Je suis très friande de tous ces romans voguant sur la vague du Da Vinci Code que j'avais d'ailleurs dévoré en son temps. J'adore ces histoires mêlant secrets ancestraux, vils complots mondiaux, cryptographie et ésotérisme. Je suis d'ailleurs bien souvent beaucoup plus bienveillante à leur sujet que de raison. Mais cette fois, c'est plutôt déçue que j'ai refermé cet ouvrage…
Pourtant tout avait très bien commencé. Une fois de plus, le charme ayant opéré dès les premières pages. C'est avec avidité et le cœur battant que je tournais les pages, prête à croire toutes les théories et grandes révélations évoquées dans le bouquin et frémissant d'angoisse à chaque fois que l'un de nos personnages se trouvait en mauvaise posture. En outre, j'aimais bien l'idée d'un secret gardé par les templiers, d'un trésor qui ne soit pas forcément fait d'or et d'argent. L'histoire semblait avoir vraiment beaucoup de potentiel même si elle ne venait pas révolutionner le genre.
Mais j'ai très vite déchanté. En effet, non seulement je n'ai pas du tout été convaincue par le tour pris par l'histoire mais en plus de nombreux autres points plus techniques m'ont agacée.
En particulier je n'ai pas arrêté de pester contre l'image que l'auteur se fait des archéologues et j'ai failli m'étrangler en découvrant le comportement qu'il prête à son héroïne. Clichés, incohérences et aberrations dépassant les limites de l'imaginables s'accumulent au fil des pages du roman. A croire que l'auteur s'est documenté en regardant les aventures d'Indiana Jones ! Ce dernier est un pilleur de trésors, pas un archéologue, nom de Zeus !
Dans le même genre, le comportement de Sean est également surréaliste pour un agent du FBI. Monsieur plaque tout sans préparation, sans équipement, sur un coup de tête, sans avertir sa hiérarchie pour poursuivre son enquête. D'autant plus que c'est vachement crédible de s'embarquer dans un avion 5 minutes avant le décollage, sans billet, sans passeport, sans bagages…
Du côté de l'intrigue, certains épisodes sont particulièrement rocambolesques, et on a même droit à la romance convenue entre les deux persos principaux mais bon le genre veut ça, et je suis prête à le gober sans trop me poser de question. En revanche, je n'ai vraiment pas été convaincue par l'élément déclencheur ayant poussé le quatrième templier à mener sa quête…Ca me parait un peu léger… de même pour
De Angelis, je ne suis pas convaincu par son rôle. Rien ne vient justifier sa rage, son comportement. On ne sait pas qui il est vraiment et du coup cela m'a laissé un goût d'inachevé.
Quant à la (très) longue diatribe sur la religion, elle m'a vite gavée. Personnellement, j'en avais un peu rien à faire de leur questionnement existentiel sur le besoin de spiritualité des peuples. D'autant plus que ça cache franchement le rythme et que c'est un moyen très alambiqué de justifier la fin…
Bref, 600 pages qui se lisent vite et bien, mais le résultat n'est franchement pas folichon. J'oublierai bien vite ce roman.
Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2011/06/15/khoury-raymond-le-d..