violence aveugle.

    Lien : http://leslecturesdehanta.eklablog.com/a-quoi-revent-les-loups-a8362..
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    • Livres 5.00/5
    Par pyrostha, le 15 mars 2011

    pyrostha
    Début du roman:des hommes sont enfermés dans un appartement cerné par la police.Tout le monde est mort sauf Abou Tourab et un autre dont on saura plus tard qu'il est le personnage principal.Fin dramatique.
    Retour en arrière...
    J'ai été lente cette fois parce que j'ai été très attentive à tout ce qu'a voulu montrer (démontrer?) Yasmina Kadra
    Tout d'abord une Alger en plein chaos.Pauvre pour ne pas dire miséreuse.
    Et puis son peuple avec ,entre autre, Nafa Walid,jeune Algérois rêvant d'une carrière cinématographique.Physique avantageux et au caractère insolent (j'ai eu envie de lui flanquer des claques !!)
    Comme la gloire ne lui arrive pas si facilement que ça il se retrouve chauffeur chez l'une des plus grandes fortunes d'Alger.
    Et c'est confronté à ces fortunes,ces familles au delà des lois que Nafa progressivement va évoluer.Un drame( une jeune fille morte d'une overdose) et la bascule démarre.Soit il prend sur lui cette mort et fait en sorte de faire disparaitre le corps soit il sera dénoncé comme en étant le responsable ...Il ne peut se résoudre à faire disparaitre le corps et c'est le chauffuer du fils de famille qui s'en charge (moment un peu délicat dans sa description).Et qui viendra lui donner une "famille" ,un sentiment de réaliser quelque chose puis plus tard le goût du pouvoir? le FIS tout nouvellement créé.
    Description de ce mouvement qui agit d'abord insidieusement puis qui intensifie ses manifestations.Réactions brutales et maladroites d'un gouvernement dépassé qui donnent une sorte de légitimité au mouvement extrêmiste et lui rallie une partie du peuple soit par ras le bol de cette vie soit par conviction ou bien encore par crainte des "barbus" qui n'hésitent pas à régner à coups d'exécutions.
    Nous assistons à la lente descente aux Enfers de ce jeune homme pas vraiment violent (il lui faudra 3 meurtres pour ne plus y être sensible..) ,au rêve éteint dans une Alger destructurée,aux bidonvilles ,au pouvoir débordé et pas attentive aux grondements du peuple.
    Ses femmes tentées les unes par la modernité et les idées de liberté ,d'émancipation ,au prix pour certaines de leur vie ,les autres par le fanatisme.
    La place ,voire l'utilité de la culture,la musique,la poésie ,le cinéma dans cette société en perdition.
    Ce qui est intéressant c'est de voir par les yeux d'un individu comment il est simple et presque évident d'être attiré et piégé par les mouvements extremistes.C'est implacable et terrifiant car présenté ainsi qui peut dire si placé dans les mêmes conditions il ne cèderait pas à la violence et à l'aveuglement?



    Lien : http://lemelimelodepyrostha.over-blog.com/article-a-quoi-revent-les-..
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Citations et extraits

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  • Par lady_lattin, le 05 avril 2013

    « tournez moi le dos, mais ne parlez surtout pas deriere mon dos », si je suis bonne, sa ne vt po dire que je suis conne !ne me juge pas, ne crtique pas sur moi, tu vx me dire un truck, viens m’affranter, je serrais claire et nette avec toi, ne m’en vt po pour ce que je suis »je suis comme je suis et je suis faites comme sa », ceque je suis ailleurs n’a aucune ressamblance ceque j’ai a l’interieur,, moi aussi je suis la fille jalouse de voir la personne que j’aime trainer avc une autre, c’est plus fort que moi, wéllah ne m’en v po meuf, «mais »cequi m’appartient, reste a moi », tu m’insulte avec tes mots, je te nique avc mon sourire, si je t’aime pas sa sighinifis que t’a du louche envers moi, je suis la vedette des jaloux(se), ils ne rattent rien de moi, mais mes cheris€ » si je dois bercer, les jaloux ne m’enpeecherons pas d’exercer » !, je ne vends po du bonheur, mais je te le donne gratuitement si tu reste bien sage, chez nous c’est pas le paradis de barbie et d’hello kity, si t’es riche , t’es malade, et si t’es pauvre, t’es en bonne santée »tu veux la loie, tient toi bien droit », on est reglos, si tu m’aime , je t’aime, et si tu m’aime pas j’temmerde !
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  • Par Gwordia, le 09 juin 2012

