ISBN : 2266126849
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.11/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Pendant des années, Yasmina Khadra a publié des livres qui ont bouleversé le public en France et dans de nombreux pays. Il y a un an l’auteur a révélé sa véritable identité : derrière le pseudonyme de Yasmina Khadra se cachait Mohammed Moulessehoul, officier supérieur d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 05 mai 2011

    Malaura
    En 2001, l'écrivain Yasmina Khadra décide de révéler à la presse et au public sa véritable identité. Il s'appelle en réalité Mohammed Moulessehoul et est officier supérieur dans l'armée algérienne. Celui qui pendant des années a connu le succès avec des oeuvres sombres et réalistes et des polars noirs, doit assumer alors sa révélation face à une opinion publique divisée sur le problème algérien et qui accepte mal qu'un soldat de métier puisse également être un écrivain de génie.
    L'Imposture des mots" c'est le témoignage abrupt d'un être partagé entre deux identités, c'est le récit d'une réconciliation d'un homme avec lui-même. Dans une langue à la fois brutale, poétique et imagée, Yasmina Khadra nous livre la part intime de son être, ce combat intérieur pour accepter ce que beaucoup ont montré d'un doigt inquisiteur, le militaire qu'il a été. L'auteur réhabilite ici l'officier Moulessehoul sans qui l'écrivain Khadra n'existerait pas.
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    • Livres 3.00/5
    Par TINUSIA, le 24 juillet 2010

    TINUSIA
    C'est essentiellement à un dialogue entre Mohamed Moulessehoul et lui-même que Yasmina Khadra nous convie ici.
    Mohammed Moulessehoul... c'est "l'autre Yasmina Khadra", c'est l'officier supérieur dans l'armée algérienne qui a abandonné l'uniforme pour prendre la plume. "Yasmina Khadra sont les deux prénoms de ma femme qui en a trois ! Elle ne les aimait pas, je les ai adoptés. Et ils m'ont porté chance " confie-t-il.
    Il démissionne de l'armée en 2000, pour se consacrer à sa vocation : l' écriture, et choisit de s'exprimer en langue française. En 2002, Yasmina Khadra dans L'Imposture des mots, organise une rencontre entre l'écrivain qu'il est devenu et le militaire qu'il a été. Cet examen de conscience le conduit à justifier ses choix de vie, sans en renier aucun. Il met aussi en présence différents personnages de ses romans avec lesquels il s'affronte parfois, parce que certains d'entre eux lui reprochent les défauts, les difformités, les manquements dont il les a affligés.
    J'ai été surprise par ce récit qui m'a parfois déstabilisée. Il y questionne le statut d'écrivain, comme il interroge celui de soldat. Ses réponses restent souvent en suspens : le doute plane en permanence, même s'il affirme avec détermination : " Je déclare solennellement que, durant huit années de guerre, je n'ai jamais été témoin, ni de près ni de loin, ou soupçonné le moindre massacre de civils susceptible d'être perpétré par l'armée. Par contre, je déclare l'ensemble des massacres, dont j'ai été témoin et sur lesquels j'ai enquêté, portant une seule et même signature : les Groupes intégristes armés."
    Et à propos de l'écriture, il dit : "Un écrivain est la seconde chance de l'humanité".
    Le titre même de l'ouvrage interpelle le lecteur : qui sont les imposteurs ? les mots ? ou ceux qui les prononcent ?
    Pour cet ouvrage de Yasmina Khadra, je ne me suis pas emballée : même si le style est enlevé, le vocabulaire riche et imagé, j'avoue n'avoir pas réussi à rencontrer l'auteur.

    Lien : http://livresouverts.canalblog.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par Elyssa, le 16 février 2012

    Elyssa
    "Maintenant que le bain de foule me lave de tout soupçon, au revoir et merci" lance Yasmina Khadra à Mohammed Moulessehoul. C'est donc le roman de la réconciliation entre l'écrivain et l'officier. Pas le meilleur à mon goût de Khadra qui semble répondre au besoin de se justifier face aux suspicions qui pèsent sur son passé...Pas sûre non plus que ce livre réussira à faire taire les mauvaises langues ni à convaincre tous les lecteurs.
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    • Livres 4.00/5
    Par amartia, le 04 mars 2011

    amartia
    Au tout début 2001, après trois ans d'exil au Mexique, Yasmina Khadra décide de s'installer à Paris et de se rapprocher ainsi de sa terre natale, l'Algérie. Dès la première nuit, le "spectre" de Kateb Yacine lui rend visite et le met en garde contre les difficultés qui l'attendent puisqu'il est un "apatride du verbe", ce à quoi, Khadra répond : "Tu es venu chercher quelque chose. Moi, je suis venu chercher quelqu'un."
    Tout est dit. D'un côté la relation des événements ayant suivi la publication de L'Écrivain, de l'autre le combat entre ces deux Moi, ce mélange improbable entre deux identités a priori incompatibles ?
    La révélation de sa véritable identité, Mohammed Moulessehoul, officier supérieur dans l'armée d'Algérie entraîne Yasmina Khadra dans une valse médiatique effrénée. Les interviews s'enchaînent. On reconnaît la valeur de l'écrivain, mais on est déçu de le savoir militaire, et on se met à avoir des doutes sur sa participation aux massacres dont on accuse l'armée.
    Lire la suite sur

