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ISBN : 2260017584
Éditeur : Julliard (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.05/5 (sur 769 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans l'Algérie coloniale, le jeune Younes est confié à son oncle, pharmacien, afin d'échapper à la misère que connaît sa famille. Il grandit au milieu de jeunes Blancs, oubliant presque ses origines arabes. Ses amis européens et lui forment une bande d'inséparables. Mai... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ptitgateau, le 09 septembre 2012

    Ptitgateau
    Coup de cœur ! ce livre va me suivre sur mon île déserte ! Il est possible que d'autres lecteurs ne partagent pas ce sentiment mais cette œuvre, sous forme de livre audio m'a parlé et continue à résonner dans mon esprit.
    Ce que le Jour doit à la Nuit, c'est d'abord un récit poétique, une écriture merveilleusement musicale ! C'est ensuite un récit d'un style particulier : Jonas, le narrateur se raconte en livrant les moindres recoins de son existence à Oran, puis à Rio Salado. Personnage transparent qui se pose en témoin des événements heureux, tragiques, violents qui sculptent son être.
    Ce que le Jour doit à la Nuit, c'est le roman des amoureux de l'Algérie que dis-je des amoureux, des nostalgiques de ce pays perdu pour eux, pays où les confessions se côtoyaient pacifiquement, se respectaient et partageaient leurs richesses, c'est le cri de l'Algérie déchirée par la guerre, c'est l'histoire d'un amour magnifique parce que défendu.
    Je n'ai pas envie d'en écrire davantage, ce roman ne se livre pas, il reste dans un coin de l'âme, continue à s'y diffuser.
    J'espère rencontrer Yasmina Khadra, ce très grand écrivain un jour, pour lui dire merci.

    Lien : http://1001ptitgateau.blogspot.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 29 mai 2013

    carre
    « Ce que le Jour doit à la Nuit » c'est le roman sur l'amour d'un pays, amours tumultueuses, violentes, meurtrières, charnelles, sanguines, nostalgiques. Sur plusieurs décennies, on suit le destin de Younes (rebaptisé Jonas), il se rappelle son Algérie avant que la guerre, la tragédie ne s'abattent sur ces protagonistes. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire Khadra une nouvelle fois, on est en empathie avec ces personnages, sa manière de les rendre profondément humain et complexe est toujours une réussite. le mépris colonialisme qui engendre frustration, haine et colère est aussi le cœur du roman, (j'ai d'ailleurs pensé aussi au livre de Mathieu Belezi « C'était notre terre » qui parlait du même sujet et ces dégâts irréversibles), Khadra d'une écriture simple mais pas simpliste livre un roman lumineux que l'on referme avec beaucoup d'émotion. Et rien que pour ça, cela vaut bien quatre étoiles. A noter l'adaptation cinéma d'Alexandre Arcady bien loin de l'émotion suscitée par le livre.
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    • Livres 4.00/5
    Par darkmoon, le 06 novembre 2013

