ISBN : 2266144553
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 2.91/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Entre les murs d’une grande propriété isolée, un homme et sa mère vivent dans l’attente du retour du fils aîné. Torturé par un amour qu’il dit avoir à jamais perdu et par le manque de sentiments que lui témoign... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 02 décembre 2011

    brigittelascombe
    Mais où se sont donc envolées Les hirondelles de Kaboul et Les Sirènes de Bagdad? Vilain jeu de mots, le sujet de ces best-sellers n'étant pas gai du tout, mais captivant.
    J'avoue avoir été désorientée par le thème différent des romans habituels de l'auteur et la folie sous-jacente qui perce dans ce court récit venant de paraître en poche.
    Traumatisé à cinq ans par la mort de son père qu'il a retrouvé dans des circonstances horribles (je passerai les détails!!), rejeté par sa mère ("riche" chatelaine de Douar Yatim au "sol ingrat", "exigeante","acariatre","arrogante",impénétrable" au profit de son frère ainé (le "héros"),amoureux transi manipulé cruellement par sa Cousine K (mi ange-mi démon), le narrateur relate la haine engendrée qui vont le mener à l'accident puis au meurtre.
    Une prose toujours superbe et imagée, celle d'un damné qui "regarde l'automne humilier" ses jardins, "l'hiver les déposséder", le printemps le "ridiculiser avec ses tours de passe-passe",l'été le "terrasser avec ses canicules", mais on comprendra que plongé dans une telle paranoïa vis à vis de la nature, le lecteur soit tenté de prendre la tangente avec cette cousine tout juste bonne à "désarticuler".
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    • Livres 2.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 09 novembre 2010

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Le narrateur (dont nous ne connaissons pas le nom) nous parle de sa vie, de l'indifférence de sa mère, de l'absence de son frère, de la mort de son père et bien sûr de Cousine K. Mais au fil de l'histoire, on se rend compte qu'il parle en fait très peu de ces personnages. Sa mère a une place très importante dans l'histoire et son frère aussi puisque c'est à « cause » de lui qu'il subit l'indifférence de sa mère et qu'il devient « fou ». Son frère, que pourtant il aime énormément. Mais au fond, ce ne sont que des bribes de souvenirs par ci par là, rien de vraiment profond, rien de vraiment intéressant. De temps en temps, il parle de Cousine K mais on sait très peu de choses sur elle. On sait très peu de choses sur tous les personnages en vérité. On comprend juste pourquoi il se lâche à un moment, pourquoi il devient étrange lui qui était si calme. Mais même ce passage n'a pas vraiment d'intérêt. Il survient tout d'un coup sans que rien ne l'annonce.
    Vraiment, je ne conseille pas ce livre mais j'ai tout de même envie de retenter cet auteur donc j'ai entendu de bonnes critiques sur d'autres livres.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par ADIBA, le 06 septembre 2011

    ADIBA
    des sentiments qu'on ne risque jamais de m'être au jour. C'est ce qui rend ce roman original. L'auteur ne parle pas de sentiments communs.
    Je ne savais pas qu'il y avait des sentiments 'tabous', le roman de Yasmina Khadra le montre. Je n'ai pas osé m'éterniser dans la lecture et lire entre les lignes de l'auteur, entre les pensées et les sentiments du jeune garçon. ses paroles m'ont mises mal à l'aise, les sentiments du jeune garçon m'ont dérouté !
    c'était trop cru à mon goût, trop triste, beaucoup trop intime même si le personnage est fictif j'aurai préféré qu'il ait gardé cet intimité que l'auteur ne devait pas rompre !
    Mais sinon, le roman est à lire...
    Ce n'est pas du tout le genre de livre qu'on dévore d'un seul coup (même avec ces quelques centaines de pages)
    Difficile à digérer !
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    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM, le 04 septembre 2011

    AmandineMM
    Après L'attentat et Les hirondelles de Kaboul, je découvre une autre facette stylistique de Yasmina Khadra : un récit à la première personne du singulier. le narrateur, dont on ignore le nom, est un jeune homme mal dans sa peau, marqué par la mort de son père et par le départ de son frère aîné qu'il vit comme une forme d'abandon, fragilisé par l'indifférence de sa mère dont il cherche à attirer l'attention et persécuté par sa cruelle Cousine K. Au fil des pages, il égrène les raisons et les symptômes de son mal-être, suscitant mon empathie de lectrice… Jusqu'à ce que, au détour d'un chapitre, la situation se retourne tout à fait et que la victime se révèle bourreau. Même choquée par ses actes, je ne peux m'empêcher d'éprouver de la compassion pour ce narrateur « à qui rien ne réussit » et qui voulait juste « donner » (voir extrait ci-dessous). L'auteur a su retracer admirablement le parcours de cet enfant mal-aimé avant d'en révéler les conséquences.
    Au niveau du style, j'ai retrouvé la maîtrise des images et de la métaphore de Khadra, mais moins mesurée et ciselée que dans les deux œuvres mentionnées ci-dessus. C'est légèrement décevant de ce point de vue, mais l'intrigue n'en reste pas moins très bien traitée.

    Lien : http://minoualu.blogspot.com/2011/09/cousine-k-yasmina-khadra.html
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    • Livres 1.00/5
    Par ides60, le 03 août 2011

    ides60
    Non ce ne peut être cet auteur flamboyant des "Sirènes de Bagdad" qui a commis ce livre. On dirait un thème imposé sur lequel il a fallu plancher malgré soi et que ça a été baclé.
    Certes l'histoire pourrait être exemplaire, hélas, sans implication de l'auteur, juste survolé en quelques centaine de pages, on reste sur le seuil du bouquin et on le déplore.
    Non, moi je sors déçue de ce récit et j'espère bien que tout ce qui me reste à lire de lui n'est pas de cette veine !
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Citations et extraits

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  • Par latrace, le 28 mai 2010

    Nul n’est comblé. Il y a toujours un besoin quelque part, un oubli, un mangue lancinant. On a beau se répéter que tout va bien, que tout est au mieux, ce n’est pas vrai. Que l’on habite dans un palais ou dans un gourbi, que l’on s’habille de soie ou de hardes, que l’on soit courtisé ou vomi, on a obligatoirement besoin de quelque chose, ou de quelqu’un. On implore un regard, un mot, un signe, et souvent nos prières les plus ferventes s’avèrent irrecevables. Pourquoi? Parce que c’est ainsi. Inutile de chercher la faille; la faille est en chacun de nous, elle est toutes ces questions que l’on se pose et qui ne nous avancent à rien…
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  • Par latrace, le 28 mai 2010

    Le temps passe et n’attend personne. Toutes les amarres du monde ne sauraient le retenir. Il n’a pas de port d’attache, le temps; ce n’est qu’un coup de vent qui passe et qui ne se retourne pas. J’égrène l’instant machinalement. Comme l’horloge. Affichant l’heure sans m’attarder dessus. Je ne vis pas vraiment; je ne fais qu’être là, quelque part; une ornière sur un chemin, un nom sur un registre communal.
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  • Par latrace, le 28 mai 2010

    Depuis que le monde est monde, le pardon n’a à aucun moment élevé celui qui l’accorde au rang de sage. On ne pardonne que par lâcheté ou par calcul.
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  • Par Rhl, le 06 août 2011

    ‎"L'aveugle n'est pas celui qui ne voit pas, mais celui qu'on ne voit pas. Il n'est pire cécité que de passer inaperçu."
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  • Par Rhl, le 06 août 2011

    ‎"Il est des êtres à qui rien ne réussit.
    Malhabiles, la main qu'ils tendent à leur prochain l'éborgne."
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






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