ISBN : 2912728800
Éditeur : L'Arganier (2009)


Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Alep, 1943. La belle Djémilé vient e perdre Rassime, l'époux que son père lui avait imposé. Alors elle s'en ira, à pied avec ses cinq enfants, comme s'en va le fleuve Asi qui coule depuis les montagnes du Liban jusqu'au cœur d'Antakya, en Turquie, la ville où elle est n... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Sesheta, le 02 novembre 2010

    C'était du temps de la splendeur de la ville, à l'époque où Antakya se nommait Antioche, la capitale du royaume séleucide. [...]
    Par dix fois, la terre, depuis ses tréfonds, était montée à l'assaut, ébranlant la cité jusque dans ses fondations. Les bâtiments les plus robustes avaient tenu bon avant, pour certains, de s'écrouler comme des bêtes tombées sur leur flanc.
    Par dix fois, la ville, probablement nourrie du sang de la vierge, s'était relevée, plus somptueuse qu'auparavant, la mégalomanie d'un Caligula, d'un Titus ou d'un Commode faisant ajouter des colonnades, des portiques, des temples ou des thermes, tous plus gigantesques les uns que les autres.
    La Couronne de l'Orient avait continué à briller au firmament du christianisme naissant. Elle était devenue le siège de l'un des patriarcats chrétiens d'Orient se réclamant de saint Pierre. Mais les éclats se ternissent. Grandeur et décadence. C'est le principe qui régit toute chose de ce monde.

    (p.18)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (16 votes positifs)
  • Par Sesheta, le 28 octobre 2010

    Alep, 1943

    - Je ferai brûler tous les cierges du monde, je t'offrirai toutes les fleurs de la terre, je pleurerai toutes les larmes de mon corps et égrènerai toutes les sourates du Coran jusqu'à ce que mon gosier se dessèche et se craquelle. Par Ali et le Prophète, épargne-le. Que mes enfants ne deviennent pas orphelins sur cette terre étrangère. Renonce à l'emporter, toi le Miséricordieux, amen.
    Mais il étai mort malgré ses prières.

    (p.7)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (17 votes positifs)
  • Par Sesheta, le 02 novembre 2010

    Il est des yeux dont le noir est de velours, lisse et brillant comme le satin. Ceux de l'homme étaient de ceux-là, deux brasiers de jais, perçants et doux à la fois. Le regard de Djémilé était irrésistiblement attiré par la silhouette de l'homme et comme elle n'osait pas relever le menton, seules ses pupilles s'arrêtaient à chaque fois sur ses lèvre. Djémilé remarqua combien elles étaient bien dessinées, pleines et sensuelles sous la moustache. Elle se sentit rougir et s'obligea à détourner la tête.

    (p.15)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (14 votes positifs)
  • Par Sesheta, le 02 novembre 2010

    Grandeur et décadence. Toute chose, grande ou petite, qu'elle appartienne au microcosme ou au macrocosme, qu'elle soit plus petite que l'ongle du nouveau-né ou plus vaste que l'expérience du vieillard ; de la fourmi à l'étoile, de l'idée abstraite à sa réalisation concrète, est régie par ce principe. C'est ce que disaient les Anciens.
    Le fleuve que l'on connaissait sous le nom d'Asi n'échappait pas à cette loi.

    (p.17)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (14 votes positifs)
  • Par Sesheta, le 02 novembre 2010

    Au fur et à mesure que leurs pas les rapprochaient de la maison, le cœur de Djémilé se mettait à battre plus vite. Sa hâte lui faisait voir le premier coude du fleuve Asi au détour de chaque rocher. Son oreille croyait surprendre des bruits familiers. Là, n'était-ce pas le chant des tourterelles, invisibles dans le marronnier qui se dressait dans la cour du mausoléée Saint-Hidir ?

    (p.10)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (15 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Chant des Tourterelles (le) par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1)

> voir plus

Quiz