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ISBN : 2266132822
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 211 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À quoi rêvent les loups raconte un itinéraire insensé, et pourtant presque banal, aujourd'hui, en Algérie.

Nous sommes à la fin des années 80. Nafa Walid est un jeune Algérois d'origine très modeste qui rêve d'une très improbable carrière d'acteur intern... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 10 janvier 2015

    araucaria
    Yasmina Khadra est un auteur que j'apprécie beaucoup, avec cette nouvelle lecture je ne suis pas déçue. Ce roman est très dur, très brutal et les mots résonnent étrangement en ce lendemain d'attentat perpétré à Charlie Hebdo, suivi de traques et de prises d'otages. Ces événements ressemblent à ceux qui ont ensanglanté l'Algérie dans les années 1990, les intégristes fous de Dieu avides de sang et de vengeance sont toujours là perdus dans leur obscurantisme, la zone d'action s'est simplement déplacée. Un très bon roman à lire dans l'urgence, mais sans faire d'amalgame entre les musulmans et les intégristes.
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  • Par PiertyM, le 01 juillet 2014

    PiertyM
    Résonnant comme un coup de sabre, avec des mots tranchants, des phrases lourdes et poignantes, A quoi rêvent les loups? est une histoire bouleversante d'une Algérie sanglante où la jeunesse est prise au piège de la violence...
    Nafa Walid, un artiste, voit son rêve de devenir un grand acteur de cinéma se noyer dans les méandres de la vie. de la nécessité de survie, il accepte de devenir chauffeur dans une grande famille algérienne les Raja, témoin du maquillage du crime d'une adolescente par junior, le plus jeune des Raja, écoeuré par la violence avec laquelle Hamid, le garde-corps de Junior bousille la tête de la jeune victime, il démissionne...
    En fuyant la violence de la famille Raja, Naja se retrouve coincé par la violence collective, celle qui est enrobée d'un espoir adulé, celle qui ne vise qu'à transformer malicieusement la jeunesse désoeuvrée en une machine à destruction massive...
    Comme sur un écran, on reste longtemps bouleverser par l'atmosphère du livre avant de pouvoir juger si on a aimé ou pas le livre, le style de l'auteur...enfin c'est un livre pas agréable à lire mais bon à lire!
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    • Livres 4.00/5
    Par Aaliz, le 30 septembre 2012

    Aaliz
    J'ai entendu et lu tellement de choses sur Yasmina Khadra ( et pas toujours des compliments) que j'ai longtemps hésité à le lire. Et puis je me suis enfin décidée avec ce titre A quoi rêvent les loups que j'ai choisi notamment à cause de son sujet. L'action se passe en Algérie pendant la sinistre décennie noire. On suit Nafa, un jeune homme de pauvre condition qui rêve de devenir acteur, dans sa marche progressive vers le terrorisme.
    J'ai bien aimé ce roman. Mes premières craintes concernaient surtout le style de l'auteur. J'ai lu pas mal de critiques qui reprochaient à Khadra son style ampoulé tombant dans l'exagération avec usage de qualificatifs non appropriés ( aux dires des lecteurs), bref d'après eux, Khadra en fait trop, cherche à impressionner le lecteur par l'utilisation d'un vocabulaire peu commun.
    Et bien moi, je n'ai rien eu à reprocher à ce style. Je n'ai pas trouvé que c'était exagéré et je n'ai remarqué aucune formulation biscornue ou quoi que ce soit du genre.
    Au contraire, j'ai trouvé son style très imagé et j'ai en particulier beaucoup apprécié un passage où il décrit une Alger gangrenée par les mouvements islamistes. Ce passage est magnifiquement bien écrit, il y a de la force, du panache, de la violence même, la forme reflète parfaitement bien le fond.
    Quand au sujet, je l'ai trouvé vraiment bien traité. Yasmina Khadra décortique tout le mécanisme qui a mené Nafa vers le terrorisme. Il nous décrit les conditions qui ont formé le terreau nécessaire à la naissance et l'expansion des mouvements islamistes ainsi que les procédés utilisés pour rallier la population. Il montre comment étaient organisés ces mouvements et illustre leur mode de fonctionnement, de gestion nous fournissant des détails sur l'organisation, l'intendance de ces groupes.
    J'ai compris beaucoup de choses grâce à ce roman et notamment comment les islamistes ont pu prendre ainsi le contrôle d'un pays et aussi comment ils l'ont perdu.
    J'ai été surprise par les multiples visages que se donnaient ces extrémistes. D'abord solidaires au point de ne jamais laisser tomber l'un des leurs, les luttes pour la tête du mouvement, l'arrivisme et la soif de gloire de certains dévoilent le mécanisme de règne par la terreur qui se cache derrière la façade dorée. Les discours semblent alléchants mais les actes sont répugnants et inhumains.
    La seule chose que je déplore c'est que le roman soit trop court. Je n'arrive pas à me familiariser avec les personnages quand un roman fait moins de 400 pages. L'avantage c'est qu'on entre dans le vif du sujet assez rapidement et que l'auteur va droit au but mais j'aurais aimé encore plus de détails, plus de romanesque surtout et plus de sensations.
    Finalement, je suis plutôt contente de cette première rencontre avec Yasmina Khadra qui m'aura fait oublier tous les avis négatifs que j'avais lus sur son compte jusqu'à présent.


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-a-quoi-revent-les-loups-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 09 juillet 2011

    Malaura
    Nafa Walid, avec sa belle gueule et ses grands yeux, rêve de gloire.
    Il croit en sa bonne étoile, c'est sûr il sera acteur !
    En attendant, il devient chauffeur pour une riche famille d'Alger.
    Mais les horreurs qu'il voit dans ce milieu de privilégiés le laissent au bord du désespoir.
    C'est à la mosquée, puis enrôlé par le FIS que Nafa trouve un nouveau sens à sa vie. Mais bientôt la guerre civile éclate.
    Au côté des fanatiques islamistes Nafa franchit le seuil de non-retour, celui de la violence, du crime et de la barbarie.
    C'est avec un réalisme sanglant que Yasmina Khadra témoigne des événements qui ont marqués l'Algérie au début des années 1990 et décortique les méthodes d'enrôlement des jeunes désoeuvrés qui aspirent à donner un sens à leur vie.
    Un roman coup de poing, noir et puissant, dénonçant la violence et la barbarie d'hommes assoiffés de haine.
    Expéditions punitives, massacres, attentats, l'auteur n'épargne rien dans ce réquisitoire féroce sur la folie des hommes.
    Captivant et...troublant.
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    • Livres 3.00/5
    Par Gwordia, le 09 juin 2012

    Gwordia
    Après Les hirondelles de Kaboul et L'équation africaine, je me suis lancée un peu trop confiante dans un nouvel ouvrage de Khadra. Certes, comme a son habitude, il dépeint comme personne le réalisme ordinaire et terrifiant. Je ne saurais dire si je trouve sa performance moins réussie ou si tout simplement je me suis lassée de cet exercice répétitif qui ne fait que migrer géographiquement. Quoi qu'il en soit, ce texte m'a laissée plus indifférente que les deux premiers.
    L'on suit ici l'évolution tragique d'un jeune algérien pauvre qui se laisse embrigader dans l'horreur du radicalisme et du terrorisme. Peut-être que c'est la perfection du récit, le réalisme extrême de la narration, trop ressemblante au journal de 20 h, qui n'a pas su remporter mon adhésion. Je crois que je suis plus portée à la légèreté en ce moment, d'où un manque d'enthousiasme. le texte n'en est pas moins bon.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/06/09/a-quoi-revent-les-l..
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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 07 janvier 2015

