ISBN : 2266126520
Éditeur : Pocket (2002)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Ghachimat est un village de l'Algérie d'aujourd'hui : on se connaît depuis l'enfance, on se jalouse et on se jauge.
On s'affronte en secret pour obtenir la main d'une fille. On déteste ceux qui ont réussi, on méprise ceux qui sont restés dans la misère. On étouff... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par TRIEB, le 16 mai 2012

    TRIEB
    Dans un village algérien, Ghachimat, au temps de la guerre civile ayant opposé les islamistes du GIA au régime en place, les personnages s'y dévoilent et s'illustrent, tragiquement, par la rancune, l'envie, la jalousie, la frustration, cette dernière impactant tous les domaines de leur vie. Au début du roman, Yasmina Khadra les présente, comme dans une scène introductive d'une pièce de théâtre pour les situer :il y a Allal Sidhom, le policier, Jafer Wahab , déshérité , Kada Illal , l'instituteur , et bien d' autres protagonistes qui ont tous pour point commun d'avoir le sentiment , justifié ou non, d'avoir raté leur vie, d'avoir raté une indépendance vraiment réussie de leur pays , l'Algérie .
    Ainsi , Jafer exprime son ressentiment dès les premières lignes du roman : « Quand j'essaye de faire l'inventaire de mon existence, je découvre que ça ne mérite pas le détour .Vingt-sept ans de nullités. Des jours aussi blancs que les nuits .Toujours les mêmes réflexes et les mêmes futilités. »
    La force de la démonstration de Yasmina Khadra, c'est de mettre en évidence le rôle décisif de la frustration, de la misère, la nature exécrable des rapports humains que les personnages entretiennent depuis trop longtemps, pour ne pas sombrer dans l'ornière du terrorisme, dans la spirale de la violence et de la barbarie. Yasmina Khadra décrit avec une grande pertinence et beaucoup d'efficacité l'envahissement de toute une société par la fragilité, la rancœur, moteur des pires exactions : « le pays est aussi fragile qu'un hymen .C'est juste un slogan tapageur sur les façades, un mensonge zélé. (…) Regarde un peu ton douar, tends l'oreille et essaye d'couter ce que taisent les murs, ce qu'occulte sa fausse léthargie. La haine est en train d'éclore, la rancœur gagne du terrain. »
    Une radiographie lumineuse des causes observables de la violence terroriste. Ouvrage dont la lecture est précieuse pour la compréhension de l'Algérie contemporaine.


    Lien : http://www.bretstephan.com
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 05 août 2011

    brigittelascombe
    Dans quelles conditions, à notre époque, un ange ou des anges, un quidam tout ce qu'il y a de plus ordinaire ou des garçons vivant dans un paisible village algérien(Ghachimat ici) occuppés d'habitude à courtiser la plus jolie fille vont ils se transformer en tueurs assoiffés de sang?
    Et toujours le même engagement de Yasmina Khadra auteur algérien contemporain (souvent primé) salué dans le monde entier pour son écriture et son humanisme, face au grain de sable qui s'enclenche parfois dans les rouages de l'âme humaine pour faire basculer son destin!
    Les agneaux du Seigneur fait partie des cinq ouvrages( avec A quoi rêvent les loups,Les Sirènes de Bagdad,L'attentat et Les hirondelles de Kaboul) qui composent Oeuvres tome I (une anthologie qui vient de paraître!
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    • Livres 3.00/5
    Par tracey11, le 20 mai 2012

    tracey11
    Terrifiant! le roman démarre sur la description d'un village calme et sans histoires, et de ses habitants, formant une communauté dans laquelle chacun a sa place, plus ou moins respectée, admirée, convoitée, maudite ou décriée. Rien que de très ordinaire finalement.
    Et puis tout bascule le jour où un des habitants de Ghachimat sort de prison et retourne au village. Les habitants du village se retrouvent transcendés dans une espèce de quête de l'absolu, au nom d'une religion qui leur sert de prétexte aux horreurs et aux tortures les plus immondes, et qui va tous les conduire à l'auto-destruction.
    Et à la lecture, toutes ces horreurs m'ont perturbée et je n'ai pas su prendre le recul nécessaire sur l'histoire pour... je ne sais pas, pour avoir un véritable avis.