    Lien : http://meslecturesintantanees.blogspot.com/2011/03/yasmina-khadra-li..
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    • Livres 1.00/5
    Par papillote88, le 22 janvier 2012

    papillote88
    J'ai trouvé cet ouvrage... pas très bien écrit et peu agréable à lire : un livre pour les inconditionnels...(j'ai pourtant lu beaucoup de ses livres, mais pas du tout accroché sur celui-ci).
    Yasmina Khadra publie "L'Imposture des mots" en 2002. Il avait révélé l'année précédente son identité : officier supérieur de l'armée. Il se heurte alors à la suspicion des lecteurs notamment français qui mettent en avant son implication ou plutôt sa proximité en tant que militaire avec les exactions qui ont touché l'armée algérienne.

    Lien : http://coquelicoquillages.blogspot.com/2012/02/lectures-dalgerie.html
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Citations et extraits

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  • Par messadir, le 28 juin 2010

    Si la rose savait que sa grâce et sa beauté la conduisent droit dans un vase, elle serait la première à trancher la gorge avec sa propre épine. Mais elle l'ignore, et c'est dans cette poche d'ombre qu'elle puise la sève da sa propre survivance.
    Mon excuse, à moi, vient de là aussi.
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  • Par latrace, le 28 mai 2010

    L’horreur étant humaine au même titre que le ridicule, les hommes singeront l’autruche jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ainsi avance l’humanité, aveuglée par ses vanités. Les illuminés n’y verront que du feu, les astrologues que des étoiles filantes. Là où s’aventureront les bonnes intentions, l’enfer leur collera au train; là où elles élèveront des stèles, on criera au sacrilège; là où elles dresseront des mâts de cocagne, on y taillera des gibets. Les sages n’auront de cesse de prêcher dans le désert; les crétins puiseront leur bonheur en chaque foutaise, les génies seront évincés par d’illustres nigauds et le bas d’honneur galvanisera les foules mieux qu’un fait d’armes …Bien sûr, il y aura des éclaircies par moments. Le hasard fera bien les choses de là à en profiter, c’est une autre paire de manche.
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  • Par TINUSIA, le 22 juillet 2010

    Aussi, je déclare solennellement que, durant huit années de guerre, je n'ai jamais été témoin, ni de près ni de loin, ou soupçonné le moindre massacre de civils susceptible d'être perpétré par l'armée. Par contre, je déclare l'ensemble des massacres, dont j'ai été témoin et sur lesquels j'ai enquêté, portant une seule et même signature : les Groupes intégristes armés. Je rappellerai cependant que les victimes sont des vieillards, des femmes, des enfants, et des nourrissons, surpris dans leur misère la plus accablante et assassinés avec une férocité absolue - des bébés ont été embrochés, frits et brûlés vifs ; de telles horreur ne peuvent être commises que par des mystiques ou des forcenés ; en tout cas par des monstres qui ne pourront plus jamais réintégrer la société et prétendre à la reprise d'une vie normale. Pour atteindre un tel degré de barbarie, il faut impérativement avopir divorcé d'avec Dieu et les hommes.
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  • Par amartia, le 04 mars 2011

    Rejoins tes fantasmes et restes-y. Tu courtisais la gloire, elle t'ouvre ses bas. Mets-y le paquet, montre-lui l'étendue de tes frustrations. Tu voulais conquérir le monde avec une machine à écrire et une rame de papier ? Tu disposes de plus que ça. Mais rappelle-toi ceci, Yasmina. Quelles que soient la générosité de tes éditeurs et les clameurs de tes fans, partout où portera ta muse, tu ne seras qu'un gamin de neuf ans que son père a chassé de la maison et que l'amour de tous les hommes n'en saurait consoler. (...) S'il y est question de malédiction, dis-toi qu'elle ne te poursuit pas; elle est en toi
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  • Par Asturias, le 27 août 2010

    Je veux comprendre si c'était la souffrance qui me faisait rêver, ou le rêve qui me faisait souffrir.
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