    De conciliabule en prêche, de mosquée en librairie spécialisée, le Rouget découvrait l'inanité de l’ostension, l'opprobre des frasques, la futilité d'un monde éphémère dans les façades pavoisées occultaient mal la décomposition intérieure. Il renonça donc au superficiel pour se consacrer aux choses essentielles.

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  • Par lady_lattin, le 05 avril 2013

    Y’a des personnes d’on on a connus au hasard , mais on s’est accroché a eux comme celui qui s’accroche a la vie, ils ont pris un espace immensse dans nos cœurs, il etaient pour nous la lune qui eclairait notre route en plein sombre de nuit, il etaient la boussole qui nous conduisait dans le bon chemin, il etaient pour nous le bon consseilleur, le bon (e) amis(e), on avait la joie de les accompagner on ne esperer jamais se separrer d’eux, on passait des moments de reve avc eux, on s’eclatait de rire, on courrait après les étoiles, on vendait du bonheur ces jours la, on avait l’honeur de les accompagner, on voulait juste les revoires, et leurs parler de nos peines, et de nos pleures, on aimerrais remanter le temps profiter de plus en plus de leur compagnie,on revait de ce bon vieux temps lorsque on était vraiment hereux avc ces personnes ….. ♥ ! ^_-
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  • Par Sachenka, le 07 août 2011

    Quand le rêve met les voiles
    Quand l'espoir fout le camp
    Quand le ciel perd ses étoiles
    Quand tout devient insignifiant

    Commence pour toi et moi
    Mon frère
    La descente aux enfers
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  • Par Gwordia, le 09 juin 2012

    Alger était malade.

    Pataugeant dans ses crottes purulentes, elle dégueulait, déféquait sans arrêt. Ses foules dysentériques déferlaient des bas-quartiers dans des éruptions tumultueuses. La vermine émergeait des caniveaux, effervescente et corrosiven pullulait dans les rues qu'étuvait un sommeil de plomb.

    Alger s'agrippait à ses collines, la robe retroussée par-dessus son vagin éclaté, beuglait les diatribes diffusées par les minarets, rotait, grognait, barbouillée de partout, pantelante, les yeux chavirés, la gueule baveuse tandis que le peuple retenait son souffle devant le monstre incestueux qu'elle était en train de mettre au monde.

    Alger accouchait. Dans la douleur et la nausée. Dans l'horreur, naturellement. Son pouls martelait les slogans des intégristes qui paradaient sur les boulevards d'un pas conquérant.

    Il est des instants où les gourous supplantent les démons. La canicule s'inspire alors des flammes de l'enfer pour dissoudre les esprits. Et les hommes, à leur insu, s'identifient au carnaval des damnés.

    Alger brûlait de l'orgasme des illuminés qui l'avaient violée. Enceinte de leur haine, elle se donnait en spectacle à l'endroit où on l'avait saillie, au milieu de sa baie à jamais maudite ; elle mettait bas sans retenue certes, mais avec la rage d'une mère qui réalise trop tard que le père de son enfant est son propre rejeton.
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Bande annonce du film L'ATTENTAT, d'après le roman de Yasmina Khadra
Un film de Ziad Doueiri, d'après l'œuvre éponyme de Yasmina Khadra, paru aux Éditions Julliard. Au cinéma le 29 mai 2013. Dans un restaurant de Tel-Aviv, une...








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