    darkmoon
    Ce que le Jour doit à la Nuit est un roman qui va droit à son but fixé .... au cœur. Yasmina Khadra emmène le lecteur dans l'Algérie d'autrefois sans mélanger romantisme avec excès d'historique politique, n'étant pas le but. Car c'est avant tout un roman sur l'amour, l'amitié, le fait de donner sa parole, l'honneur, l'amour de sa patrie. Un roman sur la complexité des relations entre les êtres humains de cultures différentes et où chacun est attaché à son lieu de naissance: l'Algérie.
    On a un développement concret et entier de l'intrigue, qui prend bien le temps de se mettre en place, de se dérouler et de se conclure. L'immense avantage de l'histoire est de s'ancrer dans des évènements précis tout en ne s'y attardant pas trop longtemps. Les évènements constituent simplement un contexte dans lequel est placé une romance, qui du coup passe beaucoup mieux elle aussi. On suit l'évolution des personnages au travers de ces longues années, le changement de comportement, leur amitié... Certes l'amour contrarié à perpétuité des deux protagonistes suscite plus l'agacement que l'émotion, mais permet de survoler une tranche de notre histoire qui laisse encore des plaies ouvertes.
    Ce roman est profondément humain, généreux. Et il nous ramène à la dignité d'être, et de ne rien oublier, du pire mais du meilleur aussi. Il parle des racines, de tout ce qui construit une vie, du courage d'être, sans mièvrerie, sans concession, sans facilité, et sans mensonge. Il est vrai. Il témoigne de la complexité d'être … entre deux rives. Et il se veut réconciliant, ce qui, par les temps qui courent, tient de la bouteille à la mer.
    La terre appartient-elle à ceux qui l'on vu naître? À ceux qui la défendent? À ceux qui croient en elle? Ne pourrait-elle simplement appartenir à ceux qui l'aiment?... Quelle qu'elle soit... J'aime la sagesse que prend l'œuvre de l'auteur, et le travail remarquable dont il fait preuve. " L'avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves."...
    Merci à Yasmina Khadra pour cette belle fresque humaine et historique.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 11 juillet 2013

    Ode
    « Un jour, sans doute, on pourrait rattraper une comète, mais qui vient à laisser filer la vraie chance de sa vie, toutes les gloires de la terre ne sauraient l'en consoler. » Ayant vu récemment le très beau film d'Alexandre Arcady, je n'ai eu de cesse de lire le roman original. C'est désormais chose faite et ce premier contact avec Yasmina Khadra a sonné pour moi comme une révélation.
    Dans l'Algérie rurale des années 30, la famille du jeune Younes a tout perdu avec l'incendie de ses récoltes. le père va tenter sa chance à Oran, mais le mauvais sort s'acharne... Confié à son oncle pharmacien, Younes devenu Jonas est sauvé de la misère ; il ne reverra plus jamais les siens.
    C'est à Río Salado, bourg fertile proche d'Oran, où son oncle et sa tante déménagent, que Jonas va grandir, nouer de solides amitiés, puis s'éveiller à l'amour sans se douter des conséquences de cet élan de jeunesse...
    L'écriture de Yasmina Khadra – de son vrai nom Mohammed Moulessehoul – est intense et poétique, pleine de sagesse et de bienveillance, à la gloire de l'amour et d'une terre : l'Algérie. Grâce à des personnages réalistes, dont certains, comme l'oncle de Younes, véritable humaniste, sont très attachants, l'auteur fait passer un message d'ouverture et de tolérance. Il rappelle aussi la place primordiale des femmes dans la société, à l'heure où l'islamisme cherche à les exclure. Choisir pour pseudonyme littéraire les prénoms de son épouse est un symbole fort qui montre son attachement à cette cause.
    Livré aux caprices du destin, Younes / Jonas est le spectateur de sa propre vie et de la guerre qui déchire l'Algérie. En amour comme en politique, il retarde le moment de l'engagement, s'embourbant dans une situation ambigüe qui le frustre et le fait souffrir. Dans cet homme presque étranger à lui-même, sous le soleil de plomb d'Oran la luxuriante, on pourra déceler un clin d'œil à Camus. Mais le parallèle s'arrête là, car sous cette apparente retenue, l'attirance de Younes pour Émilie a la force de la passion entre Solal et Ariane dans Belle du Seigneur. Sauf qu'ici le héros n'ose pas braver les interdits pour enlever sa belle, causant un gâchis à la démesure de leur amour.
    Sur fond d'histoire coloniale, "ce que le jour doit à la nuit" appréhende la complexité de l'être humain, le poids du passé et des origines dans la construction d'une personnalité, la part d'ombre et de lumière en chacun de nous. Une pépite à lire, et certainement à relire, tant on y trouve de vérités pour chaque âge de la vie.
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    • Livres 3.00/5
    Par zorazur, le 17 février 2012