    Lien : http://readviewed.skyrock.com/25.html
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    • Livres 4.00/5
    Par ubuprovencal, le 04 juillet 2011

    ubuprovencal
    Quand la politique rencontre la religion et mene a de sanglants affrontements, cette histoire se passe un peu avant et durant la guerre civile algerienne, ou un tout petit village sera plonge dans des affrontements sanglants.
    Un roman qui m a donne envie de revoir l histoire de l algerie, surtout la periode Post-coloniale, pour savoir comment un pays aussi riche a pu tomber dans de si graves tensions, un pays avec un grand nombre de main d oeuvre jeune, non endette, plein de ressources gazieres et petrolieres.
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    • Livres 5.00/5
    Par clairette, le 06 juin 2011

    clairette
    Résumé disponible sur le site de l'auteur:
    Intrigue : Gachimat est un village de carte postale où chacun se connaît, s'épie, s'aime ou se jalouse. Ce qui se passe ailleurs concerne à peine les habitants. Qu'auraient-ils à redouter des tumultes d'Alger? le retour d'un de ses enfants, fanatisé, va bouleverser la vie du village. On bascule dans le crime collectif et des jeunes gens quelconques deviennent de féroces tueurs. Désormais "le printemps n'émerveillera ni les bêtes ni les hommes. Les coquelicots évoqueront des boursouflures écorchées. L'aile gauche du cimetière atteindra bientôt les murailles d'en face. Tous les jours, un convoi ira confier son cher disparu à une terre devenue charnier."
    Avec Les agneaux du seigneur, le lecteur vit pour ainsi dire de l'intérieur l'horreur du drame algérien.

    Ce livre m'a laissé comme deux ronds de flan. On y voit l'évolution de ce village quasi sans histoire. On le voit basculer dans la violence. On voit aussi à l'oeuvre en dessous de cette violence soi-disant religieuse les rancoeurs, les haines accumulées dans un village qui poussent à prendre parti. La violence révèle les hommes à eux-même et aux autres. On observe l'incompréhension de ceux qui ne voulaient pas s'en mêler et qui se trouvent pris au piège et en " devoir " de choisir.
    Le style de Khadra est neutre, les tueries décrites sans pathos, quasiment sans sentiments. Mais avec à chaque fois un personnage pour nous rappeler leur inutilité, pour s'interroger sur ce qui pousser les hommes à basculer et à commettre l'irréparable.
    Un livre à lire donc!!!! et sans tarder.

    Lien : http://lireetrelire.blogspot.com/2011/06/les-agneaux-du-seigneur-yas..
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Citations et extraits

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  • Par mireille.lefustec, le 22 mai 2012

    Nous avions le plus beau pays du monde, ils en ont fait une porcherie.
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  • Par mireille.lefustec, le 21 mai 2012

    Les Anciens tentent de revenir à la charge,mais leurs fréquentes tergiversations permettent aux ouailles du cheikh de gagner du terrain,boulimiques, dangereusement expansionnistes.
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  • Par tracey11, le 20 mai 2012

    Le moment qu'il redoutait est là. L'ogre se réveille en l'enfant qui ne comprend plus pourquoi, soudain, le besoin de châtier supplante celui de pardonner. Le poète avait raison : il y a immanquablement une part pour le Diable en chaque religion que Dieu propose aux hommes ; une part infime, mais qui suffit largement à falsifier le Message et à drainer les inconscients sur les chemins de l'égarement et de la barbarie. Cette part du Diable, c'est l'ignorance.
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  • Par mireille.lefustec, le 22 mai 2012

    Le cheikh pose ses lèvres sur la tête de l'élève. La confrérie entière accuse un soubresaut tel que certains basculent dans une hystérie extatique.
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  • Par mireille.lefustec, le 21 mai 2012

    La hiérarchie tribale qui gérait le destin du douar ,qui plaçait le droit d'aînesse au-dessus des uns,et la piété filiale par-dessus tous,se voit chaque jour bousculée par les jeunes contestataires.
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