    Nafa roula jusqu'au bout de la rue. Entre deux voitures en stationnement, un homme gisait sur le trottoir, face contre le sol, la tête éclatée.
    - Ne regarde pas, cria l'épouse d'Omar à son enfant.
    - Laisse-le regarder, dit le père. Il faut qu'il apprenne comment ça marche, dans son bled. Tu vois, Moussa? Voilà ce qui arrive aux ennemis de Dieu.
    L'enfant contempla le corps étalé.
    - Le monsieur saigne, papa...
    - Même les grandes personnes se font mal en glissant, tenta désespérément la mère. Quand je te dis qu'il faut faire attention en courant dans la rue, c'est pour que...
    - Qu'est-ce que tu es en train de lui raconter femme? Ce fumier n'a pas glissé. Regarde bien, fiston. On lui a tiré dessus. C'est un mécréant, un renégat, et les moudjahidin l'ont châtié. Ils l'ont crevé, tu comprends? Ils l'ont tué...
    Nafa accéléra pour épargner le garçon, et pour échapper aux cris d'Omar qui jubila et s'agita sur son siège tout au long du trajet.
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  • Par lady_lattin, le 05 avril 2013

    « tournez moi le dos, mais ne parlez surtout pas deriere mon dos », si je suis bonne, sa ne vt po dire que je suis conne !ne me juge pas, ne crtique pas sur moi, tu vx me dire un truck, viens m’affranter, je serrais claire et nette avec toi, ne m’en vt po pour ce que je suis »je suis comme je suis et je suis faites comme sa », ceque je suis ailleurs n’a aucune ressamblance ceque j’ai a l’interieur,, moi aussi je suis la fille jalouse de voir la personne que j’aime trainer avc une autre, c’est plus fort que moi, wéllah ne m’en v po meuf, «mais »cequi m’appartient, reste a moi », tu m’insulte avec tes mots, je te nique avc mon sourire, si je t’aime pas sa sighinifis que t’a du louche envers moi, je suis la vedette des jaloux(se), ils ne rattent rien de moi, mais mes cheris€ » si je dois bercer, les jaloux ne m’enpeecherons pas d’exercer » !, je ne vends po du bonheur, mais je te le donne gratuitement si tu reste bien sage, chez nous c’est pas le paradis de barbie et d’hello kity, si t’es riche , t’es malade, et si t’es pauvre, t’es en bonne santée »tu veux la loie, tient toi bien droit », on est reglos, si tu m’aime , je t’aime, et si tu m’aime pas j’temmerde !
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  • Par araucaria, le 09 janvier 2015

    Quelquefois, pour assujettir davantage les alliés et faire rentrer dans les rangs les "insoumis", on massacrait une famille par-ci, on brûlait des fermes par-là, au hasard des tournées. Lorsqu'un douar n'avait rien à se reprocher, on lui sortait immanquablement un notable indésirable ou une attitude répréhensible pour le châtier. Les téléviseurs et la radio étaient interdits, leurs propriétaires fouettés. On traquait les conjurateurs, les imams indociles, les figures emblématiques de naguère, les femmes indélicates et les parents de taghout. Ceux-là étaient égorgés, décapités, brûlés vifs ou écartelés, et leurs corps exposés sur la place.
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  • Par araucaria, le 06 janvier 2015

    - Méfie-toi de ceux qui viennent te parler de choses plus importantes que ta vie. Ces gens-là te mentent. Ils veulent se servir de toi. Ils te parlent de grands idéaux, de sacrifices suprêmes, et ils te promettent la gloire éternelle pour quelques gouttes de ton sang. Ne les écoute pas. Rappelle-toi toujours ceci : il n'y a rien, absolument rien au-dessus de ta vie. Elle est la seule chose qui doit compter pour toi car elle est le seul bien qui t'appartient vraiment.
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  • Par araucaria, le 02 janvier 2015

    Pourquoi l'archange Gabriel n'a-t-il pas retenu mon bras lorsque je m'apprêtais à trancher la gorge de ce bébé brûlant de fièvre? Pourtant de toutes mes forces, j'ai cru que jamais ma lame n'oserait effleurer ce cou frêle, à peine plus gros qu'un poignet de mioche. La pluie menaçait d'engloutir le terre entière, ce soir-là. Le ciel fulminait. Longtemps, j'ai attendu que le tonnerre détourne ma main, qu'un éclair me délivre des ténèbres qui me retenaient captif de leurs perditions, moi qui étais persuadé être venu au monde pour plaire et séduire, qui rêvais de conquérir les coeurs par la seule grâce de mon talent.
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