Parution chez Michel Lafon
Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier l'auteur David S.
Khara et l'éditeur Michel Lafon pour m'avoir fait parvenir un exemplaire des Vestiges.
J'ai déjà lu la première version des Vestiges paru chez Rivière Blanche et vous pourrez retrouver sa critique ici, exemplaire unique puisque dédicacé par David et encore plus précieux de par son tirage épuisé (l'un des seuls si ce n'est le seul à être épuisé dans le catalogue de Rivière Blanche). A la réception de cette nouvelle publication des Vestiges, j'apprends par David qu'elle a été étoffée. Je qualifierais donc - oui je me permets parce que je suis un lecteur privilégié (quoi, vous ne comprenez pas, mais vous avez lu ce que je viens d'écrire ou vous survolez rapidement la chronique) - l'exemplaire que j'ai dans les mains de la version 2.0 des Vestiges.
La préface a été signée par
Serge le Tendre (dont j'ai un exemplaire dédicacé de la Quête de l'Oiseau que David m'avait fait aussi parvenir – merci David). Et je vois que cette version est dédicacée à Philip « qui aime bien lire les chroniques de ce blog » Ward, de Rivière Blanche avec qui nous avons mis en place un partenariat de lecture mensuel.
Bien, on parle, on parle, je raconte ma vie, et sans plus attendre je préfère m'effacer et vous laisser lire mon billet sur
Les vestiges de l'aube.
L'histoire débute dans l'appartement d'un riche homme d'affaires qui se fait exécuter. L'enquête est confiée à Barry Donovan, un policier de Manhattan, qui commence à peine à relever la tête du deuil de sa femme perdue pendant les événements du 11 septembre 2001. Barry passe le peu de temps libre qu'il a à correspondre sur Internet avec Werner. Ce dernier est un vampire qui se situe loin des clichés du vampire moyen comme l'a décrit Bram Stocker ou du vampire new generation de la Bit-Lit. C'est un homme cultivé, qui s'est adapté à sa condition de mort-vivant tant bien que mal. Werner propose son aide à Barry dans son enquête sans lui avouer immédiatement son appartenance à un mythe.
La narration se passe tantôt avec Barry, tantôt avec Werner, et il est assez aisé de ne pas se mélanger puisque le vampire utilise une typographie en italique.
Ce premier épisode des enquêtes de Werner et Barry présente les personnages. L'auteur installe une base solide en nous permettant de faire connaissance du vampire et du policier, mais nous laisse une part d'ombre qui nous sera, je l'espère, révélé dans les prochains épisodes. Les deux personnages se complètent parfaitement, la force de l'un comblant la faiblesse de l'autre.
Pour les lecteurs de la première version parue chez Rivière Blanche, vous pouvez vous procurer un exemplaire de chez Michel Lafon les yeux fermés. L'auteur a ajouté quelques chapitres modifiant ainsi l'approche du roman dans sa globalité, l'enquête n'était traitée auparavant qu'en toile de fond. Elle prend donc plus d'ampleur donnant à ce premier opus l'apparence d'un vrai premier « policier fantastique ».
Mais… il y a toujours un mais… mais, je disais donc, autant le langage verbal de Werner lorsqu'il discute avec Barry est recherché, noble, alors que ses pensées ne me paraissent pas du même acabit, je les trouve moins noble, plus pauvre, elle reste correct certes mais loin des pensées qu'un personnage éduqué pourrait avoir je pense. Et si mes souvenirs sont bons, c'est une remarque que j'avais déjà faite dans la chronique des Vestiges 1.0.
Un roman travaillé alliant deux styles à merveille qui annonce une suite passionnante et pleine de surprise. Werner et Barry composent un duo hors du commun que j'espère retrouver dans une longue série. C'est peut-être parce que l'auteur n'a pas l'habitude de l'univers des vampires mythiques ou contemporains qu'il arrive à se démarquer du lot par une grande originalité.
Je remercie l'auteur, David, et Michel Lafon pour cet exemplaire.