    zorazur
    Yasmina Khadra a produit là un très beau livre sous la forme d'une lecture facile dans laquelle on se sent emporté sans peine. L'écriture est simple, les personnages se laissent aisément cerner, l'auteur campe un décor plein d'images, de couleurs, de souvenirs, si présent et si proche que l'on s'y voit évoluer.
    Et puis c'est toute l'histoire de l'Algérie sur plusieurs dizaines d'années qui défile sous nos yeux. L'histoire de l'Algérie, c'est-à-dire notre histoire. L'arrogance des colons, les communautés repliées, les villes foisonnantes, les campagnes miséreuses, les quartiers insalubres, déjà. Chacun des personnages symbolise un bout de cette histoire. le héros, pris entre deux mondes, l'oncle humaniste, le père à la vie saccagée par la misère, le fellaga qui n'est autre que l'ancien serviteur humilié et maltraité redressant enfin la tête, la belle jeune fille obstinément fidèle à un amour qui lui échappe.
    Il y a l'histoire de l'Algérie, et par la magie de la plume de Yasmina Khadra, on a l'impression de tout vivre à la place des héros tant les évènements deviennent limpides. Et il ya l'histoire de Younes, qui va d'une certaine façon passer à coté de sa vie pour un acte irréfléchi commis par aveuglement - mais qui ne l'aurait pas commis à sa place.
    Ce n'est pas le Yasmina Khadra de "L'attentat" et des "Hirondelles de Kaboul" que l'on retrouve ici. Autant le savoir pour qui a lu et apprécié ces romans. C'est une autre veine, un autre auteur à découvrir. Entre amertume et apaisement
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Citations et extraits

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  • Par dimakitab, le 24 juillet 2014

    Ne cherche pas le coupable là où tu ne trouves pas de sens à ta douleur.

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  • Par Seraphita, le 15 septembre 2009

    Qui sommes-nous au juste ? Ce que nous avons été ou bien ce que nous aurions aimé être ? Le tort que nous avons causé ou bien celui que nous avons subi ? Les rendez-vous que nous avons ratés ou les rencontres fortuites qui ont dévié le cours de notre destin ? Les coulisses qui nous ont préservés de la vanité ou bien les feux de la rampe qui nous ont servi de bûchers ? Nous sommes tout cela en même temps, toute la vie qui a été la nôtre, avec ses hauts et ses bas, ses prouesses et ses vicissitudes ; nous sommes aussi l'ensemble des fantômes qui nous hantent... nous sommes plusieurs personnages en un, si convaincants dans les différents rôles que nous avons assumés qu'il nous est impossible de savoir lequel nous avons été vraiment, lequel nous sommes devenus, lequel nous survivra.
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  • Par carmencita, le 19 avril 2009

    Si une femme t'aimait Younes, si une femme t'aimait profondément, et si tu avais la présence d'esprit de mesurer l'étendue de ce privilège, aucune divinité ne t'arriverait à la cheville..
    cours la rejoindre..Un jour , sans doute, on pourrait rattraper une comète, mais qui vient à laisser filer la "vraie" chance de sa vie, toutes les gloires de la terre ne sauraient l'en consoler
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  • Par Colette, le 09 octobre 2011

    Celui qui passe à côté de la plus belle histoire de sa vie n'aura que l'âge de ses regrets et tous les soupirs du monde ne sauraient bercer son âme...

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  • Par Colette, le 27 août 2011

    Nous ne sommes pas paresseux. Nous prenons seulement le temps de vivre. Ce qui n'est pas le cas des Occidentaux. Pour eux, le temps, c'est de l'argent. Pour nous, le temps, ça n'a pas de prix. Un verre de thé suffit à notre bonheur, alors qu'aucun bonheur ne leur suffit. Toute la différence est là, mon garçon.

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Rencontre avec Yasmina Khadra à la Fnac Saint-Lazare
A l'occasion de la sortie de son dernier roman Les anges meurent de nos blessures, Yasmina Khadra a rencontré son public à la Fnac Saint-Lazare. le livre : Il avait pour lui une candeur...








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