ISBN : 2350850293
Éditeur : B. Pascuito (2007)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
«Je m'appelle Louise Kerkorian. Pour mon grand-père, j'étais Lucine, et je le suis aujourd'hui redevenue. Je suis née à Marache, dans l'Empire ottoman, en 1901. J'ai dévalé les allées radieuses de mon enfance, poursuivie par des éclats de rire. Nous vivions dans une mag... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par peneloppe277, le 04 avril 2010

    peneloppe277
    Ondine KHAYAT a puisé dans les souvenirs de sa grand-mère arménienne, et dans son imagination, pour écrire son premier roman. À trente-trois ans, elle s'est coulée avec aisance dans la vie et la mémoire d'une enfant devenue vieille dame, après avoir traversé les horreurs de son siècle.
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par peneloppe277, le 04 avril 2010

    Grand-père était un homme important. Il faisait du commerce et possédait plusieurs succursales à Manchester, Constantinople et Beyrouth. Il avait même une banque, dont s'occupait mon père, et de nombreux biens : plantations de bois, troupeaux de moutons, pistachiers... Mon père avait rencontré ma mère lors d'un voyage d'affaires à Beyrouth et leur mariage avait été célébré à Paris avant qu'ils fassent le tour de l'Europe. Je trouvais maman plus belle encore que la lune, les nuits où elle était pleine. Chaque soir, elle déposait un baiser sur ma joue, et son parfum de lavande fleurissait dans toute la chambre. Elle semblait une fée, presque désincarnée, tant elle était angélique et patiente.
    Nous étions trois enfants qui nous disputions sans cesse son affection. Lorsqu'elle posait les yeux sur nous, nous pénétrions dans un monde mystérieux. Nous étions projetés dans un univers qui devenait plus clément par le miracle de ses pupilles noires.
    Mon frère aîné, Pierre, était le plus turbulent. Il avait été repêché à l'âge de sept ans dans le grand bassin de la cour par un domestique, alors qu'il venait d'y plonger, sans savoir nager. Une frayeur indescriptible avait parcouru la maison confiance des Arméniens, pénétrer leurs intentions secrètes et connaître leurs dirigeants, afin de mieux les frapper le moment venu. Dans la foulée, les soldats arméniens sous l'uniforme furent désarmés, envoyés aux travaux forcés puis fusillés.
    Un télégramme fut transmis par le ministre de l'Intérieur, Talaat Pacha, aux cellules jeunes-turques : «Le gouvernement a décidé d'en finir avec tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge ni du sexe. Les scrupules n'ont pas leur place ici.» La «loi provisoire de déportation» du 27 mai 1915 fixa le cadre réglementaire des massacres et de la spoliation des victimes. Les représentants du gouvernement n'hésitèrent pas à destituer les fonctionnaires locaux qui faisaient preuve de trop de tiédeur.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Moan, le 30 mars 2012

    Salomon me fut d'un grand secours durant cette période. J'arrivais chez lui le coeur saturé de tristesse, et son regard malicieux se posait sur moi.
    " Alors, les nouvelles sont bonnes aujourd'hui, poétesse?
    - Elles sont atroces.
    - Qu'y a-t-il de pire qu'atroce?
    - Abominable.
    - Tout va bien, donc!"
    Et je riais aux éclats...
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Lucine par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz